07 Juil 2008

C’est sous ce titre que 21 personnes, membres de la coordination des collectifs unitaires ou qui en sont proches, ont rédigé un document important. Ce texte, selon ses auteurs, a pour ambition de « contribuer à préciser des éléments d’analyse, et à faire s’affirmer une perspective. Il appelle à un débat qui permette d’élaborer une politique de gauche, dans le respect des expériences et des parcours. » Il a une « fonction précise : rendre visible et lisible une attente largement partagée : cristalliser les volontés et les énergies qui ne se résignent pas à la loi du marché ». Il se veut « une incitation au débat, à la confrontation constructive des idées. »

On trouvera ce document sur le site de la coordination des collectifs unitaires : http://www.gauchealternative.org

Pierre Cours-Salies, un des auteurs de ce document, m’a demandé mon opinion. J’y trouve de très nombreux passages auxquels je peux souscrire sans la moindre difficulté. Mais il suscite également quelques réserves sérieuses.

Avant de formuler ces appréciations critiques, je voudrais, en ces temps incertains où le débat d’idées évolue trop souvent en  attaques personnelles, dire aux nombreux signataires de ce document, qui furent aussi des compagnons dans la campagne contre le TCE et dans la tentative de donner un prolongement politique à la démarche commune de la campagne référendaire, que mes réserves concernent ce document et non ses auteurs. Cela va sans dire, mais il me semble qu’il vaut mieux le dire.

1. Ma première réserve porte sur le titre : « Changeons CE monde ». Dans une perspective internationaliste, il est difficile de considérer un seul instant que des habitants du Mali, du , de Bolivie, de Nouvelle-Guinée aient le sentiment d’appartenir au même monde que les Européens, les Américains du Nord, voire les Australiens ou les Japonais. J’ai toujours été hostile au slogan « un autre monde est possible ». D’autres mondes sont possibles. Et il nous faut changer ces mondes, avec tous les peuples, chacun dans leur diversité. Ce n’est pas nier notre communauté de destin face au que de prendre en compte les différences de situation et d’aspiration. Ce n’est pas renoncer à l’universalisme des principes fondamentaux, ni à l’internationalisme de l’action que de rappeler qu’il ne nous appartient pas de décider pour d’autres comment ils envisagent l’après .

2. Ma deuxième réserve porte sur le deuxième paragraphe. Je le trouve beaucoup trop faible. La question de la « légitimité » du capitalisme mérite beaucoup plus d’attention si on veut briser la méfiance massive qui affecte aujourd’hui tout projet alternatif. Pourquoi, même ceux qui dénoncent les ravages du capitalisme avec une forte intensité – et ils existent en dehors de la , notamment dans les réseaux altermondialistes internationaux – se ferment-ils à toute alternative de gauche ? Parce que, alors que la gauche a porté le plus formidable message d’émancipation, elle a, pour des centaines de millions d’humains, signifié dans la réalité du vécu la plus formidable et la plus sanglante des servitudes. Rien ne reste, dans la mémoire collective, des avancées réalisées dans quelques régimes communistes en matière sociale, de santé et d’éducation. Il ne demeure que la dictature et ses horreurs. On ne peut pas se contenter, comme le fait le texte, d’une rapide évocation « de régimes soi-disant communistes en Europe de l’Est » pour balayer cette question. On ne peut pas davantage régler le problème en ramenant cette question au seul stalinisme qui ne serait en quelque sorte qu’une malheureuse dérive. L’URSS de Brejnev ne me semble en rien un modèle. Le mot – pourtant un des plus beaux mots nés de l’intelligence humaine – signifie aujourd’hui barbarie. Il semble qu’il n’y ait plus qu’en France qu’on ne s’en rende pas compte. Il n’y a plus qu’en France qu’on trouve des gens prêts à oublier les immenses souffrances infligées au nom du . Mais il est vrai que c’est en France qu’on s’est le plus employé à les nier. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à des amis communistes, le mot et la chose sont aujourd’hui perçus avec la même horreur que fut perçu le christianisme par celles et ceux qui furent victimes des croisades conduites en son nom, dans les pays du Levant, en pays Occitan, en Amérique latine et par toutes les victimes d’un colonialisme justifié par la nécessité de l’évangélisation.

Sur le monument dédié à la Convention Nationale est gravé le mot d’ordre « Vivre libre ou mourir ». Des millions de gens préfèrent la liberté de subir leur misérable condition que d’avoir à subir un régime qui se réclame du communisme. C’est une réalité incontournable. L’immense, la tragique, la sanglante erreur du communisme tel qu’il a été mis en pratique à partir de Lénine jusqu’à Pol Pot fut d’oublier que la fin se trouve déjà dans les moyens et que l’émancipation et la solidarité sont indissociables de la liberté.

