31 Mar 2009

Le exploite les humains et la planète. Pour le profit exclusif d’un tout petit nombre. L’aménager ne met fin ni à la violence faite aux femmes et aux hommes qui ne vivent que de leur travail, ni à la violence faite à la nature et aux autres espèces vivantes. Prétendre réguler le et inventer un soi-disant «  vert » n’apporte aucune amélioration durable à un système fondamentalement prédateur. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

D’âpres luttes politiques et sociales avaient imposé des limites aux méfaits du capitalisme. Elles sont démantelées les unes après les autres. Dans un seul but : éliminer les obstacles qui empêchent que tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain et ce que l’humain produit soit à vendre ou à acheter dans le cadre d’une concurrence « libre et non faussée ». La finalité de l’humanité est réduite à celle d’un marché unique soumis à la seule règle du profit. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je n’accepte pas la mise en concurrence des humains entre eux, le démantèlement du droit du travail, la disparition des services publics, les licenciements, la précarité de l’emploi, des conditions de travail, la soumission du politique à l’économique et au financier. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je refuse que les logiques du profit et du productivisme affectent notre santé, détruisent nos cadres de vie, bouleversent les équilibres écologiques, fassent disparaître la biodiversité, épuisent les ressources naturelles et menacent gravement la survie de la planète. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

La crise du capitalisme aujourd’hui signe l’échec des aménagements successifs apportés au capitalisme depuis 1929. L’Union européenne partage largement la responsabilité de cette crise. Les politiques de Sarkozy et de Fillon sont des politiques européennes. Décidées par l’ensemble des gouvernements européens. Je défends le plan d’urgence proposé par le pour une Europe démocratique, sociale, écologique et pacifique. C’est un plan de rupture avec le capitalisme. C’est un plan pour une Europe des peuples et pas une Europe des actionnaires.

Si, comme moi, vous partagez ces raisons de vouloir sortir du capitalisme,

Si, comme moi, vous pensez que cela exige de se rassembler sur une alternative réelle au contenu précis, qui aborde avec une égale intensité les questions sociales et les questions écologiques, qui réclame de se réunir durablement pour combattre le capitalisme, ceux qui le servent et ceux qui s’en accommodent,

Si, comme moi, vous êtes convaincu(es) qu’on ne peut se satisfaire de compromissions avec ceux qui n’ont pour but que d’occuper le pouvoir,

Si, comme moi, vous pensez que l’engagement politique ne peut dériver en carrière professionnelle,

je vous demande de soutenir ma candidature aux élections européennes en tête de la liste du NPA dans la circonscription du sud-est (//).

Je sais que je peux compter sur l’engagement des militants et des sympathisants du NPA. Mais cela ne peut suffire si on veut utiliser ma candidature pour créer une dynamique qui permette au message que je porte de briser l’indifférence encouragée par les médias et de percer. Pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen, j’ai rencontré des femmes et des hommes désireux de s’impliquer dans le champ politique, mais réservé(e)s sur l’adhésion à un parti. J’ai aussi besoin d’elles et d’eux. Tout en respectant, bien entendu, leur souhait de demeurer indépendant(e)s.

Une candidature de combat n’est pas une démarche personnelle. C’est un engagement collectif.  J’ai besoin de vous.

Si vous habitez en Corse, en PACA ou en Rhône-Alpes et si vous souhaitez soutenir ma candidature et les idées que je porte, si vous voulez les faire connaître, écrivez-moi un petit mot à l’adresse raoul.jennar@wanadoo.fr et rediffusez largement ce message. Il va de soi, si vous en exprimez le souhait, que je veillerai à ce que votre soutien ne soit connu que de moi.

Merci déjà.

Raoul M. JENNAR

0643 97 15 73

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33 Réponses pour “Appel aux anticapitalistes”

  1. Unitaire22 a dit :

    Rien à dire sur le fond du texte …
    Mais quel aveu d’isolement de la stratégie  » unitaire  » du NPA !
    On est loin , très très loin de la dynamique de la campagne citoyenne du NON au TCE ( qui doit rappeler quelques souvenirs à R. Marc Jennar ….)
    et en face le tête à tête pitoyable du PCF et du PG qui ne décolle pas d’un  » Front de Gauche  » peau de chagrin
    et en choeur le NPA et le Front de Gauche qui nous prennent à témoin pour nous dire  » c’est pas moi , c’est l’autre qui veut pas l’unité  »
    Quel décrochage politicien avec la réalité sociale qui devrait imposer aux partis qui prétendent parler pour nous un minimum de responsabilité..!
    Mais non , on construit sa boutique pour 2012 , c’est ça qui est important !
    Dramatique et irresponsable…..

  2. Michel GROS a dit :

     » Si comme moi … si comme moi … si comme moi … », « …si vous souhaitez soutenir ma candidature et les idées que JE porte, … »
    Tiens, tiens, ce ne sont pas donc pas seulement les idées des réfléxions collectives des comités du NPA !!!

  3. Michel GROS a dit :

    Cher Monsieur Raoul-Marc Jennar,

    Membre depuis le premier jour du comité NPA 06-Ouest, je ne reconnais pas la légitimité de ton mandat comme tête de liste pour les élections européennes, pas plus que je reconnais celle des deux suivants sur cette même liste. Cette décision prise par les instances nationales est une caricature de comportement « néo-stalinien » qui bafoue, sans excuses possibles, les espoirs déposés auprès de chaque militant engagé pour la construction d’un parti anticapitaliste et révolutionnaire.
    Je ne suis pas outre mesure étonné que cette décision ait été rendue possible, tant le mélange, des « sensibilités » qui constituent les comités, fabrique une cohérence collective faible. Les pratiques politiques de nombreux membres de ces comités furent des pratiques échouantes. Elles ne trouveront pas les conditions de leur dépassement par la simple magie de la nouveauté qui vient faire le titre aléatoire de ce parti. Le parti de militants que nous souhaitions à l’origine ne peut pas s’épargner, pour l’excellence de chacun et de tous, la critique des pratiques antérieures pour ce qu’elles contenaient de politique politicienne, d’erreurs d’appréciation et de manquements sur l’auto-détermination. Seule cette exigence critique est propre à construire une cohérence programmatique débarrassée des formes de suivisme où entraine le laisser-aller de « la conscience malheureuse ».
    On ne s’engage pas dans un parti à prétention révolutionnaire, comme dans une quelconque association, pour occuper son temps. Le « militantisme » révolutionnaire n’est pas une pratique à la carte, comme on dit : « selon les moyens de chacun ». Elle est un dépassement de la condition aliénée où chacun apprécie maladroitement les moyens qui aujourd’hui sont les siens. Hors, il semble que ce chemin ne soit pas pris, et permette ainsi à une illusoire nomenklatura « révolutionnaire » de prendre des décisions sans mandat.
    Je me vois donc contraint de quitter ce parti sur le champ.

