16 Juin 2013

 TTIP, voilà un sigle nouveau auquel chacun doit se familiariser. Ce 14 juin, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) ont donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec le gouvernement des USA la création d’un marché commun transatlantique. Ce projet s’appelle, en anglais bien entendu, TTIP : Transatlantic Trade and Investment Partnership. En français, on parlera d’un partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement. Un décodage s’impose. De quoi s’agit-il ? Dans cette première partie, je vais m’efforcer de rendre public et lisible le texte du mandat. Dans une seconde partie, je fournirai des indications sur les dangers qu’il contient.

 En dehors des peuples

 Après le Parlement européen le 23 mai, les gouvernements viennent ainsi de donner le feu vert au Commissaire européen Karel De Gucht pour négocier ce projet au nom des 27 Etats (voir mon article du 29 mai, L’objectif ultime des libéraux de droite et de gauche : une Europe euro-américaine : http://www.jennar.fr/?p=2994). Que contient ce mandat ? Selon la volonté de la Commission européenne soutenue par les 27 gouvernements qui se prétendent démocratiques, ce document est « restricted », c’est-à-dire qu’il n’est pas public (en dépit d’une disposition qui affirme non sans humour que « rien dans cet accord ne devrait affecter le droit de l’UE ou des Etats membres concernant l’accès du public aux documents officiels »). Ce qui signifie qu’il ne peut y avoir aucun débat public sur les enjeux d’un projet qui, comme on va le voir, est d’une ampleur sans égale depuis la création du marché commun européen, en 1957. Mais nul ne doit s’étonner. Depuis le traité de Rome, des choix de société fondamentaux ont été effectués sans que le peuple ait eu la possibilité de se prononcer. Cinquante-six ans de « construction européenne » se sont traduits par un bon demi siècle de destruction démocratique.

 Force est donc de travailler sur des documents qui résultent de fuites et d’indiscrétions, confirmées ou non par les informations toujours euphoriques diffusées par la Commission européenne. Ce qui permet quand même de connaître l’essentiel.

Plus que du simple commerce

Une mise en garde s’impose. Ne pas croire qu’il s’agit simplement de commerce, au sens classique du mot : acheter et vendre des marchandises. Il s’agit de bien plus. Il s’agit de supprimer certes les droits de douane, mais aussi et surtout ce qu’on appelle les « barrières non-tarifaires » au commerce, c’est-à-dire les normes constitutionnelles, légales, réglementaires dans chaque pays lorsqu’elles sont susceptibles d’entraver une concurrence érigée en liberté fondamentale suprême à laquelle aucune entrave ne peut être apportée. Ces normes peuvent être de toute nature : éthique, démocratique, sociale, environnementale, financière, économique,… Elles ne sont désormais pertinentes qu’à la condition de ne pas provoquer des « distorsions » de concurrence.  C’est ce que s’impose l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Mais comme le démantèlement de ces normes doit chaque fois faire l’objet de négociations et que celles-ci sont bloquées à l’OMC par les pays du sud, les gouvernements de l’UE et celui des USA ont décidé de contourner l’obstacle en négociant directement entre eux. Le texte du mandat est explicite à cet égard : « l’accord doit prévoir la libéralisation réciproque du commerce et de l’investissement des biens et des services, ainsi que les règles sur des matières ayant un rapport avec le commerce, avec un accent particulier sur l’élimination des obstacles réglementaires inutiles. L’accord sera très ambitieux allant au-delà des engagements actuels de l’OMC. L’accord s’imposera à tous les niveaux de gouvernement. » Ce qui signifie, selon le mandat, que la négociation va aborder trois domaines : l’accès au marché, les réglementations et les barrières non tarifaires, les normes.

L’accès au marché

L’objectif est d’éliminer tous les droits de douane et les restrictions quantitatives tant en ce qui concerne les importations que les exportations des produits industriels et agricoles.

La négociation cherchera à concilier les approches européennes et américaines en ce qui concerne les critères permettant de déterminer l’origine d’un produit.

Dans le domaine des défenses commerciales, l’objectif est d’établir un dialogue sur les mesures anti-dumping et les subventions compensatoires.

Dans le vaste domaine des activités de services, la volonté est de maximiser les engagements de libéralisation, c’est-à-dire d’opérer une avancée significative dans la mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services de l’OMC (AGCS). A cet égard, on peut craindre que l’accord intervenu à la conférence ministérielle de l’OMC à Hong-Kong en décembre 2005, et qui est gelé à l’OMC, serve de référence (voir http://www.jennar.fr/?p=799). Le mandat précise qu’un objectif sera de « lier le niveau existant de libéralisation des deux parties au plus haut niveau de libéralisation obtenu suite aux accords de libre-échange déjà conclus, tout en cherchant à atteindre de nouveaux accès au marché en éliminant les obstacles qui demeurent depuis longtemps. »

La Commission devra veiller à ce que l’accord n’empêche pas le respect des lois et règlements relatifs au travail et à la main d’œuvre « pourvu que ce faisant, ils n’annulent ou ne compromettent les avantages découlant de l’accord ». On énonce un principe qu’on s’empresse de vider de son contenu !

Le protocole 26 au Traité sur le fonctionnement de l’UE sur les services d’intérêt général doit tenir compte des engagements de l’UE en ce qui concerne l’AGCS.

Les services audio-visuels (la fameuse exception culturelle !) sont provisoirement retirés du mandat, mais la Commission pourra soumettre de nouveau la question pendant le cours des négociations. De ce point de vue, le cri de victoire (complaisamment relayé par grand nombre de médias, ce qui leur évite de parler du reste) de la ministre de la culture relève de l’enfumage typique au PS.

Dans le domaine des investissements, l’objectif est d’atteindre le plus haut niveau de libéralisation et les normes les plus élevées de protection des investisseurs obtenues à ce jour par les deux parties (UE et USA) dans les accords de libre échange qu’elles ont négociés avec des tiers. Ce qui signifie que les objectifs atteints par les USA dans l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord (Canada, USA, Mexique) seront sur la table des négociations. L’exigence inscrite dans le mandat d’obtenir le plus haut niveau de protection pour les investisseurs européens aux USA et la promotion des normes européennes semble dès le départ bien compromis. Le champ d’application de cette partie de l’accord sur l’investissement est extrêmement vaste puisqu’il intègre les droits de propriété intellectuelle et une série de normes de l’OMC sur le traitement juste et équitable, le traitement national[1], le traitement de la nation la plus favorisée[2], la protection contre l’expropriation directe et indirecte, la protection des investisseurs et des investissements, le libre transfert de fonds de capital et les paiements par les investisseurs. L’accord devra inclure un mécanisme de règlement des différends sans que cela interdise aux investisseurs le recours à d’autres forums d’arbitrage.

