19 Oct 2016

La Commission européenne adresse un ultimatum à la Belgique !
Elle menace la Wallonie de ne plus bénéficier du FEDER (Fonds européen de développement économique et régional).
Mais de quel droit ?
Que valent les textes, les traités face à une telle attitude ? Que reste-t-il du droit face à la pression d’une telle institution ?
L’UE, comme elle l’a démontré avec la Grèce, n’est en rien démocratique. C’est la dictature d’une technocratie au service des firmes privées.
C’est le moment de sortir de la passivité générale. C’est le moment de s’insurger. C’est le moment de s’exprimer fortement pour le droit des Wallons, comme de tous les autres peuples, d’être respectés dans leur volonté démocratiquement exprimée. C’est le moment d’exprimer un rejet massif de cette UE.
C’est le moment de dire aux gouvernements qui vont se réunir à Bruxelles :
 » ça suffit cette Europe-là ! Votre manière de faire – des négociations secrètes sur des questions qui concernent nos vies, des pouvoirs à une Commission qui n’a de compte à rendre à personne – justifie tous les Brexit. »
Soulevons-nous ! Autrefois on proclamait la patrie en danger. Aujourd’hui cela signifie : la démocratie en danger !
Ne permettons pas que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes soit bafoué. Décolonisons l’Europe de l’UE.

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18 Réponses pour “Scandaleux !”

  1. C. Lougovoy a dit :

    5/5 et pas 1/5 (‘pas possible de corriger un mauvais clic)! … et je vous reçois pareil .

  2. Pons a dit :

    Tout ça reste incantatoire. Je repose ma question suite au premier article sur le vote wallon : quelles sont les conditions d’organisation d’un référendum tel que celui dont RMJ avait largement contribué au NON sur le projet de constitution européenne ? Comment prendre en charge le coût, si c’est possible. Le classique « Je vote et fais un don » ? On a vu récemment, même s’il n’a pas résisté au 49-3, comment la pétition surla loi Elkhomri avait pu susciter plus d’un million de NON sur notre seul pays.

  3. Marcel Caucheteux a dit :

    Tout à fait OK avec toi …Combien d’autres pourront faire de même ??? Heureusement que nos amis d’outre Quièvrain sont là … Grand merci à eux … et à toi … bien sûr !!! … Amitiés .Marcel Attac 55.

  4. Georges-Henri,CLOPEAU a dit :

    Oui, il est tout à fait scandaleux d’oser appeler UNION cette dictature d’une oligarchie autoproclamée qui s’emploie à diviser les européens en spéculant sur leurs différences pour s’emparer de leurs richesses, et détruire leur possibilité de résistance, à la préparation d’une guerre qui seule peut permettre au capitalisme de survivre;

  5. L'ours des P.o. a dit :

    On ne peut qu’approuver ce que vous dites, une fois de plus. Mais comment faire? Hormis…couper des têtes!…

  6. 59Jeannot a dit :

    réformons cette Europe ou quittons la

  7. Annie Stasse a dit :

    OUI il faut sortir de cette Europe pour qui les règles de l’ordolibérilisme prime sur le vote des Citoyens.

  8. AUSSEUR Robert a dit :

    Oui les « responsables  » ? de l’Europe , non élus , voudraient imposer leurs choix politiques …….Sinon …..Quoi ? = Basta !!!!

  9. Nicole Péruisset-Fache a dit :

    Oui, mais comment faire ? Que changera l’élection présidentielle chez nous ? Et d’ailleurs comment avoir envie, aujourd’hui, d’y aller voter ? A ma petite échelle, comme vous, j’essaie d’informer mes concitoyens au moyen de mes livres. Mais qui lit les livres d’obscurs « chercheurs » comme moi ? Qui lit tout court ? Les médias font beaucoup de bruit mais en fait, la plupart des citoyens pratiquent la politique du « après moi, le déluge! » Ce n’est pas nouveau :malgré tout son génie, Tolstoï n’a pas fait réfléchir plus que ça les puissants qui gouvernaient l’Europe en 1914 ; les petites gens ont été sacrifiées par millions, la boîte de Pandore était ouverte et la Deuxième Guerre mondiale a suivi la Première de 21 ans, une génération !

  10. Sophie a dit :

    Comment, dans l’immédiat puisqu’il y a extrême urgence, montrer notre support aux Wallons et notre désapprobation aux gouvernements ?

  11. Raoul Marc Jennar a dit :

    Georges Pons : le référendum est inconstitutionnel en Belgique. Une pétition est une bonne idée, mais l’échéance est très rapprochée (vendredi); pas le temps de mobiliser, sauf via Internet. Je fais confiance aux camarades de Wallonie pour exercer les pressions qui s’imposent afin que le gouvernement wallon résiste. Les syndicats wallons sont très puissants et le PS wallon ne peut pas prendre le risque de perdre la face en capitulant. Surtout que Magnette joue toute sa carrière sur cette affaire. Comme je vois les choses, le plus important c’est que les Wallons ne se sentent pas tout seuls.

  12. Nicolas a dit :

    Pouvez-vous me donner la ou les sources de la menace formulée par la commission de ne pas attribuer de fonds FEDER à la wallonie ? Merci.

  13. C. Boderi a dit :

    Beaucoup de points de vues intéressants dans tous vos commentaires, mais d’où vient cette « info » d’ultimatum FEDER ? Quelles sont vos sources svp ?

  14. jean-pierre carlin a dit :

    Oui, solidarité avec les valeureux Wallons, et confiance en eux ! Leur exemple doit avoir un effet d’entraînement !