    Cordialement.
    Michel Gros

  4. GUILLOT a dit :

    « Si, comme moi, vous êtes convaincu(es) qu’on ne peut se satisfaire de compromissions avec ceux qui n’ont pour but que d’occuper le pouvoir, »

    « Si, comme moi, vous pensez que l’engagement politique ne peut dériver en carrière professionnelle, »

    « Une candidature de combat n’est pas une démarche personnelle. C’est un engagement collectif. J’ai besoin de vous. »

    Raoul Marc Jenna a écrit un texte qui ressemble à une profession de foi d’un candidat, ce qui est exigé par la loi .
    Et J’ai beaucoup de mal à trouver une confirmation des remarques acerbes de Michel GROS dans cette profession de foi.(« Tiens, tiens, ce ne sont pas donc pas seulement les idées des réfléxions collectives des comités du NPA !!! « )

    Comme c’est au pieds du mur que l’on voit le maçon, c’est au moment d’une crise révolutionnaire que l’on verra comment se comportent les prétendus révolutionnaires.

    Michel, qui es tu pour juger aussi sévèrement un collectif de militants ?

    Guillot

    Répondre – Citer

  5. Michel GROS a dit :

    Un militant qui ne se satisfait pas de la loi quand elle couvre les compromissions, les renoncements. Surtout si ces compromissions et ces renoncements émanent d’un mouvement qui se prétend révolutionnaire. Le nombre cher ami ne fait pas toujours une force acceptable. Un collectif sans unité et cohérence de la pratique, sans réappropriation par chacun de cette unité et de cette cohérence ne représente strictement rien.
    Je voudrais te faire remarquer qu’une crise n’est jamais une révolution. Il n’y a de révolution que parce qu’il y a des révolutionnaires.
    Es-tu révolutionnaire ?

  6. Didier a dit :

    Cher Raoul,
    Je tiens à te féliciter d’avoir signé en tant que candidat aux elections européennes le pacte du logiciel libre lancé par le site candidats.fr.
    En ces temps troublés d’Hadopi et autres Edvige, c’est pour moi un acte fort de ta part, d’autant plus fort que vous êtes peu nombreux parmi les candidats déclarés à l’avoir à ce jour signés.

    Amic@lement, Didier.

  7. GUILLOT a dit :

    Michel, on ne né pas révolutionaire, on le devient si la transformation de soi même coïncide avec la modification des circonstances, en paraphrasant K Marx. Et une crise révolutionnaire n’aboutit pas forcément à une révolution, comme le montre l’échec de la révolution en Allemagne en 1923. Les révolutionnaires ne sont pas infaillibles. Mais « sans théorie révolutionnaire, pas de pratique révolutionnaire » non plus (K Marx).
    Le jeune collectif militants que constitue aujourd’hui le NPA, son devenir ne se lit pas chez une cartomancienne. Il fait et fera des erreurs, car il n’est pas infaillible, mais j’espère qu’elles ne seront pas irrémédiables, comme celles de nos camarades allemands en 1923. Et les errreurs des révolutionnaires de la Commune de Paris, notamment miltaires pmais aussi financière (laBanque de france , il ne l’ont pas « communalisé ») qu’en penses tu ?
    Guillot

  8. GARY a dit :

    cher RMJ

    Etant, comme michel, miltant de la première heure, et fondateur du comité NPA de ma ville, je m’interroge sur le mode de désignation des candidats.
    Un point particulier sur « ta » liste : la présence en 3e position d’un militant nationaliste corse, alain mosconi.
    La première version des principes fondateurs du NPA évoquait le « colonialisme français » en corse, idée bien vite retirée devant le tollé général ( unanime dans mon comité ).
    Je ne me satisfait pas d’un habillage nationaliste, diviseur, de problèmes économiques réel.
    La notion de « peuple » me fait vomir, comme celles de races ou de communautés.
    Je souhaite un NPA réellement internationaliste.
    Comme l’avait écrit Aimé Césaire, le colonialisme n’est qu’une conséquence du capitalisme.
    Attaquons nous aux vrais problèmes, dans l’union.

  9. Chico a dit :

    @Michel GROS

    Sur Mosconi : mon comité (et tous les comités de ma fédé) a été interrogé au sujet de sa présence sur la liste, nous en avons débattu en réunion bien avant que la décision soit finalisée.

    Par ailleurs je pense qu’il faut trouver un équilibre entre un parti où on délègue tout à une direction et un parti où le collectif est bouffé par la juxtaposition des individualismes. Et c’est plutôt ce second aspect qui menace le NPA, à mon avis. Par exemple…

    J’ai été scié, au moment de la préparation du congrès, par la somme ridiculement faramineuse des amendements, amendements la plupart du temps ne touchant pas à l’essentiel, à des options politiques, mais à des tournures de phrases, à l’écume des choses. Comme si chacun voulait avoir son quart d’heure de célébrité, comme dirait Warhol. Et bien moi, militant de base, je veux bien déléguer une partie des décisions à une direction, tant que je sais que je peux la contrôler (et tant que ses décisions ne m’apparaissent pas mauvaises voire scandaleuses).

    Pour revenir aux têtes de liste : dans mon comité, nous aurions préféré avoir Myriam Combet comme tête de liste. On nous a balancé Raoul-Marc Jennar. Aucun d’entre nous n’a pris ça comme un coup de force ou un déni de démocratie. Nous avons suffisamment confiance dans notre direction nationale pour comprendre qu’il s’agissait de respecter des équilibres politiques au sein du NPA. Nous avons suffisamment d’humilité et de lucidité pour comprendre que nous n’avons pas forcément tous les éléments en main pour juger. Et cette position est totalement compatible avec un regard qui peut être extrêmement critique vis à vis des décisions susceptibles d’être prise par une direction : on fera péter à la première tentative de nous emmener où nous ne voulons pas aller. Mais en attendant, il est inutile d’anticiper des problèmes qui n’en sont pas (et de claquer la porte à la première contrariété). L’enjeu est bien au-delà de ça…

    Chico

  10. Ian a dit :

    Je suis un peu surpris par l’intervention de Michel Gros : si l’on se dit révolutionnaire, on ne rompt pas sur une question purement électoraliste.
    La désignation des têtes de liste est une question à la fois secondaire (puisque nous ne sommes justement pas électoralistes) et symboliquement importante (nos têtes de liste doivent être à l’image de la diversité du parti).

    Je me serais opposé à toute solution qui aurait consisté à faire voter les comités de base pour la candidature de leur propre « grande région », ce qui aurait 1/ inévitablement donné un déséquilibre national sur le profil des têtes de liste 2/ dépolitisé totalement les discussions en les déplaçant sur des questions de personnes et pas des questions de fond.
    Je ne suis pas au NPA pour faire des choix Royal ou Aubry mais pour faire des choix stratégiques et politiques de fond.

    Au final, je pense que le choix des têtes de liste est très bon, et que Raoul fera une très bonne tête de liste.
    Et nous ferons une campagne anticapitaliste radicale et sans concession, donnant une réponse à la hauteur de la crise actuelle.

    Bon courage à Raoul!

  11. Michel GROS a dit :

    @ Chico
    Si c’était la première contrariété, je ne disconviendrais pas de ta remarque. Mais soit on est pour la démocratie directe, soit on se perd dans les marigots de la politique politicienne, fut-elle portée, la main sur le coeur, par de belles intentions. Alors quand on lache à la première disconvenue on ne fait rien péter plus tard.

