09 Mar 2010

Je sais. On va m’objecter que s’il n’y avait pas Frèche, on serait dans une situation identique à celle de la majorité des régions : un irréductiblement lié au PS et à ses politiques néolibérales. Mais il y a Frèche et ce personnage crée une situation inédite.

Cette situation débouche sur la création ardue certes, mais réelle, de la liste de rassemblement «  », dont on sait que si elle est en capacité, elle s’accordera avec la liste pour le 2e tour.

La perspective d’un rassemblement d’où pourrait sortir un projet écosocialiste en LR est à notre portée. Le réussir aura valeur de démonstration.

Démonstration d’une vieille évidence trop souvent oubliée : l’union fait la force.

Démonstration aux militants du que les leçons des européennes ont été retenues et qu’on peut faire plus et mieux avec d’autres que seuls.

Démonstration aux militants du PCF qu’il y a un avenir en dehors de l’allégeance au PS.

Démonstration aux militants du que le Front de Gauche ne peut être qu’une étape.

Démonstration aux écologistes que c’est seulement avec les anticapitalistes qu’on peut avancer vers d’autres rapports à la nature.

Démonstration aux décroissants qu’il n’y a aucune incompatibilité à défendre l’emploi tout en avançant vers d’autres manières de vivre ensemble et de produire.

Il reste encore quelques jours pour convaincre. Pour atteindre ces 10% qui feront basculer le cours des choses. Pour changer la donne en Languedoc-Roussillon. Pour envoyer aux autres régions de France ce message qu’unis, nous pouvons de nouveau espérer.

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12 Réponses pour “Les régionales en Languedoc-Roussillon”

  1. job Lamer a dit :

    je suis d’accord: si le NPA ne s’était pas par SECTARISME contenté de s’isoler et de jouer des coups de pub, on n’en serait pas là.
    Il n’y a pas que dans le languedoc que les choses sont interressantes. Il y a aussi en Bretagne et sans doute dans d’autres régions.
    Cela ne doit pas exonérer le PCF de sa stratégie stalinienne et si le Front d gauche devient le Front pour Mélenchon: nouveau recul assuré!
    à bientot

  2. GUILLOT a dit :

    Ce qui est surprenant en LR (voire en PDL), ce sont des intentions de vote en faveur de la liste unitaire FDG-NPA-OC restant inférieures à 10%( rappel des résultats FDG + NPA) aux européennes: 15%).

    En PDL, dans un contexte diffèrent (que celui du cas Frêche et du PCF: 3 fédés dont le 44 sur 5 ayant rejoint le PS), les intentions de vote restent aussi en dessous de celles des européennes.

    Jean Luc Mélenchon voulait faire du LR le laboratoire expérimental du rassemblement de la gauche de la gauche. Pour le moment, je constate aucune dynamique unitaire et il en est de même en PDL.

    Avec un taux d’abstention record attendu pour ce type d’élection, ce n’est pas surprenant: les classes populaires et les jeunes seront majoritairement abstentionnistes (ce qui était le cas aux dernières et récentes européennes, pouvant servir ainsi de base de comparaison) . Difficile sans doute de bénéficier d’ une dynamique unitaire dans ce cas.

    Je ne suis pas d’accord sur le SECTARISME du NPA « en général », en tout cas dans certaines régions. En Aquitaine, le PG Basques ne fera pas la campagne du FDG et a envoyé le communiqué suivant à la presse:
    ———————————————-
    Déclaration du 13 février 2010
    Le comité du PG pays basque tient à rappeler sa position après ces mois de négociations, position que nous venons de confirmer en assemblée générale à l’heure du dépôt des listes:
    Le PG pays basque est désolé de la situation dans laquelle le Parti de Gauche va se lancer dans ces élections.
    – nous considérons que demander aux électeurs d’élire une candidate (Isabelle Larrouy) qui ne siègera pas (déclarations d’Olivier Dartigolles du sud-ouest d’hier) est une mascarade et un manquement au principe de parité qui semblait pourtant l’un des fondements du PG. Cette candidature est un mensonge électoral dont même le PG semble avoir été dupe puisqu’il a été présenté par le PCF comme l’un des points de concessions lors des ultimes négociations.
    – nous considérons que faire campagne pour un candidat qui affirme avant le premier tour que « nous ferons tout ce qu’il faut pour se retrouver avec nos amis socialistes » n’est pas de nature à mobiliser l’électorat de l’autre gauche et à promouvoir la politique de transformation que le PG se déterminait à mettre en œuvre. Il nous semble ainsi que l’expression publique d’une volonté de ralliement sans condition et avant même le premier tour est une erreur politique et stratégique.
    – compte tenu des prises de position récentes d’Olivier Dartigolles et de l’appareil du PCF en général (LGV en particulier) l’électorat du Pays Basque, y compris une partie non négligeable et très active des militants communistes comme Gérard Boulanger a pu le constater samedi dernier, ne votera pas pour la liste FDG. Et le comité PG PB ne peut qu’abonder dans ce sens.
    – Nous considérons en outre que ni le PCF, ni le PG ne se sont donné toutes les chances de réaliser l’unité, raison d’être du PG à notre avis. Un Front de Gauche réduit au tête-à-tête PCF-PG, les autres personnalités n’étant que des faire valoir, n’a pas de raison d’être et est le signe d’une dégradation de la dynamique unitaire engagée aux élections européennes.
    – enfin nous considérons que l’une des raisons de cet échec est le fait que le PCF et le PG ont traité avec négligence, irrespect et suspicion les autres composantes de l’autre gauche et surtout le NPA.
    Compte-tenu de cette situation et de ces raisons le PG pays basque ne fera pas campagne, ne s’engagera sur aucune liste, mais se garde la possibilité de s’exprimer par voie de presse en fonction des déclarations des uns ou des autres.
    Mathieu Accoh pour le PG Pays Basque

    Dans une réunion publique du FDG à Agen, le responsable départemental du PG a répondu qu »‘il était difficile de négocier[en Aquitaine et ailleurs] avec le NPA, car celui-ci était éclaté en 3 fractions et impossible de savoir avec qui négocier ».
    Ce n’est pas faux, les statuts du NPA n’avaient pas prévu les structures régionales. Mais en Aquitaine, les motions A et C ont été soutenues par 78% des votants (350 votants sur 450 adhérents) Si le NPA Aquitain avait fait échouer toute perspective de rassemblement, la fédération NPA de la Dordogne n’aurait pas fait campagne, comme elle l’avait annoncée à plusieurs reprises .Or elle a constitué la liste NPA et fait campagne.

    Le bilan de la démarche unitaire que je retiendrai en Aquitaine, ce sera le nôtre,le NPA mais aussi celui ceux du FDG avec le PCF, le PG et les 10 camarades aquitains de la GU. Le PG et la GU n’ont pas hésité à utiliser le NPA comme faire valoir pour négocier de meilleures places sur les listes du FDG. Il sera difficile de rétablir la confiance avec des soit- disant camarades

    Laurent

  3. samy durand a dit :

    « l’union fait la force. » N’est-il pas temps de s’unir pour un objectif commun par exemple , chasser Sarko ? . C’est dans l’air. Dans la tête d’une très grande majorité des Français. On a besoin d’une guerre de mouvements. Ce serait une façon de lutter contre les abstentions. De la même façon qu’on ne peut faire la paix qu’en reconnaissant l’Ennemi » , on ne peut gagner la guerre seul sans alliés qui sont forcément différents – et qu’il faudra peut-être ensuite dénoncer

  4. Georges Pons a dit :

    Le recours à ce type de cliché accusant le NPA de sectarisme me paraît aussi peu convaincant que celui évoquant le vieil adage « l’union fait la force ».
    Quelle union pour quelle force ? Je m’étonne qu’un esprit aussi éclairé que celui de l’ami Raoul évacue la question comme si elle n’était pas même subsidiaire.
    Ce mode de pensée a conduit l’ensemble des militants du NPA à adopter dans la longue période de préparation de ces régionales une attitude défensive, comme si l’essentiel était de ne pas décevoir ce « peuple de gauche » fantasmatique, supposé attendre une autre gauche comme d’autres le messie.
    L’entre deux tours nous conduira sans doute à boire le calice jusqu’à la lie.
    Que pouvions-nous espérer d’une telle stratégie, dont je m’empresse de dire que je l’ai cosignée, contaminé par la crainte de passer pour sectaire et tenté par l’idée de vérifier l’hypothèse de la petite mosaïque gagnante ?
    Dans un système électoral fait pour interdire tout blocage à l’opposition et où l’on sait que Frèche aura au moins 37 sièges sur 67 (17 + 40 % de 50), de quelle « force » s’agit-il, cher Raoul, à supposer que la liste AGM, associée à EE et au PS Mandroux, se partage le reste avec l’UMP, 15 partout ?
    Certes, on pourra faire un peu plus de bruit en session et dans les médias, mais après ?
    Georges

  5. job Lamer a dit :

    Il est juste de ne pas appuyer son analyse sur deux théorémes:
    1) Le NPA est sectaire
    2) L’union fait la force
    Je parle de politique de front unique. C’est autre chose.
    Aucune des trois tendances du NPA ne voient clair dans la situation politique actuelle. Moi, non plus.
    MAis aprés les régionales le temps sera venu de réfléchir à où en est le NPA et de dire qu’à force d’avancer une perspective trop générale et d’accorder trop d’imporrtance aux élections on finit dans un cul de sac.
    Il ne faudra pas se contenter de:
    1) nos électeurs ce sont les abstentionnistes
    2) c’est la faute de la propagande capitaliste et en particulier les médias (nauséabondes)
    car on risque de soufrir du syndrome de Bertold Brecht: « Puisque le peuple se trompe, il faut dissoudre le peuple »
    Par contre il sera temps de penser à construire un nouveau « nouveau NPA » qui reconnaitra comme perspective l’écosocialisme et non des hypothéses dépasées.

  6. JOS a dit :

    Au-delà de la région Languedoc -Roussillon, notons que le NPA en présentant ses propres candidats est la machine à perdre, cela fait 40 ans qu’ils veulent se compter (JCR, puis LCR, puis NPA, puis ….). Je suis gentil avec une secte politique qui n’est que le » porte parole » des luttes des autres.

    Mais il y a pire, c’est l’imposture actuelle d’Europe Écologie et de son leader C..-Bandit. Ce dernier que j’ai écouté ce matin sur France-Inter ( la machine à laver les cerveaux avec les autres stations et télés) : il n’a dit pas un mot sur la répartition inique des richesses , de la faim dans le monde, de l’esclavage moderne,….. C’est un politicard qui se complait dans le libre marché tout en se disant (pour être de gauche comme le PS) contre un capitalisme sauvage. Comme s’il y pouvait en être autrement. Il n’a pas compris ou il feint que le capitalisme financier actuel est une évolution logique d’un capitalisme dit industriel. Or c’est bien le capitalisme dit industriel qui a voulu qu’il n’y est plus de réglementation pour mieux exploiter les salariés, afin de précariser le monde du travail. Bref la loi du marché est la loi suprême et absolue dans le capitalisme « moderne ». Pour aboutir a une dictature puisque le marché commande tout (l’argent roi absolu).

    C..-Bandit est bien dans la ligne du traité de Lisbonne . Comment des gens sincères qui se disent de gauche et écologiques peuvent accepter l’appel de C..-Bandit au centre droit afin de former un marécage ou prospérerons les caïmans. Comment ne pas voir que la lutte pour le respect de la dignité humaine et la préservation de la biodiversité passe par l’abolition du capitalisme et de sa dictature du marché. En effet, le capitalisme spécule sur tout, il ignore les conséquences humaines (pauvreté,chômage,SDF,…) et les ravages sur l’environnement (pillage des richesses naturelles, gaspillages,…) c’est le prédateur de notre planète. N’être pas clair sur se point, faire cohabiter le loup et la chèvre, c’est accepter que les choses perdurent.

    Europe Écologie est une chimère, un machin attrape tout, dont l’ambition de certains est d’être des notables porte valise du système. Il y a le tout et son contraire, ceci n’est pas sérieux, c’est malsain.
    Leur programme est du markéting sans aucune stratégie .
    Pour Europe Écologie le problème principal est de convertir les gens aux bienfaits de l’Ecologie triomphante, grâce à des taxes diverses, en épargnant ceux qui sont les vrais responsables de la situation critique actuelle, mais en frappant au passage ceux qui en sont le plus victimes.
    L’écologie devient alors une sorte de vulgate politiquement correcte pour persuader que tout le monde est responsable de la dégradation environnementale, et plus encore de culpabiliser ceux qui n’ont pas les moyens de se passer de voiture pour aller travailler ou d’électricité pour se chauffer.

    En résumé, l’essentiel est qu’il n’y a pas une opposition unie pour affronter le pouvoir actuel. Que ce soient les partis ( cf ci-dessus, auquel on peut ajouter le PCF moribond et le Parti de Gauche qui n’ont que des prétentions électorales pour assurer leur survie) que ce soient des syndicats qui ont renoncés à affronter le patronat. La vie est bien belle pour Madame Parisot (et son MEDEF)!!!

    Dans 2 ans, la situation risque fort d’être la même : divisions, imposture à gauche. Et la situation sera encore plus dégradée pour le peuple. Mais on lui fera croire qu’en votant pour un candidat de la gauche parlementaire les choses changerons profondément ( voir la Grèce, Jospin et Mitterrand).

    Seule une réponse claire et rigoureuse au débat « être de gauche c’est quoi » amènera peut-être l’espoir de la construction d’un Front de Gauche Unie pour traiter les urgences sociales-écologiques-altermondialistes

  7. job Lamer a dit :

    répétons; puisque le « peuple » se trompe, il faut le dissoudre. c’est d’ailleurs ce que font les dirigeants actuels en favorisant l’abstention.

  8. La Lésion d'Honneur a dit :

    Réponse à Georges Pons : Alors on vote tous pour la LCR ? L’intérêt d’un début d’union (donc de désaccords, on n’est pas dupes) est 1) de gagner … même si… ! 2) d’installer un semblant de contre-pouvoir même si celui-ci aura peu de moyens.
    On peut aussi ne rien faire et aller à la pêche…
    Juste une remarque : si Liberti pouvait être moins bavard dans ses discours on gagnerait du temps !

  9. Georges Pons a dit :

    Réponse à divers camarades ci-dessus :
    – je n’ai pas l’impression de ne rien faire parce que je ne m’implique pas farouchement dans une campagne en LR qui est à mes yeux un marché de dupes pour le NPA et pour tous les anticapitalistes convaincus, ceux qui, contrairement à Cohn-Bendit, ne font guère de différence entre économie de marché et capitalisme,
    – je suis d’accord avec Job sur la nécessité de construire un « nouveau » NPA.
    Il fallait sans doute en passer par là. Reconnaître à chaque région le droit de disposer en fonction d’un contexte particulier. Peut-être faudra-t-il même nous résigner à ce que ce parti demeure un laboratoire politique dont nous, ses membres, serons les cobayes consentants. Ca aussi, c’est mieux qu’aller à la pêche.
    Si ce pays, et l’Europe entière dirait-on, n’est pas mûr pour une révolution, même soft (grève générale par exemple …), à nous d’enfoncer des coins plutôt que des portes ouvertes sur d’hypothétiques sièges d’observateurs.
    Pas uniquement en revendiquant un « écosocialisme » dont une demi-douzaine de formations politiques a déjà fait son fond de commerce. Va falloir trouver plus, ou mieux, Raoul.
    – Quant au « front de gauche unie » dont parle Jos pour traiter les urgences, on ne peut nier qu’il fonctionne déjà plutôt bien dans les luttes, si l’on entend par là qu’il associe sans trop de compétition les militants de base et les sans-parti. Et puis ça ne mange pas de pain. Comment disait Raffarin à propos de la rue ?
    – enfin, puisque RMJ a provoqué nos rares réactions, qu’il n’attende pas que ses 397 abonnés se manifestent pour nous apporter de nouvelles lumières …
    Salut et fraternité
    Georges

