27 Fév 2008

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25 Avr 2017

Le Soir, (Bruxelles), mardi 1 mars 2016
La carte blanche de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats :
Le temps des précautions oratoires est révolu ; il convient de nommer les choses pour permettre la préparation d’une réaction démocrate concertée, notamment au sein des services publics.
Le libéralisme était une doctrine déduite de la philosophie des Lumières, à la fois politique et économique, qui visait à imposer à l’Etat la distance nécessaire au respect des libertés et à l’avènement des émancipations démocratiques. Il a été le moteur de l’avènement et des progrès des démocraties occidentales.
Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.
Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.
Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun. Lire la suite »

25 Avr 2017

Petit rappel à ceux qui ont combattu, au nom de la démocratie, de la justice sociale et de la protection de notre cadre de vie,
– les accords de l’OMC organisateurs de la mondialisation néo-libérale la plus débridée et en particulier l’AGCS (qui privatise à terme les services publics) et les accords sur la propriété intellectuelle (qui limitent la possibilité de fabriquer des médicaments génériques et permettent les OGM),
– le traité constitutionnel européen de 2005
– le traité de Lisbonne
– les accords de partenariat de l’UE avec l’Afrique qui la mettent sous la tutelle des multinationales européennes
– le traité budgétaire Merkel-Sarkozy-Hollande (TSCG)
– le MES (mécanisme européen de stabilité)
– la fausse loi de séparation bancaire de Moscovici-Hollande
– les cadeaux de Hollande au MEDEF
– la loi Macron
– la loi EL Komri
– le TAFTA
– le CETA
– l’ACS (aggravation de l’AGCS).
comment donner sa voix à Macron qui a défendu et défend tout cela,  qui creuse les inégalités, accroît l’injustice sociale, n’enrichit que les riches et met la planète en danger  ?

Pour moi, cela reviendrait à renier 20 ans d’engagement militant. Impossible.

Même si la rigueur intellectuelle interdit de qualifier de « fasciste » le programme nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen, le FN plonge ses racines dans Vichy et l’OAS. Et  je suis, depuis toujours, un adversaire des régimes fascistes que ma génération a connus puisque, après la Deuxième guerre mondiale, nous avons eu trois régimes fascistes en Europe (Espagne, Portugal, Grèce), tous protégés par l’OTAN (au nom de la démocratie) contre lesquels j’ai milité (interdit de séjour par la Grèce des Colonels). Voter Le Pen est donc impensable.

Macron et Le Pen sont tous deux porteurs de politiques profondément néfastes et extrêmement dangereuses pour nos libertés, pour le bien être du plus grand nombre, pour la préservation de la planète.

Je n’invite personne à partager mon point de vue. Je me contente de l’exposer.  Car j’ai toujours combattu le principe du mot d’ordre électoral que je considère comme une insulte à l’intelligence des gens et une arrogance insupportable des partis qui s’arrogent la propriété des votes dont ils ont bénéficié. Il y a d’ailleurs de mon point de vue une contradiction fondamentale entre prôner la révocabilité de l’élu et le fait de lancer des mots d’ordre de vote. C’est opposer un acte de liberté citoyenne à un acte de servitude citoyenne.

Alors que chacun fasse en conscience ce qu’il estime devoir faire, mais le faire en conscience cela suppose de bien s’informer.

24 Avr 2017

19,2%, 7.011.856 voix (provisoirement), quel beau résultat !

Surtout, si on pense à la campagne de désinformation systématique menée par l’essentiel des médias, campagne relayée par presque tous les autres candidats. Un homme de talent et de cœur, un authentique humaniste en phase avec son temps et les défis auxquels l’humanité est confrontée a emporté la conviction de bien des scepticismes et a suscité des adhésions enthousiastes et une nouvelle confiance dans l’engagement politique. Cette campagne n’a pourtant pas atteint son objectif, le deuxième tour. Quel dommage !

Les gens dont toute la vie fut guidée par les idéaux de gauche, peu importe dans quel cadre partisan ils ont inscrit leur engagement, savent, comme le disait le grand Jaurès, que « L’Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’indicible espoir. » Comme me l’écrivait un ami, cette nuit : « on continue ».