    @ Ian
    RMJ n’est pas mon problème. Mon problème aura été de méthode sur les questions démocratiques. Je me fiche d’ailleurs de l’Europe comme de ma première chemise.Je suis mondialiste comme … le capitalisme. ;-))

  12. catherine a dit :

    Bonsoir Raoul Marc Jennar,

    J’ai lu plusieurs de vos livres, ils m’ont permis de me faire une idée plus précise des institutions européennes et de leurs caractères profondément antidémocratiques, aussi je suis très étonnée d’apprendre votre ralliement au NPA qui ne m’inspire pas du tout et que je trouve très suspect.

    L’Europe est CONSTRUITE de telle façon qu’elle ne peut produire qu’une action efficace pour elle-même,c’est de la cybernétique, son action est efficace pour elle-même , c’est à dire pour ceux qui sont à l’origine de sa structuration en tant que pouvoir dominant et oppresseur des petits, lutter contre le TCE et L’UE , c’est exactement le même combat, comment pourrait-on être contre le TCE et vouloir intégrer une structure antidémocratique par nature et par structure?

    Voilà ce qui me pose question, ce serait gentil à vous d’éclairer ma lanterne.Merci

  13. Raoul Marc Jennar a dit :

    Bonjour,
    En présence d’une machine nocive comme l’Union européenne, il faut la gripper. Et j’espère être, après le 7 juin, un de ces grains de sable.
    Jusqu’ici le silence régnait au Parlement européen sur la présence des lobbies dans ses murs, sur les connivences, depuis 1979, entre socialistes et partis de droite, sur tout ce que j’ai dénoncé dans mes livres.
    J’espère être un de ceux qui clameront haut et fort qu’ils en ont assez de cette Europe-là et qui le feront au coeur du système.
    « Il faut faire de la démocratie un outil révolutionnaire », disait Jaurès. Si je suis élu, je veux faire de mon mandat un instrument du refus radical d’une Europe des banquiers et des actionnaires ; je veux exprimer dans l’enceinte parlementaire même la souffrance des victimes du capitalisme et les menaces que ce même capitalisme fait peser sur la biodiversité et la survie de la planète. Je veux dénoncer l’hypocrisie des sociaux-démocrates qui tiennent un langage au peuple et adoptent l’attitude inverse chaque fois qu’ils sont appelés à voter.
    Le mandat est un outil dont j’ai bien l’intention de me servir, si les électrices et les électeurs m’en donnent la possibilité, pour briser le ronronnement du Parlement et y faire entendre la voix des peuples qui souffrent au Nord comme au Sud à cause des politiques qui y sont décidées.
    Je veux aussi pouvoir exposer les propositions que nous portons et démentir ainsi le discours dominant selon lequel il n’y aurait pas d’alternative.
    C’est pourquoi je considère que ma candidature est en parfaite cohérence avec mes livres. Elle en est le prolongement.

  14. Ian a dit :

    @Michel Gros : personnellement je suis contre la « démocratie directe » car je pense que sous couvert de pseudo-démocratie, elle noie la vraie démocratie.

    En tant que militant de base, je souhaite intervenir sur les choix politiques et stratégiques de fond. Et avoir le temps d’y réfléchir, d’en débattre et de décider en connaissance de cause.

    Je ne suis pas militant professionnel et ne souhaite absolument pas passer ma vie à décider de toutes les questions secondaires diverses et variées, qui me détourneraient des vraies questions.

    Je suis pour avoir des directions SOUS MANDAT, révocables, avec un principe de rotation. C’est ce qui est a été voté dans nos statuts et je m’en félicite. Même si l’on peut encore aller plus loin. Ce n’est certes pas parfait pour le moment, mais ça se construit.

    C’est sûr que si tu es contre nos textes fondateurs, je comprends que ça te pose problème, mais ça n’a absolument rien à voir avec Raoul!

  15. catherine a dit :

    Merci à vous Raoul Marc Jennar , j’entends bien votre argumentation et la respecte sachez-le ,n’empêche, je reste dubitative quant au NPA, mais à l’époque où nous sommes, ravageuse, peut-être vaut-il mieux un ralliement imparfait , que rien du tout ????

    Pour ma part, voilà, ce que je pense du NPA, un avis qui n’engage que moi bien sûr, et demande peut-être à être rectifié, disons que j’exprime des doutes, NPA, soi-disant parti anti-capitaliste, je crains fort pour ma part qu’il ne serve le capitalisme justement par bêtise, aveuglement ou par autre chose dont je n’ose figer l’idée en y collant un mot , je ne sais pas bien , en tout cas, ce fameux parti dont Besancenot est la figure de proue m’interroge rudement.

    En effet, pour un soi-disant parti contestataire , on le voit bien dans nos mé(r) dias(excusez-moi, mais ce sont pour la plupart de vrais torchons d’où le » r  » qui vient apporter un peu plus de justesse au mot) bref la coqueluche du monde médiatico-j’sais pas quoi, étrange, non? en voyez-vous beaucoup des opposants s’exprimer dans d’aussi larges tribunes, mais il est vrai que je ne regarde plus la télé, aussi peut-être ai-je une vision tronquée, n’empêche, je doute, le p’tit facteur, est-il instrumentalisé?

    Cette image qui voudrait que les exclus et tous les mécontents , par réaction, s’agglomèrent autour de sa représentation de prolo de base, je ne crains que ce ne soit qu’une image, comme si ce nouveau parti avait une fonction bien précise dans notre « beau » système, dont il ne se rend peut-être pas compte le p’tit facteur, est-il naïf ? ou complice? , je ne mets pas tout le monde dans le même panier, enfin, au bout du compte, c’est très trouble et ça amène à se poser la question qui tue, ça sert qui finalement tout ça? Qui en tire profit?

    Un peu comme un exutoire ce NPA , il offre une tribune aux mécontents et un espoir de changer le système( sans lequel peut-être ceux-ci passeraient à l’action directe contre le régime) et ainsi sans le vouloir vraiment( peut-être, je ne sais pas bien) il exerce une fonction latente utile au maintien du système (fonction d’intégration des opposants) dont certains vieux livres de science politique parlent encore… Allez savoir!

  16. GUILLOT a dit :

    Catherine, que le facteur soit devenu la coqueluche des médias, cela peut s’ s’expliquer aussi par la course à l’audimat. Ainsi en 2005 Arlette Chabot s’était aperçu qu’en l’ invitant dans une des ses émissions tardives, c’était un million de téléspectateurs assuré.

    Cela dit, lersque le porte parole de l’UMP déclare que le NPA est la victrine légale des black Block où lorsqu’en 2008, les journalistes interrogeaient systematiquement le facteur, chaque fois qu’il était invité, sur ses liens avec Jean Marc Rouillan, vous ne pouvez pas croire que c’est pour lui augmenter sa popularité.
    Dans mon département, une usine subit en ce moment sa 2° vague de licenciemente et on trouve des délégués syndicaux -débarqués par leur base depyuis- pour affirmer dans la presse que le NPA attise la colère des salariés en distribuant des tracts défendant le refus des licenciements et politise le conflit

    Guillot

  17. Raoul Marc Jennar a dit :

    @catherine

    Nous sommes aujourd’hui onze mille au NPA. Onze mille personnes qui ont fait le choix de construire un parti anticapitaliste et antiproductiviste, grâce à la décision de la LCR de se dissoudre, en dépit de l’audience grandissante d’un de ses porte-parole qui ne parle pas la langue de bois, qui parle comme tout le monde, qui n’est pas un professionnel de la politique et qui se confronte au quotidien à la réalité de la souffrance des gens.

