06 Sep 2012

Extrait de l’article « Europe: le pouvoir s’efforce d’empêcher une bronca des  parlementaires » Médiapart, 6 septembre

Il est intéressant de lire cet extrait qui rapporte les propos d’un député opposé au TCE en 2005, en particulier les phrases que j’ai soulignées :

« En comptant la vingtaine de députés hamonistes, qui ont déjà prévu a minima de s’abstenir, « il pourrait y avoir 60 ou 70 députés abstentionnistes, confie un noniste de 2005, encore hésitant. Notamment ceux dont les circonscriptions ont voté très fortement pour le « non » en 2005. Sans compter que certains élus ont fait du rejet du traité Sarko-Merkel un élément important de leurs campagnes, notamment quand ils étaient opposés à des ténors de l’UMP. Pour l’instant, c’est vrai, pas grand’monde ne nous en parle en circonscription. Mais beaucoup craignent de se retrouver en porte-à-faux quand leurs électeurs apprendront qu’ils ont voté oui. Quoi qu’ils décident, pour eux, le vote « oui » sera honteux. Dans l’idéal, ils aimeraient bien que ça ne se sache pas. »

Edifiant ! C’est ça le changement ? C’est ça la transparence ? C’est ça la façon PS-Verts ? Et le maximum du courage, chez ces gens-là, c’est l’abstention !!!

Il faut aussi relever, dans cet article de Mediapart, que l’argument principal des défenseurs de ce traité Merkel-Sarkozy-Hollande, c’est que la règle d’or n’est pas dans la Constitution. Le reste, ils s’en fichent.

A aucun moment, on trouve une argumentation pour expliquer l’abandon des pouvoirs du Parlement, le recul démocratique global et l’impasse dans laquelle ce traité va bloquer  tous les projets en faveur de la transition écologique et contre le changement climatique, projets qui nécessitent d’importants investissements. Manifestement, ces questions n’intéressent ni le gouvernement, ni les dirigeants du PS et des Verts.

Une fois de plus, comme lors de Maastricht, comme lors du TCE, on demande de signer un chèque en blanc, on demande de faire confiance pour une réorientation des politiques européennes qui ne vient jamais parce qu’ils ne la veulent pas vraiment.

Comme le note le député PS cité, cette attitude est encouragée par la passivité populaire. A nous d’agir en conséquence. C’est chaque député PS, chaque député Vert qu’il faut cibler pour lui poser les questions qu’ils esquivent, pour lui indiquer que son vote sera observé et dénoncé s’il est positif.

Puisque, pour le pouvoir PS-Verts, le changement, ce n’est pas maintenant, à nous de l’imposer.

rmj

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11 Réponses pour “Le TSCG, la majorité PS-Verts et nous, les opposants.”

  1. obermeyer a dit :

    sur le site du fdg place au peuple , il y a un courrier type , et la liste et adresse mail de tous les députés et sénateurs , à qui envoyer nos récriminations contre ce traité . il faut le faire massivement ( chez moi c’est aylagas et bourquin ) . c’est très important pour leur faire comprendre qu’on n’oublierait pas leur forfaiture au cas où ils ratifieraient ce traité . c’est un bon coup de pression qui pourrait , pour certains d’entre eux ( notamment les verts et les quelques socialistes de gauche ) les amener à revoir leur position de suivisme ou d’abstentionnisme .
    on leur écrit à tous , on ne lâche rien !

  2. Guillot a dit :

    Il y a de l’incohérence chez les députés du Front de gauche : après avoir vote le collectif budgétaire en juillet alors qu’il s’inscrivait dans l’objectif de reducti4,5% de déficit

  3. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Guillot – Quel est le rapport avec le combat contre le TSCG, à part une opposition pathologique et sectaire à tout ce qui n’est pas votre chapelle ?

  4. Alain Guillou a dit :

    @ Guilot : les députés du FdG sont cohérents avec leur abstention qui n’accordait pas la confiance à ce gouvernement et qui ne faisait pas non plus confiance aux arguments de l’opposition de la « droite décomplexée ».

    Ensuite, les députés du FdG votent NON au traité Merkozy, non seulement pour lutter contre l’austérité mais aussi pour résister à la destruction de la souveraineté nationale par une « europe » illégitime.

    Cohérence donc entière des « nonistes de gauche » , et appel à la résistance populaire !

