04 Fév 2012

Le capitalisme est le système qui est pratiqué sur l’ensemble de la planète. A longueur d’articles de journaux, d’émissions de radio et de télévision, on s’emploie à nous faire croire qu’il n’y a pas de meilleur système.  Et pourtant, on observe que

–       près de 3 milliards d’humains n’ont pas accès au savoir

–       2 milliards d’humains n’ont pas accès aux médicaments essentiels

–       1,5 milliards d’humains vivent avec 0,90 centimes d’euro par jour

–       1 milliard d’humains souffrent de la famine

–       1 milliard d’adultes dont les 2/3 sont des femmes sont analphabètes

–       150 millions d’enfants dont la moitié sont des filles ne fréquentent pas l’école primaire

–       44% des jeunes de la planète sont sans emploi.

Confronté à un tel bilan pourtant partiel et qui ne prend même pas en compte les dégâts écologiques immenses de la logique du profit, comment prendre un seul instant au sérieux ceux qui défendent un tel système ? Comment se satisfaire de propositions qui ne le remettent pas en cause ?

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7 Réponses pour “Le capitalisme, un bilan partiel”

  1. RV a dit :

    Comment se satisfaire de propositions qui ne le remettent pas en cause ?

    Oui, bien sur, mais tout le monde n’est pas d’accord sur la signification exacte de la « remise en cause » ! La question est posée aussi par Paul Jorion (sur son blog) qui emploi plutôt l’expression de « sortir du cadre ».

  2. Richard Bouillet a dit :

    C’est la fin de l’histoire selon eux, de la leur espérons le!

  3. Lysette a dit :

    Dans un monde où se constitutionnalise le « tout pour l’élite et les autres, chacun pour soi », la misère s’étend à tous les continents, s’approfondit, se diversifie dans ses manifestations… Alors que la biodiversité va en s’appauvrissant, la misère croît et se multiplie !
    Le capitalisme est un système mortifère. Ca commence à bien se savoir. Les peuples sont en effervescence. Nous sommes au début d’un bras de fer entre d’une part des populations de plus en plus conscientes des torts qu’elles subissent ainsi que leur environnement et, d’autre part, des oligarques de plus en plus puissants et qui ne lâcheront rien. En France, il me semble que seul le FdG propose de les affaiblir.

  4. Alain Guillou a dit :

    « Sortir du cadre »… »Résister à »… »Remettre en cause »… »Abolir »… »Dépasser »… »survivre à »… et autres « nonistes » , citoyens du monde, décroissants, classe ouvrière, etc…une chose profondément humaine devrait nous tenir lieu de « fil rouge »: Que Dieu soit mort ou pas, le système capitaliste le tue une deuxième fois en chosifiant les humains transformés tantôt en victimes consentantes, tantôt en monstres psychopathes : ce fil rouge c’est la conscience que si les humains ne se remettent pas debout, c’en est fini à la fois de leurs dieux, de leurs raisons, et de leur environnement : il n’y aura aucune relève au genre humain si ce dernier abandonne son devoir d’exister, en se couchant devant « la fatalité soi-disant économique » !…c’est donc encore une conscience de classe : les dominants n’y ont pas accès…Reprenons donc l’assaut du ciel !

  5. Héloise a dit :

    L’Europe des oui-ouistes s’est renforcée lors du dernier « travail » de l’Assemblée Européenne: Comme lors de la séance précédente, la droite bien-pensante, les libéraux, les sociaux-démocrates et les verts ont présenté une résolution commune. L’Europe du « Oui » a son programme commun : l’austérité. Ils y ont réitéré leur accord avec le fond du Traité et ont à nouveau appelé à son inscription dans le Traité de Lisbonne. Ils n’ont pas envisagé la possibilité d’un référendum…Mais ils ont récolté un significatif vote OUI qui devrait faire réfléchir plus d’un(e) « noniste » : celui de Marine LEPEN qui sait être adoubée à la fois par le « lobby juif » (extrême) US… et valser à Vienne avec les néo-nazis. Mais je ne suis pas hors sujet en écrivant çà ici: En effet, certains s’obstinent heureusement à cultiver la petite graine précieuse de « la Démocratie Athénienne », mais nous devrions nous demander pourquoi cette plante miraculeuse n’a pas envahi la planète…avec un « processus constituant mondial »:

    N’est-ce pas à cause de la tautologie du système capitaliste mondialisé , qui nous enferme dans notre propre « tautologie » : comment faire exploser cette bulle d’infertilité ?
    « l’impuissance » des peuples vient bien de quelquepart au sein de chaque être humain: il s’agit à mon humble avis de la lâcheté propre à la nature humaine, celle du « sauvage de jj Rousseau »…plein d’aspirations romantiques et de renoncements…
    Chacun peut se révolter « en gauchiste » avec « La nausée » que donne un peuple atteint par le virus de lâcheté…Comment constituer un peuple du courage et de la dignité sans s’instruire du « devoir de mémoire » ?
    Ne faut-il pas regarder en face en quoi consiste exactement, concrètement, aujourd’hui, cette soi-disant « éternelle lâcheté humaine » ?
    Elle peut consister, aujourd’hui, à se trouver un alibi « noble et valorisant », pour renoncer à intervenir dans le combat politique tel qu’il se présente historiquement: s’il s’agissait de régler le contentieux historique avec un match de foot, plus personne n’aimerait le foot, chacun adoptant alors la belle posture de l’intello bien connu pour son aversion contre ce « jeu de c.. »
    Mais ce qui nous fut présenté en Mai 2005, ce n’était pas un match de foot, c’était un référendum: contre l’évidence initiale des sondages, la résistance des « NONISTES DE GAUCHE » a été exemplaire.
    Aujourd’hui, il y a un référendum pour ou contre l’austérité décidée à Bruxelles par Marine , les soc, la droite et les « verts »…
    Le NON à tout ça, c’est le vote FdG, et l’intervention de chaque « citoyen refusant la lâcheté générale », seule attitude enfin de vraie « résistance », qui ne refuse pas le premier des combats (électoral), mais qui mobilise à cette occasion pour une « révolution citoyenne », dont la revendication centrale est bien celle d’un « processus constituant » où un peuple se constitue en fronts de luttes à la fois sociales, électorales et « philosophiques », dans le sens où la philosophie redevient comme dans l’Antiquité une nécessité vitale populaire: Avec une telle attitude, le front des peuples, celui des « indignados » et des autres révoltés, entre dans une logique de conquêtes à la fois de souverainetés populaires et de légitimité populaire « moderne »: un peuple lâche s’abuserait lui-même en utilisant l’alibi du « tirage au sort » à contre-sens, pour masquer le chemin nécessaire, celui fait d’une suite logique d’engagements concrets qui peut donner son sens donc une vie à cette « chose ».

  6. job Lamer a dit :

    est-ce vraiment sérieux de parler de « lacheté générale » ?

  7. didie a dit :

    J’aimerai bien connaître les sources exactes des chiffres cités par l’auteur de l’article « le capitalisme, un bilan partiel. »
    Merci

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