    Mais à vous lire, nous serions onze mille à être aveugles et bêtes.

    Pourquoi croyez-vous, si nous sommes aussi utiles au système que vous le dites, sommes-nous l’objet d’attaques incessantes dans les médias, pourquoi a-t-on lancé contre nous l’appel de Politis et puis le Parti de Gauche ? Entre ceux qui participent à la gestion du système et ceux qui refusent d’en être complices, où sont ceux qui sont utiles au système ? Qui appelle à la grève générale ? Le PCF ? Le Parti du Sénateur Mélenchon ? Le PS et ses carriéristes ?

    J’assume pleinement ce que vous qualifiez d’aveuglement et de bêtise . C’est mon aveuglement et ma bêtise d’avoir dénoncé dans mes livres et de multiples articles une Europe des banquiers et des hommes d’affaires. C’est mon aveuglement et ma bêtise d’avoir révélé l’existence de la proposition Bolkestein.

    C’est notre aveuglement collectif et notre bêtise collective, au NPA, de dénoncer les politiques de Sarkozy qui sont en même temps les politiques européennes. C’est notre aveuglement et notre bêtise de souligner à quel point la mondialisation néolibérale a été favorisée par les décisions prises par un Delors ou un Jospin et ses complices du PCF et des Verts. C’est notre aveuglement et notre bêtise de dénoncer l’Europe forteresse qui accueille avec des barbelés et des camps de rétention ceux que nos entreprises affament chez eux. C’est notre aveuglement et notre bêtise de dénoncer les multiples atteintes aux droits des femmes, dans une Europe où le droit à la contraception et à l’avortement n’existe pas partout. C’est notre aveuglement et notre bêtise de réclamer justice pour un peuple palestinien victime de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et d’appeler au boycott d’Israël et des produits israéliens. C’est notre aveuglement et notre bêtise de dénoncer les politiques d’appauvrissement des peuples du monde conduites au FMI et à l’OMC par des membres du PS français.

    Oui, j’assume totalement un tel aveuglement et une telle bêtise.

  18. catherine a dit :

    Raoul Marc Jennar,
    J’ai trop d’estime et de respect pour votre authentique travail d’information pour me permettre de juger votre comportement , qui serais-je pour vous juger, je ne me permettrais pas d’être aussi péremptoire et injuste, et cela voudrait dire aussi que je suis dans la position du sachant que je ne suis pas bien sûr, j’interrogeais juste, c’est tout, ne faites pas l’amalgame svp entre votre travail remarquable et ce qui émerge seulement de ce mouvement et dont vous ne connaissez peut-être pas tous les tenants et aboutissants, merci

  19. Michel GROS a dit :

    C’est (c’était) mon aveuglement et ma bêtise de contester les procédures anti démocratiques de désignation des têtes de listes aux élections européennes.

  20. catherine a dit :

    Certes, ça prend un peu de temps, mais ça mérite vraiment de s’y accrocher pour comprendre les soubassements de cette fabrication du consentement, un lien donc pour lire PROPAGANDA de Bernays, tout s’éclaire alors , ça nécessite un peu d’effort et un peu de temps, mais c’est un bréviaire en ces temps sombres pour comprendre le pourquoi et le comment de ce que nous subissons par ignorance, ça offre du sens et c’est le début d’un réveil possible, bonne lecture au maximum d’entre vous .

    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=21

  21. catherine a dit :

    Voilà ce que vous me disiez Raoul Marc Jennar » En présence d’une machine nocive comme l’Union européenne, il faut la gripper.  » j’entends bien, mais ça me semble quand même sujet à interrogation pour plusieurs raisons, il y a tout d’abord la dimension temporelle, si nous avions du temps devant nous, si nous n’étions pas aux aboies comme nous le sommes aujourd’hui, ça pourrait se comprendre et être recevable , or, là, ce n’est pas le cas, c’est l’humanité qui se meurt et si rien ne se passe, il restera des humanoïdes certes, mais nous aurons tout perdu de ce qui caractérise l’humanité, son goût du savoir, de la spiritualité, de l’entr’aide, de la joie, de la paix et de l’amour aussi, il y a ensuite le fait de vouloir gripper la machinerie européenne en dénonçant les lobbies qui la travaillent depuis belle lurette, tout cela ne changera pas grand chose aux règles du jeu , vous le savez bien , vous qui avez si finement observé son modus operandi, ça participe du cause toujours, mais pour ce qui est de produire quelque chose de vraiment révolutionnaire, permettez-moi d’en douter, s’il suffisait de cela, vous ne l’auriez tout simplement pas la parole, vous le savez bien, si c’est consenti, c’est que ça sert, sinon il y aurait résistance et résistance massive surtout au point où nous en sommes, ce serait un peu comme de dire , oui, c’est du poison mais j’espère instiller quelques gouttes d’antidote, le pro-blème c’est qu’à ce niveau-là, l’antidote, il ne servira pas à grand chose , les jeux sont faits, tout est empoisonné, encore une petite étincelle et tout sera contrôlé savamment, les lois liberticides sont là pour cela.
    Y participer à ce simulacre de démoncratie, ce serait comme de vouloir réformer les conditions de vie à l’intérieur de la prison, alors que c’est la prison qui doit voler en éclat, enfin, c’est une opinion bien sûr et qui ne concerne que moi.
    Certes, ce n’est pas en usant de violence physique qu’on trouvera un remède à la décadence ambiante que nous subissons de plein fouet, ( violence physique à laquelle je me refuse) mais en revanche utiliser la violence des idées et des habitudes, car la violence c’est ce qui porte atteinte n’est-ce-pas, et là en l’occurrence il convient de porter atteinte aux intérêts minoritaires qui agissent contre l’intérêt majoritaire en distillant des idées qui sont à la source d’une action efficace, et parvenir à refuser d’obéir à cet ordre peut-être, refuser d’obéir tout simplement, orienter l’opinion vers cette voie-là vous qui êtes un très bon pédagogue, ça me semblerait nettement plus porteur, vous risquez je le crains de vous épuiser là-bas pour rien, alors que c’est ici, sur le terrain de proximité que ça peut se jouer, j’ai le sentiment que ce sont nos dernières cartouches …ne m’en veuillez pas je vous en prie de vous dire tout cela, je me trompe peut-être , n’empêche, il fallait que je vous le dise, merci d’ouvrir cet espace à la confrontation d’idées.

  22. Raoul Marc Jennar a dit :

    @catherine
    Vous pensez qu’en « distillant des idées qui sont à la source d’une action efficace, et parvenir à refuser d’obéir à cet ordre peut-être, refuser d’obéir tout simplement » cela répond davantage à l’urgence que vous indiquez ? Vous pensez qu’en se contentant d’essayer de changer les comportements individuels, il sera possible de changer rapidement le système ?
    Le travail pédagogique que vous appelez de vos voeux et l’urgence que vous invoquez à juste titre n’autorisent pas d’exclure la moindre enceinte et surtout pas celles qui donnent de l’écho aux propos qu’on tient. Il faut se battre sur tous les fronts et n’en négliger aucun. Il n’y a pas de lieux à déserter, surtout pas ceux au coeur du système qu’on veut abattre. Si on invoque l’urgence, il ne faut rien négliger.