  5. guillot a dit :

    Je n’ai pas pu terminer mon message correctement. Le collectif budgétaire voté par les députés du front de gauche reste dans le cadre des politiques d’austérité et de l’objectif fixé à 3%.
    Mais à chacun ses propres contradictions. J’espère tout de même que les élus du Front de gauche ne voteront plus les budgets annuels des régions comme ils l’ont fait depuis 2010 (exceptés Limousin Terre de Gauche), et que le responsable FSU de mon département ne ne manifeste plus son dépit de les voir voter le renforcement de l’apprentissage, à Bordeaux ou Toulouse.

    Ni continuer à voter le financement des projets LGV au détriment de la préservation de l’environnement et du maintien du service public réseaux ferrés de proximité. A travers leurs compétences, les exécutifs des régions relaiyent aujourd’hui des politiques libérales et austéritaires.
    Cohérence politique en effet,que ce soit dans les institutions ou en dehors

  6. Raoul Marc Jennar a dit :

    @guillot : et en attendant, après avoir rabaché ses vieilles histoires pour la millième fois sur ce blog, le donneur de leçon n’a rien à dire sur le TSCG.
    Effarant ! Aussi obtus que le plus obtus des PS. Finalement, qui se ressemble….

  7. guillot a dit :

    Justement, la question de lier le combat contre la ratification du TSCG avec les luttes syndicales et sociales contre les budgets d’austérité dans les services pubics,,les plans sociaux, etc… ont occupé une place importante dans les forums de l’Université d’Eté du NPA à Leucate. Dans la perspective de constituer une opposition de gauche unitaire contre le gouvernement Hollande- Ayrault. Or, jusqu’à présent, le Front de gauche veut rester dans le ni ni :ni dans la majorité, ni dans l’opposition. Est-ce tenable encore ?

    L’exemple ci dessous montre ce qui est possible de réaliser dès maintenant dans une Université : une pétition.signée massivement.

    Albert

    Lettre ouverte à L. Cathala, député-maire (PS) de Créteil

    Dans quelques semaines, l’Assemblée Nationale sera saisie de la ratification du pacte budgétaire européen, c’est-à-dire de la « règle d’or » Sarkozy-Merkel, reprise par Fr. Hollande et son gouvernement – malgré les engagements pris par les candidats socialistes lors des récentes élections présidentielles et législatives.

    La mise en œuvre de la « règle d’or », ce serait nécessairement la compression du budget de l*fÉtat de plusieurs dizaines de milliards – plus que les sommes actuellement allouées à l’Enseignement ! Inévitablement, ce serait une accentuation considérable de la politique de suppressions de postes, de remise en cause des services publics, de l’austérité budgétaire.

    C’est pourquoi il n’est pas acceptable de voir un élu se réclamant de la gauche soutenir un tel Traité. Nous nous adressons donc au député-maire (PS) de Créteil et lui disons :

    Ne ratifiez pas le TSCG (pacte budgétaire européen) !

    Nous soutenons la délégation qui sera constituée afin d’interpeller Mr le député-maire sur cette question

  8. joseph lamer a dit :

    qui donne des leçons?

  9. RV a dit :

    Pour ma part j’ai signé plusieurs pétitions sur la toile et j’ai fait le même commentaire à chaque fois à savoir que la gauche est vraiment égale à elle même avec ses luttes fratricides de chapelles . . .

    Je ne propose aucune solution à cet état de fait, je me suis fait la réflexion depuis pas mal de temps que la moindre parcelle de pouvoir change les individus.

    A l’époque à laquelle je me réfère je fréquentais en même temps une cellule du PC et une de la LCR, j’étais encore lycéen, dans les années 70 . . . 1970 . . .tout feu tout flamme en toute innocence . . .
    Je retrouvais de part et d’autre les même réflexes « tactiques » pour essayer de « garder l’initiative » . . . d’être le premier . . . en appelant parfois à une manif le mercredi parce que les autres avaient appelé à une manif pour le mardi

    Que le FDG et le NPA aujourd’hui continue de jouer à ce petit jeu stérile et déconstructeur doit faire la joie de nos adversaires politique.

  10. guillot a dit :

    Une bonne nouvelle pour le collectif unitaire contre la dette du 47. Personne ne trouve à redire sur la proposition d’interpeller tous les élus municipaux, départementaux et régionaux pour qu’ils refusent de voter leurs budgets 2013 !