Et c’est à la lumière de cette détermination, qu’il faut se tourner vers l’avenir non sans porter un regard lucide sur les raisons de cet échec. Lire la suite »

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13 Mar 2017

Ceux qui me lisent savent les réserves que m’inspire Jean-Luc Mélenchon, pourtant candidat incontournable pour toute reconstruction d’une gauche de gauche. Cette précaution prise, je suis choqué par les critiques injustes qui lui sont adressées suite à ses propos sur les travailleurs détachés. Certains qui semblent ériger la liberté de circulation des personnes en dogme absolu oublient les abus auxquels conduit une liberté qui n’est pas régulée. En cette matière comme en d’autres, il ne faut jamais oublier que l’hymne à la liberté si cher aux femmes et aux hommes de 1789 fut, depuis, très souvent détourné par ceux qui entendaient user de la liberté pour opprimer et exploiter.

La question du détachement des salariés est complexe. J’avais écrit en 2014 un article sur ce sujet pour la publication du conseil scientifique d’Attac. Le voici. Puisse-t-il permettre une meilleure compréhension des objections exprimées par Mélenchon. J’indique qu’il y a peu, les pays de l’est de l’UE se sont farouchement opposés à toute nouvelle remise en cause de la « directive détachement ».

Le détachement des salariés dans l’Union européenne

Devant l’Assemblée nationale, Jean Jaurès prononçait ces paroles prophétiques : « Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capitalisme international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. »[i]

C’était le 17 février 1894. Ce qu’il redoutait alors est devenu la réalité cent vingt ans plus tard. Et tout, dans les orientations fondamentales de l’Union européenne (UE), y contribue depuis les origines.

Il faut rappeler que la liberté de circulation et d’installation des personnes et des services fait partie des « libertés fondamentales » de l’UE. Comme le rappelle la littérature de la Commission européenne, « la libre prestation de services est ancrée dans l’Union depuis la création de la Communauté économique européenne en 1957 et constitue une pierre angulaire du marché unique européen. »[ii] Le droit des entreprises de proposer des services dans un autre État membre de l’Union et de détacher temporairement des travailleurs pour assurer ces services en est la concrétisation[iii].

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12 Mar 2017

Nous sommes gouvernés par des irresponsables ou par des lâches, souvent par les deux. S’il en était autrement, les peuples n’auraient pas subi les deux guerres mondiales. Car la guerre n’est pas une fatalité, même s’il est des facteurs et des acteurs qui y poussent.

Depuis trois ans, nous commémorons la guerre 1914-1918. Nous commémorons, mécaniquement, car la compassion est devenue un comportement de circonstance. Nous commémorons sans conséquence. Où sont les colloques, les livres, les débats qui devraient interroger les causes de cette horrible boucherie qui en a engendré une seconde plus terrible encore ? Où sont les analyses des fautes politiques commises par les différents gouvernements ?

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14 Fév 2017

Près de 13 000 personnes auraient été exécutées dans la prison syrienne Saidnaya entre 2011 et 2015. Pour le cinéaste Rithy Panh, cette violence demande notre pleine attention.

LE MONDE | 14.02.2017 à 06h37 • Mis à jour le 14.02.2017 à 07h15 | Par Rithy Panh (cinéaste)

« Je n’ai pas de solution pour la Syrie. Mais je veux savoir. Je ne détourne pas les yeux »

Par Rithy Panh, cinéaste

Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Je ne dispose pas d’informations particulières mais je suis comme vous : j’ai lu ce nom, Saidnaya, le rapport d’Amnesty international, j’ai écouté les témoignages terrifiants, la soif, la faim, la torture, les pendaisons. J’ai observé cette photo prise du ciel, comme une araignée noire inapprochable. Je suis épouvanté.

Je me suis arrêté sur ce chiffre, entendu d’abord à la radio : 13 000 morts en quatre ans, dans ce seul lieu. Treize mille. Je l’écris sous deux formes, que chaque chiffre perdu dans le flux quotidien prenne sa signification. Se cherche un visage. Quatre années : le temps des Khmers rouges. 13 000 morts : ce chiffre m’a fait penser au centre d’extermination S21, à Phnom Penh, tout de suite – il ne faudrait pas dire « penser », c’est comme un réflexe de connaissance, une intuition, une estimation abjecte. Il y a tant d’images impossibles dans le monde. L’image des suppliciés, si proche, à portée de nos mains, nos mains impuissantes.