  23. catherine a dit :

    Peut-être avez-vous raison Raoul Marc Jennar , de ne négliger aucune ouverture, je ne sais pas.

    Pour ma part, y participer à ces institutions antidémocratiques, c’est une façon de les cautionner, mais chacun fait ce qui lui semble juste n’est-ce-pas, on verra a posteriori comme toujours, si on a la chance de pouvoir voir !

    bonne chance à vous quoiqu’il en soit.

    Tout le monde a aujourd’hui intérêt à se bouger mais personne ou très peu le fait, pourquoi la population se réfugie-t-elle dans un assentiment passif et mortel au final?

    Car on lui fait croire , les médias et consorts qu’il y a un fatalisme auquel elle ne saurait s’opposer et qu’elle ne saurait donc vaincre c’est lié et qu’elle n’a d’autre choix au final que de s’y soumettre comme on se soumet aux lois de la gravitation terrestre, presque une loi d’essence divine…

    Or, il n’en est rien. Tout cela participe d’une construction savamment orchestrée..

    L’homme se juge en fonction de son environnement , ce sont des choses qui sont bien comprises par les publicitaires, si l’on veut que l’homme se perçoive différemment c’est sur son milieu qu’il faut opérer ( par voie de conséquence ses pensées seront autres et son agir aussi bien évidemment) et c’est tout à fait ce qui a été réalisé , les représentations mentales ont été complètement chamboulées, mais tout doucement afin qu’il n’y ait pas de prise de conscience possible( si vous ouvrez une porte brutalement , la différence de température sera tout de suite perçue, en revanche si vous laissez un petit cran ouvert, rien ne sera perçu et les transformations de température se feront en douceur sans que vous le ressentiez vraiment) notre environnement a été modifié de fond en comble, toutes nos représentations mentales qui sont à la base de notre être au monde et notre action sur le monde ont été transformées. Pensez deux secondes à ce qu’était votre vision du monde il y a dix ou quinze ou même vingt ans , ce que nous vivons quotidiennement et qui est justifié par cette soi-disant crise, nous ne l’aurions pas même imaginé,pas même pensé , c’est d’une réelle construction dont il s’agit , ça ne tombe pas du ciel ,et c’est à la source de notre pensée et de notre agir dans ce monde, rien d’autre.

    Je ne dis pas que c’est une horde de méchants qui s’est réunie pour ourdir un plan machiavélique contre l’humain ( quoique à lire Bernays, y’aurait de cela!) je pense en revanche de façon plus certaine ,que lorsqu’on laisse faire certaines choses elles se font c’est tout, c’est le cours naturel des choses, comme l’eau qui coule si on la laisse couler, et là n’ayant rien perçu de ce que voulait cette convergence d’intérêts toujours obnubilée par davantage de profit , ne l’ayant pas perçue, ils ont fini forcément ces fameux intérêts par prendre toute la place que nous laissions vacante , et qu’à ce jeu là quand on avance pas on recule, et c’est bien d’une reculade dont il s’agit et c’est bien modéré de le dire en ces termes.

    Si nous avions perçu tout le danger de telles transformations nous n’aurions pas laissé faire, c’est sûr, mais là peu à peu ce sont tous les fondements humains qui ont été cassés un à un,la spiritualité, le savoir,le temps de « rien » qui permet la réflexion, la coopération interhumaine, la famille, en mettant dans la tête des gens des réalisations »individuelles » sur un piédestal comme un leit-motiv , c’est mortel au final, comme s’il était possible de se réaliser sans que les autres le soient, la famille affaiblie, cassée, et les enfants à leur tour affaiblis et plus sujet à influence nocive, c’est l’affaiblissement qui rend influençable, la force permet la résistance, enfants affaiblis dans des familles affaiblies et dès lors les problèmes arrivent, normal ma foi, l’étymologie du mot problème est parlant, c’est ce qui est mis devant, et ça occupe tout l’espace qui reste et ferme la perception du dehors,question de proximité humaine, on s’occupe d’abord des problèmes chez soi avant de s’occuper des problèmes du dehors même s’ils sont liés, il y aurait plein, plein de choses à dire, on pourrait en faire des livres et des livres, mais au bout du compte nous avons un humain le plus souvent très affaibli, donc influençable, appauvri dans sa relation au monde, sans le recours du savoir et du spirituel, balloté par des événements qu’il perçoit mal, secoué de plein fouet par les effets dévastateurs du milieu social qui lui porte atteinte de plus en plus sans qu’il puisse y répondre de façon adéquate et donc en générant de plus en plus de maladie , une peste qu’il mesure à l’aune de son quotidien et qu’on arrive à faire passer sans qu’il soit trop agressif en lui disant que c’est la faute à machin ou à truc, à la crise, aux hérétiques musulmans etc, etc, y’a florès en la matière

    Mais il ne suffit pas d’envoyer un message, encore faut-il qu’il soit entendu!

    On nous a construit des lunettes déformantes pour lire le réel et la plupart d’entre nous tombe dans le panneau , lit mal le texte qu’ils ont sous les yeux,et n’entend plus ce qu’il est nécessaire d’entendre tant le brouillage cacophonique est tout puissant et occupe tout l’espace, le réel est dé-formé pour servir un ordre précis, nous devons toujours avoir cela en mémoire.

    Mais les erreurs mettent sur la voie, car on sait dès lors que c’est faux au regard des fruits que ça porte et qu’il faut abandonner ces façons de faire, et cette perception fausse, il faut parvenir à la retourner , en faire une opportunité-un cheval de bataille que le public va lui-même enfourcher( Bernays) .

    Voilà- devons-nous dire, il y a ce réel-douloureux- mortifère- et cette autre chose que chacun ne peut manquer de désirer.

    Alors faisons en sorte que chacun se ré-approprie cet espace là- ce désir d’autre chose-

    Chacun doit se saisir de ça- se l’approprier- ce qui s’édifie sans moi n’est pas mien nous dit Simone de Beauvoir ne l’oublions pas, s’approprier de ce qui nous revient, car il revient à chacun de sauver sa peau, et l’on ne peut sauver sa peau sans sauver celle des autres, chacun doit être pétri de cette idée, il nous revient à nous et à nous seuls, que les choses soient autre et s’orientent différemment, c’est notre responsabilité, nous aurons à répondre de cela, face aux générations montantes et face à nous-mêmes sans mauvaise foi espérons-le.

    On sait que l’action est mûe par une volonté , sous-tendue par une pensée, elle-même insufflée par une émotion au service de notre survie, on bouge alors en fonction d’une boussole interne, celle de l’évaluation de l’environnement-y’a que c’est nos critères d’évaluation qui ont été chamboulés.

    Alors il faut porter toutes ces idées fausses à la conscience du grand public, et surtout au niveau local.

    Changer notre attitude mentale et changer la nature de notre stratégie.

    Notre société , enfin ce qu’il en reste, justifie ses actions en fonction de la loi, alors prenons ces gens qui s’en réclament sur leur propre terrain, celui de la loi, et apportons leur la contradiction, appuyons -nous sur leur affirmation, et renvoyons tout simplement à la fausseté de cette affirmation, établissons des cahiers de doléances dans chaque commune, établissons des liens inter-communaux, départementaux, inter-départementaux, régionaux inter-régionaux et bientôt nationaux, rétablissons le lien entre citoyens, réunissons-nous dans ce désir commun de voir la majorité des êtres vivants recouvrer leur humanité pleine et entière, ce n’est pas une utopie, c’est tout à fait réalisable, il faut juste sentir que c’est faisable, et dès lors que nous le voudrons nous le pourrons.