Ne renouvelons pas l’erreur de confondre droit à la liberté et individualisme. La pente glissante des restrictions à la liberté, conduit toujours à la servitude. Si tant de gens se résignent au capitalisme, c’est parce que, au plus profond de la noirceur de leur condition, ceux qui en sont les victimes y voient la lueur d’une liberté qu’aucun autre système jusqu’ici n’a laissé entrevoir.

Ce qui s’est appelé le « rêve américain », c’est-à-dire la perspective pour chacun de s’en sortir pourvu que la liberté existe, continue de nourrir l’espoir de millions de gens. Et le capitalisme est habile à entretenir cette dramatique illusion.

La « légitimité » du capitalisme se fonde sur l’absence d’une alternative qui dénonce clairement, sans restriction, les crimes du communisme en action et les aberrations de l’appropriation collective des moyens de production et de la gestion bureaucratique de la société.

3. Conséquemment à ce qui précède, on ne peut échapper à la question : quelle est notre alternative au capitalisme ? Pendant la campagne contre le TCE, je me suis souvent posé la question : que proposons-nous, qui soit mieux qu’un peu de régulation, pour remplacer la « concurrence libre et non faussée » ? Le document esquisse cette alternative, mais le plus souvent en creux, comme l’autre face implicite de ce qu’il dénonce. Je ne doute pas que les auteurs soient conscients qu’il faille plus pour atteindre le seuil critique de crédibilité. On ne peut pas se contenter d’affirmer, ici et là, qu’il faut « une autre logique de société », « choisir l’angle de vue de l’humanité », et encore moins, compte tenu du passé, « une socialisation et une démocratisation des principaux moyens de production ».  J’aurais aimé retrouver la belle formule de Pierre Khalfa dans un récent texte à propos de Bensaïd et Castoriadis : « l’autogouvernement des êtres humains sur tous les aspects de leur vie ». A moins que je me trompe, il me semble qu’il s’agit là d’une définition de l’alternative que nous pourrions partager. Encore faut-il le confirmer. Et l’expliciter.

4. Le document affirme que « les Etats-Unis prétendent régenter le monde ». Nul ne conteste cela. C’est une constante depuis 1945, avec des intensités variables selon les présidents. Certes, avec l’administration néo-conservatrice de Georges W. Bush, jamais les ne sont allés aussi loin. Mais sont-ils les seuls ? L’Europe ne porte-t-elle pas sa responsabilité dans la domination de l’Occident sur le reste de la planète?  Comme complice des le plus souvent, via l’OTAN en particulier. Et, toujours, comme puissance économique. Dans les négociations à l’, dans les négociations bilatérales, l’agressivité et la volonté de puissance de l’ n’ont rien à envier aux USA. Que le président de la Commission européenne soit un socialiste ou pas, que la majorité des gouvernements européens soient « de gauche » ou pas, que le gouvernement de la France soit « de gauche » ou pas. Une fois de plus, dans un texte issu de la gauche de gauche, la capacité de nuisance de l’Europe à l’égard des peuples qu’elle a autrefois colonisés est passée sous silence. Comme si 90 pays ne s’étaient pas opposés à l’Union  européenne à Cancun en 2003 pour empêcher la résurrection de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement. Comme si on n’assistait pas à une résistance héroïque et quasi désespérée des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique face à la volonté de la Commission européenne et des 27 gouvernements qui la soutiennent d’imposer à ces pays de prétendus « accords de partenariat économique». A côté du néo-conservatisme américain apparemment sur le déclin, il y a un néo-conservatisme européen très actif pour soutenir les firmes transnationales qui ont leur siège en Europe. Reconnaissons-le si nous voulons que notre prétention internationaliste soit crédible.

5. Je ne comprends pas à quoi il est fait allusion lorsque le document évoque ce qu’il appelle improprement la « Charte des droits humains de l’ de 1948 » et qui est en fait la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce texte majeur et les conventions internationales postérieures qui le précisent, constituent un corpus qui à lui seul dessine une société différente de la société capitaliste. Faut-il que ces textes soient méconnus pour leur attribuer la volonté de diviser les humains en deux catégories : ceux qui auraient accès aux droits proclamés et les autres, réduits à leur fonction économique immédiate ! Il eut mieux valu s’en prendre aux accords internationaux (OMC, FMI) ou européens (Stratégie de Lisbonne, Décisions de Barcelone, Processus de Bologne) négociés par le PS, et soutenus par la gauche plurielle, qui eux, vont radicalement dans ce sens. Je considère d’ailleurs que le silence du document sur ces accords en affaiblit la pertinence. Il crée automatiquement la suspicion d’un silence opportuniste sur des questions susceptibles de fâcher ceux qu’on tente de rallier. Mais ce silence est-il acceptable dès lors qu’il s’agit  de textes qui permettent aujourd’hui l’application de l’essentiel de ce qui est dénoncé par ailleurs ? Est-il possible de passer ces accords par pertes et profits alors qu’ils génèrent en permanence des négociations sur leur mise en œuvre ?

