29 Juin 2012

« Je considère que l’Europe a été réorientée comme il convenait » déclare Hollande.

Alors que rien, absolument rien n’a été modifié en ce qui concerne le primat de la concurrence qui conduit à la concurrence de tous contre tous, à la libéralisation puis la privatisation des entreprises et des services publics, au démantèlement du droit du travail,…

Rien n’a été décidé pour mettre fin à l’intérieur de l’Europe aux pratiques de dumping fiscal, social et écologique.

Rien n’a été décidé qui stoppe la concurrence déloyale de pays hors d’Europe qui exploitent leurs travailleurs et leur environnement.

Rien n’a été modifié qui aurait pu accroître le contrôle et la transparence des institutions européennes et qui aurait restauré le principe fondamental de la souveraineté populaire.

Rien n’a été supprimé dans le MES et le TSCG qui porte atteinte à la .

Il faut s’opposer résolument, radicalement à la poursuite de cette Europe contre les peuples, de cette Europe qui répond seulement aux attentes du patronat et des banquiers.

L’orientation d’une construction européenne qui s’avère être une destruction démocratique et sociale n’a pas été modifiée. Elle a été renforcée.

La Confédération européenne des Syndicats s’est opposée au TSCG. Elle doit maintenant le combattre.

Signer des pétitions ne suffit pas. Manifester ne suffit plus. Seule la grève générale fera fléchir l’oligarchie parce que seule la grève générale lui fait mal.

Raoul Marc Jennar

Lu 3 496 fois Imprimer Imprimer
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore évalué)
Loading...

11 Réponses pour “« Hollande promet une ratification rapide du Pacte budgétaire. »”

  1. rico a dit :

    quoi, vous ne saviez pas?
    Comme je dis souvent ,il est désespérant que le grand, énorme philosophe Pasqua Charles ait raison : les promesses n’engagent que ceux qui y croient…
    J’ajoute , de mon cru (non ,pas le tout de mon cru!)que si Mitterrand a mis deux ans à se dévoiler, l’accélération de l’Histoire fait que Hollande y a mis moins de deux mois.
    Mais quoi, comme disent les sbires de François Treiweiler, « il n’a jamais promis çaaaaa!

  2. René de VOS a dit :

    Mais qui va décréter la grève générale ? Pour le moment, on n’entend pas grand chose dans ce sens hors de nos cercles. Je n’ai vraiment pas le moral.

  3. Alain Guillou a dit :

    Comme cela ne marchera pas, l’urgence est de donner un temps d’avance à l’europe des luttes, donc le travail effectué par le front de gauche en France doit continuer en Europe…Pour cela il faut donc bien que le Front de gauche devienne la métamorphose des mouvements sociaux européens en insurrection citoyenne européenne !
    Peut-être suis-je un peu shématique, mais il me semble clair qu’il n’y a pour les peuples européens aujourd’hui que deux alternatives : soit les replis nationalistes dans la concurrence haineuse et finalemant le triomphe du néo-nazisme , avec un bond en avant du « PIB » dû à la guerre…Soit un front social européen entrant franchement dans un processus politique « constituant » des mouvements populaires, afin de construire une souveraineté populaire dans la convergence des revendications des citoyens européens.
    Personne ne va « décréter la grève générale, mais les grèves vont se généraliser, et ce que « nous  » allons décréter c’est leur harmonisation politique !

  4. René de VOS a dit :

    @Alain Guillou – Je souhaite réellement que ça marche.

  5. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Alain Guillou – Les faits observables ne permettent pas un tel constat. Les Grecs manifestent depuis plusieurs années déjà sans qu’une véritable solidarité européenne se soit exprimée. Des manifestations ont lieu dans chaque pays, sans la moindre coordination européenne. Pour l’heure, c’est surtout chacun dans sa boite, chacun dans son pays. L’exemple le plus spectaculaire fut la réforme des retraites. Alors que la volonté vient du patronat européen, la réaction fut nationale. Avec l’échec inévitable qui s’en est suivi. Aucun travail sérieux n’a été accompli à ce jour pour qu’une conscience de classe européenne émerge, mis à part ce qui s’est fait, en France, pendant la campagne présidentielle par le candidat du Front de Gauche. On est loin d’une capacité à « donner un temps d’avance à l’Europe des luttes ». Ne croyons pas régler les problèmes avec le seul usage d’une phraséologie qui exprime sans doute des espérances, mais qui ne reflète pas la réalité. Il faut commencer par dresser un état des lieux réaliste des capacités de mobilisation et identifier toutes nos carences.La responsabilité des syndicats est immense. Celle des militants d’une gauche de gauche l’est tout autant.

  6. Desmodue a dit :

    @ Alain Guillou :
    « soit les replis nationalistes dans la concurrence haineuse et finalemant le triomphe du néo-nazisme »
    Il est vrai que la Norvège, la Suisse ou l’Islande constituent une menace permanente pour la paix de leurs voisins…

    Par contre une idée en passant, qui ne vaut pas plus (ni pas moins..) que ça : la version pessimiste de la fin de la CEE ressemblera peut être à celle de la Yougoslavie, autre construction artificielle et décidée d’en haut Mieux vaudrait sans doute en sortir « proprement » et pacifiquement avant que l’aveuglement des dirigeants communautaires et l’exaspération des populations conduise au grand n’importe quoi ci dessus…

