20 Déc 2006

 Chères Amies,

Chers Amis,

Je m’adresse aux membres du Collectif national parce que rien, absolument rien, ne doit être négligé pour sauver notre démarche unitaire.

Nous le savons, mais il semble indispensable de le répéter, notre échec ne fera que des perdants au premier rang desquels se trouvent les millions de femmes et d’hommes qui souffrent et que nous prétendons privilégier. En France, en Europe et dans le monde. Divisés, nous sommes impuissants. Tous.

Ni le PCF, ni la LCR n’y gagneront. Et nous, tous les autres, nous sortirons meurtris et renvoyés à nos impuissances d’avant le 29 mai.

C’est la raison pour laquelle, j’ai proposé, avec d’autres, une sortie par le haut : nous rallier tous à une candidature qui permette à la direction du PCF, et à Mme Buffet en particulier, de la soutenir dans la dignité : la candidature de Francis Wurtz dans le cadre d’une architecture collective où Mme Buffet aura également et bien évidemment sa place pour défendre tous ensemble notre projet antilibéral.

Je sais qu’il s’agit d’un arrangement qui relève d’un accord au sommet. Je sais que la démocratie n’y trouve pas absolument son compte. C’est en parfaite connaissance de cause que j’ai fait cette proposition. Parce que la démocratie, ce n’est pas l’impuissance destructrice. C’est aussi la capacité de trancher.

J’ai démissionné du Collectif national parce que j’ai estimé qu’il ne remplissait pas sa mission de gardien d’un état d’esprit et des pratiques qui doivent présider à la création et au fonctionnement des collectifs locaux dans le cadre du fragile rassemblement que nous constituons. Nous avions choisi le consensus. Il nous fallait veiller rigoureusement à ce qu’il ne dérive pas vers la pratique du vote. Les collectifs ne sont pas un électorat. Dans un rassemblement aussi divers, voter crée un rapport de forces contraire à l’esprit de rassemblement. Le collectif national avait pour premier devoir d’empêcher une situation où il y a des vainqueurs et des perdants.

Aujourd’hui, le collectif national, après avoir failli, se trouve face à un devoir : sauver la démarche unitaire. Que chacune et chacun prenne ses responsabilités et soit prêt à aller devant ses amis ou ses instances pour dire : le choix de Francis Wurtz apporte la solution qui sauve l’essentiel.

Je vous en conjure, ne manquons pas le rendez-vous avec l’Histoire que nous a donné le 29 mai.

Si ce soir, vous adoptez cette proposition, je reprendrai ma place parmi vous.

Bien cordialement,

Raoul Marc JENNAR

20.12.2006

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