    Pour tenter de répondre aux interrogations du n°9 sur ce qu’il faut lire pour s’informer – spécialement en vue de la présidentielle, car le compte à rebours a commencé -, je me permets un rappel : l’autre week-end, le mouvement des ‘insoumis’ s’est prononcé clairement pour des mesures innovantes, voire radicales, en matière d’institutions et d’environnement notamment.

    Et puisque, ici, il est surtout question de « décoloniser l’Europe de l’UE », selon le mot concis et juste de R. M. Jennar, la mesure correspondante est largement en cours d’élaboration dans le programme des ces ‘insoumis’ : plan A et plan B. Je ne développe pas car chacun peut s’informer et puis, inutile d’insister : « à ma petite échelle », je me garde de propagande, mais constate simplement le fait que, eu égard au calendrier, eux seuls semblent en mesure de répondre aux attentes de nombre de citoyens responsables qui, non, n’attendent pas le « déluge ». Je conteste votre affirmation sur ce point, même si, comme moi, ils ont peut-être le handicap de ne pas avoir lu vos livres. Etant noté que, dans la période exceptionnelle que nous vivons, le temps de la « recherche » (personnelle) passe au second plan ; les préoccupations de décisions et d’efficacité dominent ; si « les médias font beaucoup de bruit », vous devez remarquer également que celui-ci est sélectif, qui conduit à une censure : par exemple, le changement institutionnel via une assemblée constituante n’est jamais évoqué ; les médias, en bon relais de la classe politique largement décrédibilisée, préfèrent s’en tenir (jusqu’à quand le pourront-t-ils ?) au petit jeu pervers des « primaires » qui se multiplient et pourrissent un peu plus la situation. Tenter d’éloigner nos concitoyens de la politique, la vraie, et des enjeux cruciaux et urgents, tel semble être l’objectif retors du pouvoir conjugué à celui des médias, par facilité et surtout obéissance à ses maîtres de la finance.

    Dans ce contexte, j’y insiste, il serait particulièrement injuste de faire porter la charge de la responsabilité à nos concitoyens, au-delà de ce qui leur incombe évidemment. De cela, une majorité en fait l’analyse, et pour ma part, je fais confiance aux ‘insoumis’ pour développer, à l’opposé du chèque en blanc accordé en toute immunité aux professionnels du pouvoir, leurs propositions de prise en charge enfin démocratique par le peuple lui-même.
    Donc, ne méprisons personne et puis aussi, gardons-nous d’un comportement mortifère : l’histoire est un pilier indispensable, mais plutôt qu’à Tolstoï et à son « génie », je préfère me référer aux Lumières et, à la suite, aux auteurs – Français souvent, tel Jaurès – qui, par leur conviction militante, ont permis de maintenir et consolider le lien.

  15. Raoul Marc Jennar a dit :

    à C. Boderi et Nicolas : si les lanceurs d’alerte trahissaient leurs sources, il n’y aurait plus de sources – elle(s) seraient licenciées illico, nous avons vécu l’expérience – et il n’y aurait plus d’alerte à lancer. Il y a un pacte de confiance entre la source et celui qui utilise les infos reçues. Pourquoi, croyez-vous, que j’ai reçu le mandat de négociation du TTIP/TAFTA, 10 jours seulement après son approbation par le Conseil des Ministres européens ? Parce que mes sources savent que je ne répondrai jamais au genre de question que vous me posez.

  16. jean-pierre carlin a dit :

    Personnellement, l’information de R.M. Jennar ne m’a pas surpris. Le chantage financier n’a rien d’étonnant. D’autres moyens de pression vont sans doute être employés. Ne soyons pas naïf : avec l’UE, le pire est toujours probable. C’est pourquoi rien n’est encore gagné pour la valeureuse Wallonie… et pour nous tous, « européens », évidemment. Craignons qu’aucun gouvernement n’aie le courage de manifester sa solidarité ! Pourtant, le rideau opaque (un peu) déchiré, une part d’optimisme est encore possible : guettons-en les indices ces prochains jours. La vigilance est plus que jamais de mise. Raoul aura peut-être les moyens d’intervenir à nouveau au plan de l’information : d’avance, nous l’en remercions.

  17. michel peyrache a dit :

    Bonjour Mr Jennar. J’ai assisté à votre conférence à Saint Etienne, contre le Tafta. Je ne savais pas l’europe aussi infériorisée vis à vis des USA et des multinationales. Je découvre tous les jours la main mise des lobbies financiers sur elle (Grèce …) et son comportement de rapace autoritaire et autocratique. Votre article: « Scandaleux » en rajoute une couche, avec cette pression folle sur le Parlement de Wallonie. A mon petit niveau, j’ai soutenu par mail et pétition cet état miracle et courageux. Je souhaite savoir si on peut agir d’autres façons. MERCI de vos infos et conseils, sincèrement,

  18. Raoul Marc Jennar a dit :

    Michel Peyrache : c’est très bien d’avoir exprimé votre soutien. Dans une partie comme celle-là, ceux qui sont confrontés à d’aussi intenses pressions ont besoin de se sentir soutenus. Et il est important que les autorités wallonnes ressentent que leur combat dépasse et de loin le sort de la Wallonie et qu’ils sont porteurs d’une exigence partagée par des millions d’hommes et de femmes : l’exigence démocratique. Ils sont de plus en plus rares les acteurs politiques à se battre pour la démocratie dont ils se contentent le plus souvent des aspects les plus formels.

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