21 Nov 2009

 

  1. Lorsque la a décidé de se dissoudre pour créer un qui la dépasse quantitativement et qualitativement, pour forger avec d’autres une force anticapitaliste et antiproductiviste, bref pour être à l’origine d’un puissant mouvement écosocialiste, j’ai décidé de rejoindre le processus de création du . Militant altermondialiste, je ne venais d’aucun parti politique.
  2. Lors du congrès de fondation, j’ai défendu pour les , une conception de l’ sur un contenu, de l’ dans les urnes et dans les luttes et surtout de l’ dans la durée. Je reste convaincu que c’était la seule position possible.
  3. Nous avons échoué à faire connaître et faire comprendre cette position largement majoritaire, une partie d’entre nous, considérant que notre démarche allait de soi, n’éprouvaient aucun besoin de se lancer sans tarder dans une campagne nationale d’explication. De même, certains ont été lents à s’impliquer dans la campagne électorale et à défendre les aspects antiproductivistes de nos principes fondateurs avec la même ardeur que les aspects anticapitalistes. Ce sont, à mes yeux, deux des explications principales de notre échec aux européennes.
  4. La direction du NPA, dont j’ai fait partie jusqu’à mon départ pour le Cambodge fin août et dont je me sens toujours solidaire, a semble-t-il tiré les leçons de nos défaillances de février-mai 2009. Elle a pris, dès la rentrée, l’initiative d’une démarche unitaire en vue des élections régionales. D’emblée, elle s’est heurtée à l’hostilité du et aux ambiguïtés du .
  5. Depuis 2006, je suis convaincu qu’aucune unité n’est possible aussi longtemps que le PCF conservera sa capacité de nuisance. Une capacité à empêcher qu’émerge une large force anticapitaliste et antiproductiviste, tant l’objectif du PCF n’est pas de « mettre les mains dans le cambouis », mais bien d’aller à la soupe.
  6. J’ai placé mes espoirs dans la volonté et la capacité de nos dirigeants à isoler le PCF et à commencer à construire l’unité autour d’une alliance ---NPA-PG et autres composantes de la gauche antilibérale et antiproductiviste. C’est dans cet esprit que j’ai estimé qu’il fallait que le dernier CPN leur laisse les marges de manœuvre suffisantes pour réussir.
  7. Mes espoirs sont déçus. Ils sont déçus parce que j’ai le sentiment que nous avons été incapables, de manière constante, de convaincre que notre priorité, c’est l’unité dans la cohérence avec un message anticapitaliste et antiproductiviste. Nous n’avons pas été capables de nous passer de petites phrases qui offrent à nos partenaires potentiels des raisons de douter. Nous n’avons pas convaincu de la sincérité de notre démarche unitaire. Nous n’avons pas été capables de formuler les propositions qui auraient rendu cette autre unité, sans le PCF, plus attrayante. Et nous avons échoué, de peu je le pense, à cristalliser cette unité si nécessaire.
  8. Mes espoirs sont déçus parce que je me rends compte, à la lecture des échanges, des textes proposés et de ceux qui sont retenus, qu’une partie de la direction majoritaire n’a jamais voulu tenter cette unité-là. Les mêmes qui, au printemps estimaient inutiles de se précipiter pour expliquer nos positions, tant leur culture politique les a habitués à avoir raison tout seuls.
  9. Mes espoirs sont déçus parce que je me rends compte que nous allons nous retrouver seuls aux élections régionales et que l’absence de toute perspective unitaire va décevoir non seulement les femmes et les hommes qui souffrent et qui attendent un changement que seule l’unité peut apporter, mais un très grand nombre de celles et de ceux qui comme moi ont rallié le processus NPA l’an passé et au début de cette année.
  10. Mes espoirs sont déçus parce que j’ai la conviction que cet échec à construire une unité avec d’autres (en dehors du PCF), c’est l’échec du projet NPA. C’est l’échec de la perspective d’un parti de large rassemblement, d’un parti de masse.
  11. Est-ce trop tard ? Je ne sais. Je n’ai pas l’intime conviction que tout va être tenté pour sauver ce qui peut l’être. Mais peut-être suis-je dans l’erreur. Peut-être un sursaut viendra de centaines de réactions comme la mienne qui pousseront nos négociateurs à proposer à toutes les composantes d’une unité possible les formulations et les propositions qui rapprochent et non celles qui écartent. J’observe, ultime lueur d’espoir, que dans la majorité de la direction du NPA certains partagent ce souhait.
  12. Je propose donc que la formulation suivante soit proposée à nos partenaires potentiels : « La possibilité de participer aux exécutifs régionaux dépend des rapports de force politiques et sociaux qui conditionnent la politique qui pourrait y être réellement mise en œuvre. Nous avons la volonté d’appliquer les points essentiels du programme du rassemblement, pas de faire le contraire de ce pourquoi ce rassemblement sollicite les suffrages des électeurs. Nous refuserons donc de participer à un exécutif dominé par la PS ou qui mènerait une politique libérale conforme aux exigences du patronat et de l’Union Européenne. »
  13. Je propose que de nouveaux efforts soient tentés vers toutes les composantes de la gauche de gauche qui ne rejettent pas, par principe, le NPA.
  14. Trop de souffrances sont en jeu, dont on ne peut seulement se servir pour des effets de tribune.