6. Alors que la résurgence du fait religieux apparaît comme un phénomène massif, je regrette le silence du document sur cette question. Le fondamentalisme affecte de plus en plus les grands courants religieux. Les sectes se multiplient partout. Cette résurgence trouve un terreau fertile, en Occident comme dans le reste du monde, dans les peurs, les frustrations et les inégalités provoquées par le capitalisme et par les politiques qui nourrissent l’idée d’un clash des civilisations. Pour beaucoup, la religion devient ou redevient un refuge face aux injustices dont ils sont victimes, face au « deux poids, deux mesures » qui caractérise le plus souvent les politiques internes et internationales des gouvernements occidentaux.

La laïcité a cessé de faire consensus à gauche. Au nom du droit à la différence, certains consentent à la différence des droits.

Il faut prendre position. On ne peut pas se voiler la face sous prétexte de ne pas oser s’exprimer sur le voile. Il faut répondre à la question de savoir si une opinion religieuse doit s’imposer à tous comme une règle de droit ou si le fait religieux doit rester du ressort exclusif de la sphère privée. Face aux dangers du communautarisme, bien perceptibles là où il s’est développé, la laïcité demeure, à mes yeux, la garantie de la cohabitation paisible entre croyants de diverses confessions et non croyants.

7. Nul ne s’étonnera des réserves que m’inspire un document qui s’inscrit « en convergence avec l’initiative lancée par Politis ». Laissé dans l’ignorance des premiers signataires sollicités, n’étant pas informé des conditions scandaleuses dans lesquelles la a été invitée à le signer, j’avais donné mon accord, depuis Phnom Penh, pour que mon nom figure. Je rappelle – et cela me semble nécessaire puisqu’il n’a pas été retiré dans de nombreuses copies distribuées localement – que j’ai expressément demandé qu’il soit retiré dès que j’ai pris connaissance que se trouvaient, parmi les premiers signataires, des gens dont l’action récente ou présente est aux antipodes des valeurs et des objectifs proclamés dans cet appel. Quelle crédibilité accorder à un texte appelant à la défense des services publics et signé par quelqu’un qui a cautionné la stratégie de Lisbonne et enclenché lui-même le processus de privatisation de services publics relevant de son ministère ? Quel sérieux apporter à un texte signé par des gens qui, dans les responsabilités régionales ou locales qu’ils exercent au moment où ils signent, font le contraire de ce que ce texte promeut ? Un mélange de contraires ne peut générer qu’un rassemblement fourre-tout qui, confronté aux choix à opérer, ne peut qu’éclater et créer ainsi de nouvelles déceptions. Faire référence à cet appel et au grand écart que représente la liste de personnes appelant à le signer discrédite un document à bien des égards remarquable.

8. Le document évoque à plusieurs reprises les prochaines élections européennes. Je suis le premier à reconnaître qu’une liste rassemblant toutes les forces réunies dans la campagne contre le TCE permettrait certainement d’envoyer des élus au Parlement européen. Mais pour y faire quoi ? Pour défendre quelle conception de l’Europe ? Il y a, dans la gauche du « non » au TCE ceux qui veulent réformer l’Europe et ceux qui veulent en sortir. Il y a ceux qui veulent approfondir l’Europe en la rendant plus démocratique, plus sociale, plus écologiste, moins productiviste, et ceux qui veulent nous affaiblir collectivement dans le monde tel qu’il est en rétablissant la division entre Etats-Nations. Il y a ceux qui veulent une Europe qui adoucit le capitalisme et ceux qui veulent une Europe forgeant un autre modèle de société.

C’est au Parlement européen, qui réclame une capacité de résistance particulière, que le danger de dérive est le plus grand. Parce que les élus se sentent peu contrôlés par leurs électeurs. Parce que la technicité des matières abordées opacifie les choix politiques. Parce que le sentiment d’impuissance gagne vite les élus qui découvrent l’institution.

Il faut savoir que l’attachement national motive autant que l’attachement au groupe politique et que bien souvent la représentation allemande, importante si pas majoritaire dans chaque groupe politique, fait la pluie et le beau temps. C’est elle qui fait déplacer le centre de gravité vers la droite. Et la grande coalition qui gouverne à Berlin n’est pas de nature à changer les choses, loin s’en faut.

