27 Fév 2008

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28 Mai 2016

Pour ceux que la géopolitique intéresse et qui lisent l’anglais, je recommande ce livre majeur :

THE IMPROBABLE WAR, China, the United States & the Logic of Great Power Conflict

L’auteur, Christopher Coker, enseigne les relations internationales à la London School of Economics. Le livre est publié chez HURST, à Londres.

La thèse est la suivante : à force de considérer la guerre comme très improbable, les grandes puissances se comportent de manière telle qu’elles y conduisent de manière irréversible. S’appuyant sur les préludes de la Première Guerre Mondiale et rappelant, sources historiques à l’appui, combien la guerre paraissait alors improbable avant l’attentat de Sarajevo, il fournit de multiples informations et analyses sur les relations, aujourd’hui, entre la Chine et les USA et les risques de guerre qu’elles recèlent.

Même si l’auteur avoue un parti-pris favorable à l’égard des USA, qui seraient, selon lui, protégés contre eux-mêmes et le complexe militaro-industriel par leur démocratie interne, il reconnaît le danger de guerre que contient la volonté de la première grande puissance du monde à refuser l’évolution vers un monde multipolaire.

Je pourrais répliquer que, manifestement, comme le redoutait Dwight D. Eisenhower, la démocratie américaine a rarement freiné le complexe militaro-industriel. Mais c’est un autre débat.

rmj

25 Mai 2016

Regarder les journaux télévisés de France 2, c’est s’infliger un véritable cours de propagande patronale.

La manière dont l’opposition à la loi travail est discréditée, systématiquement diabolisée, totalement caricaturée fournit la plus claire indication sur les intérêts que défend cette chaîne de télévision.

Tous les ingrédients sont réunis pour dresser l’opinion publique contre ceux qui ont le courage de s’impliquer, de se battre, de prendre les risques de manifester ou de faire grève. Car il est devenu manifeste qu’une violence d’Etat a été décidée pour briser les manifestations et réduire à néant le droit fondamental de manifester son opinion, en particulier lorsqu’il s’agit d’une opinion contraire à celle d’un pouvoir qui s’est résolument mis au service du patronat. Faire grève n’est jamais gratuit pour ceux qui ont le courage de s’y engager. Tout cela, bien entendu, est passé sous silence par de prétendus journalistes qui auraient excellé à la télévision de Pinochet ou de Ceausescu.

Orchestrer une dramatisation de l’information, inciter à l’hostilité contre les grévistes, susciter la peur, instiller un climat d’angoisse, provoquer un mécontentement général à l’égard des opposants à la loi travail,  rien n’est négligé par ce bureau de propagande du MEDEF qu’est la rédaction de France 2.

On doit s’interroger : n’est-il pas temps de remettre en question notre obligation de financer une chaîne publique de télévision qui bafoue les obligations du service public ?  N’est-il pas temps de lancer une action citoyenne pour le droit à une information complète, honnête, équilibrée, présentant d’égale façon les points de vue, ne manipulant pas les faits, respectueuse des téléspectateurs.

La propagande a toujours été, sous tous les régimes, une insulte à l’intelligence collective des peuples. Refusons la propagande du MEDEF distillée par France 2.

 

23 Mai 2016

A la manière de toutes les pensées totalitaires, les Eglises dites du Livre réécrivent l’Histoire.

Comme l’Eglise catholique a inventé que le Colisée de Rome fut le lieu de massacres de chrétiens des premiers temps de cette religion, ce qui est totalement faux et la présence d’une croix en ce lieu est une imposture, elle prétend imposer l’idée – relayée par la droite catholique – que les racines de l’Europe seraient judéo-chrétiennes.

Rien n’est plus faux.

Les racines philosophiques de l’Europe n’ont strictement rien de chrétiennes. Les racines de l’Europe sont en Grèce et en Italie : Héraclite, Pythagore, Socrate, Platon, Aristote, Cicéron, Sénèque, Marc-Aurèle…Et tant d’autres penseurs dont les interrogations et les débats n’ont rien perdu de leur pertinence en ce 21e siècle.

Du VIIe siècle avant notre ère au IVe siècle de notre ère, plus de mille années d’une pensée riche pendant lesquelles le christianisme est absent de l’espace européen puisqu’il ne s’impose qu’au IVe siècle de notre ère par un décret impérial.

Alors, cessons cette fable des racines chrétiennes de l’Europe. A preuve, le mot même d’évangélisation qui commence avec Paul de Tarse au Ier siècle de notre ère prouve qu’il a fallu conquérir les âmes et les coeurs pour que le christianisme s’impose. Et qu’il a fallu la loi impériale et  ensuite des méthodes comme l’inquisition (prétendument « sainte ») pour qu’il se maintienne.

Avant le césaro-papisme qui trouve sa source au IVe siècle, la pensée n’était pas enchaînée par un monothéisme totalitaire.

A moins de pervertir le terme de « racine », le judéo-christianisme n’est qu’un greffon dogmatique sur une pensée riche et libre qui le précède. Et rien d’autre.

rmj

 

22 Mai 2016

Quelques citations éclairantes :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (François Mitterrand in « Le dernier Mitterrand » de Georges-Marc Benamou).

* « Au XXIe siècle, le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon. » (Margaret Thatcher en juillet 2000)

* « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent ». (David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger Associates, cité dans « Le Monde Diplomatique » , août 1998)

Sans oublier qu’outre le traité USA-UE en négociation, il y a le traité Canada-UE, déjà signé et soumis sous peu à ratification (avec le soutien du gouvernement français) qui porte les mêmes dangers majeurs.

11 Mai 2016

L’accord CETA entre l’UE et le Canada va être présenté vendredi 13 mai au Conseil européen.
Ce conseil ainsi que le suivant fin juin, ne se prononceront pas officiellement sur la ratification du CETA. Cette ratification sera à l’ordre du jour du Conseil européen les 22 et 23 septembre 2016.
Ce n’est qu’ultérieurement, si le Conseil européen ne rejette pas le CETA, que le Parlement européen sera saisi (début 2017 ?).

Tout doit être mis en oeuvre pour rendre le CETA indéfendable comme nous sommes parvenus à le faire pour le TAFTA.

10 Mai 2016

Pourquoi la France pourrait avoir un avant-goût du Tafta dès l’an prochain :

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/pourquoi-la-france-pourrait-avoir-un-avant-gout-du-tafta-des-l-an-prochain-972879.html

 

04 Mai 2016

Ce vendredi 6 mai, à 23H30, sur France 2, l’émission » Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddeï sera consacrée au grand marché transatlantique (Tafta) et à la Cour pénale internationale.

De passage en France, j’ai été invité.

J’ai l’intention de dire ce que Hollande et  le gouvernement français cachent à tout le monde : ils se prétendent hostiles au TAFTA tout en soutenant le CETA, l’accord UE avec le Canada, qui est en tous points l’identique du TAFTA. Et le Canada étant lié aux USA et au Mexique par l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord (ALENA), soutenir le CETA, c’est adhérer à l’ALENA, ce qui revient à nous imposer les dispositions du TAFTA. Ne tombons pas dans le piège. Il faut rejeter le TAFTA et le CETA.