    Merci d’avoir pris le temps de lire, toutes vos idées sont les bienvenues, vous pouvez me contacter sur le forum des mocries d’Etienne Chouard, ville de Bailleul ( nord) je ne suis affiliée à aucun parti politique, aucun syndicat, je suis juste une citoyenne désireuse de vivre en harmonie avec moi-même les autres et le monde.

    http://etienne.chouard.free.fr/mocrie/viewforum.php?id=2

  24. Michel GROS a dit :

    Catherine,
    Vous avez bien raison de penser que le capitalisme n’est pas que la grosse machine mondialisée dont on nous rabat les oreilles depuis quelques années. A y regarder de plus près, et celà depuis plus que quelques années, on aurait tout loisir de constater que ce fameux capitalisme, si vaste et si grand, si présent dans nos « belles » institutions, s’instille dans l’individualité des consciences avec moins de tapage, et surement plus d’insurmontables conséquences. Participant, comme un andouille, à la mise en place de ce qui se voudrait une grosse machine anticapitaliste, je pointe là le NPA, j’ai eu l’occasion de penser et de poser la question suivante à certains de ses membres, convaincus mordicus d’une grande destinée : « c’est quoi pour toi camarade, dans ta vie concrète, la tienne, celle que tu vis, être anticapitaliste ? »
    Et bien, figurez-vous ; surprenante vision du rapport de la pratique et de la théorie, de la théorie et de la pratique ; je n’ai obtenu aucune réponse. J’étais pourtant là, entouré de militants de la première heure, de chambouleurs d’institutions et d’arpenteurs de macadam en temps de grève, portant certitudes en écharpe et inébranlables convictions. Du coup, je me suis demandé : « Pourquoi veulent-ils changer tant de choses du monde, et n’accepter ( car ne rien savoir c’est accepter) de rien changer pour eux-mêmes ? »
    Immense question, s’il en est, à laquelle j’espère, la prochaine élection européenne trouvera des réponses puisqu’il parait que nous sommes des européens.

  25. GUILLOT a dit :

    C’est l’éternel question de changer la vie ou changer sa vie (c’était aussi le slogan du candidat Miterrand aux présidentielles de 1981).
    Le psychanalyste a certainement un réponse et le militant une autre. Pour moi, cela restera encore celle là: « la transformation de soi même coïncide avec la modification des circonstances « (Karl Marx dans l’idéologie Allemande, 1845). Et l’outil NPA peut être utile, comme l’exemple suivant: Pendant l’Eté 2008, les comités NPA de mon départements diffusent 4 tracts disant non aux licenciements (162 sur 500) à l’usine Marty, sans aucune tradition de lutte jusqu’à présent. les 2 délégués CGT-CFDT acceptent le plan social et montrent leur hostilité aux diffuseurs du NPA qui avertissent les salariés qu’une autre charrette suivra .

    6 mois plus tard, 2°plan social avec 100 licenciements suppléntaires en vue. Cette fois-ci, les salariés réagissent et reprennent la position du refus de tout licenciement. Devant le tribunal du commerce Ils débarquent l’intersyndicale discréditée par ses « compromissions » et élisent un délégué syndical favorable au refus de tout licenciement. Le 4 avril, une manifestation de 1000 personnes défile en faveur du refus de tout licenciement dans Fumel à l’appel d’un collectif qui ressemble beaucoup à un LKP local de par sa composition (PS, PC, NPA, syndicats, y compris la CFDT et la CGC, association et plusieurs dizaines de salariés de cette usine ainsi que d’une autre connaisant un énième plan social.

    La presse locale se fait l’écho de la présence de « membres fondateurs du NPA » et de plusieurs réactions hostiles à une « politisation du conflit ». Celle du maire UMP de Fumel, des 2 délégués syndicaux débarqués qui dénoncent une intervention d’éléments extérieurs à leur entreprise, notamment l’UL CGT locale où nos camarades sont présents et aussi le NPA qui a « attisé la colère des salariés ».

    Cette soi disante « grosse machine anticapitaliste » a joué son rôle d’outil au service d’une lutte contre les licenciements dans une boite où elle n’était pas présente et sans aucune tradition jusqu’à présent. Le NPA a réussi pesé pour « modifier les circonstances » , en « attisant la colère ».
    Comme quoi, changer sa vie ne va pas sans changer la vie.
    Un militant du NPA, pour moi, c’est un guetteur à son échelle bien sûr, de l’évènement à venir, celui qui ouvre cette porte de la « modification des circonstances ». Mais bien entendu, « sans développement de la théorie révolutionnaire, pas de développement de la pratique révolutionnaire »(c’est de Castoriadis, paraît-il)
    Guillot

  26. catherine a dit :

    “la transformation de soi même coïncide avec la modification des circonstances “

    Un peu comme l’observateur modifie l’objet observé , bien sûr, y’a qu’il ne faut pas perdre de vue cette hiérarchisation toujours nécessaire me semble-t-il, quand on fait quelque chose, ça sert qui au final ?ça produit quoi ? pour quel ordre social ?les dimensions temporo-spatiales ont elles aussi leur importance et sont à prendre en compte.

    Pour ma part, je mesure la validité de quelque chose en fonction des fruits que porte cet acte, et s’il s’oriente vers plus de joie, d’amour, de paix, de liberté et de vérité,pour le plus grand nombre, alors je sais que c’est juste, et j’essaie de m’orienter plein pot dans cette direction, c’est ma boussole interne et je ne suis pas prête d’en changer, je suis disposée à y laisser des plumes personnelles, car l’enjeu humanitaire est plus important que l’enjeu personnel, cela ne veut pas dire qu’il faille aller au suicide stupidement, nous avons un esprit et nous pouvons l’utiliser, certes, nous pouvons nous tromper, c’est le lot de tout un chacun, mais si nous savons que nous pouvons nous relever, alors il ne faut pas hésiter, nous devons prendre le risque de chuter et aller dans cette direction, c’est notre devoir, devoir à rendre à notre humanité, c’est ce que je crois à défaut de le savoir.

  27. Copas a dit :

    La vie a couru comme un torrent qui nous emportait et dont on voyait les sinuosités à venir, avec peu de latitudes.

    Michel posait la question de « c’est quoi être anti-capitaliste dans la vie de tous les jours ? » pour simplifier sa phrase vers son coeur.

    Et bien pour moi c’est être anti-capitaliste ! me battre parce que j’ai un patron tout près qui empiète sur ma liberté, mon pouvoir sur ma vie, et cette expression de défense est collective ..
    .
    Il y a deux sortes d’anti-capitalistes ceux qui se battent car ils se battent contre leur exploitation, les oppressions associées qui la construisent (et chacun les voit bien nettes,mains calleuses ou pas), et ça touche alors leur chair et leur esprit , et puis il y a ceux pour qui c’est une bataille de solidarité avec l’humanité, une abstraction, une bataille pour la liberté. Ils souffrent parce que les autres ne sont pas libres par rapport aux premiers qui souffrent parce qu’ils ne sont pas libres.