Même au sein de la GUE, le plus sympathique des groupes parlementaires (que j’ai eu – trop peu – l’occasion de servir) entre Français réservés sur le libre-échange et certains Allemands de Die Linke intransigeants sur la question (comme s’ils devaient se dédouaner de quelque chose ?), les nuances sont parfois très larges. Au groupe socialiste, les rares élus qui s’épuisent à défendre des positions de gauche sont noyés dans une social- qui est à la pointe des attentes néolibérales sous la direction des élus SPD (en faveur d’un marché commun USA-UE, en faveur de l’OTAN, en faveur des politiques les plus libérales à l’OMC, en faveur du TCE). On connaît la  défense intransigeante du TCE pratiquée par les Verts sous l’impulsion de Cohn-Bendit.

Une liste aux élections européennes qui ne portera pas des choix clairs, qui laissera place à l’ambiguïté sur le profil d’une Europe différente et les modalités pour la réaliser, sur le comportement des parlementaires éventuellement élus sur les grands dossiers de la compétence du Parlement ne sera qu’un trompe l’œil qui, à terme, décevra et découragera encore un peu plus d’une Europe dont l’utilité est perçue par un nombre décroissant de gens.

Le Parlement européen est la seule institution européenne dont le caractère démocratique ne soit pas contestable (même s’il n’est pas issu d’une loi électorale commune), bien qu’il ne s’agisse pas d’un vrai parlement. Il mérite, dans le combat pour une autre Europe, autre chose qu’une liste fourre-tout issue d’un appel fourre-tout.

Tous ensemble, nous posons souvent et à juste titre la question : l’Europe pour faire quoi ? De la même manière, il importe de poser la question : au-delà de faire élire quelques personnes, le rassemblement d’une gauche de gauche lors des élections européennes pour faire quoi ?

Pour me résumer, je rends hommage aux auteurs du document « Changeons ce monde » de l’important effort qu’ils ont consenti pour formuler les termes de ce qui doit nous rassembler. Mais je regrette les silences et les ambiguïtés qui affaiblissent la cohérence dans les objectifs et dans la démarche. Les leçons de ce qui s’est passé entre le succès de 2005 et l’échec de 2006 n’ont pas été tirées. C’est sur ces leçons que devrait porter maintenant l’indispensable dialogue.

RMJ

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15 Réponses pour “Changeons ce monde”

  1. Longuerue a dit :

    Très juste, cher Raoul- Marc,vous avez parfaitement raison,je vais de ce pas abandonner Politis ,s’il se laisse faire , pour me décider au NPA ,.qui s’accorde bien à mes convictions,(on doit faire comme on le sent a dit Gaétan ).à bientôt !

  2. Michel GROS a dit :

    Cher Raoul-Marc Jennar,
    J’ai lu ce texte très tôt ce matin, et alors que son fond ouvrait en moi des sentiments contradictoires, de belles choses dites et d’autres non, je viens de lire votre noble critique. Usant d’un savoir qui est le fruit de vos réflexions et engagements, et qui élève mon incurie jusqu’à un seuil plus acceptable, vous pointez les insuffisances construites sur des omissions tout autant que sur celles qui empêchent de construire une « mondanité » moins unilatérale. Je ne suis pas un « spécialiste » des questions européennes bien que ma réflexion lambda y pointe constamment les déficits de démocratie et les surdéterminations dont cette Europe là use pour promouvoir une « globalisation » déjà devenue désuète dans les pratiques de l’hégémonie US.
    Aussi, faisant mien votre pointage des insuffisances de ce texte, un point d’affirmation des rédacteurs m’a mis la puce à l’oreille en convoquant la fonction que j’occupe et dont j’ai, peut-être à tort, fait part dans un précédent commentaire. Il s’agit de cela : « Nous voulons contribuer à la constitution d’une force politique de caractère nouveau : chacune et chacun devrait pouvoir y agir en restant ce qu’il/elle est. »
    J’y ai senti le coeur d’un impossible qui fait paradigme des échecs successifs où semble se « complaire » les mouvements auto-affirmés de « transformation sociale et écologique », de « gauche de la gauche », d’anti libéraux dans la bouche desquels le mot capitalisme semble difficile à dire au nom des aléas de l’Histoire de sa « contestation ». Cette affirmation fabrique, au-delà de l’écho néfaste qu’elle produit sur la singularité du « sujet » qui voudrait se changer tout en restant le même, un écueil au niveau de la capacité « imaginative » de l’alternative souhaitée. Il s’agit là, tout au moins pour moi, d’un aveu de faiblesse qui s’il perdurait conduirait à l’échec la multiplicité des initiatives en cours. Car s’il s’agit de transformer « le » monde, comment cela pourrait-il se faire sans se transformer soi-même ? C’est ce que je m’engage à demander avec constance à ces partenaires de ma propre insatisfaction.
    Bien à vous.

