28 sept 2012

C’est avec déception que j’ai pris connaissance de la contribution récente publiée par le philosophe Jürgen Habermas, sous le titre « Plus que jamais, l’Europe », avec l’économiste Peter Bofinger et l’ancien ministre Julian Nida-Rümelin, (Le Monde, 26-27 août 2012).

En invoquant la « conjoncture défavorable » qui « aggrave la situation fragile des banques », l’analyse présentée de la crise européenne fait totalement l’impasse sur les causes de cette crise : les dérégulations systématiques des activités financières concédées aux lobbies financiers, les traités européens qui imposent de plus en plus l’absolue nécessité de lever tous les obstacles à libre circulation des capitaux, les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce qui prohibent toute limitation à la libéralisation des activités financières. Tout cela ne provient pas du hasard, mais de l’adhésion fervente des libéraux de droite et de gauche successivement au pouvoir depuis  les années 80.

Ces gouvernements ont démantelé, sous la pression d’associations patronales actives sur les deux rives de l’Atlantique, toutes les mesures prises à la suite de la grande crise des années 30. Pire, ils sont allés plus loin en créant les conditions qui ont permis les pratiques à l’origine de la crise qui a éclaté en 2007-2008. Ils ont voulu une Banque Centrale européenne qui échappe à tout contrôle démocratique. Ils ont permis la toute puissance mondiale d’une banque privée comme Goldman Sachs. La responsabilité des politiques qui ont gouverné depuis les années 80 est écrasante. De cela, Habermas et ses collègues ne disent pas un mot.

Pour ces derniers, l’incapacité à maîtriser les crises tient à l’impuissance des décideurs à renforcer les institutions européennes. Alors que l’Union européenne avec l’orientation idéologique qui guide ses propositions et ses choix, avec son fonctionnement oligarchique qui caractérise ses institutions n’est pas, en l’état, une partie de la solution. C’est une partie du problème.

Habermas et les co-auteurs de cette tribune appellent de leurs vœux une capacité à faire en sorte qu’au « niveau transnational la politique regagne sa capacité d’action sur les impératifs du marché perdue au niveau national.» Très bien. On est d’accord. Le monde tel qu’il est, après trente ans de révolution néolibérale, rend le niveau national obsolète pour faire face aux défis démocratiques, sociaux et écologiques. Le niveau européen est incontestablement un niveau aujourd’hui pertinent. A condition que le bien être des peuples d’Europe soit l’objectif premier et qu’ils y soient pleinement associés. A condition que l’on rende tout son sens à ce principe fondamental proclamé par les Lumières et  arraché par les révolutionnaires de 1789 et qui relève aujourd’hui de la fiction : « tous les pouvoirs émanent du peuple ».

Car, contrairement à ce qu’affirment nos auteurs, ce n’est pas de déficit institutionnel dont souffre l’union monétaire. C’est de déficit démocratique. C’est de débat public sur les orientations idéologiques présentes de l’Union européenne. C’est du droit, nié aux peuples, de se prononcer sur la manière dont ils veulent que s’organise leur union. Pas celle des banquiers. Pas celle du patronat. Celle des peuples.