 Raoul Marc JENNAR

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14 Réponses pour “OU ALLONS-NOUS ?”

  1. samy durand a dit :

    Tout à fait d’accord et te soutiens dans ta démarche
    Peur, hélas qu’il soit trop tard.
    Je rêve d’un front anti sarkozy de tous, de la droite à la gauche.
    Peut-être qu’il est trop tôt ( attendre que le PS soit mort et enterré)
    C’est peut-être le moment : S. à 27/% .

  2. Pons a dit :

    Je veux bien partager tes déceptions, Raoul, sauf qu’elles procédent d’avantage de la redescente sur terre que de la mise en cause bien partagée des divers protagonistes. Sur le PC, on est bien d’accord, sauf à nuancer suivant les régions. Mais pour le PG, comment peux-tu imaginer un Mélenchon ou un Revol
    faisant le choix d’une alliance durable avec le NPA, même alourdi (ou enrichi si tu préfères …) des Alternatifs, de la FASE, des OC et autres FSQP, alors que le PC est prêt à leur faire la courte échelle (du moins le croient-ils …) pour entrer dans les exécutifs ? L’exemple des Verts et des chapeaux que leur font avaler PS et PC là où il sont majoritaires ne semble pas leur inspirer de craintes particulières.Si le PG se prête si volontiers aux manoeuvres du PC pour nous isoler, on ne peut plus guère avoir de doutes sur son choix.
    Dans notre comité, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que nous devons traiter le problème région par région et que l’image qui nous parvient des débats du CPN n’a qu’une valeur indicative très générale depuis qu’on a compris qu’il n’y aurait pas d’accord unitaire national. Sauf miracle. S’il avait lieu, l’entre deux tours n’en ferait d’ailleurs qu’une bouchée et ce sont encore les rapports
    de force liés aux résultats du 1° tour qui dicteraient les conduites régionales.
    Je crois que la nuance entre « anticapitalistes » et « antilibéraux » commence à nous crever les yeux. L’anticapitalisme ne peut pas produire un parti de masse dans un pays où 95 % de nos concitoyens ne sont pas anticapitalistes, vénèrent l’argent et le pouvoir qu’il donne, ne peuvent pas même imaginer la fin de la propriété privée et encore moins celle du travail salarié. Si tel n’était pas le cas, le NPA n’aurait pas ramé pour réunir moins de dix mille adhérents au moment du congrès et sans doute moins aujourd’hui. Les classes laborieuses que nous sommes sensés représenter aspirent essentiellement à rejoindre, à défaut de mieux, les classes moyennes. Ce n’est pas, à mes yeux du moins, une raison pour baisser les bras. Le NPA, comme tu l’avais pressenti deux ans plus tôt, reste la seule expérience collective qui mérite d’être poursuivie, qu’elle soit comprise ou non.
    Pour reconstituer un parti de masse, il faudrait passer sous les fourches caudines du PC afin de l’envahir et dans l’espoir de le contaminer au point de le rendre anti-productiviste.
    Un gros boulot ! Cela dit, comme « rêveur », l’ami Samy te bat à plate couture !
    Georges

  3. Albert a dit :

    Cher Raoul Marc,

    Je partage en grande partie ton analyse en particulier sur l’hostilité du PC (et ce depuis le tout début des discussions…), l’ambiguïté du PG et l’hésitation de la majorité de la Direction du NPA.