    Les uns et les autres sont des fois ensemble mais n’ont pas mêmes trajectoires et mêmes obstacles, et surtout les exploités rajoutent d’autres raisons à leur anti-capitalisme.

    Pour les uns l’anti-capitalisme est une abstraction, et des fois une secousse obsessionnelle où ils se déchirent le foie pour éprouver et déchiqueter la pureté de leur sentiment, et épousent assez en ce cas les bases de fondements religieux qui nous sont étrangers.

    Pour les autres une tentative d’écarter au concret des chaines paraissant abstractions aux premiers, chaines réelles physiques et matérielles aux exploités.

    Les travailleurs sans latitude, par un itinéraire où les moyens étaient complexes à trouver (les exploités sont individuellement des villages à 100 ans de solitude avec les fatalismes embarqués difficiles à se défaire) dont je fais partie et dont je commence à avoir quelques minuscules libertés dans la vie actuelle vers la fin de ma « carrière » de travailleur, se sont battus pour leur liberté toute leur vie, sans marge de manœuvre réelle, où tout recul est matériel et psychologique, toute petite avancée matérielle et dé-oppressive.

    L’anti-capitalisme ? Presque ce mot me gène, je parlerai d’une classe qui est au contact d’une autre au concret , rentrant dans la chair et l’esprit des exploités dont on est, pour ceux qui en sont .
    Et dans l’autre sens on pousse la hiérarchie qui organise le travail, on essaye d’enlever ces gros sabots qui dansent sur les ventres.

    Anti-capitaliste c’est d’abord repousser un peu hors de soi l’autre classe, c’est comme il y a deux matins quand nous sommes sortis en cortège de notre entreprise, sono à la main, défiler et bloquer la ville, un moment de liberté qui suspend une relation oppressive et exploiteuse, comme un air de liberté du corps, de liberté d’expression , etc, toutes limitations n’existant pas ainsi dans les professions indépendantes et supérieures.

    Des moments de liberté qui irriguent de résistances après des organisations du travail pas seulement exploiteuses mais également oppressives.

    Ce moment d’anti-capitalisme est un moment libérateur. Il brise un instant une organisation humaine qui a maitrise sur les corps et les esprits, l’impact individuel est puissant. Collectivement il aide à créer des marges de liberté supérieures aux autres secteurs de la société qui ont moins de restrictions déjà dans leurs existences.

    Et là ce n’est pas les baratins paternalistes du Che sur l’homme nouveau, ce n’est pas non plus le crédo judéo-chrétien sur le changement individuel construit sur la pourriture des culpabilités, et suscitant grand amour des classes exploiteuses .

    C’est ce processus qui irrigue d’un même mouvement le combat collectif et l’individu, dans une relation dynamique.

    ces derniers temps beaucoup de gens déchirés, bouleversés, écrabouillés, torturés, sont venus à nous dans de terribles états matériels, de désespérance, s ‘accrochant à l’icône de besancenot comme un espoir .

    On a du mal à recevoir ceux-ci, de comprendre leurs zig-zags, on voudrait qu’ils soient casher d’emblée , humainement et politiquement corrects avant de nous rejoindre.
    Rouillan c’est biblique et simplissime à côté, il écrit, il est référence même en soldat perdu et néo-stal brigadiste en partie auto-critique.

    Là ce qui nous tutoie, c’est notre charge de communisme, de fraternité, d’accepter ceux qui sont autres nous-mêmes, pas de leur demander ce qu’ils font pour être anti-capitalistes, mais d’être anticapitalistes avec eux, ensembles.

    Deux paroles distinctes pour lesquelles il faut jeter des ponts, colmater les brèches, vis à vis de ces camarades frères humains, vis à vis de nous mêmes.

    La lutte des classes entre bourgeoisie et travailleurs ne présuppose pas que les exploités ne soient plus opprimés aux moments de leurs combats.

    La bataille d’un parti révolutionnaire ne présuppose pas que chacun soit un gandhi dans celui-ci, il faut rester dans l’ordre du raisonnable, progresser sans vision mystique afin que chacun et chacune soit « meilleur(e) » grâce à un collectif .

  28. catherine a dit :

    C’est sûr que question latitude, ça se rétrécit sérieux et que le parcours n’est pas sans sinuosité, quand le torrent coule , il faut le laisser couler si ça n’embête personne, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux à faire, ne pas contrarier une harmonie, c’est déjà un réel travail, parfois celui de toute une vie, en revanche si son écoulement contrevient pour une raison x ou y , admettons qu’il soit empoisonné ce torrent, là pas question bien sûr de laisser couler , il faut convoquer toutes nos énergies urgemment pour contrecarrer son courant et c’est là, ensuite que revient de mesurer la pertinence de telle ou telle stratégie, le nom à la limite importe peu, groupe de ceci groupe de cela, ce sont des étiquettes , ça sert surtout à diviser , à opposer des gens à d’autres gens , nous aurions pourtant tout à gagner en opposant un front commun à la barbarie ambiante.

    Dans la division que tu opères entre ceux qui sont directement opprimés et ceux qui le sont par procuration, y’a certes des différences bien tangibles, quand il faut se battre pour survivre, c’est pas la même chose que de penser à ce que ça peut faire de vivre comme ça, c’est toute la différence entre la représentation et le vécu , je suis infirmière en psy et je sais pour la côtoyer cette misère , ce que ça représente de la vivre au quotidien, avec tout le cortège de nuisance qui va avec,.

    Le mot n’est pas la chose, anti-capitaliste, ce n’est qu’un mot , la substance c’est ce que l’on en fera , là, tout de suite, le reste, c’est du bavardage, ce qui ne l’est pas en revanche c’est lorsque tu parles de cette suspension du temps lors de cette manifestation, cet instant où la liberté se perçoit, pulse, bat, devient palpable, car on n’est plus occupé à , on est là, juste à, avec ce qu’on est, dépositaire de ça, quelque chose qui s’arrête et qui fait qu’on peut y penser tout à coup, réfléchir cet instant, se sentir vivant même si c’est difficile, y’a quelque chose qui se pose alors, de l’ordre de la re-connaissance peut-être, et de ce désir de vivre autrement, comme on sent qu’on peut vivre si seulement c’était possible .

    La résistance, il me semble, que ça veut dire la chose qui se place là, qui fait obstacle, qui empêche le déroulement, mais y’a des résistances qui paient chérement ce goût de liberté trop furtif, parfois il est bon de faire union imparfaite mais union quand même, avec , contre l’obstacle avec d’autres dont on ne se reconnait pas toujours,mais c’est l’objectif qui prime alors, la cause commune comme ciment fédérateur, si seulement tous les partisans pouvaient se rassembler , certain, nous aurions gain de cause, nous pourrions abattre des montagnes!

    Et puis les mots, on s’en fout, chacun veut vivre et exprime ce désir d’une façon ou d’une autre, mais c’est toujours de cela dont il s’agit, vivre et sentir ses pulsations, c’est des autres dont nous avons besoin, sans les autres, nous ne sommes rien!

