09 Mai 2017

Que l’on soit membre d’une des composantes de la gauche de transition démocratique, sociale et écologique ou d’aucune et électeur de JLM, le programme l’Avenir en Commun peut tous nous rassembler, à quelques nuances près. Ce programme a été soutenu par plus de 7 millions d’électeurs et d’électrices du premier tour des présidentielles. Il est, par excellence, l’élément fédérateur. Tout le reste porte en soi les ferments de la division.

Avec un sens du dépassement par le haut de nos sensibilités particulières, que nous nous réclamions d’aucun parti ou de la FI, du PCF, des Verts, d’Ensemble et même du NPA ou de la gauche du PS qui a combattu les dérives social-libérales et les reniements de ce parti, tous nous pouvons nous mobiliser pour porter ce projet. Même s’il est l’un ou l’autre point où nous aimerions apporter nos nuances, l’heure n’est pas à la chicanerie.

Car les bouleversements considérables que nous observons depuis quelques mois dans la société politique française nous font devoir d’être à la hauteur de ce moment historique où le système politique est ébranlé.

Les résultats de l’élection présidentielle, premier et second tour confondus, nous tracent un chemin et nous assignent un devoir. C’est celui de la conquête d’une force parlementaire résolument alternative. Face au massacre social qui se prépare et qui pourrait être mis en oeuvre par des méthodes très peu démocratiques, les cadres politiques de la gauche alternative ont le devoir d’être responsables.

Or, à quoi assistons-nous depuis des semaines à propos des législatives ? Des querelles d’appareils indignes des millions de femmes et d’hommes qui attendent des raisons d’espérer.

Je ne suis qu’un simple citoyen qui soutient le programme L’Avenir en Commun. Je ne suis membre d’aucun parti, ni d’aucune structure et je ne suis candidat à rien. Comme politologue, j’analyse ; comme électeur de JLM, je m’implique. J’ai 70 ans et je réclame le droit d’espérer. Pour nos enfants et petits enfants.

Espérer que les appareils dirigeants de la FI, du PCF, des Verts, d’Ensemble, du NPA et de ceux qui se retrouvent dans la remise en cause du PS surmontent leurs dérisoires préoccupations d’appareils ou de carrière. Que soit rejetée toute tentative de donner quelques années de vie supplémentaires à un système politique en décomposition ; que cessent d’être écoutés les conseillers des petits intérêts et des petites manœuvres ; que soient écartés ceux qui entretiennent de vieilles querelles dont ils font aujourd’hui des éléments de division ; qu’il soit mis fin à la prime aux entourages, séquelle d’un système vermoulu ; que les logiques d’appareil ne tuent pas l’espoir.

Nous sommes le peuple. Nous refusons de voir détruites les chances que nos 7 millions de voix ont réunies de s’opposer efficacement aux malheurs qui nous attendent et de proposer un projet pour des « jours heureux ».

Nous sommes le peuple. Et nous disons à ceux qui parlent en notre nom : dépassez vos intérêts particuliers ; réglez ce qui vous divise ; donnez-nous ce rassemblement qui créera la dynamique unitaire grâce à laquelle tous les espoirs seront permis. Unis, nous pourrons tout. Divisés nous ne serons rien.

Il y a urgence.

Raoul Marc Jennar

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21 Réponses pour “Les appareils politiques doivent se soumettre au peuple”