    Mais il y a un point cependant sur lequel tu sembles t’étonner à tort (l’opposition d’une majorité du NPA à rechercher un réel accord) alors que cela découle simplement de la position prise lors des dernières élections européennes.

    Il convient en effet de revenir sur le refus du NPA de faire des listes communes lors des Européennes. La situation était alors beaucoup plus facile pour permettre des listes communes de toute l’autre gauche : pas de question délicate à se poser sur les exécutifs de gestion, scrutin à un tour, pas de listes communes à envisager pour le 2ème tour, pas d’obstacle majeur pour adhérer ensuite au groupe GUE au parlement européen.

    Or, malgré ce contexte favorable, le NPA n’a pas voulu faire de listes communes avec le PC et le PG notamment, certain qu’il était sûr de dépasser seul la barre des 5%…

    On décelait déjà de la part de la majorité du NPA un certain sectarisme et en tout cas un optimisme exagéré quant au résultat des élections…

    Pire, une liste commune NPA/LO aurait permis de dépasser la barre des 5%. Or le NPA n’est même pas parvenu à trouver un accord avec cette organisation avec laquelle il avait déjà fait des listes communes par le passé !

    Dès lors, sachant cela, il n’y pas lieu de s’étonner aujourd’hui de la position du NPA qui reste majoritairement sur une ligne assez sectaire, la question de la participation conditionnelle aux exécutifs (position juste) venant renforcer la difficulté de parvenir à un accord qui, au vu des positions du PC, est tout simplement aujourd’hui impossible…

    Albert

  4. GUILLOT a dit :

    Je ne crois pas un à revirement national du PCF (et de ses alliés) sur l’unité avec le NPA. Et quels que soient les erreurs tactiques du NPA -dues selon moi à un pronostic erroné sur le ralliement du PCF au PS dès le 1° tour dans une majorité de régions- celui-ci doit compter sur les possibilités unitaires dans les régions s’il ne veut pas se retrouver totalement isolé.

    L’amendement déposé par le NPA sur les exécutifs était autant un « baton merdeux » aussi bien pour lui que pour le PCF. Pourquoi vouloir imposer à l’autre (ou aux autres) une stratégie qui n’est pas le leur ?

    Dès le début des rencontres unitaires,le PCF, souhaitait que cette question des exécutifs soit traitée dès le 1° tour et pas seulement au 2° !

    JL Mélenchon ne dit pas autre chose dans son blog:: « Que veut dire une discussion sur le programme, question on ne peut plus simple à régler, si on n’est pas d’accord sur la façon de le faire passer dans la vie ?

    Mais le NPA cherchait lui aussi à imposer stratégie aux autres avec son amendement au porjet de texte du front de gauche le 28 octobre.

    Puisque les deux refusaient la cohabitation de 2 stratégies inconciliables sur une même liste (alors que c’était envisagé par tous le monde au 2° tour en demandant une fusion démocratique avec le PS et EE !), ne fallait-il pas négocier autrement, par exemple une fusion « technique au 1° tour ?

    Le PCF aurait refusé dès cette étape d’aller plus loin sans doute, mais cela aurait été clair pour tous le monde. Alors qu’aujourd’hui…

    Guillot

  5. John Mullen a dit :

    Il me semble juste que les éventuels élus qui sont membres du NPA gardent toute leur liberté de vote au conseil régional. C’est à dire qu’ils n’entrent pas dans une démarche de solidarité de gestion avec une majorité PS, mais s’engagent à voter en faveur des initiatives du PS à chaque fois que ces initiatives vont dans le bon sens, et contre à chaque fois que non.

    Mais il me semble sectaire d’insister que nos alliés du premier tour prennent le même engagement. A eux de voir – il s’agit d’une alliance, et pas une fusion de différents partis.

    Il n’est peut être pas trop tard de voir naître des listes communes aux régionales; ce serait un très grand pas en avant.

    A la limite ce qui m’inquiète le plus est le manque de contenu politique dans le débat sur la participation aux exécutifs. Que ceux qui défendent la participation aux exécutifs avec le PS expliquent ce que les exécutifs PS-PCF ont su faire de bien depuis les dernières élections régionales. Que ceux qui trouvent normal de ne pas participer aux exécutifs démontrent que les exécutifs PS-PCf ont fait plus de mal que de bien. Et que le débat soit précis, public et ouvert.

