26 Mar 2015

 : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l’urgence humanitaire

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-ce-que-revele-le-refus-de-bruxelles-de-traiter-l-urgence-humanitaire-461789.html

Mais quand donc allons-nous avoir le courage de nous soulever contre cette   ! Quand donc serons-nous un million à Bruxelles pour prendre cette Bastille qu’est la Commission européenne ?
Ce que l’UE nous donne à voir, c’est ce que veulent les eurolâtres qui sévissent dans tous les partis politiques.

Il faut mettre fin à l’UE pour construire une union des peuples d’Europe fondée sur un critère incontournable : la souveraineté populaire.

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26 Réponses pour “Comment l’UE traite la Grèce”

  1. Caliban a dit :

    Bonsoir,

    Je sais bien que les partis politiques n’ont pas vos faveurs…
    Je me permets toutefois de signaler celui-ci, https://www.upr.fr, qui se fixe comme mission la sortie de l’UE (et de l’OTAN).

  2. Humbert a dit :

    Il est bien vrai qu’une manifestation de 1 ou 2 millions de citoyens de toute l’Europe, à Bruxelles ça ferait peut être bouger les lignes !

  3. Bernard Gilleron a dit :

    Tu l’écris bien, Raoul-Marc: « Il faut mettre fin à l’UE », et non comme préconisent les fadas du PCF-Ligne officielle et de leurs copains du PGE, « reconstruire l’Europe de la cave au Grenier » (Hénin), faire de l’UE, dans les circonstances politiques actuelles (gouvernements de droite partout) par un tour de passe-passe magique que demain, les traités signés depuis l’acte unique sous la haute surveillance des USA soient écrits dans les même termes que l’ALBA pour aboutir à l' »Europe sociale ».
    J’espère que ton avenir, que tu veux associatif, ne te placera pas du coté des économistes atterrés (Khalfa, Coutrot, etc..) qui ont croisé le fer avec Frédéric Lordon rien que parce qu’il avait évoqué une monnaie commune à la place de la Monnaie Unique, ATTAC dont une partie non négligeable (Susan George,Jean Gadrey, excusez du peu!) ont rejoint le crypto-socialiste Larrouturou à Nouvelle Donne (dans les eaux de laquelle nage le Rocard).
    Et que tu seras de ceux qui comme Sapir veulent qu’on en finisse avec l’€, et comme Lordon, Todd et le mouvement qui s’amplifie tellement que le FN s’en est servi pour rafler des voix, en faisant miroiter l’idée qu’il casserait la baraque Europe, et surtout comme le peuple qui n’en veut plus et qui sondages après élections le clame à des politiques devenus sourds.
    On veut la liberté de décider de notre société, ce n’est pas être « nationaliste facho » mais être Patriote

  4. Bernard Gilleron a dit :

    Puisque j’évoquais les fadas des éco atterrés et ceux du PCF-Ligne officielle, je mets le lien d’un blog qui commence par le rêve éveillé de Frédéric Boccara qui voit les peuples se mobiliser la fleur au fusil et en masses nombreuses, pour changer les statuts de la BCE, pour faire une politique qui enfin « assureRAIT » (oui, avec des si on reconstruit le monde) un Europe sociale.
    Écrire ça quand le travailleurs ne se mobilisent même plus pour défendre leur croute, il faut forcer sur les substances opiacées…
    http://syriza-fr.org/2015/03/26/la-grece-va-t-elle-transformer-leuro-et-lunion-europeenne/

  5. anny sire richard a dit :