  1. Anny Richard a dit :

    Merci. C’est là, la voix de la sagesse.
    Il faudrait cependant pour que ce rassemblement des forces de gauche, seule voie possible pour faire échec au néolibéral Macron,que le PCF cesse d’imposer SES élus, candidats ou circonscriptions, son logo, ses combines avec le PS notamment (ou ce qu’il en reste) et signe la charte éthique et la charte ANTICOR.
    Jusqu’ici, il n’en prend pas le chemin et reste campé sur des positions irrecevables. Il n’y a qu’à lire ou écouter Pierre Laurent pour savoir combien, une fois encore, ce sera difficile… et, les « bons petits soldats » du PC restent très inféodés au « centralisme démocratique ». C’est tout le fonctionnement-même du PCF qu’il faudrait remettre en questions.
    Avec eux, tenter de discuter ne suffit plus et lors de la campagne présidentielle qui vient de s’écouler, même s’ils étaient sensés soutenir L’avenir en commun, ils ont fait leurs propres tracts, avec leur propre logo Front de gauche/PCF, rendant illisible ce qui se passait… Je crains que nous ne soyons, une fois encore, confrontés aux mêmes stratégies perdantes pour tous.
    Cette dynamique de l’avenir en commun existe bien, de nouveaux venus dans les groupes d’appui et de réflexion s’inscrivent encore massivement depuis le soir du premier tour… mais il faudrait quelqu’un qui soit capable de démontrer au PC qu’il se saborde en coulant avec lui les espoirs populaires…

  2. pioger a dit :

    N’aurait il as fallut déjà, au premier tour, appeler à voter pour l’un ou l’autre des « petits candidats », pour clamer que nous n’acceptons pas ce déni de démocratie caractérisé, que fut le non-débat entre l’ensemble des concurrents.

    D’autre part si vous analysez objectivement l’UPR vous y trouverez des militants venant de tous bords politiques réunis dans un projet d’union nationale. Ce mouvement de rassemblement existe déjà. Pourquoi ne pas en parler ?

  3. carlin jean-pierre a dit :

    Que cet appel puisse être entendu !

  4. carlin jean-pierre a dit :

    Que cet appel puisse être entendu enfin !

  5. nuria a dit :

    oui il y a urgence!
    les habitudes de compromis sont telles, que ce sera difficile pour les appareils politiques bien rôdés.
    il suffit de voir ce qui se passe localement !
    nuria

  6. nuria a dit :

    Ailleurs je ne sais pas comment cela se passe,
    ce que je puis dire, c’est lors des réunions(en décembre) pour les candidats aux législatives, FI a demandé aux présents de signer une charte de « bonne conduite  » envers les électeurs . les explications ont peu convaincu certains présents qui ont refusé de signer la charte.
    Aujourd’hui le résultat des présidentielles montre bien combien cette charte était importante, car le candidat, qui individuellement s’engage à être dans l’opposition doit refuser les compromissions « macronisées ».!
    chez nous il y avait « dissidence » dans tous les partis PCF les Verts et Ensemble par soutien à FI .
    de son côté La direction du PCF roule pour le défunt FDG , et a boudé toutes les réunions…etc…..
    les habitudes sont difficiles pour les appareils qui veulent garder la main mise . il nous appartient nous militants de base de briser les compromissions en exigeant des chartes de bonne conduite afin d’assainir l’assemblée Nationale de tout jeu malsain qui va à l’encontre de nos intérêts .
    l’union est un devoir si nous ne voulons pas que les décrets medefs détruisent pour les dizaines d’années, ce que le CNR nous offrait pour des jours heureux.
    nuria

  7. Riela a dit :

    Bonjour
    J.appaudis des deux mains
    Soutien total à ce texte
    Salut et fraternité
    A Riela

  8. gaudin a dit :

    bien entendu ! c’est la voix de la sagesse il faut résister, penser au bien commun
    sans barguigner!
    Bonne journée cher Raoul
    any gerard

  9. Jean Bourgeois a dit :

    On ne pourrait mieux analyser la situation. Puisses-tu être entendu cher RMJ.