Tant en ce qui concerne les services que l’investissement, l’accord s’appliquera à tous les niveaux (Etats fédérés aux USA, Etats membres dans l’UE, niveau municipal partout).

En ce qui concerne les marchés publics, l’accord visera à permettre l’accès mutuel à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), y compris dans la construction publique.

On peut, sans craindre d’exagérer, affirmer qu’on se trouve, dans cette partie du mandat, en présence d’une conception maximisée du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) rejeté par la France en 2007.

Les réglementations et les barrières non tarifaires

Dans ce domaine, où les législations et les réglementations nationales issues depuis des décennies sinon des siècles de la souveraineté des Etats sont remises en cause, « l’accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l’investissement, y compris les obstacles non-tarifaires par le biais de mécanismes efficaces et efficients, en réalisant un niveau ambitieux de compatibilité de la réglementation des biens et des services. »

L’accord devra comporter des dispositions dans les matières suivantes :

–       les mesures sanitaires et phytosanitaires : l’accord s’appuiera sur les principes de l’OMC régissant la manière dont les gouvernements peuvent appliquer les mesures relatives à l’innocuité des produits alimentaires et les normes sanitaires pour les animaux et les végétaux tout en empêchant que des réglementations sanitaires trop rigoureuses ne servent de prétexte à la protection des producteurs nationaux ;

–       les réglementations techniques, normes et procédures d’évaluation de la conformité : la négociation se fera dans le respect de l’accord de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce ;

–       la cohérence de la réglementation : l’accord devra comprendre des « disciplines transversales »[3] dans des secteurs des biens mais aussi des services comme la chimie, l’automobile, la pharmacie, les « industries de la santé » (sic), les services financiers, les technologies de l’information et de la communication.

Les normes

Les négociations du TTIP porteront également sur des questions qui sont au cœur des débats à l’OMC où les blocages sont importants.

–       les droits de propriété intellectuelle (brevet, copyright) : il s’agit en fait d’aller au-delà de l’accord de l’OMC (ADPIC: accord sur le droits de propriété intellectuelle en rapport avec le commerce) sur cette question essentielle qui touche à des domaines aussi variés que les semences ou les médicaments ; le mandat insiste sur la nécessité de protéger les indications géographiques[4] en Europe.

–       Le commerce, le travail et le développement durable : l’accord devrait inclure des dispositions garantissant l’application effective des normes et des accords convenus au niveau international dans le domaine du travail (conventions de l’Organisation Internationale du Travail) et de l’environnement. Une bonne intention dont l’application devra être vérifiée pendant la négociation et à l’issue de celle-ci.

–       Le mandat comporte aussi des dispositions concernant la lutte contre la fraude, les lois antitrust, l’énergie et les matières premières, la libre circulation des capitaux et la transparence.

 Un accord sans fin

 A l’image de l’AGCS qui programme des négociations permanentes pour aller vers toujours plus de mise en concurrence des activités de service, le mandat demande d’inclure dans l’accord TTIP un dispositif institutionnel permettant, au delà de cet accord, la poursuite de négociations sur les réglementations afin de réduire les obstacles encore existants et de prévenir la création de nouveaux.

Ce qui signifie qu’une éventuelle ratification de l’accord TTIP ne constituera que le début de la vague de libéralisation et de dérégulation qu’il autorisera.

 L’enjeu principal de l’élection de 2014 du Parlement européen

 Même si on peut compter sur la Commission européenne pour tout faire – et sans doute tout concéder aux USA – afin que l’accord soit bouclé avant l’élection du Parlement européen, fin mai de l’an prochain, il y a peu de chance que ce soit le cas. Par contre, à ce moment-là, on en connaîtra sans doute beaucoup sur l’état d’avancement des négociations et le TTIP sera un des enjeux de cette élection. Gageons que libéraux de droite et de gauche, avec la complicité d’une grande partie des médias, feront tout pour étouffer le débat sur cette négociation. Car, comme l’observe Mediapart, « ce seront les eurodéputés issus du scrutin de 2014 qui auront, in fine, leur mot à dire. »

Raoul Marc Jennar

16 juin 2013

[1] Traitement national : chaque pays doit accorder à tout fournisseur de services ou à tout investisseur le même traitement qu’il accorde à ses propres fournisseurs et investisseurs ; cette exigence est une contrainte automatique à la libéralisation et à la privatisation, car aucun Etat n’est en capacité de la satisfaire.

[2] Traitement de la nation la plus favorisée : chaque pays doit étendre à tous les autres les meilleures conditions douanières et commerciales qu’il offre à l’un d’entre eux.

[3] Disciplines transversales : listes de dispositions légales ou réglementaires considérées comme inacceptables. L’établissement de ces disciplines a pour but d’empêcher que les prescriptions et procédures prévues par ces lois et règlements soient plus rigoureuses que nécessaire.

[4] Indication géographique : c’est un signe utilisé sur des produits qui ont une origine géographique précise et possèdent des qualités, une notoriété ou des caractères essentiellement dus à ce lieu d’origine.

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30 Réponses pour “Le TTIP : la pire menace pour les peuples d’Europe (I)”

  1. caliban a dit :

    Merci pour ces premiers éclaircissements.

    Cela n’incite guère à l’optimisme, il semble que nous soyons dirigés par des irresponsables, ils planent complètement et pour notre malheur ce ne seront pas les premiers à s’écraser 🙁

  2. Jacques Roman a dit :

    LE « PARTENARIAT TRANSATLANTIQUE »

    Sans entrer dans les détails de cette utile analyse de RMJ, il est clair que le projet de partenariat transatlantique va potentiellement très au-delà d’un accord commercial, dans ses intentions comme dans ses conséquences potentielles et peut-être encore imprévues.