  3. BA a dit :

     » La fin du monde tel que nous le connaissons.  »

    Cette chronique de l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet a été écrite le 29 mai 2008. Yves Cochet écrit que, dans moins de quinze ans, le prix du pétrole sera à un tel niveau qu’il détruira le monde tel que nous le connaissons. Je précise qu’Yves Cochet était pour le OUI au traité de Maastricht (1992), pour le OUI à la Constitution Européenne (2005), pour le OUI au traité de Lisbonne (2008).

    Yves Cochet écrit que la situation d’un pétrole de plus en plus cher va provoquer la fin de l’Union Européenne :

     » Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution.  »

    http://www.yvescochet.net/wordpress/?cat=7

    Je cite deux autres partisans du OUI :

    1- Patrick Artus est directeur de la recherche de Natixis, professeur d’économie à l’Ecole Polytechnique et à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

    2- Marie-Paule Virard était rédactrice en chef du magazine Enjeux-Les Echos.

    Ces deux économistes viennent de publier un livre passionnant : « Globalisation, le pire est à venir », éditions La Découverte. Son sous-titre : « Inégalités croissantes, gaspillage des ressources, spéculation financière, course absurde aux profits et implosion de l’Europe ».

    « Implosion de l’Europe. »

    « La fin de l’Union Européenne. »

    Au moins, c’est clair.

    Nous devons imaginer la France d’après.

    La France d’après l’Union Européenne.

  4. Domino a dit :

    Sous les réserves

    Voilà une deuxième fusée, après l’appel Politis, mais comment faire, diable quand le sol se dérobe ?
    Sous des formes différentes, des explications diverses, il s’agit d’imposer une stratégie et de la rendre incontournable. La surface unitaire varie selon le sujet, si c’est l’Europe nous revoilà avec Fabius, si ce sont les luttes nous voici plus court mais avec les syndicats, mais de toute façon il faut justifier une usine à gaz unitaire autrement à quoi bon être une « personnalité » politique, Clémentine recule sur le PS, Cours-Salies et compères collectifs remettent un petite couche à gauche, c’est de la tactique et les variables s’y ajustent, pourtant après l’appel de Politis et la série de démonstrations publiques auxquelles nous allions assister, évidemment…
    Une seule ombre le NPA, car PRS ou le PCF sont pudiquement absents, je n’ai pas vu la signature de Mélenchon, j’ai entendu MGB et cela sent très fort la candidature de rassemblement (PCF et quelques badeaux) pour les européennes, bien sûr qu’avec des stratégies réformistes, bien qu’opposées au « libéralisme », ce sont les calculettes qui vont l’emporter, et franchement il n’y a pas besoin d’instrument, le calcul est vite fait.
    Je regrette bien sûr que des listes unitaires, larges, « antilibérales » auront bien du mal à voir le jour, cette élection qui bat toujours les records d’abstention, car il s’agit d’envoyer d’élire des « strasbourgeois », et ce n’est pas à la portée de beaucoup de citoyen, j’aimerai bien savoir quel citoyen connaît son député européen ?
    Maintenant, évidemment, le microcosme de la gauche de la gauche a de quoi là s’agiter, enfin les personnalités de la gauche de la gauche, ce qui est apparemment indispensable à leur santé.

    La rentrée sera sociale, car Sarko fait fort, la fin de l’année congressiste, dure quand même pour la santé de nos arpenteurs unitaires, je compatis.

    A septembre pour se battre et réfléchissez fort cet été sur une nouvelle formule de « une alternative de transformation sociale de x2 -2ax + 3c – Gayssot mètres carrés » (dite équation de Linke) à géométrie variable et mécanique ondulatoire et bien sûr sans dieu ni maître, juste quelques prélats, en terrasse, bien sûr…

    JACQUES Dominique, Uzès

  5. René de VOS a dit :

    Il ne reste pas grand’chose du texte après cette critique et c’est tant mieux : il faut le remettre sur la table !
    Le concept « d’autogouvernement » est bien trop difficile à se représenter pour être utilisé : ne pourrait pas aller chercher quelque chose qui dirait « le droit d’initiative de tous pour tous » ?
    Les mots anticapitalisme, communisme et socialisme ont été pourris par le XXème siècle. On ne peut plus les utiliser. En revanche, les mots « solidarité » et « solidaire » n’ont pas été pollués. Depuis 1998, c’est autour de cette question fondamentale que nous nous retrouvons. Ne pourrait-on pas former un néologisme du type « solidaritarisme » parce qu’il s’agit bien de cela : faire que les gens qui forment le monde soient solidaires dans leur diversité.
    Maintenant, pourquoi ne pas reprendre les termes de l’appel de Bamako : il y est quand même question d’une cinquième internationale et c’est là, à mon sens, que se trouve la clef. Samir Amin appelle à une cinquième Association Internationale des Travailleurs et on devrait s’appuyer sur les textes existants en les retravaillant plutôt qu’en en réinventant jusqu’à épuisement.

