27 Fév 2008

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13 Avr 2019

Bonne année à toutes et tous, au pays ou à l’étranger ; en langue khmère, cela se dit soursdey chnam thmey ! Bonne nouvelle année !

 

18 Mar 2019

On est sidéré d’apprendre, presque chaque jour, qu’il se trouve un gouvernement et une majorité de parlementaires qui défendent des choix qui vont tous dans le même sens : la destruction de la planète.

Ils défendent le nucléaire mais sont incapables de garantir en toute transparence la sécurité des populations et d’anticiper les effets sur l’environnement et la santé des générations futures des déchets qui s’accumulent année après année.

Ils défendent les pesticides et autres perturbateurs endocriniens et se moquent éperdument des conséquences pour la santé non seulement de ceux qui les utilisent professionnellement, mais de l’ensemble de la population. Comme leurs ainés en politique qui avaient autrefois contesté la dangerosité du plomb, puis plus tard de l’amiante, ce sont les industriels dont la logique n’est pas l’intérêt général qu’ils préfèrent écouter.

Ils sont incapables de remettre en question un modèle de société qui va rendre la planète invivable pour les êtres humains et bon nombre d’êtres vivants. Malgré des rapports qui s’accumulent depuis le premier qui remonte déjà à 1972, malgré des phénomènes – sécheresses et incendies ; averses torrentielles et inondations ; tornades ; fonte des pôles et des glaciers ; élévation du niveau des eaux ; destruction de grande ampleur de la biodiversité – de plus en plus perceptibles et de plus en plus manifestes, ils ne font rien qui soit à la hauteur des défis. Rien. Rien que du faux semblant pour faire croire qu’ils agissent alors qu’il n’en est rien.

Ces praticiens du « après nous les mouches », obsédés par le court terme et ses profits immédiats, ont pourtant des enfants et des petits enfants. Pensent-ils que ces enfants de privilégiés auront le privilège d’échapper aux drames que l’incurie de leurs parents est en train de préparer ?

Personne ne sera à l’abri. Mais s’en soucient-ils ?

Quand on étudie l’enchainement des faits qui ont conduit aux deux guerres mondiales, aux guerres d’Indochine et du Vietnam, à celle d’Algérie, au chaos endémique du Proche et du Moyen-Orient, n’est-ce pas la même irresponsabilité de ceux qui se prétendent en toutes occasions des responsables qui est la cause des malheurs des peuples ? Si à l’occasion des conflits que je viens de citer, les politiciens pouvaient peut-être protéger leurs proches de leurs propres lâchetés, il en va tout autrement des phénomènes qui sont à l’œuvre, qu’ils ont provoqués, mais qu’ils refusent de contrôler et de stopper.

Ces phénomènes sont d’une ampleur telle qu’ils frapperont tout le monde, partout, indistinctement. Leurs enfants crèveront aussi.

La jeunesse du monde l’a compris qui se lève et réclame les changements radicaux qui s’imposent. Il lui reste à comprendre que ceux qui dirigent et ceux qui votent des lois ne sont manifestement pas disposés à changer. Il faudra donc les chasser. C’est une question de survie.

Raoul M. Jennar

18 mars 2019

 

24 Fév 2019

Il y a bien évidemment la négation du génocide des Arméniens par les descendants de ceux qui l’ont perpétré. Il y a la négation de la Shoah par les antisémites d’hier et d’aujourd’hui et leurs complices. Il se trouve des Cambodgiens pour nier les crimes contre l’humanité et le génocide perpétrés par des Cambodgiens sous le régime de Pol Pot. Et nombreux sont les Hutus à nier le génocide commis au Rwanda.

Je suis stupéfait de la montée en puissance de ce déni du réel. Dans les quatre cas que je viens de citer, les faits sont établis. Les preuves existent. Les procédures judiciaires quand elles ont eu lieu, les travaux d’historiens rigoureux qui s’accumulent avec le temps ont confirmé la matérialité des faits.

On ne lave pas la honte des crimes commis en les niant, si tant est que la honte soit la motivation du déni. Ce qui peut être le cas. Mais chaque peuple doit assumer son passé et refuser une version de ce passé qui s’accommode d’une réécriture complaisante. Aucune cause d’aujourd’hui ne justifie la négation d’un passé criminel. Pire. Nier les crimes d’hier, c’est s’autoriser à les répéter.

La violence des négationnistes, dans leurs propos et parfois dans leurs actes, atteste qu’on se trouve non pas dans l’ordre de la raison, mais dans celui de la passion, aveugle et sourde aux évidences.

Je reçois des messages niant la Shoah, niant les crimes de Pol Pot. Je refuse de les publier. Je refuse de propager des propos qui salissent la mémoire des victimes, qui travestissent l’histoire et pervertissent le débat public.

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05 Fév 2019

Cette loi est une menace majeure pour les citoyens. Nos libertés fondamentales sont en danger. D’éminents juristes de toutes les sensibilités le confirment.

Cette loi n’est pas nécessaire. L’arsenal juridique existant est très suffisant pour réprimer les casseurs. Point besoin de ces dispositions liberticides.

Une ligne rouge a été franchie par un gouvernement et une majorité parlementaire qui deviennent à tous points de vue un danger pour le peuple de France.

Mais si une bataille est perdue, cette guerre-là peut encore être gagnée. Il faut une interpellation massive de tous les parlementaires lucides et responsables pour qu’ils introduisent un recours au Conseil Constitutionnel, gardien de nos libertés.

Ecrivons à nos élus, pressons les d’agir. Retenons les leçons de l’Histoire. Ne donnons pas « démocratiquement » des armes légales aux ennemis de la démocratie.

29 Jan 2019

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy.
(Appel des Gilets Jaunes de Commercy)
Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire !
Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.
Partageons la richesse et pas la misère !
Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services
publics gratuits et pour tous.
C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.
Et quelle est la réponse du gouvernement ?
La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents.
Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !
Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider !
La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.
Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni racistes, ni sexistes, ni homophobes, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.
Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous
toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires, du monde rural et des outres-mers…).
Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14…), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février.
Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes.
Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous ! Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions.
Fédérons-nous pour transformer la société !
Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees@gmail.com).
N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.
Macron Démission !
Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.
Appel proposé par l’Assemblée des Assemblées de Commercy.
Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.

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28 Jan 2019

…et qui lisent l’anglais

https://www.phnompenhpost.com/national-politics/eu-should-understand-rather-judge-says-academic-dr-jennar

23 Jan 2019

Pour mettre fin aux menaces extrêmement graves qui pèsent sur notre planète du fait du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité et de l’environnement, pour créer une société solidaire et libre, il faut remettre radicalement en question le système actuel productiviste, pollueur, qui affecte gravement la santé des gens, qui accroît les inégalités, qui génère de l’injustice, qui est fondé exclusivement sur la recherche du profit et la logique de la rentabilité.
Nous évoluons vers une société hyper individualiste, à l’américaine, faite pour les riches et les bien portants, qui laisse des millions de gens au bord de la route. Les politiques néolibérales, faites de privatisations et d’austérité, menées en France depuis 1983, détruisent le modèle encore imparfait construit patiemment depuis les débuts de la IIIe République.
L’actuel gouvernement, dans le prolongement des trois quinquennats qui ont précédé, va exactement dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire.
Un Etat démocratique, c’est d’abord une démocratie parlementaire et non pas un système présidentiel. Il faut redonner vie à la démocratie représentative par l’instauration du système proportionnel (avec des garanties pour préserver la stabilité gouvernementale et éviter les défauts de la IVe République), par la suppression du cumul des mandats et la limitation d’un même mandat dans le temps, par le référendum révocatoire quand 50% des électeurs inscrits estiment que l’élu a failli, par l’instauration d’un pouvoir collégial au niveau des communes, des départements et des régions, par la mise en place du référendum d’initiative citoyenne à ces trois niveaux.
A cette VIe République démocratique, il faut ajouter une République sociale où la redistribution de toutes les richesses produites s’effectue par une fiscalité directe progressive (elle doit frapper l’évasion fiscale et toucher tous les types de revenus et être plus importante en termes de recettes que la fiscalité indirecte), ce qui doit permettre l’existence de services publics de qualité afin de réaliser l’égal accès à l’éducation, à la culture, aux soins, aux transports, à l’énergie (eau comprise, qui ne peut être privatisée), au logement, au travail, aux loisirs.
Enfin une République écologique doit mettre en place des politiques rigoureuses de protection de la nature et de l’environnement, interdire les nuisances en tous genres, inciter fortement aux énonomies d’énergie, dans le bâtiment et dans les transports (en rétablissant une offre sérieuse dans le domaine des transports publics pour les personnes, mais aussi pour le fret), encourager le transport par voies fluviales et ferroviaires et accélérer la transition vers le recours aux énergies alternatives. En un mot, l’exacte contraire de ce qui se fait. Les lois du marché doivent céder le pas à l’intérêt général.

rmj