27 Fév 2008

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AGCS_thumb Europe : La trahison des élites Menaces sur la civilisation du vin Quelle Europe après le NON ?

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26 Juin 2019

On se souvient de l’horrible drame qui a frappé, il y a cinq ans déjà, le vol Amsterdam-Kuala Lumpur de la Malaysian Airlines abattu par un missile sol-air au dessus de la partie de l’Ukraine où un mouvement pro-russe fait sécession. 298 personnes, dont un grand nombre d’habitants des Pays-Bas, ont perdu la vie.

Ce drame rappelait, une fois de plus, que le monde n’est pas en paix et que le survol de territoires en conflits est lourd de risques. Ce que bon nombre de compagnies aériennes semblaient avoir alors oublié.

Dès le début, les pays de l’OTAN, c’est-à-dire les pays sous tutelle des USA, ont accusé la Russie. Sans avancer la moindre preuve. Et en assimilant des sécessionnistes ukrainiens aux Russes. Comme si chaque opération militaire dans cette région de l’est de l’Ukraine était décidée à Moscou.

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09 Juin 2019

26 mai, en soirée. Je suis chez moi, à Mosset. Avec un ami, nous regardons les résultats de l’élection du Parlement européen à la télé. Cet ami, vieux communiste parisien, a voté évidemment pour Ian Brossat, se félicitant de soutenir un gars jeune, dynamique, homosexuel, Juif et, paraît-il, excellent adjoint à la Mairie de Paris en charge du logement. J’ai voté comme lui. Pour la première fois de ma vie, j’ai donné ma voix à une liste animée par le PCF. Parce que j’estimais indispensable que soient réélus les deux députés européens sortants, Patrick Le Hyaric et Marie-Pierre Vieu, qui avaient fait un excellent travail sur tous les dossiers qui me tiennent à cœur. Mais il fallait pour cela que la liste Brossat atteigne les 5%. Comme je trouvais ridicule la compétition entre EELV et LFI pour être les premiers à gauche, j’ai préféré que ma voix aide la liste Brossat à obtenir les 5%. D’autant que je savais qu’élus PCF et élus LFI se retrouveraient dans le même groupe parlementaire, la Gauche Unitaire Européenne – GUE (je ne peux m’empêcher de me souvenir qu’ayant indiqué cette commune appartenance au même groupe parlementaire, je me suis fait rabrouer sur Facebook par un militant LFI m’annonçant avec arrogance avant le 26 mai que les élus LFI ne rejoindraient pas la GUE – ce qu’ils ont fait bien évidemment après le 26 mai, au point aujourd’hui de se vanter de leur apport à ce groupe ! Les mesquineries politiciennes n’ont jamais épargné ceux qui prétendent faire de la politique autrement).

Evidemment, plus la soirée avance, plus la consternation est grande. Nous sommes sidérés. Et partagés. Voir Macron qui s’est investi totalement dans cette campagne, renonçant à son rôle prédominant de président de tous les Français, être battu sur l’enjeu qu’il a lui même fixé, cela fait plaisir. Mais voir l’extrême-droite héritière de Vichy arriver de nouveau en première place ne peut réjouir personne. Comme je l’écrivais déjà en 2017, « ni la peste, ni le choléra ». Mais à l’époque, nombreux étaient ceux qui ne redoutaient que la peste (brune).

Les résultats médiocres du PCF et de LFI sont sidérants. Le succès relatif d’EELV n’apporte qu’une satisfaction mineure, car elle est mitigée suite aux ambiguïtés entretenues pendant la campagne par la tête de liste. Plus que jamais, la gauche est un champ de ruines.

Les logiques d’appareil, la volonté de rassembler réduite à l’exigence de ralliement, l’orgueil surdimensionné de certains dirigeants, la gangrène populiste, la méfiance voire l’agressivité partout, la solidarité de classe nulle part, tout cela nous a conduits là où nous sommes. Lire la suite »

20 Mai 2019

Je m’adresse aux femmes et aux hommes qui aspirent à une société de justice et d’égalité, à une société fraternelle, à une société en harmonie avec le cadre naturel hors duquel l’espèce humaine ne peut survivre. Je m’adresse donc aux enfants de Jean Jaurès et de René Dumont, à ceux qui veulent non pas adapter le système, mais le changer.