    À mon avis, cet acccord (s’il est conclu) serabientôt dépassé par les nouvelles relations eurasiennes (UE-Chine-Russie) qui sont en train de se mettre en place – même si on ne le dirait pas. On pourra voir alors dans ce projet de partenariat un des derniers grands efforts des ÉUA pour maintenir leur domination géopolitique. JR

    Les commentaires de RMJ me font penser à une remarque attribuée à François Mitterrand, d’après laquelle « les Français ne le savent pas, mais ils sont en guerre (économique ?) avec les ÉUA » (je n’ai pas de source et de citation exactes : si quelqu’un pouvait préciser, merci d’avance). JR

  3. Michel Guénot a dit :

    Bonjour, les USA c’est une domination Géopolitique Hégémonique et Impérialiste fomentée depuis des décennies par la CIA et le GVT USA, les Américains n’y voyent que leurs intérèts, ils exportent leurs déficits à gogo avec la planche à billet, valorisent leurs fonds de pensions sur le dos des Européeens, et après nous servent leur soupe ultra-libérale, ils se construisent sur la destruction des autres pays sans état d’ame, afin de satisfaire leurs financiers…

  4. Christian Bordeaux a dit :

    @caliban
    Non, non nous ne sommes pas « dirigés par des irresponsables». Enorme, gigantesque erreur que de dire cela. Au contraire ils sont totalement responsables, ils jouent, ils assument parfaitement leur rôle, celui d’être in fine des fondés de pouvoirs de la caste dirigeante capitaliste qui gère les mondes de la finance, de l’industrie et des services, celle qui spécule en nanoseconde. Ils sont ces larbins bien engraissés d’argent et d’honneurs élus chefs d’Etats ou de Gouvernements (et leur suite) ou non élus, le plus bel exemple dans le genre si l’on ose l’expression, étant la Commission européenne qui met en musique ce qui est décidé, je répète décidé, par le Conseil européen, càd la réunion bi annuelle des chefs d’Etats et de Gouvernement. Ces mêmes qui osent par la suite dire qu’ils sont contraint par « L‘Europe »
    Leur objectif : Faire vivre et prospérer l’économie capitaliste, s’efforcer d’en résoudre les crises quelque soit les conséquences pour les peuples. Ici et maintenant au sein de l’UE l’exemple de la Grèce n’était-il pas suffisamment clair?
    Cela s’appelle en langage non châtié la lutte de classes. Louis XVI pour l’avoir ignoré en perdit la tête. Nous n’en sommes plus là, du moins dans l’UE, par contre faire front avec des belles analyses très sérieuses, avec des envolées lyriques sur les tréteaux de foire de notre temps, en promettant que la révolution va venir quand tous les peuples des 27 pays de l’UE l’auront décidé, n’ennui que superficiellement les fondés de pouvoir et sourire la caste dirigeante.

  5. caliban a dit :

    @Christian

    Je suis tout à fait d’accord avec vos remarques. Ces dirigeants – qu’ils soient ou non élus (et qu’ils le soient ne changent rien dans le fond puisqu’ils agissent systématiquement contre l’intérêt général) protègent un « ancien monde » qui craque de partout.

    J’ai personnellement toujours du mal à comprendre ce qu’ils ont dans la tête, je ne fréquente pas ces gens et leurs discours sont tellement formatés par la doxa libéral qu’il est difficile de savoir s’ils sont mûs par :
    – la cupidité (c’est la thèse de Stiglitz je crois)
    – la soif de pouvoir
    – l’endoctrinement / abrutissement
    – la volonté de bien faire (se hisser le plus haut possible pour « ensuite » faire passer ses idées)
    – …

    En tout cas, toutes ces personnes ont un point commun : elles ne parlent jamais du futur. Et je trouve cela inquiétant d’être dirigés par des personnes qui ne savent que débiter des chiffres.

  6. Borgo Claude a dit :

    Je partage les opinions ci-dessus et il faut bien savoir que le système capitaliste ira jusqu’à l’extrême de l’extrême pour maintenir ces privilèges, c’est à dire une nouvelle forme de guerre, des millions de morts par maladies, et bien d’autres moyens. En 1977, Mr H Kissinger posait déjà sur la table du groupe de Bilderberg la question de l’augmentation de la population mondiale.
    L’intérêt général est totalement inexistant et les politiques ne sont que des marionnettes/relais de la finance et des multinationales prédateurs.
    Fin des années 90 dans le cadre de l’OMC apparaissait l’AGCS et l’AMI.
    Comme l’exprimait à l’époque par une image le cinéaste Costa Gavras :
    Cela consiste pour une société pétrolière à chercher du pétrole place de la Concorde, de na pas en découvrir et d’accuser l’Etat français de ne pas en avoir trouvé et lui intenté un procès.
    Voilà ou mène, entre autre, le chloroformage et l’enfumage quotidien des médias.
    CB