  10. Octavio Alberola a dit :

    Oui, Raoul Marc, comme tu dis, nous sommes « des millions de femmes et d’hommes qui attendent des raisons d’espérer » que les « indignes querelles d’appareils » cessent. « Que soit rejetée toute tentative de donner quelques années de vie supplémentaires à un système politique en décomposition ; que cessent d’être écoutés les conseillers des petits intérêts et des petites manœuvres ; que soient écartés ceux qui entretiennent de vieilles querelles dont ils font aujourd’hui des éléments de division ; qu’il soit mis fin à la prime aux entourages, séquelle d’un système vermoulu ; que les logiques d’appareil ne tuent pas l’espoir. »
    Mais, comment l’éviter?
    Oui, comment éviter, que « les appareils dirigeants de la FI, du PCF, des Verts, d’Ensemble, du NPA et de ceux qui se retrouvent dans la remise en cause du PS surmontent leurs dérisoires préoccupations d’appareils ou de carrière », si nous persistons à mener la résistance dans le cadre électoral du système. Un cadre fait précisément pour créer « préoccupations d’appareils ou de carrière ».
    Pour qu’une fois de plus l’espoir ne soit pas tué, il faut sortir des logiques d’appareil.

  11. prune a dit :

    Mille fois d’accord!
    unissons nous et n’hésitons pas à faire quelques compromis puisque tous les partis de la nouvelle gauche sont d’accord sur le fond
    Tous ces petits (et moyens) partis unis auraient permis d’être présents au second tour
    Quel gachis!

  12. paulette Dubois a dit :

    Il faut propager ces paroles d’espoir et d’union: chacun de nous a des amis, parents, collègues avec qui il faut discuter franchement et avec modestie et patience, car ce genre de prise de conscience demande des efforts.
    Nous aurons peut-être de bonnes surprises, car ils ne sont pas plus bêtes que nous, peut-être faudra-t-il faire quelques pas dans leur direction, montrer qu’on les comprend et les respecte, il vaut mieux discuter à 2, trop de monde crée des difficultés.
    Même si cela ne vous semble pas positif à 100%, surtout être calme, sincère, amical. Ne pas vouloir avoir raison, notre but n’est pas là: Ce que nous leur demandons c’est de nous aider à sauver la République Laïque et Sociale.

  13. huillet a dit :

    Grand merci pour ce texte rempli d’une humanité qui me touche énormément.

  14. Annie Stasse a dit :

    En désaccord total avec un… quoi d’ailleurs ? mouvement, parti, amalgame, soumis à un chef qui refuse tout contradicteur dont il veut la mort.
    La gauche est multiple, cet organe se veut soumis à un chef et faire mourir tout ce qui n’est pas lui.
    Je hais la dictature, je suis pour la liberté.

  15. Guillou a dit :

    Clap clap clap le peuple que JE suis ne peut qu’applaudir…MAIS ?

    « le Peuple », « La Liberté » , etc…c’est QUOI ?

    « Liberté », que de crime…etc…

    Pour moi « le Peuple » est sans cesse fait défait et « refait »:

    tant qu’il est dans sa diversité complexe, (que certains appellent « classes sociales ») privé de son droit d’être toujours en PROCESSUS CONSTITUANT:

    Peu importe QUI aura dit « deviens ce que tu es », cette formule garde ou retrouve ici un SENS :

    La « légitimité » des « verts » , des « roses » et des « rouges » n’est à prendre en compte que dans la mesure où ils apportent au « processus constituant » leur part de « savoirs populaires à cultiver dans L’EDUCATION POPULAIRE…

    laquelle ne peut être résumée dans un « Petit livre rouge » ni même dans le programme co-élaboré via « le peuple des internautes insoumis », et qui s’achète avec 3 Euros
    « L’Avenir en commun »

    Membre du PCF depuis 1964, je ne me reconnais pas dans le portrait stéréotypé que fait de « moi » Anny Richard :

    « soldat inféodé à une direction etc… » je suis comme chaque citoyen concerné par le PROCESSUS CONSTITUANT, porteur de ma part d’expériences et de savoirs faire lesquels n’ont pas été acquis seulement dans les « écoles du Parti »…Il y a la vie, j’appartiens individuellement à une « classe sociale » , et j’ai essuyé les agressions patronales, et j’ai été délégué conquérant , syndical, donc pas seulement « petit soldat d’un parti stalinien » : le RACISME social j’ai subi comme beaucoup d’autres sans appartenance ou « verts », roses » etc…

    SVP pas de « double peine » : la richesse du processus est aussi faite de l’intelligence à saisir POUR QUOI PRECISEMENT TEL HORIZON PEUT PORTER UN ECLAIRAGE COMPLEMENTAIRE POTENTIELLEMENT SALVATEUR dans LA MISE EN COMMUN:

    si le militant écologiste tente de faire prévaloir telle ou telle urgence, il faut AUSSI qu’il soit pris au sérieux sans RACISME ANTI ECOLO…

    j’utilise à dessein le mot racisme, car « LE PEUPLE n’existe pas sans ces DIFFERENCES !

    L’idée qui me convient le plus dans « L’AVENIR en COMMUN », elle est dans l’introduction : L’avez-vous lue ? moi je l’ai relue !

    Fraternellement

  16. Guillou a dit :

    Non à la méthode du coup d’état permanent !
    Je cite donc

    « Extrait de la présentation introductive de « L’Avenir en Commun » (Editions du SEUIL, 2016)
    (…)
    Notre point de départ est L’Humain d’abord, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon en 2012 qui a recueilli 4 millions de voix. *
    Depuis des mois, nous travaillons à son actualisation et à son développement.
    (…)
    les forces politiques appuyant la candidature de Jean-Luc Mélenchon ont aussi apporté leurs contributions. Ce document met donc en commun toutes ces idées, il est le fruit de toutes ces contributions.
    (…)
    Mais le travail collaboratif ne s’arrête pas là. Ce texte ne clôt pas la réflexion, il lui donne un nouvel élan. Le programme (…) est un objet vivant. Tout au long de la campagne, nous allons donc l’enrichir encore et affiner les propositions.  »

    Fin de citation.

    Ma remarque :

    L’Humain d’abord reste le bien commune du FRONT DE GAUCHE, ce qui signifie que ce Front-là est toujours la base du processus constituant populaire. Que cet héritage commun ait été brillament « porté » le temps d’une foire d’empoigne par un tribun émérite, cela reste un épiphénomène du fait du présidentialisme, lequel doit être dépassé par la nécessité historique du « processus constituant » : il est déjà temps, sortis honorablement de l’épreuve imposée des « Présidentielles », qu’on ne capte pas cet héritage pour le pouvoir personnel de quiconque enclin à faire des procès en droits d’auteur… !

  17. Guillou a dit :

    Réponse à Annie Stasse:

    Je comprends ce sentiment de désaccord , quant à la confusion gloutonne que semble vouloir imposer JL Mélenchon entre « Peuple » et « Insoumis » …

    Mais ce que je ne puis partager c’est votre « désaccord total ».

    Pourquoi ?

    Pour les mêmes raisons qui me font comprendre la réticence du « Comité économique du PCF » et refuser son affirmation exagérée selon laquelle:

    « L’Avenir en Commun » serait « tout le contraire » de « l’Humain d’abord »…

    Le « Peuple », dans sa totalité, est devant deux défis : le défi « démocratique » et le défi « économique » …

    Inséparablement .

    L’Avenir en Commun (des « Insoumis ») consacre 3 pages sur 125 à « Mettre la finance au pas »… »tout » y est , condensé, mais c’est trop superficiel…

    L’Humain d’Abord (les 6 organisations du FdG concertées) consacrait 8 pages sur 89 à « reprendre le pouvoir sur la finance »…avec un développement minimal mais révélateur de cette « nécessité prioritaire »…

    Bravo e merci les Insoumis, mais je fais partie d’une association « trans-partis » qui appelle, justement, Fi à se joindre au travail commun pour essayer de ramener tout le « peuple de Gauche  » à se retrouver efficace et rassemblé ( « Front Commun » )… et MAJEUR donc sans soumission à « un tribun incontournable ».
    Amitiés
    Alain