Or que voient-ils ? Que subissent-ils ?  Que ce qui se met en place de plus en plus, au nom d’une unité qui n’a d’union que le nom, c’est le transfert de compétences de plus en plus importantes vers des institutions techniques (Commission européenne, Cour de Justice de l’Union européenne, Banque Centrale européenne) qui échappent à tout contrôle démocratique, c’est l’organisation de la concurrence la plus féroce entre les peuples d’Europe, de la concurrence de tous contre tous, au mépris des droits sociaux fondamentaux, au mépris du droit des peuples d’Europe à un même niveau de vie, au même accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’énergie, à l’eau, aux transports, à la même protection sociale. Ils sont victimes du droit conféré aux employeurs, dans cette même Union européenne, de rechercher le pays où se pratiquent le moins disant fiscal, le moins disant social, le moins disant écologique. Ils sont victimes de la concurrence déloyale d’entreprises européennes ou locales installées dans des pays hors d’Europe où les salaires sont extrêmement bas, où les conditions de travail sont celles du 19e siècle européen, où le respect des exigences sanitaires et écologiques est faible ou nul ; une concurrence déloyale contre laquelle les gouvernements, au niveau national comme au niveau européen, refusent de les protéger. Aujourd’hui, à tout cela s’ajoute le fait qu’on leur fait payer les fautes commises par les gouvernements qui ont adhéré au néolibéralisme le plus sauvage permettant aux spéculateurs de ruiner l’économie de pays entiers. A tout ce qui est subi depuis plusieurs années déjà s’ajoute l’impuissance des gouvernants à imposer les changements qui soumettraient l’économie et la finance à l’intérêt général. Parce que les gouvernements obéissent aux volontés patronales et que le souci de satisfaire les marchés et les marchands passe avant l’intérêt général des peuples.

Une fois de plus, la gauche dite de gouvernement à Athènes avec Papandreou, à Madrid avec Zapatero, à Bruxelles avec Di Rupo et, aujourd’hui, à Paris avec Hollande fait la démonstration que cette gauche-là ne propose pas d’autres recettes que celles de la droite.

Une fois de plus, la social-démocratie promet le souhaitable en échange de l’inacceptable. En 1992, Delors implorait « votez Maastricht, nous ferons l’Europe sociale tout de suite après ». 22 ans plus tard, elle n’existe toujours pas. En 1997, Jospin s’engageait devant les électeurs à renégocier le traité d’Amsterdam qu’il faisait ratifier aussitôt devenu premier ministre. En 2007, Hollande s’engageait : « plus de nouveau traité européen sans référendum » et en février 2008, les élus PS apportaient à la majorité UMP les voix indispensables à la ratification du traité de Lisbonne, copié-collé du traité constitutionnel rejeté par le peuple en 2005. Aujourd’hui, le PS demande de soutenir le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union (TSCG), c’est-à-dire le pacte budgétaire tel qu’il fut signé par Merkel et Sarkozy, après s’être engagé à la renégocier (ce qu’il n’a pas obtenu en aucune façon) et en faisant valoir ses efforts futurs pour « réorienter l’Europe ». Comment faire confiance à des gens qui n ‘ont JAMAIS tenu parole sur les enjeux européens ? Aujourd’hui, ils nous demandent d’avaler du poison en promettant de nous offrir du miel après. Mais cette fois, après ce poison-là, comme citoyens, nous seront morts.

Avec éclat, aujourd’hui, la social-démocratie concrétise dramatiquement une réalité déjà perçue : sur l’essentiel, qui concerne l’économie et les finances, voter ne change rien, voter ne sert à rien. Tous les pouvoirs échappent au peuple.

Ceux qui se cramponnent aux idéaux des Lumières et aux exigences de la démocratie  ont le devoir de mettre en garde contre la social-démocratie : elle fait le lit de la désespérance du plus grand nombre, de celles et de ceux qui ne vivent que de leur travail et qui aujourd’hui souffrent et gonflent dramatiquement les cohortes de la pauvreté. Elle fait le lit de la résignation et de l’abstention de ceux dont l’espérance  a été chaque fois déçue, de ceux ceux qui lui ont fait confiance dans l’attente d’un vrai changement qui ne vient jamais. Elle confirme que voter ne change pas l’essentiel. Elle conforte les slogans de l’extrême droite française soulignant la conjonction UMPS. Et, de la sorte, elle fait le lit des démagogues qu’on voit réapparaître dans de nombreux parlements nationaux, de la droite radicale et de l’extrême droite, des fascistes qui se réveillent partout, des nazis mêmes.

Sauver le beau projet d’union des peuples d’Europe, c’est d’abord revenir aux fondements de la démocratie, à la souveraineté populaire.  C’est donner la parole aux peuples. Au peuple européen. C’est construire une union par les peuples et pour les peuples.  Exactement le contraire de ce qui se fait aujourd’hui et auquel, à mon vif regret, Habermas et ses collègues ne proposent pas une vraie alternative.