  7. Christian Bordeaux a dit :

    @caliban
    Vous êtes d’accord avec mes remarques mais votre conclusion montre que votre préoccupation n’a pas bougée. C’est le fameux :Oui, mais… Qu’ont-ils dans la tête ? Si vous voulez agir pour changer positivement les choses je vous le dit en toute sympathie, laissez tombé cette interrogation.
    Quant à ce monsieur Stieglitz quel est sa motivation lui qui en sa qualité d’économiste en chef et vice président de la Banque mondiale a participé à affamer des peuples de par le monde ?
    Pas de naïveté, ce monsieur là est tout simplement plus éclairé que nombre de ses alter égo, un de ces personnages qui s’inquiètent des conséquences de l’économie capitaliste qui conduit vers des horreurs économiques et sociales que les peuples rejettent de plus en plus. Non, non, il ne crache pas dans la soupe. Il agit pour le maintien du système, il y tient. Lui-même en apporte la preuve. En août 2002 (Wikipédia) il déclare « le président américain (Bush) serait plus dangereux que les candidats aux élections brésiliennes de 2002. » Formidable ! Curieusement parmi ceux-ci se trouve l’ancien syndicaliste Lula Da Silva qui l’emportera en 2003, et qui ne professe pourtant vouloir renverser le capitalisme. Stieglitz aime les médias, les médias aiment Stieglitz, or ceux-ci pratiquent le chloroformage et l’enfumage quotidien comme l’écrit Claude Borgo. Mauvaise référence ce personnage n’est notre ami. dans le même genre vous avez Jeremy Rifkin. Ils ne dénoncent jamais le profit source des crises du capitalisme.
    L’histoire prouve que l’économie capitaliste (ne pas oublier que ce sont les Homme qui la dirige) a une prodigieuse, une fantastique, une terrible capacité plastique. Elle a besoin de penseurs pour lui permettre de s’adapter au moment de l’histoire. Tout est permis selon les possibilités de l’époque. Rappelons-nous la pire en occident, l’Allemagne nazie. Elle n’a pu exister que par la grâce des konzers allemand, le patronat français dès 1937-38 écrivait plutôt Hitler que le Front populaire, Hitler et Pétain n’ont été que de sinistre individu correspondant à la situation. Mein kampf était qun livre de vengeance, de haine, pas de stratégie économique.
    Qu’importe donc leur caractère, leurs motivations, qu’ils soient politiques, économique ou d’autres lieux intellectuels. La question n’est pas de changer leur mentalité, mais de combattre leurs idées qui n’ont que le profit pour finalité. Le fonctionnement de l’économie capitaliste est fondé sur un principe à double impératif il s’agit pour les propriétaires/ actionnaires des entreprises qui s’accaparent les richesses produites par les salariés d’obtenir :
    1) le taux de rentabilité le plus élevé possible (élégamment appelé retour sur investissement etc. ) autour de 5% dans l’industrie dans les années 70/début 80, il est aujourd’hui réclamé par les actionnaires à 15%, 20 % et plus (une des raisons de l’évolution de cette économie vers la financiarisation /mondialisation. Tout doit devenir source de profit)
    2) Dans le temps le plus court possible (nanoseconde !) et pour cela la révolution informationnelle a été un précieux atout.
    Toute la société tend à être organisé vers ce seul objectif. Les pouvoirs politiques prioritairement le Président de la République et de son gouvernement. œuvrent en ce sens.
    C’est cette recherche effréné du profit qui conduit à cette politique qui conduit à ce TTIP, la pire menace pour les peuples d’Europe.

    Le monde bouge, l’optimisme doit rester de rigueur nous pouvons observer depuis environ une vingtaine d’années un développement de l’intervention des peuples de par le monde, elle semble se faire de plus en plus pressante mieux en Amérique Latine des étapes majeures ont été franchies. Malgré la proximité de l’impérialisme étasunien et de ses affidés sur place, des gouvernements de gauche sont au pouvoir, ils ont osé envisager une autre société où l’être humain y compris le plus pauvre inspire le respect. Les dangers restent grands, les USA veulent qu’ils disparaissent, malgré des menaces, des interventions plus ou moins directs, ces pays ont leur marché commun , ils ont tissés entre eux des relations internationales permettant à certains de s’affranchir du FMI, de l’OMC, de la BM. La plasticité du capitalisme à ses limites.
    Qu’est –ce qui nous interdit d’en faire autant ? N’est ce pas là une question à fouiller ?
    Aucun parti politique (de gauche cela va de soi) n’a de proposition appelant à reconquérir notre souveraineté nationale disparu dans les rets de l’Union européenne. Et pourquoi?
    C’est justement ce qu’ils ont commencé par mettre en œuvre, là bas en Amérique du sud nos amis de gauche, leur indépendance.

  8. caliban a dit :

    Merci Christian d’avoir pris un peu de votre temps pour répondre. C’est très instructif 🙂 !

    C’est plus fort que moi, comprendre dans quel « microcosme » agissent et pensent les puissants. Il y a une telle incompréhension, et réciproque certainement, entre le « haut » et le « bas ». Tout semble être pensé différemment dans les hautes sphères, notamment l’Histoire. Il n’y a pas de loi en la matière mais cela paraît évident qu’en augmentant la misère on affaiblit la démocratie, fait grimper les extrêmes …

    Alors oui, tout cela ne change rien du point de vue de l’organisation économique, à vous lire et cela paraît certain, le capitalisme s’accommode très bien des régimes dictatoriaux (les Tunisiens en révolte n’ont-ils pas vu leur « note » baissée le jour de la chute de Ben Ali …).

    Est-ce volontairement et consciemment que nos dirigeants agissent ? Sachant vers quoi ils nous conduisent, cela expliquerait qu’ils aient tant de mal à nous décrire l’avenir, à parler du futur, d’un idéal … Pour reprendre le titre d’un ouvrage de Raoûl-Marc Jennar consacré à l’UE, il y a « Trahison des élites ». Et avant de « couper des têtes » (au sens figuré), je me dis qu’il serait bon de s’assurer de ce qu’il y a dedans. Le Justice considère autant les intentions que les actes, je crois. Sinon cela s’appelle de la boucherie 😉

    Cela n’interdit pas de réfléchir plus généralement au « système » tel qu’il fonctionne et se perpétue.

    Vos remarques sur Stieglitz (& co) sont probablement justes, et plus largement un « filet » de contestation (Mélanchon par exemple) dans un flux ininterrompu de discours libéral peut servir à entretenir l’illusion de la liberté.

    Je me demande ce qu’aurait pensé Marx de la « révolution » numérique, un questionnement « matérialiste » ou « comment notre environnement matériel » (en l’occurrence les 0 et les 1 du langage binaire) influe sur notre façon de penser. Il faudrait aussi que je m’intéresse à ce que raconte Régis Debray sur le sujet, c’est toujours très heuristique l’histoire longue.

    Vous le voyez mes interrogations sont plus « philosophiques » qu’économiques. Je constate comme tout le monde que les gardes-fous mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale sont systématiquement remis en cause puis détruits, je vois les trottoirs et les planchers des métros de Paris servir de literie à de plus en plus de gens (tandis que les bancs – pardon, le « mobilier urbain » – est de moins en moins hospitalier avec ses poignées au milieu), j’apprends que le ministre chargé de récolter les impôts est un bandit, que ses prédécesseurs agissaient déjà « en bande organisée », que l’on coupe l’eau à des personnes insolvables (si bien qu’elles rejoignent dans les statistiques le milliard d’être humain qui n’a pas accès à l’eau potable), …

    Difficile d’être optimiste. Alors vous avez peut-être raison, ce n’est pas la bonne façon de faire : s’interroger sur la nature humaine, et singulièrement savoir si elle diffère en haut et en bas, est vain.

    Pourtant, dans les mécanismes à l’oeuvre, il n’y a pas que des lois, des équations économiques, des traités, des dettes, des élections … j’ai la conviction que le rouage essentiel et aussi le grain de sable, c’est l’être humain lui-même. Barroso ne serait-il pas réellement un droïde lol !?

  9. AR C'HOADIG a dit :

    Qu’entendez vous par peuple d’Europe?
    Les peuples bretons, catalans, corses,…. sont-ils pris en compte?

  10. Traité Transatlantique | Échos de l'Adour a dit :

    […] Le TTIP : la pire menace pour les peuples d’Europe (I) par Raoul Marc Jennar […]

  11. Jean-Louis a dit :

    Ici un article où Monsanto annonce qu’ils renoncent plus où moins aux demandent de mise en culture. Ce qui est « intéressant », c’est que l’on lit clairement que cette société compte innonder l’Europe avec sa merde produite aux US. Je crois que c’est parfaitement raccord avec le traité mentionné ici.

    http://www.telegraph.co.uk/earth/environment/10186932/Major-GM-food-company-Monsanto-pulls-out-of-Europe.html

  12. Raoul Marc Jennar a dit :

    Quand j’écris « les peuples », ce sont toutes les communautés humaines qui partagent un vouloir vivre ensemble selon des particularismes qui leur sont propres qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux. J’estime qu’on peut tout à la fois se sentir de son village ou de son quartier, de sa province ou de sa région, de son pays et en même temps convenir qu’on appartient à un espace européen qui porte dans son ensemble un même héritage né de la civilisation gréco-romaine. Les identités exclusives, l’histoire nous l’apprend, sont très souvent des identités limitées et parfois meurtrières. Je préfère les identités complémentaires.

  13. Christian Bordeaux a dit :

    @caliban

    Toute chose à une fin, surtout les meilleures. Redescendu de la montagne, là haut pas d’ordi, juste une petite TSF pour éviter la coupure totale, le retour aux réalités nécessite une petite réadaptation. Allez fini de méditer en pleine nature avec des vaches autour.
    Si l’on veut que cette nature reste belle et disponible, que nous puisions poursuivre notre collaboration avec elle dans notre intérêt réciproque, il ne faut pas hésiter, il faut sérieuse entreprendre de se débarrasser des ces tristes personnages, une extrême minorité, moins de 1% de la population, souvent bien moins, mais qui se trouvent sur tous les continents, et qui en s’accaparant une part des richesses crées par le travail des producteurs et les productrices, ont trouvé le moyen d’imposer leur domination sur les peuples pour faire toujours plus de profits avec l’aide active des gouvernements.
    Une domination froide, résolue, sans pitié pourvoyeuse de morts tel au Bengladesh avec ces milliers de salariés qui meurent dans les incendies pour le profit des marques qui garnissent grandes surfaces et galeries marchandes, plus près de nous la Grèce mourir de fin ou pour cause de disparition de protection sociales à fait son retour grâce au bons soins de l’UE, et puis encore plus près, chez nous où Medef, Gouvernement et même des syndicalistes !! se trouvent d’accord pour un nouveau recul de l’âge du droit d’accès à la retraite à taux plein. Avec le recul de la protection sociale dont en particuliers le recul des soins, de l’entretien physique et moral, l’allongement de la durée du travail le résultat est si j’ose l’expression, assuré, l’espérance de vie va faire marche arrière très rapidement. A terme on peut même prévoir que le questionnement sur le fameux équilibre des retraites, et le trou de la Sécu quittera l’actualité (En 1975 l’espérance de vie d’un ouvrier sidérurgiste était de 59 ans pour une retraite à 65 ans. Les De Wendel, Baron Sellières & Cie n’ont jamais proposait de départ anticipé pour travaux pénibles. )
    Je le précise mais vous l’avez compris, les causes qui conduisent ces gens là coupables de provoquer, d’organiser ces terribles atteintes aux « Droit de l’Homme », sans parler des guerres (accepté sans barguigner par les journalistes bien en cours dans les médias, pour cause sans doute de lois « naturelles» de l’économie et surtout de récompenses diverses), ne sont pas l’objet de mes soucis.
    Cependant je vous comprends quand vous dites que vos « mes interrogations sont plus « philosophiques » qu’économiques » qui n’a pas eu un jour ce réflexe, mais qu’ont-ils dans la tête pour être aussi inhumain, si je puis permettre, ne serait-ils pas préférable que vous avec des milliers d’autres nous philosophions sur l’art du bien vivre, que les autorités boliviennes ce sont tracé comme objectif « Buen Vivir » et que propose à la réflexion Paul Ariès dans son livre « Le socialisme gourmand – Le Bien vivre : un nouveau projet politique ».

    Certes c’est dur de vivre, pour bon nombre de survivre dans ce système, mais il y a de quoi être optimisme, je me répète, nos amis d’Amérique latine nous démontrent qu’il est possible d’entraver, d’arrêter l’emprise de ces assoiffés de la finance, de ces destructeurs de l’Humanité qui n’ont pour objectif que d’asservir les peuples pour les exploiter au maximum.
    Si par contre j’enrage trop souvent, c’est de constater que la gauche (*) qui se dit « gauche de gauche » ose se féliciter de ces victoires contre le capitalisme la bas de l’autre côté de l’Atlantique mais se garde bien d’en tirer exemple. Elle répète à satiété que la solution passe par un « tous ensemble » des peuples de l’UE. Comme si nos amis latino-américains avaient entendus d’être un groupe pour se décider à agir. Les mouvements politiques et sociaux sous des conditions propres à chacun des pays concernés ont agi pour accéder à leur souveraineté en réclamant la reconnaissance du peuple, surtout des plus faibles. Ils ont réussis et ils savent que les USA tout proche, n’ont qu’une volonté, les faire échouer. Ils n’empêchent que c’est après leur réussite qu’ils ont pu se retrouvés, quand le groupe a existé. Et pour se retrouver, ils se retrouvent régulièrement, élargissant leur audience au-delà de leur continent pour s’organiser, se sortir des griffes des multinationales et de celles des structures interétatiques mondiales. Et si l’on peut remarquer entre ces pays bien des nuances, cela ne les empêchent pas d’avancer ensemble. Alors que nous, sous l’emprise de l’UE en particuliers, qui veut tout uniformiser à l’aune du Capitalisme, nous régressons chaque jour un peu plus.

