10 Avr 2010

 

Voici la version complète de l’interview donnée à Libération et dont une partie n’a pas été reproduite dans l’édition du 09.04.2010

 Libération (LILIAN ALEMAGNA)  – Pourquoi décidez-vous de quitter le NPA ?

 Le NPA n’a pas tiré les leçons de son échec aux européennes. Il a persévéré dans sa démarche solitaire aux régionales. Sur le fond, j’ai vérifié, au Comité exécutif, l’impossibilité que soient traitées des questions qui s’éloignent des luttes sociales. Je pense, à titre d’exemples, à des questions institutionnelles comme la réforme des collectivités territoriales ou à divers aspects de l’écologie toujours encommissionnés. Les effets du capitalisme sont pris en compte au seul niveau de leur impact social. Impossible de faire le lien avec les décisions européennes ou celles de l’OMC. Ce n’est pas dans le logiciel du NPA. Comme militant altermondialiste, je n’y ai pas trouvé mon compte.

– Un an d’existence, n’est-ce pas trop tôt pour parler d’échec ?

Le processus de création a commencé il y a deux ans. Sur la base d’une idée d’ouverture et de rassemblement. Avec la promesse d’une prise en compte égale de tous les grands problèmes créés par le capitalisme. Mais la dizaine de femmes et d’hommes qui dirigent le NPA continuent de penser et d’agir comme à la LCR. Le NPA est parti sur de mauvais rails. Je ne vois pas en quoi cela pourrait changer.

– Pourquoi ne pas attendre l’issue du congrès de novembre ?

Soyons francs : qui peut penser que ceux qui sont aux commandes depuis le congrès de fondation vont renoncer ? Qui peut penser que la ligne d’Olivier Besancenot, avec lequel sur un plan personnel il m’est très pénible d’être en désaccord, sera battue ? Avec les conséquences que cela entrainerait pour 2012. Attendre novembre, c’est perdre 8 mois pour la difficile construction de l’indispensable unité à la gauche du PS.

– Vous critiquez un « sectarisme » et un « manque de démocratie », concrètement, pourquoi?

Le pari du NPA, c’était la fusion de cultures et d’expériences politiques différentes. C’était l’intention de réussir la rencontre des révolutionnaires et des anticapitalistes. Mais quand donc autrement que par des références au passé a-t-on pu aborder les modalités de la transition du système prédateur actuel vers une alternative sociale et écologique ? Quant à la démocratie interne, j’ai observé que la décision appartient, pour l’essentiel, à l’encadrement formé par les militants de l’ex-LCR.

– Pour vous, le NPA reste une « LCR bis »?

Une LCR améliorée sans doute, mais dont la stratégie est inchangée. C’est toujours l’avant-garde éclairée, qui a raison toute seule. Il suffit de vérifier d’où viennent ceux qui s’expriment au nom du NPA au niveau local comme au niveau national.

Vous annoncez vouloir construire des « /confluences écologiques et sociales pour une alternative au capitalisme ». /Un rapprochement avec Europe-Ecologie? la FASE?

Je crois à la nécessité de telles confluences. Et j’y apporterai toute ma contribution. La position adoptée par rapport au traité constitutionnel européen demeure une ligne de partage infranchissable entre ceux qui acceptent une Europe à la pointe de la mondialisation néolibérale et ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs qu’elle prétend porter. C’est le rassemblement de gauche contre le TCE qu’il faut reconstituer au plus vite pour réussir en 2012 ce qui a échoué en 2007.

Raoul Marc Jennar

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34 Réponses pour “« Le NPA continue d’agir comme la LCR » (titre choisi par Libé)”

  1. Jean-Louis Prat a dit :

    Panta ménei kai ouden khorhei, Tout demeure et rien ne s’écoule, comme aurait dû dire Héraclite…

  2. Bernard Langlois a dit :

    Eh bien moi, j’ai juste un mot à te dire, mon bon Raoul : c’était bien la peine de traîner Politis dans la boue, comme tu as cru bon de le faire …

  3. Léon a dit :

    @Bernard Langlois

    C’est maintenant au tour du NPA d’être vilipendé. C’est sans doute ce qui s’appelle la « culture de débat » de la part d’un champion de la démocratie et de l’unité ?

  4. Georges Pons a dit :

    Occasion pour moi, cette « pique » de Bernard Langlois, de rappeler que si Politis n’avait pas, volontairement ou non (mais je pense que Denis Sieffert voulait bel et bien la peau des trotskystes), compromis en lançant son « Appel » la gestation du NPA, véritable creuset potentiel de toute la gauche radicale, la toxicité des anciens de la LCR qui composent une partie du comité exécutif serait encore moins sensible qu’elle est supposée être.
    Quand on voit que le résultat de cet appel se limite à l’existence d’un Parti de gauche qui, même allié au PCF, dont on connaît la capacité mobilisatrice, n’a pas non plus été le messie attendu, il est en effet navrant que le NPA soit le seul vilipendé. On peut déplorer que ce jeune parti n’ait pas su en un an devenir monolithique, mais je trouve au contraire plutôt réjouissant qu’il reste un espace expérimental dans lequel les comités locaux conservent toute la liberté que réclame la recherche d’un nouveau mode d’organisation, intermédiaire entre les structures partidaires révolues et les nébuleuses à géométrie variable.
    En cela, les démissions fracassantes ne servent pas, c’est le moins qu’on puisse dire, la culture de débat.

  5. job Lamer a dit :

    bon, je note que la trotskophobie devient une réalité inquiètante à la « gauche de la gauche »…
    Mais je ne vois rien que des querelles répétitives autour d’une illusion perdue.
    Quand se mettra-t-on vraiment au travail pour avancer sur l’écosocialisme qui est la solution anticapitaliste aprés la capitulation des socialiste devant le libéralisme et le triste passé meurtrier du communisme
    Deux point pourraient être la trame du programme
    – La gratuité. l’argent que nous donnons à l’état doit être réinvestit dans le gratuit
    – Faisons-le nous même: construisons une économie non basée sur le fétichisme de la marchandise
    Ceux qui sont prét à travailler dans ce sens peuvent me joindre
    et il y en a vraiment marre des querelles c’est la faute du NPA,ou du PG ou de la FASE. Toutes ces structures sont dépasées.
    Cela ne m’empêchera pas de rester fidéles aux leçons démocratique, unitaire de Rosa Luxembourg et de Léon Trotsky.

  6. Raoul Marc Jennar a dit :

    @job Lamer
    OK, Job. Bien d’accord pour construire tous ensemble, par delà des structures figées dans des modes de fonctionnement du 19e siècle, une alternative crédible, écosocialiste, mais cela ne suffit pas. Notre grande faiblesse commune, c’est notre impuissance collective à fournir un mode d’emploi pour le passage du capitalisme à l’écosocialisme. Tu vas me répondre qu’il y a le « programme de transition » du vieux Léon. Certes, mais au 21e siècle, nous sommes devant un capitalisme mondialisé comme il ne le fut jamais. Et dire « on fera la révolution » ou même « on va dissoudre l’UE et l’OMC », c’est un peu court. A la limite, il me semble plus aisé de dessiner sur le papier les contours d’une société différente que d’élaborer les modalités du passage à cette société. Et, pour ce qui me concerne, convaincu que la fin se trouve déjà dans les moyens, je récuse toute méthode basée sur la violence.On a du pain sur la planche. Nous pouvons travailler ensemble.

  7. job Lamer a dit :

    @Raoul Marc Jennar – Effectivement,c’est le problème de la transition. Le programme de « léon » était écrit en 1940 (à peu prés) donc ce n’est qu’une référence historique et il y avait un pronostic sur l’imminence d’une révolution après la chute du nazisme qui s’est révélé inexact. Donc ce n’est pas le programme d’aujourd’hui, bien sur.
    Le système-monde va à la dérive.
    Il faut un autre programme de transition qui ne soit pas l’accumulation de revendications (trés justifié) mais des ruptures (non violentes) mais la mise en pratique d’alternatives dans tous les domains de la vie humaine.
    C’est pourquoi les notions « c’est gratuit » et « on le fait nous même » m’apparaissent des pistes. mais je me sens un peu limité pour penser tout ça. Il faudrait un réseau pour réfléchir et écrire : « Sortit du capitalisme, c’est possible ici et maintenant »…
    Le NPA a refusé de se proclamer écosocialiste et ce n’était pas qu’une question de mot mais encore une croyance en la validité de méthodes (qui ont échoué à l’époque ou conduit à des formes de stalinisme) qui ne sont vraiment plus valable. Il y a dans la société actuelle une valorisation des croyances. Si tu doutes tu n’es rien. On attaque la psychanalyse et le marxisme qui avaient l’intérêt d’être critique par rapport à leur propre conception, on se contente du doute postmoderne et c’est le meilleur moyen de maintenir l’oppression capitaliste car rien n’existe.
    Donc pour moi le temps des appels à l’unité est fini. ce sont des redondances. On n’en finira pas d’appeler, d’appeler… Comme on ne peut plus s’appuyer sur la victoire du « Non ». Il faut passer à autre chose et c’est ce programme pratique qui manque… Jetons quelques éléments.
    Par ailleurs, ce qui me géne vis à vis du NPA c’est tout ceux qui de l’intérieur ou de l’extérieur annonçait déja l’échec et peuvent se frotter les mains. Ils avaient raison. Et cela n’a pas fait avancé d’un pouce la critique de l’anticapitalisme remplacé par la critique du NPA. Ce sont des Héros de la critique creuse qui en tirent maintenant l’avantage d’avoir eu raison. ce n’est pas mon problème.
    je reste trotsko-luxenbourgiste! Et ma définition du trotskysme la voila: Qu’est-ce qu’un trotskyste : un minoritaire qui restera minoritaire mais qui fait l’unité avec ceux qui ne pense pas comme lui sans imposer ses idées. C’est ce que m’ont appis des militants courageux aujourd’hui disparus.

  8. Teddy Francisot a dit :

    Courage Raoul. On est ensemble.

    Je suis membre fondateur du NPA, moi aussi. Et déjà déçu par l’attitude des ex-LCR aux européennes, je m’étais donné un an pour savoir si j’y resterais ou non. L’échéance est au prochain congrès.