Raoul Marc Jennar

Essayiste

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7 Réponses pour “Plus que jamais, la démocratie ! Réponse à Jürgen Habermas et ses colistiers”

  1. Ronvaux Ph. a dit :

    Je ne peux qu’approuver votre article, M. Jennar. Et comme vous, j’enrage. Hier, sur Arte, en fin de journal, on a présenté un documentaire : SPEED, de Florian OPITZ. Commentaire de la journaliste : « le capitalisme est le système d’autodestruction de l’homme; la souffrance ne semble pas encore assez suffisante pour provoquer une révolution ». Un peu de patience, ça ne peut pas ne pas venir.

  2. Elon a dit :

    Dans sa réponse à Jürgen Habermas (http://www.liberation.fr/economie/2012/09/03/quelle-europe-democratique-reponse-a-jurgen-habermas_843554), Etienne Balibar formule la même critique que vous tout en soulignant que malgré cette limite l’initiative d’Habermas représente « une occasion à ne pas laisser passer pour relancer le débat sur l’Europe, par les Européens, pour les Européens » (dont acte !) :
    « La seconde (critique), c’est qu’elle s’en tient à une conception exagérément formaliste de la démocratie -de moins en moins satisfaisante alors que de puissants processus de «dé-démocratisation» sont à l’oeuvre dans notre société, et tirent même de la crise des arguments d’opportunité et d’efficacité en faveur d’une «gouvernance» par le haut. Il ne s’agit pas seulement de les corriger, il faut les ontrecarrer, et leur opposer des inventions démocratiques «matérielles ». …

  3. Elon a dit :

    @Elon
    Ajout : Tous à Paris pour la manifestation du 30 septembre contre le traité européen !

  4. Alain Guillou a dit :

    Voici un canon pour le peuple, un canon de Beethoven !

    « Signor Abbate
    Io sono, io sono, io sono …Amala-a-â-a-to !…
    Santo Padre viene, …i date-mi la bénedictione-la bénedictiooone !
    Que Messire le diable A votre porte Se fasse aimable, Et vous emporte…

    Si vous ne venez pas !  » ( …dixit canon de Beethoven dénichable tel quel sur le net: « Signor Abbate canon »)

    A reprendre ainsi :

    « Signor President’
    Nous sommes, Le peuple, Qui dit non …A-l’Insoutena-ble !…
    Che-ers députés du Peu-ple, …jetez-c’Traité abominabl’-Abominable !
    Que Merkozy le diable A votre porte Se fasse aimable Et vous emporte…
    Si vous lui votez oui !  »

    …ceci chanté, absolument d’accord avec l’argumentation opposée à la pensée anthropophage, dévoreuse d’intellectuels en perte de confiance dans « le peuple ».
    Sauf peut-être pour 1789, à quoi je préfère 1792 !

  5. Albert DUCROS a dit :

    Un élément est à plusieurs reprises apparu dans la construction européenne, c’est le rapport ambigu entre les idées fascistes de l’Europe et la construction européenne actuelle. En 1940, Joseph Goebbels dans un discours aux travailleurs intellectuels et aux journalistes tchèques sur l’Europe du futur déclara ceci : « Je suis convaincu que dans cinquante ans d’ici, les gens ne penseront plus en termes de pays ». Si nous croyons les tenants de l’idéologie postnationale, la nation mène au nationalisme, qui mène à la guerre. L’idée que l’Europe supranationale a été élaborée par des résistants au nazisme durant la Seconde guerre mondiale, est ancrée dans nos têtes. Mais pour John Laughland, dans son ouvrage « La liberté des Nations » : « la généalogie de ces théories est bien moins correcte que leurs défenseurs ne veulent le croire ».

    Ainsi à la lumière de nombreux penseurs postnationaux admettent l’existence de la pensée européenne chez les fascistes, mais dans le but de justifier leur agression. Mais il est avéré que des nazis, des fascistes italiens, et des collaborationnistes français sont allés bien plus loin que cela et ont imaginé des programmes poussés d’intégration économique et politique de l’Europe. Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre de façon diffamatoire sur les idées pro-européennes modernes, mais il s’agit de montrer dans cette partie qu’une partie de le pensée fédéraliste s’est nourrie des travaux des théoriciens nazis et sur l’existence de continuités personnelles entre la période de la guerre en France et celle de la construction européenne. Nous l’avons déjà explicité, c’est le racisme qui est au fondement de l’idéologie nazie et non le concept national. Le rejet de l’État-nation souverain politiquement et économiquement viable était explicite dans le nazisme et le fascisme ; c’est ainsi que l’économiste nazi Werner Daitz remettait en cause la souveraineté nationale en 1938 : « Les intérêts communs de l’Europe ont la priorité sur les intérêts particuliers des nations ». Comme les partisans modernes de l’Europe, les nazis pensaient que le système des États-nations engendre la division et la guerre en Europe. C’est ainsi, que Karl Mergele, déclarait en 1945 dans un mémorandum sur les « Thèmes européens » : « Au sein d’une Europe pacifique organisée comme une unité supérieure toutes les nations européennes trouveront la place la plus digne d’elles ». Les fascistes italiens réfléchissaient également à cette nouvelle Europe et à ce dépassement des Nations, Alberto de Stefani, ministre des finances sous Mussolini, écrivait que les nationalités ne représentaient pas un fondement stable pour l’ordre nouveau en raison de leur multiplicité et de leur tradition. Il s’en prend même au nationalisme lorsqu’il explique que « l’existence prolongée d’un nationalisme intransigeant, aveugle aux exigences d’une politique continentale, a fini par se retourner contre l’Europe » et termine sa réflexion ainsi : « Une Union européenne ne pourrait pas être sujette aux variations de politiques intérieures qui ont caractéristiques des régimes libéraux ».
    Certains vont même plus loin dans le processus d’intégration en Europe. Ainsi Arthur Seyss-Inquart, nazi autrichien, ministre de l’intérieur après l’Anschluss, déclarait à propos de l’Europe (cela nous évoque singulièrement le discours actuel selon lequel « Une Autre Europe Est Possible !!! ») : « Au-dessus et au-delà du concept d’État-nation, l’idée d’une nouvelle communauté […] La nouvelle Europe, caractérisée par la solidarité et la coopération entre ses peuples, une Europe sans chômage ni crises économiques et monétaires, une Europe de la planification et de la division du travail, ayant à sa disposition les techniques de production les plus modernes et un système continental de commerce et de communications, développé sur une base commune, sera fondée sur des bases solides et connaîtra une rapide croissance une fois que les barrières économiques nationales auront disparu ». C’est sur le plan économique que la ressemblance entre la pensée nazie et les fédéralistes européen actuels est la plus importante. Le 22 juin 1940, Goering lança son projet d’unification économique de l’Europe. Des projets furent soumis à la chancellerie du Reich, où on évoquait la mise en place de taux de change fixe entre les monnaies européennes, l’abolition des barrières douanières en Europe ; la création de zone de libre-échange.