Mon Europe à moi, elle respecte avant tout les souverainetés nationales. Mais dans les domaines où l’union des peuples peut faire mieux ensemble, les Etats doivent coopérer. Comme ils l’ont fait pour tout ce qui a réussi lorsqu’ils ont mis leurs efforts en commun : Ariane, Airbus, etc. Mon Europe à moi, c’est une organisation intergouvernementale au service des peuples, sans organes supranationaux technocratiques et idéologiquement orientés. Je ne suis pas un fédéraliste européen. Je ne suis pas pour un modèle qui nie notre passé et ce que nous sommes aujourd’hui. Copier les USA, ne me semble pas un projet pertinent.

L’Union européenne d’aujourd’hui n’est pas bonne pour les peuples. Dans les pouvoirs exclusifs qui sont les siens, elle n’est que le bras politique et juridique des intérêts particuliers des grandes entreprises. Les traités européens, depuis l’Acte Unique, de Jacques Delors, interdisent toute Europe sociale puisque c’est le primat de la concurrence qui est a loi suprême. Depuis ce traité voulu par la France de Mitterrand-Delors, l’Union Européenne, c’est essentiellement la concurrence de tous contre tous. La solidarité entre les peuples, n’est qu’un slogan sans contenu. On oppose travailleurs d’ici à travailleurs de là-bas, contraintes écologiques d’ici à contraintes écologiques de là-bas, fiscalité d’ici à fiscalité de là-bas. Le marché unique, c’est, voulu par nos gouvernements, la chasse libre des entreprises au moins disant fiscal, social et écologique. Dans les pouvoirs qu’ont ensemble les gouvernements des Etats de l’UE, c’est la même volonté néolibérale qui s’affirme. C’est l’UE des riches, l’UE des multinationales qui s’imposent à nous et à la planète. C’est aussi l’UE à la botte des USA. Sans le moindre souci pour le sort des populations, des autres espèces vivantes et de notre environnement global. Le seul maître qui dirige l’Union européenne, c’est le profit des puissants.

Profit et éthique sont incompatibles. C’est une réalité incontournable. Nous sommes silencieux sur les crimes contre l’humanité commis par ceux qui nous fournissent du pétrole et par ceux qui nous achètent des armes. Nous sommes par contre éloquents jusqu’à l’emphase sur les droits humains fondamentaux à l’égard des gouvernements qui ne sont ni fournisseurs de matières premières stratégiques, ni clients de nos industries d’armements. Nous rejetons à la mer les victimes des conflits que nous provoquons là où les intérêts de nos firmes privées sont en cause. Nous adorons critiquer les USA, mais à notre niveau, nous faisons exactement comme eux et nous nous plions à leurs exigences. Le crédit moral qu’a pu détenir un temps l’Union européenne et, en son sein la France, est totalement ruiné. Le monde du Sud qui regardait un temps l’Europe comme une alternative à l’impérialisme américain regarde désormais ailleurs.

Face à ce qui ressemble à un rouleau compresseur que rien n’arrête, que faire ?

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13 Avr 2019

Bonne année à toutes et tous, au pays ou à l’étranger ; en langue khmère, cela se dit soursdey chnam thmey ! Bonne nouvelle année !

 

18 Mar 2019

On est sidéré d’apprendre, presque chaque jour, qu’il se trouve un gouvernement et une majorité de parlementaires qui défendent des choix qui vont tous dans le même sens : la destruction de la planète.

Ils défendent le nucléaire mais sont incapables de garantir en toute transparence la sécurité des populations et d’anticiper les effets sur l’environnement et la santé des générations futures des déchets qui s’accumulent année après année.

Ils défendent les pesticides et autres perturbateurs endocriniens et se moquent éperdument des conséquences pour la santé non seulement de ceux qui les utilisent professionnellement, mais de l’ensemble de la population. Comme leurs ainés en politique qui avaient autrefois contesté la dangerosité du plomb, puis plus tard de l’amiante, ce sont les industriels dont la logique n’est pas l’intérêt général qu’ils préfèrent écouter.

