27 fév 2008

Cliquez sur les couvertures pour voir ces ouvrages

Europe : La trahison des élites Menaces sur la civilisation du vin Quelle Europe après le NON ?

Si vous voulez recevoir automatiquement ce
qui est arrivé de neuf sur le blogue, il suffit de s’abonner par email

\\ Mots Clés :

12 août 2010

Hier soir, à Phnom Penh, dans le quartier de Stung Mean Chey, en présence du maire local et à l’initiative de l’unité des relations publiques des Chambres Extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens – c’est le nom officiel du qui juge les dirigeants Khmers rouges – j’ai participé à une séance d’ destinée à expliquer au public les raisons d’être et le fonctionnement de ce et à expliquer le jugement et le verdict du premier qui vient de se terminer. La séance a commencé vers 19h, la nuit était tombée et c’est dans une certaine obscurité que nous nous sommes adressés à environ 200 personnes. Des séances comme celle-là, il y en a dans tout le pays et elles réunissent chaque fois plusieurs centaines de personnes. Un beau démenti à ceux qui proclament que tout le monde se moque du .

Je vous invite à regarder la petite vidéo amateur réalisée à cette occasion.

Image de prévisualisation YouTube \\ Mots Clés : , , , ,

10 août 2010
Les questions du comité porteront notamment sur « le grand débat sur l’identité nationale » ouvert par le ministre de l’, de l’Intégration, de l’Identité nationale et et du Développement solidaire, sur la politique d’, ainsi que « sur la discrimination à l’égard des Roms »

La politique de la France envers les minorités sera passée au crible mercredi et jeudi par le Comité de l’ chargé de la lutte contre les discriminations, les débats devant être dominés par le sort des Roms, des gens du voyage et la question de l’identité nationale.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,

03 août 2010

Il faut avoir la chance d’être étroitement associé à certains évènements pour se rendre compte à quel point certains journalistes déforment les faits et par là même désinforment l’opinion.

Deux exemples puisés dans des dossiers qui me sont familiers : le des dirigeants Khmers rouges et la tension entre le Cambodge et la Thaïlande à propos de leur frontière commune.

Commençons par le des dirigeants Khmers rouges. Les survivants de la barbarie communiste représentent aujourd’hui un peu moins d’un quart d’une population très jeune. L’intérêt fut lent à se manifester. Pour deux raisons au moins. Première explication, les interviennent plus de trente ans après les faits. Parce que pendant dix ans à partir de 1979, la communauté internationale (y compris la France et la Belgique) a fait le choix de considérer que les représentants légitimes du peuple cambodgien étaient ses bourreaux. Il a fallu encore une décennie avant que la pacification intervienne, l’ ayant échoué dans cette mission. Enfin, compte tenu des lenteurs onusiennes, six ans ont été nécessaires pour définir un qui tienne compte à la fois de la souveraineté du Cambodge et de la nécessité de respecter les critères internationaux du droit pénal. Trente longues années tout au long desquelles, les Cambodgiens n’ont pas eu d’autre choix que de s’accommoder d’un passé lourd de souffrances morales et physiques. Deuxième explication, la vie. Et la force qu’elle donne de continuer, même quand on a été confronté au pire du pire. Avec pour seul remède le silence. Un silence de la même nature que celui observé lors du retour des survivants des camps nazis. Le silence de ceux qui ont survécu à et ses complices n’est en rien différent du silence de ceux qui sont revenus de Buchenwald, de Ravensbrück ou d’Auschwitz.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , , ,

15 juil 2010

Le 26 juillet, nous connaitrons le verdict du qui doit juger Kaing Guek Eav, alias Duch, le directeur du centre de sécurité pendant la période du Kampuchea démocratique. Ce sera un moment historique. Pour les victimes, pour le peuple cambodgien, pour l’humanité toute entière blessée par les crimes exceptionnels commis au Cambodge entre 1975 et 1979.

Duch est accusé de crime contre l’humanité, c’est-à-dire qu’il est, au regard du droit pénal international, responsable des crimes suivants qui ont toujours été commis sous son autorité et auxquels, dans certains cas, il a personnellement participé : meurtre, extermination, réduction en esclavage, viol, emprisonnement, torture, persécution pour des motifs politiques et raciaux. Il est également accusé de violations graves des Conventions de Genève contre des Vietnamiens civils et prisonniers de guerre. Les faits ont été établis et les preuves ont été apportées.

On le constate, au regard de ce qui s’est passé au Cambodge entre 1975 et 1979, c’est surtout le droit pénal international qui s’applique. Et Duch ne peut y échapper.

Les victimes de Duch ont connu des souffrances immenses. Pour les quelques survivants de , pour les familles de ceux qui ont été martyrisés par Duch, il serait normal que la peine maximale prévue par la loi lui soit appliquée. On comprend parfaitement cette attente. Mais la Justice, ce n’est pas la vengeance. La Justice, qui est toujours imparfaite puisqu’elle est humaine, c’est la recherche, dans la sérénité, de la peine la plus équitable possible.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , ,