23 Jan 2019

Pour mettre fin aux menaces extrêmement graves qui pèsent sur notre planète du fait du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité et de l’environnement, pour créer une société solidaire et libre, il faut remettre radicalement en question le système actuel productiviste, pollueur, qui affecte gravement la santé des gens, qui accroît les inégalités, qui génère de l’injustice, qui est fondé exclusivement sur la recherche du profit et la logique de la rentabilité.
Nous évoluons vers une société hyper individualiste, à l’américaine, faite pour les riches et les bien portants, qui laisse des millions de gens au bord de la route. Les politiques néolibérales, faites de privatisations et d’austérité, menées en France depuis 1983, détruisent le modèle encore imparfait construit patiemment depuis les débuts de la IIIe République.
L’actuel gouvernement, dans le prolongement des trois quinquennats qui ont précédé, va exactement dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire.
Un Etat démocratique, c’est d’abord une démocratie parlementaire et non pas un système présidentiel. Il faut redonner vie à la démocratie représentative par l’instauration du système proportionnel (avec des garanties pour préserver la stabilité gouvernementale et éviter les défauts de la IVe République), par la suppression du cumul des mandats et la limitation d’un même mandat dans le temps, par le référendum révocatoire quand 50% des électeurs inscrits estiment que l’élu a failli, par l’instauration d’un pouvoir collégial au niveau des communes, des départements et des régions, par la mise en place du référendum d’initiative citoyenne à ces trois niveaux.
A cette VIe République démocratique, il faut ajouter une République sociale où la redistribution de toutes les richesses produites s’effectue par une fiscalité directe progressive (elle doit frapper l’évasion fiscale et toucher tous les types de revenus et être plus importante en termes de recettes que la fiscalité indirecte), ce qui doit permettre l’existence de services publics de qualité afin de réaliser l’égal accès à l’éducation, à la culture, aux soins, aux transports, à l’énergie (eau comprise, qui ne peut être privatisée), au logement, au travail, aux loisirs.
Enfin une République écologique doit mettre en place des politiques rigoureuses de protection de la nature et de l’environnement, interdire les nuisances en tous genres, inciter fortement aux énonomies d’énergie, dans le bâtiment et dans les transports (en rétablissant une offre sérieuse dans le domaine des transports publics pour les personnes, mais aussi pour le fret), encourager le transport par voies fluviales et ferroviaires et accélérer la transition vers le recours aux énergies alternatives. En un mot, l’exacte contraire de ce qui se fait. Les lois du marché doivent céder le pas à l’intérêt général.

rmj

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