  10. Laurent a dit :

    A lire tous les post ici,je ne suis pas le seul à s’inquiéter des ennuis actuels diu NPA. Mais « reconnaître à chaque région le droit de disposer en fonction d’un contexte particulier » ne dispense pas celle-ci de se retrouver nationalement autour d’un même programme et d’une même orientation.

    Or, ce n’est plus le cas et nous risquons de nous en apercevoir dimanche. En Lorraine, le programme du NPA est un copié collé de celui de LO. En Champagne Ardennes et en Bourgogne, il est plus antilibéral qu’anticapitaliste.

    J’ai été étonné de lire des sondages en Lorrainne accordant 4-6% à LO et 1-2% au NPA (exactement l’inverse des européennes: NPA: 6,5% et LO: 1%)

    Commes les politiques d’alliance, certains programmes régionaux du NPA varient ainsi entre sectarisme à la LO et oppportunisme vis à vis des anti-libéraux.

    J’espère que l’expérience de ces élections permettra de clarifier les débats d’orientation au NPA. Pour moi, cela crève les yeux qu’il y a 2 orientations et 2 stratégies à la gauche du PS .
    La direction du NPA ne pourra plus continuer à agir comme si entre le PS et le NPA, il n’y avait rien. Ce qu’elle avait effectivement fait dans les rencontres unitaires nationales en demandant aux autres de rallier sa stratégie de refus de siéger dans les régions avec le PS (le PC était aussi sectaire, puisqu’il voulait imposer l’inverse )

    Dans plusieurs régions, le NPA n’ a heureusement pas suivi ce sectarisme et proposé avec plus ou moins de succés le libre choix . D’autres sont allés encore plus loin, jusqu’à l’opportunisme en édulocorant fortement le programme anticapitaliste.

    Pouvait on faire des allianes sans renoncer à ce qui fonde l’identité du NPA: son indépendance vis à vis du PS et des institutions et son anticapitalisme viscéral ? Oui, en proposant des accords unitaires accordant le libre choix de siéger ou pas dans les exécutifs régionaux avec un PS hégémonique et la liberté pour chaque composante de défendre son programme. Un cadre unitaire minimal sur un programme minimal. Cela s’appelle un accord unitaire technique dès le 1° tour.

    Toutes ces questions vont à nouveau se poser dans les 2 ans qui viennent.
    Une politique d’alliance du NPA qui ne tient pas compte de cette « 3° gauche » entraînenera le NPA vers d’autres glissades.

  11. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Georges Pons

    Avec des raisonnements comme ceux-là, libéraux de droite et de gauche ont l’éternité devant eux. Donc, attendons le grand soir et d’ici-là jouons à la mouche du coche, convaincus que nous sommes les seuls à avoir raison. Et n’altérons surtout pas notre pureté doctrinale ! Préservons-nous pour la Révolution et gardons-nous de favoriser tout progrès sous peine de réformisme infame.
    Va falloir trouver autre chose, Georges.

  12. Georges Pons a dit :

    On est bien d’accord, Raoul !
    Va falloir trouver autre chose que l’immobilisme ou le réformisme, car si le score national du NPA reste conforme aux sondages : 1,5 %, voire s’il monte à 3 %, ça voudra dire que personne ou presque n’a compris où le NPA voulait en venir. Mais si nous sommes tenus à faire voter Mandroux au second tour, pour rester dans la roue d’EE, tu ne trouves pas que ces « libéraux de gauche » auront, grâce à nous, sinon l’éternité du moins du bon temps devant eux ? On sera loin, très loin en effet de toute pureté doctrinale. Faudrait-il s’en réjouir ?

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