    Jennar va encore réagir ainsi : »je ne vois pas le rapport avec le TSCG » (comme il l’a déjà fait ici sur le collectif budgétaire voté en juillet par ses amis du FG, mais comme l’a rappelé dans son camarade du PG, les dotations budgétaires des collectivités territoriales vont diminuer et les impôts locaux grimper. Pourquoi ?

    Parce qu’après le collectif budgétaire de juillet, ce sont maintenant les collectivités locales qui vont être mis à contribution pour trouver les 33 milliards d’euros d’économie à faire pour respecter les 3% de déficit public en 2013.

    Nulle doute que tous les élus du front de gauche voteront cette fois-ci contre dans leurs collectivités régionales et départementales respectives, rompant ainsi avec leur solidarité de gestion avec le PS.

  11. gilles a dit :

    Nous serons dans la rue le 30 septembre !

    13h30 Paris – Place de la Nation, en direction de Place d’Italie

    Dix jours ont suffi au gouvernement Hollande-Ayrault pour annoncer : un plan d’austérité de 30 milliards d’euros, la remise en cause de l’abattement de 10 % sur l’imposition des retraités, le début des « négociations » sur la flexibilité du travail et le financement de la Sécurité sociale, la troisième hausse du prix du gaz, l’approbation du rapport Sartorius qui entérine les 8 000 suppressions d’emplois à PSA, le lancement de l’acte III de la décentralisation transférant les charges de l’Etat dans l’objectif de leur privatisation-liquidation, les « emplois d’avenir »… statut précaire qui tend à se mettre partout en place…

    Qui osera prétendre que ce flot de mesures anti-ouvrières, anti-jeunes, antipopulaires ne découle pas de l’application anticipée du TSCG ? Qui osera nier qu’en agissant de la sorte, le gouvernement Hollande-Ayrault obéit aux ordres de la troïka (Union européenne-FMI-Banque centrale européenne), celle-là même qui, ce week-end, a dressé contre elle des centaines de milliers de manifestants au Portugal et en Espagne ? Qui contestera le droit légitime des travailleurs, victimes de cette agression généralisée, de se mobiliser pour la mettre en échec ?

    La presse a relevé que dans son discours à la fête de L’Humanité, Pierre Laurent, premier responsable du Parti communiste, a déclaré : « Nous ne sommes pas des opposants. Nous ne nous opposons pas à un gouvernement (…). Nous ne sommes pas des opposants, nous sommes comme les Français prêts à l’effort et au travail. Et après tout, s’il s’agissait de se serrer la ceinture pendant deux ans pour que le pays aille mieux, nous serions prêts à en discuter. » Comment comprendre, de la part d’un dirigeant qui appelle à manifester le 30 septembre contre le TSCG, cette rhétorique de non-opposant, et cet appel à se « serrer la ceinture » ?

    Selon un sondage publié le 17 septembre, 64 % des Français voteraient non, aujourd’hui, au traité de Maastricht. Or le TSCG, c’est Maastricht en pire. Dire non au TSCG, c’est dire non à toutes les mesures d’austérité qui découlent du TSCG et de Maastricht !

    Le Parti ouvrier indépendant, partisan de la rupture avec l’Union européenne et de l’abrogation du traité de Maastricht, n’a eu de cesse, depuis des mois, d’agir pour réaliser l’unité la plus large contre la ratification du TSCG. C’est sur cette base qu’il appelle à manifester le 30 septembre, considérant que, dans le contexte actuel, la lutte contre le TSCG implique d’aider les travailleurs à rassembler leurs forces pour bloquer chacune des mesures, des contre-réformes, des attaques d’austérité que le gouvernement Hollande-Ayrault veut imposer.

    Nous savons que cette volonté de combattre les politiques d’austérité est largement partagée par tous ceux, militants de toutes tendances, qui constituent, avec les adhérents du POI, les comités pour l’unité, et qui manifesteront le 30 septembre. Pour tous, ce 30 septembre ne sera pas un point d’arrivée, mais le point de départ d’une bataille politique pour aider la classe ouvrière à se rassembler contre l’agression dont elle est l’objet de la part de ceux qui refusent de rompre avec la troïka.

    Contre la ratification du TSCG, contre l’austérité qu’il faudra bien bloquer par et dans la lutte de classe, contre la dictature de la troïka : tous dans la rue le 30 septembre !
    Faites le savoir

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