27 Fév 2008

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05 Fév 2019

Cette loi est une menace majeure pour les citoyens. Nos libertés fondamentales sont en danger. D’éminents juristes de toutes les sensibilités le confirment.

Cette loi n’est pas nécessaire. L’arsenal juridique existant est très suffisant pour réprimer les casseurs. Point besoin de ces dispositions liberticides.

Une ligne rouge a été franchie par un gouvernement et une majorité parlementaire qui deviennent à tous points de vue un danger pour le peuple de France.

Mais si une bataille est perdue, cette guerre-là peut encore être gagnée. Il faut une interpellation massive de tous les parlementaires lucides et responsables pour qu’ils introduisent un recours au Conseil Constitutionnel, gardien de nos libertés.

Ecrivons à nos élus, pressons les d’agir. Retenons les leçons de l’Histoire. Ne donnons pas « démocratiquement » des armes légales aux ennemis de la démocratie.

29 Jan 2019

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy.
(Appel des Gilets Jaunes de Commercy)
Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire !
Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.
Partageons la richesse et pas la misère !
Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services
publics gratuits et pour tous.
C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.
Et quelle est la réponse du gouvernement ?
La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents.
Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !
Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider !
La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.
Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni racistes, ni sexistes, ni homophobes, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.
Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous
toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires, du monde rural et des outres-mers…).
Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14…), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février.
Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes.
Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous ! Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions.
Fédérons-nous pour transformer la société !
Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees@gmail.com).
N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.
Macron Démission !
Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.
Appel proposé par l’Assemblée des Assemblées de Commercy.
Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.

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28 Jan 2019

…et qui lisent l’anglais

https://www.phnompenhpost.com/national-politics/eu-should-understand-rather-judge-says-academic-dr-jennar

23 Jan 2019

Pour mettre fin aux menaces extrêmement graves qui pèsent sur notre planète du fait du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité et de l’environnement, pour créer une société solidaire et libre, il faut remettre radicalement en question le système actuel productiviste, pollueur, qui affecte gravement la santé des gens, qui accroît les inégalités, qui génère de l’injustice, qui est fondé exclusivement sur la recherche du profit et la logique de la rentabilité.
Nous évoluons vers une société hyper individualiste, à l’américaine, faite pour les riches et les bien portants, qui laisse des millions de gens au bord de la route. Les politiques néolibérales, faites de privatisations et d’austérité, menées en France depuis 1983, détruisent le modèle encore imparfait construit patiemment depuis les débuts de la IIIe République.
L’actuel gouvernement, dans le prolongement des trois quinquennats qui ont précédé, va exactement dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire.
Un Etat démocratique, c’est d’abord une démocratie parlementaire et non pas un système présidentiel. Il faut redonner vie à la démocratie représentative par l’instauration du système proportionnel (avec des garanties pour préserver la stabilité gouvernementale et éviter les défauts de la IVe République), par la suppression du cumul des mandats et la limitation d’un même mandat dans le temps, par le référendum révocatoire quand 50% des électeurs inscrits estiment que l’élu a failli, par l’instauration d’un pouvoir collégial au niveau des communes, des départements et des régions, par la mise en place du référendum d’initiative citoyenne à ces trois niveaux.
A cette VIe République démocratique, il faut ajouter une République sociale où la redistribution de toutes les richesses produites s’effectue par une fiscalité directe progressive (elle doit frapper l’évasion fiscale et toucher tous les types de revenus et être plus importante en termes de recettes que la fiscalité indirecte), ce qui doit permettre l’existence de services publics de qualité afin de réaliser l’égal accès à l’éducation, à la culture, aux soins, aux transports, à l’énergie (eau comprise, qui ne peut être privatisée), au logement, au travail, aux loisirs.
Enfin une République écologique doit mettre en place des politiques rigoureuses de protection de la nature et de l’environnement, interdire les nuisances en tous genres, inciter fortement aux énonomies d’énergie, dans le bâtiment et dans les transports (en rétablissant une offre sérieuse dans le domaine des transports publics pour les personnes, mais aussi pour le fret), encourager le transport par voies fluviales et ferroviaires et accélérer la transition vers le recours aux énergies alternatives. En un mot, l’exacte contraire de ce qui se fait. Les lois du marché doivent céder le pas à l’intérêt général.

rmj

09 Jan 2019

Le gouvernement vient de donner la liste des réformes qui auront sa priorité dans les douze mois à venir. Parmi les cinq premières figure une révision de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Églises et de l’État ».

Pourquoi modifier une loi qui constitue un des fondements du principe républicain d’ailleurs consacré par le premier article de la Constitution des IV et Ve Républiques ? Et pourquoi une telle hâte ?

Comme le soulignait Jaurès, un des principaux acteurs, avec Aristide Briand, du débat qui a conduit à cette loi, « la démocratie ne peut assurer son office qui est d’assurer l’égalité des droits que dans la laïcité ». Pour lui, démocratie et laïcité sont « indivisibles » puisque la mission de la démocratie est de réaliser l’égalité dans la liberté. Jaurès, comme tous ceux qui n’oublient rien de notre histoire commune, garde à l’esprit les conflits extrêmement sanglants qui ont opposé catholiques et protestants pendant des siècles ; il vient de vivre les déchirements de l’affaire Dreyfus où s’est répandu le poison de l’antisémitisme.