    Pas répondu aux deux précédents messages…
    Pb. de manque de temps et de fatigue. Tout à fait d’accord avec ce que vous écrivez. Cela fait longtemps que je déplore la forme pyramidale des partis et l’impossibilité pour le citoyen (ou la citoyenne que je suis, en l’occurrence) d’avoir voix au chapitre. J’avais adhéré au PG dès sa création pour la première fois de ma longue vie, après avoir fait campagne contre le TCE (en utilisant largement vos écrits) et participé activement aux collectifs unitaires (dont nous savons comment et par qui ils ont été utilisés et récupérés). Ce qui se produit en ce moment au sujet de la Grèce est insoutenable. Il est désormais clair (et encore plus depuis le propos de Juncker) que cette UE est antinomique de toute démocratie. Le problème reste de conscientiser nos concitoyens qui n’en peuvent mais, mais qui ont peur de toute action. Nous sommes presque au niveau des Grecs… Personne ne bouge et ceux qui nous gouvernent conduisent les mêmes politiques austéritaires qui nous conduiront au même niveau… nous le peuple… Il faut trouver le moyen de faire bouger les lignes et de sortir de cette machine infernale. Merci de vos écrits et de votre implication. Prenez soin de votre santé.
    Cordialement.

  6. moricio a dit :

    Cette union européenne a tellement bien ficelé les règles que même si nous sommes des millions à Bruxelles (je peux rêver) que le parlement européen fantoche n’ayant que seul pouvoir que celui d’avis, et que la commission européenne des énarques dirige pour les financiers, …. pour que ça change il ne suffit qu’un seul pays divorce du carcan .
    De fait c’est le siège de notre assemblée nationale qu’il faut promouvoir et changer tous les pantins qui usurpent nos voix avant de changer nos modes représentatifs : donc l’idée à développer c’est que la France sorte des systèmes euros et instituer de nouvelles règles économiques dans le système international telle que failli l’être la Charte de la Havane signée àprès la guerre sauf par les EUA

  7. Raoul Marc Jennar a dit :

    @moricio : il n’est pas conforme à la réalité de dire que le Parlement européen n’a qu’un pouvoir d’avis. Depuis des années maintenant, il vote des textes légaux qui ont un réel pouvoir contraignant des domaines tes étendus. A titre d’exemple, la proposition Bolkestein est devenue une directive votée par le Parlement européen. Autre exemple, le Parlement européen a rejeté un traité sur les contrefaçons sur le Web (ACTA) qui contenait des mesures très liberticides. S’il n’avait qu’un pouvoir d’avis, il n’y aurait pas des milliers de lobbyistes pour faire pression sur les élus.Pour être crédible quand on critique, il faut être rigoureux. Le Parlement est aussi une cible. Mais le monstre technocratique, c’est la Commission.

  8. Catalan a dit :

    Une petite note positive
    Nous , militants de base du Collectif STOP TAFTA 57 sommes sur le marché de Metz tous les samedi matin pour informer les habitants de ce qu’est le Traité et nous constatons que de plus en plus de personnes s’arrêtent devant nos panneaux et lisent
    Le silence de la presse en dit long sur l’état de la Démocratie qui passe par l’information des citoyens et ça les gens en ont de plus en plus conscience
    C’est long et difficile mais pas le choix faut poursuivre en veillant à ne pas se faire fagociter par des organisations plus préoccupées de politique politicarde que de l’intérêt des citoyens
    grand merci Raoul pour ces infos

  9. Mirandola a dit :

    L’UNION EUROPEENNE N’EST PAS EN CAUSE !
    C’est son illégitimité qu’il faut dénoncer.
    On retrouve la même illégitimité à tout les stade de gouvernance (communes, cantons, régions, Etats).
    Des gouvernement de chats au pays des souris.
    Pour que les souris puissent se gouverner elles même, il faudrait d’abord qu’elles cessent de voter pour des chats et qu’elles prennent leur avenir en main :
    Démocratie réelle

  10. Claire Soprano a dit :

    Monsieur Jennar, créez un parti européen réformiste à l’aide de podemos et syriza, certain que tous vos lecteurs et ceux qui vous connaissent vous suivront.
    claire

  11. Raoul Marc Jennar a dit :

    Claire Soprano : Bonjour, je veux profiter de votre message pour mettre les choses au point : un parti politique, à mes yeux, ce n’est qu’un outil pour réaliser des objectifs qui concernent l’ensemble de la société. Mais ce n’est qu’un outil parmi d’autres. Par contre, c’est un outil qui peut conduire au pouvoir. Et ce rapport au pouvoir envenime tout puisqu’il attise les ambitions personnelles. Après deux expériences, je suis arrivé à la conclusion qu’un parti politique n’est pas l’outil qui me convient le mieux pour le travail d’éducation populaire que je m’efforce de faire depuis plus de quinze ans en décodant des textes internationaux, européens et nationaux qui concernent nos vie et en lançant l’alerte à leur sujet. On ne me retrouvera plus dans quel que parti que ce soit.

  12. Moricio a dit :

    @ Raoul Effectivement j’ai alourdi le trait mais depuis les traités de Maastrich, le parlement n’a pas le pouvoir de renverser la donne . Pour exemple les deux pétitions européennes qui dépassent le million d’individus, bien que première condition de leur prise en compte, sont sans effet: verrouillage c’est La commission européenne qui a le pouvoir ! Pour preuve malgré notre opposition au Tafta se signent accords sur accords ! Et tant que l’on avance pas ensemble (tous ensemble) pour exiger de notre Gvt, présent ou futur, et développer un mouvement national , de la sortie des systèmes euros , on pourra toujours user nos baskets ou distribuer des milliers de tracts. ! S’attaquer aux causes et non aux effets serait primordial tout en apportant des solutions (cf London ,Sapir etc ; merci Bernard G de nous le rappeler)
    Comme on ne peut changer l’UE de l’intérieur quelles seraient les propositions que tu avancerais ?
    cordialement
    moricio

  13. Pascal Bauch a dit :

    Tout ces commentaires me font penser que l’on aura beau gesticuler, critiquer, penser, échaffauder un raisonnement, notre salut ne se trouve que dans l’action, comme le dit Etienne Chouard il faut s’attaquer à la cause des causes, si le très brillant Frederic Lordon nous donne des pistes de réflexion il faut à un moment se lever de sa chaise et entrer dans l’action, le tout est de savoir comment et c’est le plus dur, je vais etre direct mais laissez moi penser que tant que nous n’aurons pas une diminution de 40% des revenus les français resteront en léthargie, c’est dur a avaler mais c’est comme çà, j’irai meme plus loin la grande mobilisation du 16 janvier a étouffé pour un certain temps la rancoeur citoyenne et à dessein si vous me comprenez….
    Frederic Zimmerman a bien compris que ce n’est pas en défilant dans la rue avec une pancarte que l’on va changer les choses et que l’on va empecher la loi liberticide sur le renseignement, il est à mon avis un excellent citoyen et nous devrions nous en inspirer, Bernard Friot le dit tres bien aux propriétaires lucratifs on leur prend tout oui tout!!

    Rien ne sert de pérorer il faut agir mais agir vraiment….

    merci

  14. Raoul Marc Jennar a dit :

    Bauch : Chouard est loin d’être le premier et le seul à affirmer qu’à l’analyse il faut joindre l’action. Et, fort heureusement, beaucoup, à la différence de Chouard, ne se lient pas à des individus comme Soral. On n’est pas crédible quand on parle de démocratie avec les pires ennemis de la démocratie. Se référer à Chouard, c’est se référer aux nébuleuses de la droite extrême et des antisémites de tous poils.

  15. gilles a dit :

    Rester dans l’Union Européenne, c’est en accepter ses règles et en accepter le caractère de classe, l’austérité pour les salariés et la politique monétaire favorable aux actionnaire. En voulant inscrire son action dans ce cadre, Syriza a trahi ses électeurs. Syriza persiste et lance la proposition d’un référendum pour imposer l’austérité en Grèce. À lire sur le site World Socialist Web Site

  16. Raoul Marc Jennar a dit :

    gilles : c’est un peu rapide et trop facile d’utiliser un mot aussi fort que celui de trahison. Il est plus facile de dire « il n’y a qu’à ». Syriza n’a pas été élu sur un programme de sortie de l’UE, ni même de l’euro. On peut discuter ce programme, mais c’est celui sur lequel il a obtenu une majorité. Dès lors, parler de « trahison » est totalement faux et absolument excessif.

  17. Pascal Bauch a dit :

    Raoul Bonsoir,

    Je suis surpris que de ma réponse vous n’ayez retenu que Etienne Chouard alors meme que je cite le brillant Fréderic Lordon, Bernard Friot qui ont tout deux conversés avec le sus nommé et on ne peut pas dire qu’ils soient proprement calés à la droite extreme, ce serait plutot l’inverse semble t il, par contre je n’oublie pas que Jean luc Mélenchon, que j’apprécie par ailleurs, a déja eu des propos plus ou moins exagérés sur le Tibet par exemple, ce que je veux dire par là c’est qu’il faut analyser dans la nuance et non se braquer au risque de faire le jeu de ceux que l’on combat, cela m’exaspère que des gens qui ont des analyses tres proches s’écharpent en permanence rendant le débat stérile et de fait nous désservant par rapport à l’oligarchie ou la ploutocratie qui nous oppresse!
    Par ailleurs Etienne Chouard a été invité pour les journées d’été du mouvement « Nouvelle donne » qui n’est pas non plus franchement d’extreme droite, mais je ne nie pas que Etienne Chouard a parfois dans un élan de bonnes intentions des conclusions hatives qu’il a reconnu lui meme d’ailleurs notamment sur la loi du 3 janvier 1973 discuté avec Magalie Pernin.

    cordialement

    Bonne soirée

    Pascal

  18. Pascal Bauch a dit :

    Pour Gilles je suis ok avec vous Raoul, si rester dans l’UE se résume à austérité pour les peuples et gavage pour les actionnaires autant sortir de ce merdier tout de suite et laissons le temps à Syriza de vivre son mandat meme si tout n’est pas parfait!!

  19. Pascal Bauch a dit :

    Oui j’oubliais biensur les acteurs de la « quadrature du net » Frederic Zimmermann et Benjamin Bayart tout deux excellents notamment sur la loi liberticide sur le renseignement!!

  20. Mirandola a dit :

    Je suis d’accord avec Gilles : « Syriza a trahi ses électeurs » ; comme tous ceux qui veulent se faire élire, non?
    La trahison, la compromission, le conflit d’intérêt et la corruption sont inscrits dans les gènes du système représentatif électif.
    Par ailleurs, je regrette vivement la récente et naïve participation de Raoul à la chasse aux sorcières qui frappe Etienne Chouard, non pas en raison de son soit-disant soralisme mais bel et bien pour avoir démonté et expliqué les rouages du système électoral.
    A ce sujet, je vous invite à jeter un œil sur cette mise au point de Chouard :
    http://chouard.org/blog/2014/11/28/pour-que-les-choses-soient-claires/#comments
    Cordialement
    Claude

  21. Raoul Marc Jennar a dit :

    Mirandola : « trahison », « chasse aux sorcières », de tels propos sont excessifs, donc insignifiants. Ils le sont d’autant plus que Syriza n’a jamais promis à ses électeurs de sortir de l’euro et de sortir de l’UE. Ils ne peut donc les avoir « trahis ». Que cela vous plaise ou pas, la vérité à ses droits et je ne m’accommode pas d’un débat fondé sur le mensonge.
    Je prends acte de la déclaration de Chouard du 28 novembre 2014. Il lui a fallu bien longtemps, alors que dix ans plus tôt, Frédéric Lordon et moi-même le mettions en garde contre la facilité avec laquelle il se laissait accueillir dans la presse d’extrême-droite (Minute, en particulier). Il n’a même pas voulu accepter les condamnations de Soral pour antisémitisme par la Justice qui ne confond pas antisémitisme et antisionisme. Bon, mais comme c’est un chrétien, on lui appliquera la phrase prêtée à un certain Jésus : « il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc, 15, 7).

  22. Raoul Marc Jennar a dit :

    à Pascal Bauch : je ne voulais en aucune façon laisser entendre que sur mon blog je laisse passer le nom de Chouard sans réagir. En dépit des plus insistants avertissements par ceux qui étaient alors, il y a une dizaine d’années, ses meilleurs amis, en dépit des condamnations pour antisémitisme de Soral par la Justice, il persistait à fréquenter une presse d’extrême-droite et à référencer le site de Soral et le mouvement qu’il a inspiré sur son propre site. Comme dit par ailleurs, je prends acte de sa déclaration du 28 novembre 2014 dans laquelle il reconnaît qu’il s’est trompé.