  29. catherine a dit :

    En réponse à cette phrase là Copas:

    « Et là ce n’est pas les baratins paternalistes du Che sur l’homme nouveau, ce n’est pas non plus le crédo judéo-chrétien sur le changement individuel construit sur la pourriture des culpabilités, et suscitant grand amour des classes exploiteuses . »

    Je reprends ce que j’avais écrit chez Etienne et qui peut apporter un éclairage…concernant les crédos judéo-chrétiens notamment , il y a la religion et les messages « ésotériques » mystérieux , qui sont à mille lieues de ce que vous laissez entendre de cette culpabilité distillée par la religion chrétienne, que je réprouve et trouve anti-vitale au possible, je suis d’accord avec vous à ce sujet.

    ceux qui profitent du système, les nantis, en veulent toujours plus , ils sont comme pris à leur propre piège,une addiction pour reprendre le mot à la mode, ils en veulent toujours plus et vampirisent l’humain jusqu’à la dernière goutte, pour satisfaire leur appétit vorace jamais repu, voilà le hic, et ça commence tellement à se complexifier que ça devient de plus en plus difficile d’endiguer la grosse vague des mécontents, pourtant y’a les me(r) dias qui sont là pour apporter la bonne parole et pour justifier l’injustifiable et puis tous les vendus de toute obédience,

    même l’Eglise est dé-voyée et sert les intérêts des nantis, je dis cela, mais ça ne veut pas dire que je ne crois pas à une parole comme celle de l’Evangile,je ne veux offenser la foi de personne, le message évangélique est très beau et est d’une richesse insoupçonnée et peut remplir la vie entière d’un honnête homme, je dis seulement que cette autorité épiscopale re-connue ( mais par qui au juste?) ment car elle s’en tient à la forme et ignore le fond du message,un peu comme les pharisiens qui s’en tenaient à la lettre oubliant que seul l’esprit vivifie, elle dé-tourne du message,

    et puis il y a aussi ceux qui contribuent au pouvoir par idiotie ou compromission, en grapillant quelques miettes de ci de là que certains voudront bien leur laisser.
    .

  30. Pascal a dit :

    A la suite des réflexions nourries de Catherine et de son évocation de de Edward Bernays, je relaie ici ma découverte récente du travail du philosophe Bernard Stiegler. Son approche se situe dans le champs de l’analyse (des méfaits) des mécanismes du capitalisme pour y trouver des pistes d’action adaptées à notre époque. Y est reprise pour la pousser plus loin la contribution de Marcuse de critiquer et vivifier l’analyse marxiste avec l’analyse freudienne. Stiegler articule ces connaisances avec la réflexion de Simondon. Il s’agit d’une tentative de théorisation ambitieuse, passionnante et vivifiante pour l’esprit … de la lutte, car ça stimule la réflexion et élargit les perspectives d’action. A mes yeux, ça contribue à l’effort de refondation de la « gauche ».
    C’est proposé par Ars industrialis, association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit dont Bernard Stiegler est une des chevilles ouvrières.

    Pour se faire une idée, on peut écouter cette conférence (56 mn) : « Pour une nouvelle critique de l’économie politique » prononcée le 13 septembre 2008 dans le cadre des « Amis de l’Humanité ». ==> http://www.arsindustrialis.org/node/1908

    Dans cette intervention, il évoque précisément le travail de Edward Bernays (évoqué par Catherine dans son renvoi vers Propaganda que l’on peut lire en ligne sur le site de zone), le neveu de Freud, qui exposa aux gouvernants US sa thèse selon laquelle pour amener la population à accepter l’idée d’entrer en guerre, il ne fallait pas (seulement) s’adresser à sa conscience mais à son inconscient.

  31. catherine a dit :

    Merci à vous Pascal, je viens de terminer l’écoute de STIEGLER que je ne connaissais que de nom, et c’est très revigorant de l’entendre en appeler à l’intelligence, et à la confrontation d’idées, ça ne se fait plus guère et c’est vraiment bon de l’entendre

    Intéressants aussi bien sûr tous les points de vue qu’il développe sur cette société consumériste qui assassine nos enfants symboliquement en leur présentant des modèles identificatoires déplorables à la télévision, à ce propos je peux ajouter qu’il est bon de savoir que les structures cérébrales notamment l’hippocampe essentiel au stockage des souvenirs affectivement neutres, et le néo-cortex, siège de la pensée rationnelle ne sont pas pleinement développés dans la petite enfance , en revanche l’amygdale( celle qui est ds le cerveau, siège des émotions, à ne pas confondre bien sûr avec les amygdales que tout le monde connait) et bien cette amygdale parvient rapidement à maturité selon Ledoux, le rôle de l’amygdale dans l’enfance conforte ainsi le principe de base de la psychanalyse, la nature des rapports entre l’enfant et ses proches marque ainsi profondément l’individu, les leçons, les premières sont imprimées dans l’amygdale d’où leur force , sous forme de schéma directeur à un moment où la vie affective est encore à l’état brut, sans mot.

    Lire et relire Lacan, Jung, Laborit, s’intéresser à la systémie, à la cybernétique etc c’est vraiment passionnant et cela permet de replacer l’humain dans sa pleine dimension et d’offrir des espaces de liberté car seule la connaissance permet d’entrevoir un espace de liberté, n’est-ce-pas Lao-Tseu qui nous dit que la liberté commence là où s’achève la connaissance, ce qui veut dire bien sûr que la connaissance est absolument indispensable, mais qu’il nous revient ensuite de l’oublier pour s’ouvrir en pleine conscience à ce qui se présente, à ce qui est, la vérité,position paradoxale de l’homme et difficile exercice de la corde raide, c’est aussi le message de Pythagore et de bien d’autres, retrouver ce goût-là, comme ce serait bon pour nous tous!

  32. catherine a dit :

    …D’ailleurs quand on parle de temps de cerveau disponible, il ne faut pas croire qu’il ne s’agisse que de publicité, utiliser le temps de cerveau disponible dans les blogs c’est aussi une stratégie de di-version ( je ne parle pas de celui-ci forcément)

    On nous apprend trop SOUVENT que la confrontation d’idées n’est pas bonne, on prône le consensus comme s’il fallait taire son désaccord au risque de passer pour un querelleur,or, nous avons le devoir en tant qu’humain, d’exprimer notre réprobation véhémente quand on contrevient aux intérêts du plus grand nombre , le consensus qu’on nous met en pâture finit par ne plus rien vouloir dire tellement il devient insipide , transparent, et vide à force de rabâchage, la confrontation d’idées elle seule est le moyen efficace de dépasser un conflit, c’est vraiment cela que nous devrions susciter et louer !

    C’est Pascal qui dit , c’est un crime de demeurer en paix quand on détruit la vérité…

    Merci à Raoul Marc Jennar de faire son travail d’information et de guerroyer vaillamment contre le mensonge .

  33. M.R.G.S.C a dit :

    J’étais à la tribune où j’ai pris la parole avant R.M Jennar au début de la campagne dans ma ville. Militante NPA de la première heure j’ai découvert ensuite (grâce à Politis) le silence effectif sur le « tourniquet », mais aussi les termes de l’accord avec a-manca qui , certes avaient fait l’objet d’une communication interne, mais noyée dans le flot incessant d’autres informations de tout genre, et en tout cas n’avait pas fait l’objet d’un débat. Pas plus que la candidature de RMJ. Je ne décolère pas depuis et j’ai quitté le NPA.

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