Jaurès est aussi particulièrement conscient du rôle des institutions religieuses. Le monothéisme pousse à l’absolutisme. Les Églises sont des instruments de pouvoir sur la société. A défaut de s’emparer de l’État comme elles l’ont fait pendant des siècles – et comme c’est encore le cas dans certains pays -, elles interviennent dans le débat public et s’emploient à infléchir la décision politique dans un sens conforme aux dogmes qu’elles tentent d’imposer.

Il faut donc, par une loi, tout à la fois immuniser l’État contre les Églises et garantir, dans la liberté de chacun, l’égalité de tous les citoyens qu’ils soient croyants ou pas et qu’elles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses. Tel est le fondement de la loi de 1905.

Il s’exprime dans l’article 1er de la loi : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » ainsi que dans l’article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (…). » Avec la loi de 1905, c’est la formule de Victor Hugo qui devient réalité : « L’Etat chez lui, l’Église chez elle ».

Qui demande de la remettre en cause ? Lire la suite »

06 Jan 2019

NOUS NOUS OPPOSONS AUX MODIFICATIONS DE LA LOI DE SÉPARATION DES ÉGLISES ET DE L’ÉTAT DU 9 DÉCEMBRE 1905

Depuis 113 ans, la Loi de séparation des Églises et de l’État est un texte fondateur de notre République. Cette loi et nulle autre, assure la liberté de conscience et affirme sans ambigüité ni faux-semblants que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. Elle garantit le libre exercice des cultes assuré par des associations dont l’objet et le patrimoine doivent être strictement cultuels.

Par l’esprit et la lettre, elle œuvre au rassemblement des êtres humains par-delà leurs différences. Avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, elle est au cœur du fonctionnement de notre vie collective, elle est le moteur du développement de nos libertés, elle contribue de manière décisive à l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs convictions.

La Loi de 1905 est la clé de voûte de l’édifice démocratique et républicain qui nous abrite et l’expression de l’idéal de justice et de fraternité universelle qui nous anime. Le principe de laïcité qui en découle est si fondamental qu’il a été inscrit à l’article 1er de notre Constitution.

Par l’universalité des principes qu’elle affirme et des dispositions qu’elle édicte, la Loi de séparation s’applique à tous les cultes et pose le principe de leur adaptation à la société républicaine. Non l’inverse.
Les signataires de l’appel sont conscients des inquiétudes soulevées par les menées communautaristes et par les dérives intégristes de l’islamisme politique, qui affaiblissent la société française. L’organisation du culte musulman, la transparence de ses financements et le contrôle du respect de l’ordre public par les organes cultuels sont les trois préoccupations que met en avant le gouvernement pour envisager la révision de la Loi de séparation.
En aucun cas la modification de cette Loi ne saurait être l’un des moyens de droit permettant de résoudre ces graves problèmes. L’organisation d’un culte et a fortiori ses principes théologiques ne regardent pas l’État mais les croyants et les pratiquants. La transparence du financement privé des cultes peut être assurée par des mesures de police fiscale et par des contrôles étroits autorisés par les lois françaises. La police des cultes est déjà entièrement contenue dans la Loi de 1905. Quant à la lutte contre les menées subversives et terroristes, elle ne relève pas de cette loi.
Au moment où l’unité citoyenne et la paix sociale sont mises en péril, il ne peut être question d’affaiblir leurs fondations en ouvrant la voie aux exigences de tous les groupes de pression et en relativisant le caractère inviolable de leurs principes.
C’est pourquoi les signataires demandent à tous les citoyens et toutes les citoyennes, toutes les associations, tous les syndicats, tous les partis politiques républicains de se rassembler autour de cet appel pour en faire une très large pétition nationale exigeant le respect de la Loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. Lire la suite »

02 Jan 2019

L’imprudente référence de François Ruffin à Etienne Chouard a remis en lumière ce personnage ambigu.

Chouard n’est pas un fasciste. C’est un naïf devenu un agitateur d’idées connu suite à son implication dans la campagne contre le TCE et les conférences qu’il donne depuis. C’est l’exemple parfait de ces individus sans véritable culture politique qui participent, dans cette période de crise comme dans les années Trente, à une effrayante confusion des idées. Mais un naïf, en politique, peut être dangereux.

Deux raisons de se méfier de lui.

a). Dans l’argumentaire qu’il déploie pour dénoncer l’état de notre système politique et faire valoir certaines de ses propositions, il n’hésite pas à reprendre à son compte les slogans des ligues fascistes des années Trente. Son « tous pourris » vise sans nuances tout le spectre politique. Et sa violente attaque contre le suffrage universel est digne des conservateurs les plus radicaux lorsqu’ils combattaient ce progrès. Il développe tout l’argumentaire des adversaires de la démocratie parlementaire. Il rejette toutes les propositions de réformes du mandat au motif qu’elles ne sortent pas du principe de la démocratie représentative dont il affirme que ce n’est pas la démocratie : ni la représentation proportionnelle, ni le suffrage universel obtenu après tant de combats douloureux, ni une conception du mandat interdisant tout cumul, limitant l’exercice d’un même mandat à deux ou trois mandatures, ni le référendum révocatoire ne trouvent grâce à ses yeux. Avec des arguments poujadistes et des références historiques tout à fait contestables, il défend une conception mythique et impraticable de la démocratie et s’en prend aux idéaux pour lesquels nos aînés se sont tant battus afin d’assurer la présence du peuple dans la représentation nationale. Lire la suite »