Dans l’approche du mal

Il y a tant de méthodes pour détruire l’homme et le faire parler. De quoi, et pour quoi, nul ne sait vraiment. Sauf peut-être Donald Trump, qui parle beaucoup mais ne sait rien de la guerre et de la violence véritable. L’homme démocratique peut aussi être un imbécile. A S21, on faisait manger aux prisonniers leurs excréments. On frappait. On électrocutait. On questionnait la nuit, le jour, pendant des semaines, des mois. Puis quand le dossier était complet, presque archivé déjà, le supplicié partait dans la nuit vers le champ de la mort.

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11 Fév 2017

Voici un texte que j’ai recopié sur Facebook. J’espère que son auteur ne m’en voudra pas de le recopier avec sa signature.

Sur le « personnage » Mélenchon et l’essentiel, le programme dont il est le porte-parole.

On montre le programme, et les gens ne voient que le porte-parole. C’est là le drame.

Le PS ou les autres font des promesses, et se font élire.

On préfère voter pour des gens calmes à des gens en colère, même si la colère est liée à l’indignation, et le calme au cynisme et la dissimulation. C’est comme ça dans tous les rapports humains. On va naturellement se ranger du côté des gens calmes, pour passer pour « raisonnables » (ambiance CFDT). Socialement, les gens d’apparence énervée sont facilement décridibilisés alors même que leur indignation et colère est légitime.

Vu l’offre politique proposée, entre nationalisme débridé, libéralisme sauvage, libéralisme avec un coulis rose (mais des promesses encore de sociale-démocratie) et le nouveau paquet de lessive à la mode, si les citoyens n’arrivent pas à se focaliser uniquement sur le programme et des objectifs de gauche, nous sommes morts, et on fera 10 ou 11.

Faut arrêter de penser à Mélenchon. On ne vote pas Mélenchon, on vote pour nous.

Je vote pour mon gamin à venir, pour la protection de mes parents qui deviennent vieux et dont la santé chancelle ; je pense à mes amis qui galèrent dans des squatts à Paris alors qu’ils travaillent, mais ne peuvent se loger, je vote pour préserver les emplois de nos paysans face aux usines-fermes ignobles, pour les ouvriers dont on ferme les usines pour les envoyer vers des ouvriers-esclaves en Chine ou au Bangladesh, je vote pour une vision coopérative de l’Europe.

Mélenchon, je m’en fous. Ce qui compte est le contenu du programme « l’avenir en commun », notamment issu de l’Humain d’abord ».

Je comprends l’énervement sur Mélenchon, j’ai parfois le même. Mais le mec, on s’en fout. Qui nous propose de le dégager une fois élu ? De manifester pour appuyer des décisions enfin de gauche ?

Nous avons une occasion unique. Et un risque majeur en face, entre pétainisme de plateau TV et lessiveuse libérale « tout nouveau tout beau « . Et le PS qui se pose encore en alternative à lui-même !

Soyons solidaires ! Non de Mélenchon, mais d’un programme de gauche, puissant, conquérant, qui réfute utilement et efficacement la doctrine de la droite et de la 2è droite.

Courage, Résistance et Fraternité !

Xavier Deddec

Et voici ma réaction telle que je l’ai mise sur Facebook :

Voilà une argumentation extrêmement convaincante. Merci à Xavier Deddec.

Je gardais un énorme doute, vu ce que je connais de la personnalité de JLM.

Mais c’est vrai, je ne vais pas voter pour lui ; je vais voter pour un projet. En espérant que JLM ne copiera pas ce Mitterrand qu’il admire beaucoup trop.

Mitterrand, à mes yeux, est bien plus un personnage de roman qu’un politique respectable car, de son discours d’Epinay sur la rupture à son livre « Le coup d’Etat permanent », il a renié ses plus fermes engagements.

rmj