    Pourquoi la gauche de gauche semble tant manqué de volonté politique, craint-elle in fine les réactions des maîtres du capitalisme. On est en droit de s’interroger. Qu’est ce qui la retient ? Il y a et c’est heureux des gens aussi réellement de gauche qui n’ont pas cette vision frileuse vous pourrez le découvrir à l’adresse suivante –
    http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique3
    autour de proposition sur la sortir de la crise, la suppression du chômage et de la précarité, la sortir de l’euro et de l’UE, la transition écologique, l’annulation de le dette publique etc.
    Bonne lecture.

    (* ) Le PS n’est plus un parti de gauche. Sa mutation en parti social-démocrate à réellement commencé avec sa politique de la rigueur en 83, moins de 2 ans après la victoire de la gauche unie. François Hollande par sa politique mise en place prouve que la mue est terminée. Ce parti c’est mis au service des dominants comme tous les partis sociaux démocrates sur la planète quand ils accèdent au Pouvoir, se confondant ainsi avec les conceptions, les idées économiques que l’idéologie de droite. Ces deux courants politiques sont pour l’économie capitaliste, fini l’époque où le PS pouvait encore faire croire à certains qu’ils voulaient un capitalisme à visage humain. Rappelez vous « Le PS c’est différent de la droite, droite et gauche c’est différent », la crise est passé par là, les oripeaux ont disparue pour le costume trois pièces et la cravate bleue.
    Comme l’écrit Jacques SAPIR à propos de F. Hollande : « Il se révèle ce qu’il est, dur aux faibles, et faible devant les puissants » http://russeurope.hypotheses.org/author/russeurope.

  14. Jacques Roman a dit :

    LA PIRE MENACE…

    Tout bien réfléchi (dans la mesure de mes capacités s’entend), la pire menace pour les peuples d’Europe, ce n’est pas le PTCI (le « TTIP » pour parler anglais) : la vraie menace ,c’est plutôt que les peuples européens se désintéressent de l’UE au prétexte qu’elle n’est pas assez démocratique etqu’ils laissent aux gouvernements des États membres et aux hauts fonctionnaires de Bruxelles le soin de se dépatouiller quitte à se donner épisodiquement le petit plaisir de protester contre leur autoritarisme, leur incompétence ou leur malveillance supposés.

    L’UE reste à ce jour (quoique pas pour très longtemps), la première économie du monde, avec un marché de 500 millions d’individus. Elle est en mesure de négocier sur un pied d’égalité un traité commercial équilibré avec les ÉUA.

    Il faut retirer ce que nous pouvons du futur accord (s’il est conclu) et accélérer simultanément le mouvement vers une union européenne authentiquement démocratique. Sans négliger que dans cette optique la Chine, la Russie et l’Amérique latine sont elles aussi, pour diverses raisons, nos partenaires géopolitiques potentiels .

    Pour commencer, il faudrait porter au prochain parlement européen des candidats conscients des enjeux et des risques européens (et mondiaux) plutôt que de simples fidèles des partis nationaux uniquement désireux de reproduire à Strasbourg ou Bruxelles les soubresauts de la politique électoraliste française, allemande, etc.

    JR (coord. prov. du projet 1789plus.org – http://www.1789plus.org)

  15. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    Finalement pour les adeptes de l’UE il s’agirait de faire disparaître tout ce qui peut représenter une frontière entre les 28 nations composant l’UE, pour se rassembler dans l’enclos d’« un espace européen qui porte dans son ensemble un même héritage né de la civilisation gréco-romaine.» Provoc, mais…

    Nous sommes 850 120 900 en Europe et 503 663 600 h dans l’Union européenne (51 pays), Eh oui, l’intox est en place avant même la création du Marché commun.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_d%27Europe_par_population

    Sous réserve évidemment que « prétendants potentiels » puissent se réclamer d’un héritage gréco–romain, jusqu’où pourrait-on étendre les limites de l’enclos ? De quoi nous donner encore plus de poids à nous l’EU, déjà la première économie du monde, Jacques Roman serait aux anges

    Trêve de plaisanterie. Mon cher RMJ cette façon d’aborder « l’espace européen » est malsaine, désolé mais je lui trouve des relents d’exclusion. C’est ce que nous avions dit il y a 20 ans (militants du juridique Cgt en visite au Parlement de Strasbourg) à la personne chargée de nous vendre « l’Europe » qui nous présentait au vidéo projecteur les conquêtes romaines de l’antiquité.

    Et si on cessait de chercher dans l’Antiquité l’origine de notre civilisation ? Par Florence Dupont,
    http://www.scienceshumaines.com/entretien-avec-florence-dupont-demythifier-l-antiquite_fr_30974.html

    Doit-on dire aux immigrés d’Afrique, d’Asie, d’Océanie… Mesdames, messieurs, ici dans notre Europe,pas d’intégration, seulement l’assimilation culturelle pour vous sentir bien européen alors que nous sommes grâce aux échanges à l(heure du métissage ethnique et culturel. https://www.espritmetis.com/

    Je sais que là n’est pas ton esprit, mais à ne voir que du danger nationaliste dans ce qui n’est que volonté de faire vivre la diversité, la culture, l’histoire des nations, donc la coopération internationale à l’échelle de la planète, revient à laissé à l’internationale du capital la place libre pour ces basses œuvres.

    De passage à Collioure je fus surpris de voir de nombreux touristes étrangers, principalement en groupe se prendre en photo devant la Mairie, qui extérieurement n’a aucun intérêt. Intrigué le deuxième jour je me suis approché, tenté quelques échanges et là j’ai appris que la cause était notre devise « Liberté, égalité fraternité » qui se détache nettement sur le bâtiment. J’avoue avoir apprécié ce moment là d’être français. Sur la couverture d’un livre destiné aux enfants « La Révolution française » (édit. Sociales) l’auteur ajouta « Elle inventa nos rêves » l’idée a plut parmi ces gens..
    1789, l’exception française entrait-elle dans l’histoire ? Sans doute. Pourquoi faudrait-il s’arrêter en en si bon chemin.