  6. Raoul Marc Jennar a dit :

    Cher René,
    Content de t’accueillir sur ce blogue. « Autogouvernement », c’est beaucoup plus qu’un droit d’initiative. Et plus qu’autogestion, car gouverner, c’est plus que gérer. C’est vraiment la prise en main par chacun de son propre destin.
    Mais d’accord avec toi, il faut expliciter. Comme toujours !
    Assez d’accord avec toi pour cette 5e internationale issue de l’appel de Bamako et explicitée par Samir Amin. Une internationale qui vient du Sud.

  7. GUILLOT a dit :

    René De VOS estime que les mots de communisme, socialisme et anticapitalisme ont été pourris au XX° siècle (sauf le capitalisme ? le christianisme ? Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi l’anticapitalisme le serait ausi). Sa proposition de bâtir un néologisme à partir des mots solidarité ou solidaire est pertinent. Mais ils avaient déjà été récupérés : en 1974, j’étais à la ligue à toulouse et nous faisions la chasse à un groupe dénommé…mouvement solidariste français (MSF,petit groupe national de fachos) qui s’attaquait physiquement à des lycéens d’extrême gauche…. Pour le NPA, la recherche d’un nouveau nom au « générique » est prévu. L’appel à la construction d’une V° internationale ne date pas de Bamako, loin de là . Et rappelons que comme dans les évangiles, il y a plusieurs demeures dans la maison altermondialiste et elle est aussi diverse et hétérogène que la gauche du non au référendum . Nous avons sous les yeux l’exemple italien de Refondation communiste qui a rejoint le gouvernement Prodi en 2006 et a voté à 5 reprises le refinancement des missions militaires italiennes à l’étranger, a permis la construction de la base militaire de Vicenza pour les américains, a voté la réforme des retraite et pour finir a approuvé le « paquet sécurité » .
    Toujours en Italie, Politis avait accordé dans ces colonnes une large place à ‘l’arc en ciel »coalition autour de Refondation, des verts,de l’aile gauce de DS, etc.. qui s’est ramassée un veste aux dernières élections et a été éliminée du parlement (3,4%). Est- ce cette perspective de front ou de coalition, qui n’arrivait pas à proposer plus qu’une collaboration avec la gauche libérale, qui ferait rêver les signataires de l’appel de Politis pour la France ?

    Albert Guillot

    Albert

  8. René de VOS a dit :

    Bien compris pour « autogouvernement » : pas facile d’inventer des néologismes efficaces.
    S’il est question d’une Internationale, cela veut bien dire que ce qui se discute dans chaque Parlement est forcément marqué par la dimension internationale. Tout doit converger vers une régulation internationale solidaire et démocratique : en clair, les électeurs de partout mandatent leurs représentants pour participer et aider à la restauration politique de la RDC ou du Vanuatu par exemple. Sont prêts à faire ça, nos copains ?
    Bien content d’être là ; suis régulièrement sur le blogue, mais je ne parle pas souvent, c’est tout.
    Bien à toi

  9. Copas a dit :

    Sur le point 2 du texte il trace effectivement deux des plus gros problèmes que nous ayons : l’appréciation de la solidité du capitalisme,l’analyse de sa souplesse, le sentiment de légitimité de celui-ci pour une partie des populations et la question des régimes politiques et sociaux qui se sont parés de l’appellation de communisme.

    Les deux aspects renvoient au modèle de société , l’analyse concrète des systèmes en présence. Les discours sur la fatalité de l’écroulement du capitalisme par le propre poids de ses crises (pêchés?) continue de ramper dans beaucoup de consciences des opposants à celui-ci. Il n’en est rien? le capitalisme a de puissants moyens de renouvèlement, de grandes capacités à se sortir de mauvais pas et de nettoyer ses empreintes et ses pas après ses crimes.

    Ce qui s’est donné nom de communisme est le véritable problème que nous ayons en matière de société opposable au capitalisme. Et il y a là dedans autant le mot (la couleur des mots) comme repoussoir maintenant, que ce qui importe : une analyse sérieuse des mécanismes qui conduisent à des sociétés si inhumaines qu’une grande partie de la population en préfère le capitalisme ou une société moins dirigiste.

    Nous ne sommes toujours pas quittes de cette question qui n’est absolument pas limitable à une critique du stalinisme comme système marqué par le petit moustachu, mais bien un processus qui s’est reproduit dans toutes les révolutions où le capitalisme, l’aristocratie, etc , a sauté sous une révolution marquée par des forces désirant construire une société socialiste.