    Quand on est passé d’un coup à 9000 et qu’après il ne reste plus que 7000 personnes, soit on se remet en question et on revoit sa définition de l’ouverture, soit on reste rigide, tel des mages de la révolution parfaite, et la maison s’écroule au détriment du mouvement social.

    On peut être pessimiste quand on voit que 60% du NPA a voté des motions sectaires (A et B) aux régionales. Mais, finalement, il « suffit » de convaincre 50% de ceux qui ont voté, sans conviction, la motion A, et de recruter des militants sensibles à la cause capitalistes et de conviction unitaire. Ainsi on pourrait fonder un véritable projet politique anticapitaliste.

    Il sera toujours temps de faire le bilan d’échec et de s’en aller.

  9. kim - NPA d'en bas a dit :

    « Et, pour ce qui me concerne, convaincu que la fin se trouve déjà dans les moyens, je récuse toute méthode basée sur la violence. »

    Personne n’aime la violence ni ne la souhaite.

    Salvador Allende la récusait tout autant que RMJ. Elu démocratiquement, quand il a commencé à toucher CONCRETEMENT aux intérêts capitalistes nationaux et américains, il a été renversé… par la violence. Assassiné, lui et des milliers de militants de gauche, et les prémisses d’un Chili anti-capitaliste ajournés pour longtemps.

    La violence, c’est d’abord le capitalisme au quotidien. Puis ce sera un jour la violence en arme pour défendre les intérêts d’Areva, de Nestlé, de Monsanto, de Carrefour, L’oreal…

    Albert Camus était pacifiste, critiquait le messianisme du mouvement communiste dominant de son époque, ses camps, sa violence… mais jamais il ne serait abaissé à une telle naïveté que RMJ.

    RMJ est un anti-capitaliste de papier, qui croit pouvoir demander poliment aux assassins de masse que sont les grandes multinationales du monde entier de partager gentiment… ce qu’ils ont toujours refusé de faire tapissant de bombe la corée, le laos, le vietnam, massacrant au salvador, en irak, au nicaragua, en indonésie etc…

    Sa conscience accompagne son existence : il croit que son anti-capitalisme se jouera autour d’une table de négociation à l’ONU.

    Co-opté à la direction du NPA comme « personnalité ».

    Pas une contribution concrète de Jennar sur l’écologie au sein du NPA.

    Parti au loin au lendemain de son échec à se faire élire aux Européennes.

    Puis parti maintenant avant même d’avoir essayer de convaincre au prochain congrès du NPA.

    Des yeux ouverts, mais les mains pas trop dans le cambouis.

    Le socialisme par en haut.

    On a déjà donné. Bon vent. On essaiera sans toi.

  10. job Lamer a dit :

    @kim – NPA d’en bas – Ce style ne servira à rien sinon à donner froid dans le dos!
    Il faut se rappeler en permanence ce que Trotsky disait les directions ont tendance à se bureucratiser et si le parti se militarise il devient militariste. Donc réfléchissons sur la violence en préalable
    A propos d’Allende, c’est un raccourci qui n’honore pas la mémoire du juste qu’était Allende.
    Il y a trop de révolution trahie par les révolutionnaire par peur de la démocratie.
    Allende n’a jamais trahi, Rosa Luxembourg non plus et Trotsky non plus.

  11. Georges Pons a dit :

    Ce qui peut aussi donner froid dans le dos, quand on se souvient comment un certain pacifisme a ouvert un boulevard au nazisme, ce sont les trop bonnes manières. Job, Raoul, et quelques autres dont on trouve les commentaires dans ce blog, ont très certainement des capacités intellectuelles, une culture, une « éducation » qui leur rendent insupportable le moindre écart de langage, la faute de style si ce n’est la faute de goût.
    Bien que n’étant pas à leur niveau, je peux les comprendre. Ce serait tellement mieux si on pouvait rester au salon.
    Mais qu’ils fassent aussi l’effort de comprendre que les militants de base en ont un peu marre des dissertations, des appels, des analyses fines.
    Ils attendent de ceux qui apparemment pensent mieux qu’eux et ne ratent pas une occasion de le faire savoir; qu’ils leur proposent des marches à suivre, des méthodes, en bref des réponses, si la voie démocratique leur est bouchée en raison de leur incapacité à s’unir et si la violence leur est vivement déconseillée, réservée qu’elle serait à ceux qui savent s’en servir en toute impunité.

  12. Laurent a dit :

    Trouver un mode d’emploi permettant un passage pacifique du capitalisme à l’éco-socialisme, signifie déjà éradiquer la violence dans le travail.

    La violence dans le travail, c’est le capital qui nous l’impose avec ses modes d’organisation de plus en plus pathologiques sur la santé physique et mentale des salariés, et la crise actuelle généralise et intensifie cette violence, aussi bien dans les services qu’à la production.

    A France Télecom, une enquête judiciaire va être diligentée à la suite d’un rapport de l’inspection du travail mettant en cause sa « politique de réorganisation et de management» menée depuis 2006 dans le but notamment d’organiser le départ de 22.000 salariés du groupe.