  6. Laurent a dit :

    Pour le contenu politique,en voici un en Aquitaine avec le LGV . Le conseil régional PS soutient ce projet trés commercial alors que les lignes secondaires disparaissent.

    L’aménagement des voies existantes, moins coûteux ,répondrait mieux à l’urgent besoin de ferrovière de proximité ainsi qu’au ferroutage.Le LGV n’enlève pas les camions des routes.

    Guillot.

  7. rosay a dit :

    Je me présente comme un simple citoyen , et pas forcément de grande compétence de politique , et encore que !!!

    Si vous êtes conscient de l’ importance des résultats sur chaque élection vous ne pouvez me semble-t-il tolérer la division .

    Reprenez vous tous pour présenter un Front commun à la droite tel lors du traité de constitution Européenne .du 29/05/2005 .

    Sauf si vous ne voyez dans un immédiat des places d’élus , avec les émoluments financiers qui vont avec . Mais les électeurs ne comprendrons
    pas la division et ou l’éparpillement des listes électorales .

    Cette fois encore nous nous devons d’etre unitaire pour tous , et imposer les valeurs des volontés de Gauche .

    Les tous étant les électeurs qui ne souhaitent pas poursuivre l ‘expérience d ‘un libéralisme économique détruisant l’ ensemble de notre conception d ‘une société humaniste et de vrai Socialiste .

    Rosay à + ( a Raoul ,bonjour et merci pour tout .)

  8. myriam a dit :

    Bonjour,

    Si je ne me trompe votre formulation est celle qui a été proposée à la réunion du 16 non ?
    Cordialement

  9. rosay a dit :

    Bonjour à tous , et mes excuses pour avoir oublié de préciser ce qui est à mon avis important : le parti-ex-socialiste est devenu tel qu’il est à nos jours un parti de droite qui ne dit pas son nom ? surtout ce propos est forcément valable pour l ‘ensemble de ces zélus , les partisans ne sont pas tous de droite , heureusement .Rosay à +.

  10. BOYER a dit :

    Mon cher Raoult ton anticommunisne primaire t’empèche de voir la réalité en face.
    En tant qu’altermondialiste (adhérant d’ATTAC depuis 1998) je pense que tu fais fausse route; ton article me choque et t’éloigne à mon avis de toutes possibilités d’union avec le front de gauche et d’une alternative politique au néoliberalisme que tu combats.
    J’avoue que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt tes articles, au moment de la bataille pour dénoncer le TCE et que j’ai incité mes collègues à les lire.
    Malheureusement, la mariée était trop belle et tes prises de positions en politique me décoivent.
    Ne reste pas au bord du chemin, ta connaissance de l’europe et des enjeux politiques pour construire une alternative au capitalisme nécessite le rassemblement de tous militants antilibéraux.

  11. Laurent a dit :

    Ce WE les régions où le PCF A choisi de rejoindre le PS au 1er tour sont: Champagne Ardennes- Bretagne-Lorraine-Basse Normandie- Bourgogne et- à confirmer- le poitou charentes. 6 régions où le NPA peut faire un rassemblement large sans le PC. Et en Languedoc roussillon où l’ unité avec le PCF serait possible, car MGB est opposé à une fusion au 2° tour avec Frêche , en accord aussi avec le NPA . En Picardie , le NPA et le FDG iront t-il avec Gremetz ?. En Auvergne, ? en PACA ?
    En Aquitaine, le PC régional convoque toutes les organisations parties prenantes des rencontres unitaires à Mont de Marsan samedi prochain.Mais régionalement le NPA prèfère y participer après la consultation de ses adhérents et propose donc une rencontre unitaire à ce niveau le 7 décembre à Marmande. Dans les départements, les rencontres unitaires sont plus fréquentes, avec ou sans le PCF

    Olivier (et le NPA) a un problème de communication avec les médias. Nous étions attendus dans un large public sur la question des alliances, et notre attitude trés défensive là dessus au moment des européennes (à la diffèrence du FDG, très offensif vis à vis du NPA) nous a pénalisée politiquement électoralement (« OB a de bonnes idées, mais sans alliances, que peut-il faire ? », propos que m’a tenu un amis hospitalier de Bordeaux)

    Le NPA ne sait pas communiquer sur les alliances et sa direction souffre( à peine née !) du DMLA en ne voyant pas entre le PS et lui une autre gauche.