  23. gilles a dit :

    Monsieur Jennar, j’ai beaucoup de respect pour votre combat, votre combatitivité et c’est en partie grâce à vos interventions dans le quotidien L’Humanité pour expliquer les dangers du Traité Constitutionnel Européen que je me suis mobilisé dans la campagne victorieuse du référendum de 2005 dont nous allons fêter les 10 ans. Merci pour vos interventions, vos combats contre le TIPP, le partenariat transatlantique. Cela ne m’empêche pas de persister avec cordialité dans l’analyse de l’action du gouvernement Syriza.

    Positions de syriza le 17 AVRIL 2015 selon AMÉLIE POINSSOT (Médiapart)

    repris par le site Nantes Secteur Ouest
    url = https://nantessecteurouest.wordpress.com/2015/04/20/grece-syriza-defend-ses-trois-premiers-mois-au-pouvoir17-avril-2015-par-amelie-poinssot-mediapart/

    Extrait
    La question de la restructuration de la dette qui figurait dans le programme est passée aux oubliettes. « Syriza n’a plus le discours maximaliste qu’il tenait avant les élections, explique la politologue Filippa Chatzistavrou. C’est une évolution assez naturelle pour un parti qui voulait gagner les élections et qui fait maintenant face à la réalité du pouvoir. Pour autant, le parti de Tsipras n’a pas tout abandonné, il a réussi à imposer la question de la crise humanitaire et l’idée qu’il faut desserrer la discipline budgétaire. Ce sont bel et bien des idées de gauche ! Je qualifierais la politique de Syriza aujourd’hui de néoréalisme économique et social. »

    Le gouvernement Tsipras maintient en outre plusieurs lignes rouges : il veut réintroduire les négociations collectives (supprimées avec les mémorandums d’austérité), rétablir le salaire minimum à son niveau initial (soit 740 euros brut au lieu des 580 actuels), bloquer toute libéralisation du marché du travail et empêcher de nouvelles coupes dans les pensions de retraite. Ce sont là les points d’achoppement, actuellement, avec les partenaires de la zone euro – et ils doivent être résolus d’ici le 24 avril.

    « Mais nous ne pouvons reculer là-dessus ! Ce n’est pas le mandat pour lequel nous avons été élus ! », proteste Yorgos Katrougalos. « Syriza ne peut faire une telle concession, explique de son côté Errikos Finalis, membre du comité central du parti.Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir pour appliquer un nouveau mémorandum d’austérité ! Sinon, en quoi nous différencions-nous de nos prédécesseurs de la droite de Nouvelle Démocratie… ? Pour l’instant, nous ne pouvons même pas appliquer une petite partie de notre programme économique, c’est considéré comme un acte unilatéral ! »

    Positions syriza le 1er MAI d’après François LECLERC du site PAUL JORION
    url = http://www.pauljorion.com/blog/2015/05/01/grece-negociations-sur-la-ligne-de-crete-par-francois-leclerc/

    Extrait
    Est en cause la frontière que représentent ces lignes rouges que le gouvernement grec ne veut pas franchir et qu’il semble se résoudre à rectifier. Une augmentation de la TVA pourrait être concédée, à condition qu’elle ne touche ni l’alimentation, ni les médicaments ni les livres. L’augmentation du salaire minimum ferait l’objet de consultations préalables avec l’OCDE et l’Organisation internationale du travail (OIT) et serait progressivement introduite. Les retraites pourraient être écornées, sauf celles qui sont en dessous un seuil de 300 euros mensuel. Enfin, de nouvelles privatisations pourraient intervenir. Mais il n’est pas garanti que cela soit suffisant ainsi.

    Syriza ne respecte pas ses engaements vis à vis de ses électeurs, il recule petit à petit, ceci à cause de la Commission Européenne, du processus décisionnel de l’UE qui est à l’opposé de toute idée de souveraineté populaire, à l’opposé de toute idée de lutte contre les inégalités, à l’opposé de toute idée d’extension de prise en compte des souhaits des populations dans les décisions prises. Syriza ne s’est pas engagée à rompre avec l’euro et avec l’UE, je vous l’accorde, mais au vu des exigences de ces institutions, Syriza manque de courage pour appliquer un plan alternatif rompant avec l’Union Européenne. Trotsky avait exprimé l’idée que l’extrême-droite ne pouvait propérer que sur le manque de courage des forces progressistes. Nous y sommes.

  24. Raoul Marc Jennar a dit :

    à Gilles, merci de partager avec mon blog les réflexions de Mme Amélie Poinssot dont je trouve les conclusions prématurées.En effet, Syriza n’ayant pas été élu sur un engagement de sortir de l’UE et de l’euro (affirmer le contraire, c’est mentir), on peut à bon droit estimer que le gouvernement grec cherche actuellement une solution satisfaisante dans ce cadre. Mais pourquoi faire le procès de la trahison sur un point où il ne trahit en rien ses engagements ? J’ai toujours beaucoup de mal avec celles et ceux qui déplorent le manque de courage des autres. Le gouvernement grec mène un combat extrêmement difficile.Il résiste sur l’essentiel. C’est un combat que Hollande et le PS ont refusé de mener. Avant de prononcer des condamnations bien faciles depuis l’Hexagone, attendons de voir les conclusions qu’il tirera du résultat de ce combat. Et réfrénons notre impatience à condamner ce qui n’est pas, à ce jour, condamnable. J’ai toujours été stupéfait de la propension qu’ont certains à prononcer des condamnations définitives en plein combat à l’égard de ceux qui mènent la bataille. En temps de guerre, on appelle ça tirer dans le dos.

  25. Raoul Marc Jennar a dit :

    à Gilles, merci de partager avec mon blog les réflexions de Mme Amélie Poinssot dont je trouve les conclusions prématurées.En effet, Syriza n’ayant pas été élu sur un engagement de sortir de l’UE et de l’euro (affirmer le contraire, c’est mentir), on peut à bon droit estimer que le gouvernement grec cherche actuellement une solution satisfaisante dans ce cadre. Mais pourquoi faire le procès de la trahison sur un point où il ne trahit en rien ses engagements ? J’ai toujours beaucoup de mal avec celles et ceux qui déplorent le manque de courage des autres. Le gouvernement grec mène un combat extrêmement difficile.Il résiste sur l’essentiel. C’est un combat que Hollande et le PS ont refusé de mener. Avant de prononcer des condamnations bien faciles depuis l’Hexagone, attendons de voir les conclusions qu’il tirera du résultat de ce combat. Et réfrénons notre impatience à condamner ce qui n’est pas, à ce jour, condamnable. J’ai toujours été stupéfait de la propension qu’ont certains à prononcer des condamnations définitives en plein combat à l’égard de ceux qui mènent la bataille. En temps de guerre, on appelle ça tirer dans le dos. Pour votre info : je suis pour exiger la dissolution de l’UE et la construction d’une union des peuples d’Europe basée sur une condition incontournable : le primat de la souveraineté populaire. Mais je respecte le combat que mène actuellement Syriza. Il n’y a aucun autre gouvernement de l’UE qui ait osé en faire autant.

  26. Pascal Bauch a dit :

    Bonjour à tous!

    J’ajoute que Frederic Lordon et Francois Ruffin ont eux aussi été victimes d’agents du systeme visant à assimiler leurs analyses avec un relent « rouge brun »
    et ceci sans argument et pour les disqualifier du débat, Francois Hollande lui meme participe à titre d’exemple à l’amalgame comme avec les tracts du FN qui ressemblent à ceux du PCF, mais bon les agents du systeme essayent toutes les ficelles pour déstabiliser l’adversaire.
    Pour Syriza je constate qu’ils sont dans la meme situation que le Front de gauche à savoir qu’ils n’envisagent pas la sortie de l’euro ni de l’europe ce qui créé d’ailleurs une scisson nette dans les rangs du front de gauche également, si j’osais je qualifierais cela de frondeurs du front de gauche!!
    Et Raoul je suis tout à fait d’accord avec vous sur le laissons le temps à Syriza d’agir et ne pas les juger prématurément c’est trop facile !!

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