    Il y a quelques années, en 2002, lors un forum social organisé entre autres par Attac à Toulouse, Gustave Massiah avait aussi défendue l’idée d’une voie pacifique pour abattre le capitalisme , en citant l’exemple du syndicat polonais Solidarnosc: des mobilisations de masse permettant de déligitimer le pouvoir en place. Il avait nous aussi pris en exemple iranien, où des million d’iraniens mobilisés dans la rue avaient réussi à renverser la dictature honnie du Shah (ensuite, ce ne fut pas du tout pacifique, et je garde toujours en mémoire mon ami Sam, exécuté par les pasdarans pour cause d »appartenance au parti tudeh)

    Je lui avait répondu que sa stratégie ressemblait trop aux trompettes de Jéricho dans la Bible : suffira-t-il de souffler dans des trompettes, comme à Jéricho, pour abattre le mur capitalisme ?

    Mais au moins, pour moi, Gustave Massiah était (et reste ?) proche de la voie du programme de transition lorsqu’il défendait une stratégie dans laquelle le rôle des mobilisations de masse est prépondérant pour abattre le capitalisme.

    Alors, sur la question de la violence, si Raoul estime q’un passage pacifique est préfèrable, tout le monde ne peut qu’être d’accord et moi le premier, même si les exemples historiques (La Commune, le Chili d’Alende, Cuba…)prouvent jusqu’à présent le contraire . Déligitimer les pouvoirs en place, Gustave Massiah avait tout à fait raison aussi: changer le monde passe par là.
    Mais peut-on le changer sans prendre le pouvoir ? Et au profit de quelles classes ? Les classes dominées, je suppose. L’éco-socialisme, c’est aussi la reduction du temps de travail afin de l partager entre tous, la fin de la violence au travail, la contestation du pouvoir du capital sur nos vies , des expropiations inévitables d’actionaires etc… Sans résistance tout cela ?

    Après Daniel Bensaïd, je dirais que faire de la politique, c’est aussi un pari pascalien sur la réussite de nos projets et de nos actions.

  13. Léon a dit :

    @Teddy Francisot

    Si je comprends bien la position exprimée dans votre contribution, il y aura au prochain congès du NPA une position « majoritaire » et une position « minoritaire » . Et celles et ceux qui seront « minoritaires » (quels qu’ils soient) quitteront le NPA !

    En d’autres termes, il est impossible de militer dans un parti, si la majorité de ce parti ne partage pas votre point de vue ?

    J’ai lu sur ce blog des textes où d’aucuns se gaussaient des « trotskystes » qui scissionnent sans cesse, mais avec une telle compréhension de l’engagement dans un « collectif », les « anticapitalistes » ne sont pas prêts de s’unir !

    A partir du moment où l’on rassemble dans une organisation plusieurs milliers de militants, il y aura forcément toujours des points de vue différents sur telle ou telle problématique, et il y aura donc toujours des discussions… qui devront être tranchées à un moment donné. Et jusqu’ici, on n’a rien trouvé de mieux que la démocratie qui permet, in fine, à une majorité de se dégager pour faire avancer un projet et éviter la paralysie permanente.

  14. kim - NPA d'en bas a dit :

    Je me fous de ce que disait Trotsky. Si je devais chercher un modèle, je le chercherais moi aussi ailleurs que dans le mouvement « trotskyste » ou « léniniste » ou « anarchiste » etc…

    Je n’ai rien d’un bolchevique.

    Cela ne ne change rien à la réalité : le capitalisme est très violent, il a toujours utilisé des moyens extrêmement violents pour conserver son pouvoir, et jamais ils ne lâchera du lest (et encore moins l’ensemble de ses prérogatives) sans une certaine dose de rapport de force.

    Tous ceux qui prétendent l’inverse, se mentent à eux-mêmes et surtout mentent aux autres.

    Mais comme tout le monde, j’espère de toutes mes forces n’avoir jamais à subir la violence, ni à l’employer. Je suis un individu lambda qui milite pour la justice et l’églaité, pas un psychopathe.

    La démagogie et le gnan-gnan, ne servent quand même à rien : chaque année des dizaines de militants syndicaux, des droits de l’homme, politiques, religieux… sont massacrés en Colombie sur l’autel des intérêts d’une minorité qui détient le pouvoir économique et sont armés par une puissance étrangère pour le faire.

    Tu as froid ? Moi aussi.

  15. GUILLOT a dit :

    @kim NPA d’en bas

    S’ils suffisait d’être malade pour devenir médecin, il suffirait aussi d’être révolté pour devenir révolutionnaire.

    Tu as compris, je ne me fous pas de ce qu’on fait Blanqui, Trotsky,les Communards, Staline, Rosa Luxemburg, Allende, Che Guevarra, etc… pour la bonne raison que je veux savoir pourquoi ils ont été vaincus ou pourquoi une dictature sanguinaire a pu sévir au nom du Socialisme.

    Sans aller jusqu’à les connaître de façon approfondie, au moins savoir ce qu’ils ont laissé comme legs aux génération futures de militants anticapitalistes, afin de ne plus revivre leurs défaites ou ses crimes . Du passé, nous ne pouvons pas faire table rase. Mais nous pouvons recommencer par le milieu. Même chez un anticapitaliste comme chez un médecin, l’ignorance est mauvaise conseillère.

  16. kim - NPA d'en bas a dit :

    Arrête ta condescendance de vieux birbe.

    Je connais très bien les textes de lénine, trotsky, rosa, mais aussi bien d’autres de castoriadis à jaurès en passant par reclus, pouget, l’écologie politique (ou pas d’ailleurs), les situs,

    S’il suffisait d’avoir lu les classiques et même les obscurs ou les apocryphes pour avoir la « ligne juste » qui permet d’avoir prise sur la réalité, comment expliquer tout autant les multiples échecs et les multiples retournements de veste de tous les « ex-intellectuels organiques » du prolétariat aveugles parmi les aveugles, borgne parmi les borgnes, bureaucrates parmi les bureaucrates ?

    Staline connaissait certainement mieux les textes de Lénine que toi et moi ne les sauront jamais.

    Ces militants n’ont rien « légué aux générations futures » (tu confonds avec yann Arthus bertand), ils ont tenté de comprendre leur présent pour le changer, c’est déjà pas mal.

    Trotsky n’a absolument rien à me dire sur la désertion sans combattre de RMJ.

    Et rien non plus sur la violence ou sur la bureaucratie étant donné qu’il a pratiqué les DEUX avant de se faire débarquer à Prinkipio.

    La non-violence est une pratique qui vise à révéler les conflits pour mieux les résoudre en désarmant son adversaire.

    RMJ se barre en courant vers une autre épicerie qui lui donnera un meilleur rapport qualité/prix, gain/investissement, en bon consom’acteur « alternatif ».

    Après avoir conchié le Front de gauche et l’impuissance des Alternatifs, le voilà déjà un doigt de pied à la FASE et un autre… au FDG.

    Une chose est sûre : nous ne pourrons être vainqueur ou vaincu qu’après avoir au moins essayé autre chose que la conquête électorale des institutions bourgeoises.

    Je ne compte pas sur les politiques et leurs élus pour arrêter la contre-réforme des retraites.

  17. GUILLOT a dit :

    @ kim NPA d’en bas

    Un proverbe sénégalais dit que « lorsque la mémoire va chercher du bois mort, elle ramasse le fagot qui lui plait » . D’après ce que je lis sur ta vision du passé, tes jugements outranciers, négatifs, dignes d’un Pol Pot de militants d’aujourd’hui ne me surprennent plus.

    Si tu prends cela pour de la » condescendance de vieux birbe », libre à toi, mais ce n’est pas une raison de caricaturer mes propos et en profiter pour insulter en même temps un camarade qui t’ouvre son blogue alors qu’il ne partage pas tes opinions, tes outrances ni sans doute ton sectarisme . Un chose est au moins sûre avec toi, le dialogue est très limité.

  18. kim - NPA d'en bas a dit :

    On ne dialogue pas avec des vieux proverbes, ni avec des citations.

  19. kim - NPA d'en bas a dit :

    Ah j’oubliais :

    Pour ce qui est de Pol Pot, c’est Rouge qui faisait sa une pour saluer l’entrée des Khmers Rouges à Phnom Penh. J’avais 4 ans.

    Ce n’est pas parce que VOUS vous êtes trompés en permanence en soutenant tous les régimes bureaucratiques et liberticides (Cuba, Vietnam, nature de l’URSS…) qu’il faut essayer de refourguer le fardeau aux (plus) jeunes militants.

    Ho, ho, ho, ho chi minh, che che che guevara.

    Les grands hommes toujours. Les grands militants tout le temps.
    Les grands textes sacrés. Les drapeaux, les défilés, les mausolés. la Hiérarchie.

    Tout ce qu’il y a de plus détestable à l’extrême-gauche (de la FSU).

    Le pire c’est que vous êtes prêts à recommencer aujourd »hui avec Chavez et son internationale des chefs d’état.

    L’histoire on la connaît, du moins on l’étudie, mais on ne la vénère pas (comme RMJ parlant dans son texte des « rendez-vous que nous donnerait l’Histoire », pouf, pouf).

    Assez de mots.

    Allez, non, encore quelques uns, spéciale dédicace au grand homme RMJ et au professeur rouge guillot :

    « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse à la FASE »

  20. juin a dit :

    Finalement je trouve la position de raoul assez pitoyable, je’ l’ai défendu tres fort
    contre bcp de militant, il a soutenu notre liste en bretagne vraiment a gauche, s’il raoul avait eu raison, on aurait fait plus de 2,5%, et non , total plantage, je me sens calomnié psur le npa qui serait une autre lcr, que le npa a ne seriat pas démocratique

  21. juin a dit :

    Finalement je trouve la position de raoul assez pitoyable, je’ l’ai défendu tres fort
    contre bcp de militants qui subodorait ce qu’il était finalement ( et que je ne voulais pas voir finalement un opportuniste), Il a soutenu notre liste en bretagne « vraiment a gauche », s’il raoul avait eu raison, on aurait fait plus de 2,5% a ces régionales avec les objecteurs de croissances pour une liste radicalement ecologique, Et non , total plantage, je me sens personellement calomnié sur le npa qui serait une autre lcret qui ne serait pas démocratique. il ne s’est pas rendu compte que <ob etait minoritaire dans le npa ( c'est dire s'il suit la vie de cette orga). Bon courage Raoul avec tous les magouilleurs de la fase qui ont tout fait pour empêcher une liste unitaire de la gauche radicale en BZH
    yves juin comité npa rennessud

  22. JOINVILLE a dit :

    Mieux vaut arriver trop tôt que trop tard. Trop tôt on a encore une avenir, mais trop tard on n’en a plus.

  23. Georges Pons a dit :

    Il tape sec, le kim, mais tire finalement assez juste. Ni lui ni moi (vieux birbe de 75 balais …) ne sommes sanguinaires ni psychopathes, mais je ne vois pas ce qui nous obligerait à ménager un « camarade », comme dit Guillot, au motif qu’il a ouvert un blogue pour y diffuser sa bonne parole.
    Je suis le premier à reconnaître ses mérites et à apprécier l’apport des intellectuels à la construction d’un monde meilleur, mais dès lors qu’ils recherchent un rôle de leader, qu’ils ne s’étonnent pas de voir grimper nos exigences à leur égard.
    Si quelques centaines de militants aussi inconnus que moi quittaient le NPA, ça ne lui causerait pas beaucoup plus de tort que la fonte des effectifs d’autres partis. Lorsque c’est une « figure de proue » qui prend la porte et le fait savoir de manière assez fracassante, ça craint.
    Quant à la surenchère « Pol Pot » à l’égard de Kim, elle est au moins aussi polémique et excessive que les propos qu’elle visait, si l’on veut bien admettre que l’irrévérence peut aussi être une vertu et que les colosses ont souvent des pieds d’argile. Des propos de Guillot, je préfère retenir cette phrase :
    « Tu as compris, je ne me fous pas de ce qu’on fait Blanqui, Trotsky, les Communards, Staline, Rosa Luxemburg, Allende, Che Guevarra, etc… pour la bonne raison que je veux savoir pourquoi ils ont été vaincus ou pourquoi une dictature sanguinaire a pu sévir au nom du Socialisme. »

  24. Pierre Gaugain a dit :

    @ georges Pons,

    pour une fois je suis assez en accord avec ce que tu dis, voir avec ce qu’à pu dire Kim d’en bas, et enfin ce que tu rappelles des propos de Guillot, sur Blanqui et tous les autres, mais je trouve quand même que vous êtes très durs avec un homme comme Raoul qui a écrit ce qu’il a écrit sur le rôle de Dutch et de son implication lors du génocide cambodgien, il a parfaitement démontré ce que pouvait être la réalité stalinienne dans un plaidoyer devant lequel nous ne pouvons que nous incliner et montrer du respect, donc lisez le il est sur son blog….à l’époque beaucoup d’entre nous auraient pu en particulier au Cambodge mais aussi ailleurs être des Kmers rouges, ce n’est que l’occasion qui fait le larron….J’interviens naturellement dans cette discussion en y étant quelque peu étranger étant un ancien communiste, un ancien soixante huitard, un toujours déçu, et un toujours espérant car militant à EE, chose naturellement pas fréquentable car souhaitant le dialogue le plus large possible.

    Doctrinaires, dogmatiques de tous les pays arrêtez vous….

    en toute amitié,

    Maintenant si vous ne voulez plus échanger avec Raoul, une seule solution rejoignez vos chapelles et foutez lui la paix.

    Sans doute est-il comme chacun en recherche, et peut-être en recheche d’une certaine reconnaissance, ce que je ne crois pas, mais vous, qu’êtes vous donc pour venir sur ce blog pour soliloquer. y compris Bernard Langlois….qu’il continue à lancer des appels nous les signerons bien volontiers….

    Pierre Gaugain – militant de toujours, et d’EE de maintenant et de demain…

    PS: bravo Georges pour ton implication militante en fonction de ton âge, j’espère dans dix ans être autant dans le coup….

  25. Georges Pons a dit :

    Merci Pierre, rassure-toi, je n’en ai plus pour très longtemps à ouvrir ma gueule.
    Mais pourquoi, t’adressant à moi, t’en prends-tu aux doctrinaires et dogmatiques ? Pourquoi « nous » renvoyer à nos « chapelles » ?
    Je ne soutiens pas Europe Ecologie, mais j’échange à ce sujet avec mon gendre et ses amis, militants convaincus de l’écologie politique, sans les accuser de sectarisme.
    Ce dont je persiste (bêtement, ca va de soi …) à douter, c’est que ces rassemblements conjoncturels suffisent à offrir un substitut déterminant aux partis institutionnels à vocation bipolarisante.
    En ce sens, il m’eut paru plus efficace (argument très RMJ) que le NPA, conçu d’une manière si démocratique que le bon Raoul en avait lui-même été séduit, grâce en partie à Daniel Bensaïd, soit pour tous ces hommes et femmes en recherche d’un autre monde la structure d’accueil nécessaire et suffisante.
    La rancune destinée à la LCR pour son refus de l’unité aux présidentielles (pas totalement inconcevable jusqu’à un certain point), s’est étendue comme une véritable malédiction au NPA dont la Ligue a été initiatrice.
    Dommage ! On aurait évité bien des déchirements si Mélenchon, par exemple, au lieu de boucler son PG en deux coups de cuillère à pot, un an après la mise en chantier du NPA, avait fait un plus grand pas en allant du PS au NPA.
    Quand je l’entends aujourd’hui incendier les médias (et il était impayable ce matin sur I Télé, interviewé par Bazin), je me dis qu’il aurait pu au moins rendre grâce à Politis …
    L’intérêt de ce blog est moins ce que nous apportent les prises de position de RMJ que l’interaction qu’elles provoquent parfois entre militants de tendances diverses. Comment d’ailleurs parler encore d’échanges avec Raoul, s’il ne réagit que pour engueuler ses contradicteurs ? C’est microscopique par rapport à l’ampleur du sujet, mais c’est quand mieux que le silence des tombeaux.