  16. Raoul Marc Jennar a dit :

    Je me sens parfaitement et sans restriction aucune tout à la fois citoyen de mon village, du Roussillon, de France, d’Europe et du monde sans que ces sentiments d’appartenance soient exclusifs l’un de l’autre. Parce qu’ils sont complémentaires. C’est cette complémentarité qui me permet d’être naturellement enrichi de l’héritage gréco-romain (bien plus important à mes yeux que l’empreinte judéo-chrétienne), mais aussi des apports culturels de ceux qui sont venus et continuent de venir enrichir cet espace européen qui n’a pas besoin du confort intellectuel de frontières étanches pour exister, ni d’éteindre les autres sentiments d’appartenance pour s’affirmer. Il existe bel et bien, il suffit de franchir l’Atlantique ou de dépasser l’influence du bassin méditerranéen, notre matrice, pour s’en rendre compte. Quand je vis et travaille en Asie ou en Amérique du Nord, je sais, je sens que je ne suis plus en Europe.Et quand, là-bas, je pense à l’Europe, je pense en même temps à l’endroit où se trouve ma maison, mais aussi à des lieux et des sites de différents coins d’Europe et pas seulement de France.
    D’autant qu’aujourd’hui, il n’y a aucune raison d’être fier. Les cocoricos franchouillards sont plus que jamais mal venus. La France est loin, très loin d’être porteuse des idéaux qu’elle a vu naître au XVIIIe siècle, ni pour elle-même (Hollande accordant au patronat la flexibilité du travail que tous les gouvernements depuis De Gaulle lui avait refusé), ni pour l’Europe (Hollande allant soutenir à Athènes les décisions de la troïka mises en oeuvre par le gouvernement grec), ni pour le reste du monde (Hollande interdisant l’accès de l’espace Schenghen à l’intellectuelle malienne Aminata Traoré et le survol de la France par l’avion du Président Moralès).
    A mes yeux, la diversité des peuples et des cultures ne s’enferme pas dans le périmètre national. Elle s’exprime en deça et au-delà.Elle transcende les frontières nationales. Le multiculturalisme ne s’enferme pas dans le réduit national.
    L’abandon du projet d’union des peuples d’Europe au motif que celui mis en oeuvre depuis 1957 est détestable ne me semble pas une solution. Le retour à l’Europe des années vingt, ce serait le réveil puissant de réflexes qu’on a encore observés lorsqu’éclata la Yougoslavie (reconnaissance immédiate de la Croatie par l’Allemagne et de la Serbie par la France – on se serait cru en 1914 – on devrait réfléchir à ce fait : le siècle passé a commencé et s’est terminé à Sarajevo).
    Avec l’auteur de ce merveilleux essai d’Amin Maalouf intitulé « Les identités meurtrières », je partage cette conviction que « la vertu première du nationalisme, c’est de trouver pour chaque problème un coupable plutôt qu’une solution. »

  17. Jacques Roman a dit :

    « La diversité des peuples et des cultures ne s’enferme pas dans le périmètre national. Elle s’exprime en deça et au-delà. Elle transcende les frontières nationales. Le multiculturalisme ne s’enferme pas dans le réduit national. »

    Je souscris à cette analyse de RMJ.

    Si des étrangers se font parfois photographier devant nos mairies, c’est que la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » qui y figure est tout sauf nationale : elle est mondialiste avant la lettre, comme la Révolution française qui l’a inventée.

    Pour s’en convaincre, il suffit d’aller voir les extraordinaires archives parlementaires de la période 1787-1860 publiés par la Bibliothèque Nationale de France sous
    : il est clair que les discours de nos révolutionnaires n’avaient rien à voir avec la tentation du repli hexagonal.

    Il doit être possible de s’entendre sur une évidence pratique : il y a des choses qui se font mieux, selon le cas, au niveau local, au niveau national, au niveau européen ou au niveau mondial. Ne pas agir en conséquence serait injustifiable.

    Ce qui compte en définitive, c’est le bien-être général. Pour y arriver, un nationalisme bien entendu a sa place, à condition de ne pas tomber dans la nostalgie clochardière ou la conviction infondée d’être toujours les meilleurs. Les Français ne sont pas les seuls à pécher de ce côté-là, et il faut dire aussi que malgré 1940 il leur reste encore de quoi être un tout petit peu fiers. JR

  18. Jacques Roman a dit :

    Précision :

    Archives parlementaires françaises 1787-1860 (numérique) : voir sous

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k495230/f557.image.langFR.swfv

    (à copier-coller dans le fenêtre URL). JR

  19. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    « Si des étrangers se font parfois photographier devant nos mairies, c’est que la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » qui y figure est tout sauf nationale » écrit. J. Roman. Exactement.

    « Dans son premier sens le nationalisme est (…) très largement marqué dans un sens révolutionnaire et se confond avec la conscience nationale révolutionnaire … » écrit l’historien R. Martelli ( La Nation, Paris, Éd. soc., 1979.) A l’opposé de cette idéologie nationaliste née au cours du XIXe s, qui pour répondre aux problèmes intérieurs et extérieurs, exaltent les valeurs traditionnelles d’une nation pour les considérer supérieures aux autres. Le XXe s. sera tragiquement marqué par ce dogme poussé à son paroxysme.
    « Le nationalisme organisé en partis politiques tend (…) à exprimer des politiques de droite, à justifier la remise en cause des acquis républicains (…) et, plus largement, à justifier idéologiquement la politique d’expansion de l’impérialisme français (le nationalisme s’articule alors aux idéologies élaborées dans le cadre de la politique d’État) poursuit R. Martelli .

    Dans le titre du programme du Conseil – NATIONAL – de la Résistance, je ne lis pas de gros « maux ».
    Si le nationalisme extrémiste des deux siècles précédents a conduit, et conduit encore sous impulsion de l’impérialisme et du néo colonialisme à des massacres d’hommes, de femmes et d’enfants, s’il a écrasé souvent dans le sang le nationalisme révolutionnaire celui n’a jamais disparu du sol de France et de bien d’autres pays. Sa mise en œuvre dans certains pays d’Amérique latine me réjouit.