  18. Adetra a dit :

    Notre syndicat genevois combattant TISA (et autres accords de libre-échange), nous suivons avec intérêt les élections françaises sachant qu’elles auront une incidence sur les accords de libre-échange.
    Le 16 mai 2017, la Cour de Justice de l’UE rendait un avis décisif concernant la politique de libre-échange de l’UE : http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/05/16/libre-echange-pas-de-competence-exclusive-de-l-ue-sur-les-accords-de-nouvelle-generation_5128392_3234.html
    Le 23 mars 2017, Emmanuel Maurel, eurodéputé socialiste français, interpellait la Commission européenne concernant la rupture de l’application provisoire du CETA : http://emmanuelmaurel.eu/rupture-de-lapplication-provisoire-ceta/
    • Monsieur Jennar, le refus d’un seul Parlement national de l’UE pourrait-il faire capoter tout le CETA ?
    • L’article 48 du Traité de l’UE pourrait-il empêcher le blocage du CETA par un Etat membre de l’UE ?
    • Comment la ratification définitive du CETA sera-t-elle décidée ?
    Merci d’avance et bien cordialement

  19. Raoul Marc Jennar a dit :

    Bonjour, la décision de la Cour de Justice de l’UE est d’une importance capitale : elle limite la compétence exclusive de l’UE (et donc de la Commission européenne) dans le domaine des traités de libre-échange de la nouvelle génération, c’est-à-dire ces traités qui s’attaquent à la souveraineté des Etats et des peuples. Ce qui signifie concrètement que pour entrer en vigueur un traité comme le CETA devra être ratifié par chacun des Etats et par les régions lorsqu’elles ont une compétence en la matière (comme la Wallonie, par exemple).Dès lors, le refus d’un seul parlement national ou régional suffira à faire échouer le CETA puisque l’unanimité est requise. L’article 48 du traité sur l’UE concerne les traités européens, et non les traités internationaux passés par l’UE avec un ou plusieurs partenaires. La ratification est décidée par chaque Etat membre en fonction de ses propres dispositions constitutionnelles.

  20. Adetra a dit :

    Nous vous remercions beaucoup pour votre réponse et souhaitons encore vous demander ce qui suit :
    • Dans le cas où une majorité des parlementaires français décidaient de refuser le CETA, cela suffirait-il pour faire échouer le CETA, ou le gouvernement français pourrait-il encore s’opposer à cette décision parlementaire, voire l’annuler ?
    • D’autre part, les USA n’excluent pas la reprise des négociations déjà très avancées de l’Accord sur le Commerce des Services (TISA). D’après des ONG qui travaillent sur TISA, cet accord qui ne comporte pas de chapitre sur les investissements pourrait bien relever de la compétence exclusive de l’UE (décision qui devrait être prise au moment de la signature de TISA, cf. vote du Parlement européen du 3 février 2016). Pensez-vous que la reconnaissance d’une « mixité » de TISA puisse être obtenue, certains domaines des services relevant d’une compétence partagée entre l’UE et ses Etats membres ?
    Dans la négative, nos systèmes démocratiques sont gravement menacés !
    Merci d’avance et bien cordiales salutations

  21. Raoul Marc Jennar a dit :

    Bonjour, je réponds à vos deux questions :
    1) la ratification d’un traité est un acte qui nécessite l’approbation du Parlement. Si celui-ci la refuse, l’Etat concerné n’est plus partie à ce traité. Comme le CETA, en vertu des traités européens, requiert l’unanimité, il serait effectivement coulé. Mais avec la majorité présidentielle qui s’annonce à l’Assemblée nationale du fait, notamment, de la division de la gauche critique, on peut conjecturer que le CETA sera approuvé.
    2) il faudra connaître le contenu du TISA une fois la négociation terminée pour pouvoir se prononcer sur son éventuelle mixité. C’est seulement à ce moment-là qu’on pourra identifier si des services de la compétence exclusive des Etats sont concernés.
    En tout état de cause, tous les accords de libre-échange qui s’en prennent aux « barrières non tarifaires » (les normes qu’on trouve dans les Constitutions, les lois et les règlements nationaux) sont des agressions contre la démocratie puisqu’ils ont pour objectifs de soumettre les normes nationales à des dispositions supranationales. Cordiales salutations.

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