    Et je reprendrais volontier à ce sujet le constat fait pas Alain Laffont conseiller municipal de Clermont Ferrand dans sa contribution au dernier CPN du NPA: « Entre le PS et nous il y a quelque chose qui nous gêne, ça existe et c’est prêt à nous faire la peau comme cela a failli se produire aux Européennes , et nous faire passer pour les diviseurs à gauche » ( Alain Laffont)!

    Laurent

  12. hethener pierre a dit :

    Quel gachis : je suis un simple militant de toute ma vie, sans jamais adhérer à un parti, mais militant dans ma sphère professionnelle sur les mêmes orientations que vous, entre autres PCF et NPA. Je m’appelle citoyen. et, depuis le premier référendum sur le traité européen de 2005, on a commencé de « dire » qu’on voulait donner la parole au citoyen, que c’est avec lui surtout qu’on « voulait » définir (quoi???), et depuis ce temps, on l’a oublié presqu’en même temps qu’on voulait s’adresser à lui. Vous avez noyauté les collectifs antilibéraux, vous avez déchiré toutes les discusions sur les unions électorales, et vous en faites pareils maintenant.
    Des choses me font rire danston texte : « vous voulez encore créer un « parti de masse », mais l’avenir en politique anticapitaliste-antiproductiviste-de transformation sociale-écologique, ce sra des fronts ou ce ne sera rien, hélas, et hélas semble-t-il pour les régionales.

    J’ai voté longtemps pour le PC (l’idée de comminisme), j’ai voté aussi ensuite LCR (tours l’idée de communisme), je n’ai vraiment plus envie de voter pour vous deux. De nombreux textes et propositions ont été faites pour dépasser les divergences sur « l’exécutif, » dernier avatar. Je ne supporte guère les attitudes des dirigeants du PC, mais, entre suspicion de cambouis ou de sectarisme, je n’ai plus envie de choisir,

    S’il n’y a pas de front anticapitaliste dans la majorité des régions (pitié SVP sur les sexes respectifs de l’anticapitaliste et de l’antilibéralisme), donc pas le début d’une dynamique susceptible justement d’entrainer ceux «  » qui rêvent des classes moyennes » » au lieu de rêver de « pureté », alors on est sûr d’avoir Sarkoléon-Ben Ali jusqu’en 2017.

    Le rêve de pureté est une asymptote destructrice. Et on peut toujours trouver plus pur que toi tu meurs.

    Sois amoureux du…, non…, des citoyens et accepte la polygamie en politique, et soutiens là, les yeux ouverts, d’accord.

  13. BIBI a dit :

    « J’ai placé mes espoirs dans la volonté et la capacité de nos dirigeants à isoler le PCF ». Quand je lis cette phrase de JENNAR je comprends tout de la stratégie du NPA. D’abord être anticommuniste, anti PCf et ensuite … on déblatère sur la droite et on essaie de faire croire qu’on est un grand défenseur des travailleurs! Et pendant ce temps là ces derniers crèvent la gueule ouverte à cause de la politique de SARKO. Bravo les orthodoxes, continuez! Moi je m’engage et pas pour aller dans les exécutifs avec le PS, pas pour cirer les pompes au PCF, non, pour aider mes semblables en essayant de faire un front de gauche, un vrai ! Salut les touristes du verbe !

  14. Raoul Marc Jennar a dit :

    @BOYER
    « Anticommuniste primaire » , voilà bien une expression éculée, un cliché vide de sens, un simplisme comme toutes les étiquettes collées à ce qu’on veut diaboliser.
    Comment peut-on être hostile à quelque chose qui n’existe pas ? Le communisme n’existe pas, sauf dans les livres et dans l’espérance de millions d’êtres humains. Ce qui a été mis en oeuvre sous ce nom ce ne fut que barbarie, tyrannie, exploitation, de Lénine à Pol Pot. Par contre, en France, il a pris la forme d’une réalité constante : un appareil et sa direction, dont rien ne vient démontrer qu’il fut jamais utile à la classe qu’il prétendait servir et dont il s’est servi pour sa propre perpétuation. Et cela dure, encore et encore.
    Je ne suis pas anticommuniste ; je suis hostile à la direction du PCF. C’est très différent. Et c’est cette direction elle-même qui justifie cette hostilité qui est la mienne, mais qui est aussi et d’abord celle du premier parti de France : les centaines de milliers de communistes qui ont quitté le PCF.

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