    « des mouvements sociaux européens en insurrection citoyenne européenne »
    Oui, bien sûr, mais ça ne résiste pas à l’épreuve des faits, et d’ailleurs « ceux d’en face » se gardent bien d’attaquer partout et en même temps, ne les prenons pas pour plus cons qu’ils ne sont. Alors on a eu droit aux étudiants anglais, puis aux retraités français, aux fonctionnaires grecs ou espagnols etc.. etc… chacun bataille dans son coin contre ses ennuis du moment dans une indifférence quasi générale des pays voisins.
    @ R.M. Jennar:
    « .La responsabilité des syndicats est immense. Celle des militants d’une gauche de gauche l’est tout autant.  »
    Et la première consisterait à faire clairement le lien entre les oukases communautaires et les attaques contre les acquis sociaux (retraites, santé, éducation publique etc…) ou politiques (depuis 2005 plus de référendum) au lieu d’invoquer (de faire diversion ?) « les marchés » (c’est qui ? des extra terrestres ?) ou « le patronat » (qui n’est bien sûr pas innocent mais c’est un peu court…). Hélas c’est pas fait, tant le mythe européïste a la vie dure.

  7. Alain Guillou a dit :

    Oui, je suis parfaitement d’accord pour observer les déphasages entre mes rêves et « la réalité »…Mais aussi les déphasages existant dans cette réalité observable et une autre moins évidente mais qui progresse : cinq minutes avant le choix de JL Mélenchon pour les présidentielles, aucun espoir n’était « visible »…Cinq minutes après sa déclaration « nous serons au pouvoir dans moins de dix ans », l’éclaircie s’est terminée…Mais le fond de l’air reste tel dans toute l’Europe, qu’il serait étonnant de ne pas trouver à la fois dans les dirigeants liés au « PGE » et dans les militants liés aux « indignés », comme au mouvement social, cette lucidité conduisant à une stratégie de conquête « tout de suite » : une grosse partie de « la solution » flotte encore au-dessus de « nous », un stravail est attendu pour vraiment « syndiquer les espérances » !

    L’adhésion directe au FdG est désormais souhaitée depuis l’intérieur même des partis associés, non pas pour disparaître dans un nouveau grand parti aussi traditionnel que les autres, mais pour inventer l’instance démocratique « attendue » : une plateforme intermédiaire d’adhésion qui sera à la fois instance militante du FdG et forum d’éducation populaire partenaire d’Attac et des syndicats et autres fondations, et qui instaurera des formes nouvelles de « démocratie participative »: ce sera le laboratoire à la fois du FdG et du républicanisme -fédérateur européen: comme le dit l’exécrable (pour moi) Cohn Bendit : « il faudra bien aller au bout des contradictions pour les dépasser », et je crois là qu’il a raison.

  8. obermeyer a dit :

    pour ceux qui n’ont pas le moral : quelques uns d’entre nous , pg66 , pensons écrire très rapidement un courrier à nos représentants nationaux afin de leur demander une mobilisation et leur suggérer une forme de résistance dés les jours à venir – en tous cas avant la ratification –
    même en été , on lâche rien !

  9. Desmodue a dit :

    @Alain Guillou :
    « Mais le fond de l’air reste tel dans toute l’Europe, qu’il serait étonnant de ne pas trouver à la fois dans les dirigeants liés au « PGE » et dans les militants liés aux « indignés », comme au mouvement social, cette lucidité conduisant à une stratégie de conquête « tout de suite » :  »
    Certes quand on est dans une manif’ un peu réussie on a facilement l’impression d’avoir la moitié de la Terre autour de soi. Simplement on ne compte jamais tous ceux qui n’y sont pas, qu’est-ce que 100 000 personnes dans une grande ville d’un pays de 60 millions d’habitants ? Si on veut que « ça marche » il faut d’abord se demander pourquoi les autres n’y sont pas, et ensuite aller les chercher. Je sais, c’est dur…
    Lire par exemple :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/26/quand-le-front-national-prospere-sur-l-aveuglement-d-une-gauche-bien-pensante_1691757_3232.html
    http://blog.mondediplo.net/2012-05-02-Front-national-memes-causes-memes-effets
    qui fournissent quelques éléments de réponse.

    @ obermeyer :
    Comme on dit vulgairement : tu peux toujours demander… ça ne mange pas de pain. Au pire on te dira non pas poliment « non » mais on répondra soigneusement à côté de la plaque, puisque par définition l’appareil « sait » et les militants n’ont qu’à suivre. Mais ça ne sera jamais dit brutalement comme ça, faut se les garder quand même puisqu’ils payent des cotisations, distribuent des tracts et collent les affiches.

  10. alain guillou a dit :

    Bonnes vacances …et que desmodue soit démenti!

    Il est vrai qu’on a de plus en plus facilement raison en étant pessimiste , mais quand les optimistes ont raison ,et cela arrive, c’est bon a prendre: ainsi bons congés payés mes amis !

  11. JOS a dit :

    Si Hollande ratifie le pacte budgétaire il accepte de facto toutes les contraintes du pacte de « stabilité ». Ainsi les gouvernements de la zone euro perdent la souveraineté de leur budget. Rien que ça !!!!

    La perte de la souveraineté du budget pour une nation signifie la perte de tout pouvoir pour gérer sa politique sociale et économique.

    Cela est excessivement grave, Hollande a abandonner l’indépendance de la France pour un plat de lentilles.

    Les médias se sont bien gardés de mettre en avant ce point qui aurait réveillé les français. Comme d’habitude, c’est en toute catimini que l’UE impose des contraintes ou rogne des droits aux peuples européens.

    Cet accord est une FORFAITURE.

    Une seule solution c’est la sortie de la zone euro pour ne plus avoir à supporter l’insupportable. d’ailleurs les pays les plus riches en Europe n’appartiennent pas à cette zone de spéculateurs mafieux ( Danemark, Suisse, Suède, Norvège,…).

Répondre