  26. Bernard Langlois a dit :

    Sacré Georges ! Toujours persuadé que c’est l’appel de Politis qui a « flingué » un NPA porteur de tous les avenirs radieux possibles … C’est lui prêter (à Politis) plus de pouvoir qu’il n’en a …
    De même, croire que Denis Sieffert (ex-trotskiste, même si d’une autre chapelle) a comme préoccupation première d’avoir « la peau  » des trotskistes est un plaisant fantasme ; ce n’était en tout cas pas celui de Daniel Bensaïd, qui entretenait avec lui des rapports fort cordiaux …

  27. GUILLOT a dit :

    Je ne dirais pas c’est Politis qui a « flingué » un NPA . Par contre, la tonalité de certains articles jusqu’au lancement du NPA n’e lui était pas franchement favorable. Je me rappelle le compte rendu d’une initiative du lancement du NPA sur Marseille qui donnait ‘l’impression en participation qu’elle se limitait à l’ex LCR (« quelques centaines de participants », écrivait-il; alors que le millier était atteint). Je me rappelle les tribunes offertes à Christian Picquet.

    D’autres comptes rendus minoraient aussi la dynamique. Et puis il y a eu un appel de Politis (qu’ont rédigé ensemble Denis Sieffert et Fancis Sitel encore à la LCR) qui m’est apparu (mais je ne suis pas le seul) comme un contre feux vis à vis du lancement du NPA.

    Politis est vendu à 12000 exemplaire et est beaucoup lu à Attac (dans laquelle je militais encore récemment) Malgré sa campagne défavorable en faveur du NPA (y compris sur la campagne de remise de carte des membres fondateurs , qui avait provoqué l’ire de Jennar ! Lorsqu’on connaît le manque d’expérience des ex LCR dans ce domaine, où ses 1° cartes d’adhérents remontent à 2003, 30 ans après sa fondation ! Même en 2008, ma fédé locale ne s’y était pas encore mise !), son lancement a été un succés.

    J’ai bien écouté Daniel Bensaïd dans une vidéo datant de mai 2009. Même après son lancement: pour lui, le NPA n’était qu’une étape, cela restait un processus .

    Bien sûr sa crédibilité en tant que parti est entamée aujourd’hui. Mais son projet anticapitaliste, indépendant du PS et des institutions, difficile d’affirmer qu’il est enterré.

    Pour revenir à ce N°ème appel (du même genre que celui que Politis en 2008) lancé par un courant de la gauche de la gauche, bien entendu qu’il écarte encore une fois « les questions qui fâchent » (l’indépendance par rapport au PS lors des élections et dans les institutions), reste défavorable « au logiques partidaires qui freinent le rassemblement » (allez voir un peu en Limousin si c’était vrai). Sinon, le NPA l’aurait signé ! Alors pourquoi appeler à un Front de gauche élargie en écartant le NPA en tant que tel ?
    En attendant, Politis et le NPA continueront à se regarder « en chien de faïence »

  28. Bernard ALBRIGO a dit :

    Bonjour,

    Oui, en tant que membre du CPN du NPA, je suis d’accord avec l’analyse de Roul Marc JENNAR. La déviance du NPA vers une « LCR bis », je l’avais découvert avec la grille de cotisations, ( trop chère et identique à celle de l’ex LCR) lors des élections européennes et « la cerise » avec les régionales.
    Si je suis globalement d’accord avec Raoul Marc, je pense encore que la ligne politique, « trop gauchisante et aux propositions incantatoires », peut encore changer radicalement (version région Limousine) avec le congrès de novembre prochain et là je trouve fort regrettable son départ. Si lors du congrès rien ne change vraiment, là nous saurons nombreux à démissionner et rejoindre d’autres mouvements comme la FASE…
    Bernard ALBRIGO (npa Bergerac 24100)

  29. GUILLOT a dit :

    Bernard,

    Je suis d’accord aussi avec Raoul Marc Jennar sur l’orientation « trop gauchisante et aux propositions incantatoires » du NPA, mais je ne démissionnerai pas comme il l’a fait.Contrairement à ce que laisserait entendre certains passages de la lettre de démission de Jennar , nous ne sommes pas un bloc monolithique au fonctionnement vertical et Bernard ne me contredira pas.