Ils sont incapables de remettre en question un modèle de société qui va rendre la planète invivable pour les êtres humains et bon nombre d’êtres vivants. Malgré des rapports qui s’accumulent depuis le premier qui remonte déjà à 1972, malgré des phénomènes – sécheresses et incendies ; averses torrentielles et inondations ; tornades ; fonte des pôles et des glaciers ; élévation du niveau des eaux ; destruction de grande ampleur de la biodiversité – de plus en plus perceptibles et de plus en plus manifestes, ils ne font rien qui soit à la hauteur des défis. Rien. Rien que du faux semblant pour faire croire qu’ils agissent alors qu’il n’en est rien.

Ces praticiens du « après nous les mouches », obsédés par le court terme et ses profits immédiats, ont pourtant des enfants et des petits enfants. Pensent-ils que ces enfants de privilégiés auront le privilège d’échapper aux drames que l’incurie de leurs parents est en train de préparer ?

Personne ne sera à l’abri. Mais s’en soucient-ils ?

Quand on étudie l’enchainement des faits qui ont conduit aux deux guerres mondiales, aux guerres d’Indochine et du Vietnam, à celle d’Algérie, au chaos endémique du Proche et du Moyen-Orient, n’est-ce pas la même irresponsabilité de ceux qui se prétendent en toutes occasions des responsables qui est la cause des malheurs des peuples ? Si à l’occasion des conflits que je viens de citer, les politiciens pouvaient peut-être protéger leurs proches de leurs propres lâchetés, il en va tout autrement des phénomènes qui sont à l’œuvre, qu’ils ont provoqués, mais qu’ils refusent de contrôler et de stopper.

Ces phénomènes sont d’une ampleur telle qu’ils frapperont tout le monde, partout, indistinctement. Leurs enfants crèveront aussi.

La jeunesse du monde l’a compris qui se lève et réclame les changements radicaux qui s’imposent. Il lui reste à comprendre que ceux qui dirigent et ceux qui votent des lois ne sont manifestement pas disposés à changer. Il faudra donc les chasser. C’est une question de survie.

Raoul M. Jennar

18 mars 2019

 

24 Fév 2019

Il y a bien évidemment la négation du génocide des Arméniens par les descendants de ceux qui l’ont perpétré. Il y a la négation de la Shoah par les antisémites d’hier et d’aujourd’hui et leurs complices. Il se trouve des Cambodgiens pour nier les crimes contre l’humanité et le génocide perpétrés par des Cambodgiens sous le régime de Pol Pot. Et nombreux sont les Hutus à nier le génocide commis au Rwanda.

Je suis stupéfait de la montée en puissance de ce déni du réel. Dans les quatre cas que je viens de citer, les faits sont établis. Les preuves existent. Les procédures judiciaires quand elles ont eu lieu, les travaux d’historiens rigoureux qui s’accumulent avec le temps ont confirmé la matérialité des faits.

On ne lave pas la honte des crimes commis en les niant, si tant est que la honte soit la motivation du déni. Ce qui peut être le cas. Mais chaque peuple doit assumer son passé et refuser une version de ce passé qui s’accommode d’une réécriture complaisante. Aucune cause d’aujourd’hui ne justifie la négation d’un passé criminel. Pire. Nier les crimes d’hier, c’est s’autoriser à les répéter.

La violence des négationnistes, dans leurs propos et parfois dans leurs actes, atteste qu’on se trouve non pas dans l’ordre de la raison, mais dans celui de la passion, aveugle et sourde aux évidences.

Je reçois des messages niant la Shoah, niant les crimes de Pol Pot. Je refuse de les publier. Je refuse de propager des propos qui salissent la mémoire des victimes, qui travestissent l’histoire et pervertissent le débat public.

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05 Fév 2019

Cette loi est une menace majeure pour les citoyens. Nos libertés fondamentales sont en danger. D’éminents juristes de toutes les sensibilités le confirment.

Cette loi n’est pas nécessaire. L’arsenal juridique existant est très suffisant pour réprimer les casseurs. Point besoin de ces dispositions liberticides.

Une ligne rouge a été franchie par un gouvernement et une majorité parlementaire qui deviennent à tous points de vue un danger pour le peuple de France.

Mais si une bataille est perdue, cette guerre-là peut encore être gagnée. Il faut une interpellation massive de tous les parlementaires lucides et responsables pour qu’ils introduisent un recours au Conseil Constitutionnel, gardien de nos libertés.

Ecrivons à nos élus, pressons les d’agir. Retenons les leçons de l’Histoire. Ne donnons pas « démocratiquement » des armes légales aux ennemis de la démocratie.