    Je ne crois pas trop à l’explication idéologiste de ces mécanismes vers des sociétés inhumaines , de ceux qui vont chercher dans les méandres de marx ou de lénine l’explication de ceux-ci. Ou du moins ces explications me semblent très insuffisantes.

    Par contre je crois qu’il y a à fouiller dans les mécanisme concrets qui font qu’une caste s’autonomise (ou d’emblée autonome vis à vis du peuple comme « avant-garde » se saisissant du pouvoir) vis à vis du peuple et surtout des travailleurs (lieux de production de richesses et de pouvoir).

    Même dans des pays sous le règne du capitalisme existe ces fonctionnements de castes, de bureaucraties : Dans les grandes organisations résistant au capitalisme (j’ai entendu le chiffre de 30 000 permanents par exemple pour les syndicats français, ce qui, si c’est vrai, pose un véritable problème), comme dans les grandes entreprises capitalistes où on ne peut traiter par le flou l’administration des « choses », leur planification bureaucratique des productions à l’échelle mondiale . Ce qui tient « en laisse » la bureaucratie des entreprises ce sont les actionnaires et la concurrence (les actionnaires peuvent les virer et en les intégrant à elles éviter leurs désirs d’autonomisation / la concurrence casse les dérives de ces bureaucraties d’entreprise).
    Pour ce que sont les bureaucraties dans les organisations de résistance au capitalisme il existe toute une série de mécanismes qui les « tient », des moyens en provenance des entreprises, de l’état, etc, comme d’un autre côté leur minimas de capacités à gagner ou défendre des positions pour les travailleurs ou les déshérités (leur crise actuelle est la conséquence directe d’une offensive du capitalisme décidée dans les pays « riches » de reprendre ce qui a été concédé pendant des dizaines d’années).

    Reste la dernière des bureaucraties, celle d’état, construite pour la défense essentielle d’une classe .

    Mais en revenant sur les deux premières bureaucraties ou castes, éradiquer le capitalisme c’est les faire prospérer sans limites si aucun mécanisme n’est construit pour contrôler et endiguer leurs velléités.
    L’anti-capitalisme et un processus qui chasse le capitalisme sont donc totalement insuffisants pour aboutir à une société avec plus de libertés individuelles et collectives, plus de pouvoir démocratique et de pouvoirs sur sa propre vie.

    Rien ne se fera naturellement , par la simple euphorie des choses puisque systématiquement c’est l’inverse qui se produit, toujours, tout autour de la planète, la fusion des castes, la fusion des bureaucraties, leur cristallisation en une nomenclatura arrogante reprenant les travers les plus débiles, exploiteurs et oppresseurs du capitalisme.

    Et ça je ne pense pas que ça se trouve dans les méandres des écrits de marx et de lénine, ou d’autres , mais dans des forces objectives puissantes qu’on laisse sans contrôle et mécanismes concrets évitant la mise hors contrôle d’une bureaucratie.

    Les aspects institutionnels des libertés individuelles et collectives peuvent jouer dans les contre-poids à ces risques. Egalement il faut certainement réfléchir sur des contre-pouvoirs aux systèmes de pouvoirs (pas des contre-pouvoirs en papier), une partie des pouvoirs doit être séparée encore plus sérieusement que dans le système capitaliste ou pire encore les sociétés nomenclaturistes.

    L’auto-gouvernement est une formule heureuse, plus hardie que l’auto-gestion, mais là comme dans d’autres questions ce sont biens les contenus concrets qui nous donneront autre chose.

    Le principe d’auto-organisation démocratique me semble un minima de nos conceptions des choses mais il faudra bien construire + et mieux, dans le processus de subversion du système comme dans l’autre société souhaitée et avenir.

  10. lolorebel a dit :

    Cher Raoul,une hypothése,une campagne de BOYCOTT massive des elections européennes ?
    Vu que les scores sont deja calamiteux niveau participation,n’aurai-ce pas plus d’impact qu’une liste de temoignage ,non ?
    amitiés
    laurent