    La réflexion nazie la plus détaillée sur l’intégration économique date de 1942, lorsque le Syndicat des hommes d’affaires, des industriels berlinois et la Faculté de Berlin organisèrent une conférence dont le thème était, et c’est intéressant, « La communauté économique européenne ».Comme l’explique Laughland, les titres de la conférence « mettent mal à l’aise tant ils rappellent le discours actuel en faveur de l’Europe » : « L’agriculture européenne », « L’emploi en Europe », « L’Europe est-elle un concept géographique ou un fait politique ? », « L’évolution vers la communauté économique européenne » ou encore  « Le problème des transports en Europe ». Sur le plan politique, l’intégration européenne est un objectif et Ribbentrop proposera de créer une Confédération européenne dès la fin des combats, et d’inviter tous les chefs d’États à signer le texte marquant sa création au cours d’une cérémonie officielle. Un projet de Hans Frohwein, parlait de « destinée commune des peuples d’Europe » et de « la volonté d’assurer que des guerres n’éclatent plus jamais entre-eux ». Il était dans ce projet question d’une préférence européenne sur le plan du commerce (actuellement on parle de préférence communautaire), l’objectif était une union douanière européenne, à terme une union monétaire et enfin la mise en œuvre de politiques d’harmonisation des conditions de travail et de la protection sociale. En France, un certain nombre de collaborationnistes eurent des réflexions sur l’Europe ; c’est le cas de Hubert Beuve-Méry, qui n’est autre que le fondateur du journal « Le Monde » .  Il fut l’un des principaux idéologues de la nouvelle Grande École des Fonctionnaires d’Uriage. En février 1939, il publia un livre intitulé « Vers la grande Allemagne ». Dans un article de la revue « Esprit » de mars 1941, il prévoyait l’avènement d’une Europe plus autoritaire et germanisée. Bernard Compte écrit sur l’influence de Beuve Méry sur « Le Monde » : «  C’est sans doute sur la question européenne que l’on voyait le plus clairement l’importance de l’esprit d’Uriage pour « Le Monde ».
        Le second élément qui nous intéresse directement, c’est la forme politique que prend l’Europe chez les nazis. L’Europe qui est décrite est basée sur le fédéralisme. Goebbels croyait que le régionalisme allemand pourrait être un modèle pour l’Europe. Il suffit pour cela de regarder la carte de l’Europe des régions, élaborée par la Waffen SS. Si la plupart des projets européens des nazis, était basée sur un respect de la souveraineté des États membres, il était mentionné que « les pays avaient le droit d’organiser leur vie nationale comme ils l’entendaient pourvu qu’ils respectent leurs obligations envers la communauté européenne ». Les géopoliticiens allemands se mirent également au service de la pensée nazie de l’Europe. Au même titre qu’aujourd’hui, ils firent prévaloir l’aspect transfrontalier à travers la coopération interrégionale. Gerard Iseberg, fonctionnaire du Bureau du Reich pour l’organisation de l’espace géographique à Berlin, qui écrivait des articles sur  la planification urbaine, se reconvertira dans les années 1960 en spécialiste de la Politique Agricole Commune.

    Les articles concernant le développement des politiques régionales transfrontalières sont très nombreux à l’époque. Cet élément est intéressant quand on sait que les eurorégions actuelles se concentrent surtout sur les frontières allemandes. Ainsi, il semble exister une véritable continuité dans la géopolitique allemande d’avant et d’après guerre, comme le soutien Hans-Rudiger Minow, dans son ouvrage « D’une guerre à l’autre », dans lequel il démontre qu’il existe une politique allemande et européenne concertée de soutien aux mouvements régionalistes et autonomistes en Europe.

    Cette première partie de notre étude, avait pour but de définir les concepts, de comprendre la genèse idéologique de cette partie de la construction européenne, de comprendre le risque que représente l’absence de structure politique viable pour remplacer les Nations au moment où celles-ci tendent à se décomposer. Nous avons aussi appuyé notre étude sur l’idée allemande de la construction européenne, notamment à travers sa vision ethnique de la Nation et le pangermanisme. Nous allons dans cette deuxième grande partie nous interroger sur l’influence de cette vision ethnique dans la construction européenne actuelle, en étudiant le processus de régionalisation.

  6. Jimohlazingboum a dit :

    Enfin quelque chose d’un peu de niveau relevé à lire sur ce blog

    et pas tordu aplati par des arrières pensées
    politicardes idéologiques à la con
    et poussiéreuses ce qui arrange encore les choses !

    Et ça vient d’un modeste commentaire !!!

    Gloire à Albert Ducros

  7. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Albert DUCROS – Merci pour ces informations. Dans le même ordre d’idées, je recommande :
    COHEN Antonin, De Vichy à la Communauté européenne, Paris, Presses Universitaires de France, 2012.

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