    C’est après avoir heurté le « récif » des régionales qu’on découvre aujourd’hui que le NPA était sans pilote à la barre et n’avait ni de boussole pour indiquer un cap.
    S’il ne veut pas couler dans une tempête le NPA devra apprendre à s’orienter entre le Charibde du gauchisme et le Scilla de l’opportunisme(s’aligner sur le PCF)
    Certains camarades estiment que le NPA est maintenant tranquille pendant 2 ans, le prochain « récif »,étant encore loin (2012). C’est faire l’autruche !

    Il existe un boussole pourtant,et elle est limousine celle là. Et quoiqu’en disent les initiateurs de l’appel pour un front de gauche élargie et leur signataires, les « logiques partidaires » en Limousinle ont joué un rôle primordial dans le rassemblement, avec l’exception malencontreuse du principal groupe de la FASE locale qui a rejoint un autre rassemblement. Ce qui ne fut pas le cas en Aquitaine, c’est certain.

    Bernard, la meilleure façon de réussir un congrès, c’est encore de lancer son débat le plus tôt possible, car il faudra bien 6 mois pour trouver un pilote et une boussole. Les débats de congrès sont fait pour cela.

  30. Bernard Langlois a dit :

    Sûr que si le Limousin était la règle, et pas l’exception, on se sentirait plus léger …

  31. Bernard ALBRIGO a dit :

    Oui mon ami « Guillot » toi aussi, comme bon nombre, tu as vu que le Limousin était un « laboratoire » pouvant servir de base à ce socialisme du 21 ème siècle. Et dire, que ma démission au CPN, a été arrêtée par des camarades qui se sont engagés (ées) à donner un nouveau cap au NPA…Donc je reste jusqu’au congrès dans l’espoir qu’une nouvelle ligne politique fassent des propositions crédibles et chiffrées. Ce processus de changement ne doit pas attendre le congrès et nous devons anticiper et le faire vivre dès aujourd’hui…

    B. A.

  32. Pierre Gaugain a dit :

    @ Georges Pons,

    Bonsoir Georges,

    Je suis en surchauffe militante en ce moment, et je n’avais pas eu le temps de te répondre.

    Lorsque je te félicite pour ton âge et la vivacité de ton activité militante, crois bien que je suis sincère et que je te souhaite de pouvoir l’ouvrir « ta gueule » le plus longtemps possible.

    J’ai été naturellement heureux d’apprendre que certains de tes proches et leurs amis sont impliqués dans le développement d’EE.

    Pour ce qui concerne ce mouvement nous sommes comme tu le sais en plein essai d’organisation, pour qu’il débouche enfin sur une structure ouverte qui donne envie à nos concitoyens de recoller à l’action politique avec un P majuscule ce qui n’a jamais encore été réellement fait…il faut noter que nous ne mettons pas comme priorité à notre réflexion et action le fait de plasmodier le mot anticapitaliste 10 fois par jour minimum….

    Maintenant je suis d’accord avec toi et avec ta dernière phrase « …tout cela (nos discussions de chapelles) est microscopique par rapport à l’ampleur du sujet, mais c’est quand même mieux que le silence des tombeaux ».

    Je vous souhaite donc à tous bon courage et en particulier à Raoul, et je m’en vais dès demain dimanche assister à la première réunion constituante d’EE var new look, à ambition « coopérativiste autogérée »…. et nous allons quand même être plus d’une centaine de quidams, venant d’un peu partout, et décidés à faire du neuf.

    Nous ne parlerons pas trop de toutes les figures historiques citées dans de nombreux commentaires sur le blog de Raoul et dans cette tribune, ce qui ne signifie nullement que la majeure partie des personnes présentes ne connaissent ni les intéressés ni leurs oeuvres, et n’apprécient certaines de ces thèses, mais nous sommes bien décidés de passer au 21ème siècle…et de parler en priorité des problèmes écologiques qui sont naturellement aussi sociaux, politiques et ne peuvent s’accomoder du développement économique qui nous est proposé par l’économie libérale et capitaliste.

    Bon courage encore

    Pierre Gaugain – membre dEE et de la Fase tout pendant que la double appartenance est encore autorisée par ces deux structures. Il est possible que pour EE cela change je n’aurai si tel était le cas rien contre.
    samedi 17 – 04 -10.

  33. Philippe Cherpentier a dit :

    Pour en revenir à ce que disait Geoges Pons, il me semble aussi que l’Appel de Politis était pour le moins mal placé (dans le temps) par rapport à la construction du NPA. Fidèle lecteur de Politis, je n’ai pu m’empêcher de penser moi aussi à l’époque « Ah ben m…., ils le font exprès ou quoi?! »
    Alors si ce n’était pas volontaire, cet appel, à ce moment là était au moins très maladroit…

  34. GUILLOT a dit :

    D’autant maladroit qu’il avait été co-rédigé par Denis Sieffert le directeur de Politis et Francis Sitel, membre de l’association « Unir »(et du BP de l’ex LCR) animée par Christian Picquet et aujourd’hui à la GU !

    C’est à croire qu’un des co-rédacteurs ignorait sans doute le projet de lancement du processus NPA de sa propre organisation politique !

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