  11. Raoul Marc Jennar a dit :

    A la question « comment exprimer efficacement notre rejet de l’Europe telle qu’elle se fait ? », le boycott pourrait être une réponse. Mais on peut décréter un boycott « massif », on n’a aucune garantie qu’il soit massif. En outre, s’agissant du boycott de l’élection au Parlement européen, il faut savoir que la conséquence sera une assemblée plus à droite que jamais. Déligitimisée, sans doute, mais dans la mesure où ceux qui font cette Europe-là se moquent de la question de la légitimité, on n’aura pas avancé beaucoup. Je ne crois pas que les deux termes de l’alternative soient le boycott ou une liste de témoignage. Je viens de m’expliquer sur le boycott ; j’ajouterai que je considère une liste de témoignage comme parfaitement inutile et, au contraire, nuisible dans la mesure où elle contribue à affaiblir la contestation de l’Europe telle qu’elle se fait. Il faut une liste de rassemblement exprimant la cohérence d’un projet et des personnes qui le portent. Il faut que cette liste traduise un lien étroit avec les mouvements, syndicats, associations, ONG qui partagent la même analyse critique de l’UE et le même rejet de la social-démocratie complice. Il faut que cette liste s’inscrive dans un mouvement européen de contestation de cette Europe-là. Pour construire cette Europe qui détruit peu à peu les avancées démocratiques et sociales arrachées depuis 1789, un patronat européen s’est créé. Pour construire une Europe des peuples, il faut que se constitue un peuple européen. Il faut réussir le rêve de Jaurès. Unir les peuples contre un patronat qui hier choisissait la guerre, aujourd’hui choisit l’Union européenne pour faire triompher ses intérêts. Seule une révolte européenne peut arrêter ce rouleau compresseur qui broie tout. Que le peuple de France lève le flambeau et porte la lumière comme il l’a fait en 1789, comme il l’a fait en 2005, ne suffit pas. Il faut qu’il répande cette révolte dans toute l’Europe. Et cette fois, par des méthodes qui ne sont pas napoléoniennes. Ce qui signifie que pour changer l’Europe, les Français doivent davantage s’impliquer dans les affaires européennes. Pas les boycotter.

  12. Domino a dit :

    100 % à gauche et d’accord avec le 11

    J’ajouterai, que s’il est possible que dans plusieurs pays européens, des listes sœurs, comme définies par RMJ, peuvent voir le jour, cela crée automatiquement un dépassement salutaire, multiplie et conjugue la figure hexagonale, et peut créer sinon une dynamique triomphante, de l’enthousiasme et un résultat significatif.

    Vamos

    Domino (NPA Uzège Pont-du-Gard)

  13. Gaétan a dit :

    Bonjour, je réagirai d’abords sur l’appel. Comme tous les appels, il est incomplet. Qu’un appel émane des collectifs unitaires, de Politis, du NPA, de la LCR ou de je ne sais quel autre collectif, il est par nature incomplet car ce n’est ni un programme ni un texte d’orientation, c’est seulement un appel. Cet appel est positif mais, comme le dit RMJ, certains points prêtent au débat. Alors débattons ce texte. Débattons tout court.
    Quand à la ligne à adopter pour les européennes, je suis d’accord avec RMJ. Il nous faut une liste combattive, porteuse d’une réelle contestation de l’UE actuelle, porteuse d’un projet alternatif. Il faut que les citoyens, et les militants, se replongent das le débat européen. Je suis triste de voir par exemple que j’ai été le seul à réagir à son texte sur ce blog sur l’OMC. Les questions internationales, au delà de la crise écologique et de l’Amérique Latine (les sujets à la mode sommes toutes), ne passionnent plus ? Se réinvestir dans le débat européen, c’est se réinvestir dans le débat sur l’OMC, sur le débat sur le capitalisme, sur le débat sur le totalitarisme et ses formes modernes…
    Il faut une liste combative et un projet offensif, rechercher une unité au sein des forces anticapitalistes sans refaire les erreurs de 2006-2007, rompre tout rapprochement avec la social-démocratie (ce qui signifie pour le PC de faire un choix!), replacer le débat européen au coeur des préoccupations citoyennes en liant cela avec les politiques mondiales et nationales… en définitive, il faut replacer la politique au centre de la politique politicienne qui pollue les débats!

  14. CAMPREDON Monique a dit :

    Bonjour à tous (au masculin car j’ai l’impression qu’il n’y a que des hommes dans ce blog),
    Le « communisme » est responsable de terribles horreurs mais il me semble que le capitalisme a été capable d’engendrer l’horreur nazie qui n’a rien à lui envier. Il me semble même que ce totalitatisme liberticide est plus qu’en marche triomphante aujourd’hui dans notre système capitaliste. Tout cela pour dire que, oui, il faut absolument dénoncer le totalitarisme dont peut être porteur le communisme sans oublier celui dont peut être porteur le capitalisme. Cela dit, je trouve ton analyse sur l’acceptation du capitalisme par les peuples opprimés très intéressante Raoul.
    Monique

  15. Didier a dit :

    Bonjour @ toi Monique,
    Il y a effectivement une majorité d’hommes intervenants sur ce blogue (même si avec les pseudos il est difficile de l’affirmer), mais il n’y a pas QUE des hommes et Il ne tient qu’aux femmes de s’exprimer.
    Le totalitarisme engendre des horreurs, et la généralisation des erreurs 😉

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