    Point besoin de remonter à son origine pour dénoncer la nocivité de l’UE, le constat de ses désastres économiques et sociaux, source de développement de l’extrémisme fascisant suffit à la condamner.
    En conséquence c’est propager une illusion de laisser penser que l’on pourrait construire « L’union des peuples d’Europe » alors que les classes dirigeantes capitalistes imposent leurs choix économiques et politiques. Faire accroire que cette union pourrait parvenir à dominer le capitalisme est pour le moins une malhonnêteté intellectuelle.

    Il ne suffit de crier « Dégage ! » pour voir disparaître ces possédants, il ne suffit pas de crier haro contre F. Hollande (és qualité Président de la République, membre dirigeant de l’UE) et contre l’UE pour que les politiques économiques et sociales des 28 pays deviennent favorables au monde du travail.
    Pour y parvenir s’impose pour les peuples de reconquérir leur indépendance, leur souveraineté absolument indispensable pour développer la coopération entre les nations, les états. La Charte de La Havanne rédigée de 1946 à 1948, sous l’autorité de l’ONU le démontre, tout comme son échec d’ailleurs.

    Les sondages, les élections partielles le montrent, le Front de gauche ne tire aucun avantage de la dégradation économique et sociale que « 99% » du peuple subit, surtout dans « la France d’en bas. ». Les législatives le laissaient déjà deviner. Les pages et déclarations nombreuses, certes agréable à la lecture où à entendre sont insuffisantes à bouleverser en faveur des populations la politique économique de l’UE.
    Les dirigeant du FdG, qui se disent gauche de gauche, ont oublié les fondamentaux. Les richesses d’un pays, d’un état sont crées seulement dans la production des biens et des services, par le travail des producteurs et productrices manuels et intellectuels. Seulement par eux. Ils ont oubliés que les énormes richesses financières (Les 300 plus riches possèdent plus que les 3 milliards les plus pauvres) des classes dominantes proviennent, seulement, d’une part de leur accaparement d’une partie de la valeur ajoutée par le travail (La propriété c’est le vol – PJ Proudhon) et d’ autre part de la spéculation sous ces formes multiples connues et inconnues.

    Si préconiser la sortie de l’Euro (*) et de l’UE pour que la France recouvre sa souveraineté, vaut d’être traité de nationaliste extrême par des responsables les partis de gauche me laissera désolé c’est surtout qu’au-delà d’un oubli historique volontaire ou pas sur le nationalisme, ils aident bien malgré eux le FN dans son camouflage. Extrême droite est par nature adepte de l’économie capitaliste, il n’existe pas d’exception. Le FN ne veut ni la fin de l’euro, ni la fin de l’UE.
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3293

    (*) Dans tous les domaines (chômage, coût de la main d’œuvre, PIB, prix…) la dégradation pour les populations a été encore plus négative dans les pays de la zone Euro que dans ce qui n’y sont pas où on refusé d’y être, selon les propres statistiques de l’UE. (Sortons de l’euro par jacques Nikonoff –édit. Mille et une nuits 2011)

  20. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    Contre le libre-échange, la Charte de La Havane
    http://www.m-pep.org/spip.php?article16
    http://www.m-pep.org/spip.php?article21

    Débat sur le thème « Libre-échange, protectionnisme universaliste et Charte de La Havane » à l’université d’automne du M’PEP
    http://www.m-pep.org/spip.php?article1982

  21. Raoul Marc Jennar a dit :

    Rendre au peuple français sa souveraineté, c’est indispensable; rendre sa souveraineté à la France ne changera rien si on n’instaure pas la démocratie en France puisque celle-ci est confisquée par un système tout dévoué aux attentes des milieux d’affaires et financiers qui sont en outre largement internationalisés.La réponse à la situation que nous condamnons, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui où, pris séparément, les seuls Etats d’Europe ne font plus le poids, c’est une Europe démocratique, sociale et écologique; c’est-à-dire une union des peuples d’Europe fondée sur les valeurs exprimées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. Nous sommes en 2013. Pas au 19e ou au 20e siècle.

  22. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    Allons, allons reprenons : Personne ne rendre sa souveraineté au peuple français, c’est lui qui doit le reconquérir, c’est dans cette lutte qu’il pourra, qu’il devra développer une démocratie qui s’imposera aux classes dirigeantes et à leurs thuriféraires.

    L’ « Europe démocratique, sociale et écologique… union des peuples d’Europe » à bâtir il faut le rappeler (pour ne pas tromper l’électeur et lui vendre du vent), dans le cadre règlements de l’UE que les gouvernements ont depuis 2005 « inscrit dans le marbre ». Danger que dénonçait un certain RM Jennar à l’époque dans sa brochure « Quand l’UE tue l’Europe / 12 questions dur le traité… » p. 27, en écrivant justement comme la réalité l’a démontré depuis : « La Constitution européenne…caractère unique au monde : sa modification va requérir l’unanimité.»
    Il s’ensuit que la réalisation de cette union des peuples d’Europe ne peut qu’être espérée qu’à terme…inenvisageable aujourd’hui. A part peut être par les futurs centenaires en train de naître.

    Plus grave encore l’affirmation  » séparément, les seuls Etats d’Europe ne font plus le poids » n’a jamais fait l’objet d’une analyse circonstanciée, et pour cause, elle exprime un manque de courage politique, un refus de lutte (Cf. interview du Secrétaire général de la Cgt et du Président du Medef ).
    http://www.marianne.net/CGT-MEDEF-On-a-trouve-des-convergences-_a230488.html
    et également la peur de la réaction des capitalistes, le dirigeant d’Attac présent sur Fr. Culture mardi matin l’a exprimé bien malgré lui (Dommage car les arguments qu’il a développé présentaient de l’intérêt.)
    Il ne faut pas chercher ailleurs l’incapacité de la gauche pro-UE (Le PS n’est pas la gauche) à construire une stratégie d’opposition radicale à l’UE et à l’Euro.

  23. Raoul Marc Jennar a dit :

    Il n’y a aucune peur à constater le monde tel qu’il est en 2013 avec des institutions comme l’OMC en charge de la destruction des Etats au profit des multinationales. Avec des Etats (USA, Chine) ou des groupes d’Etats qui résistent (quand leurs intérêts sont en cause) et d’autres qui s’alignent par dogmatisme idéologique (UE). Ne pas voir que des firmes multinationales disposent de moyens financiers qui peuvent être plusieurs fois supérieurs à ceux de la France, c’est cultiver l’aveuglement. Pour remettre le monde à l’endroit et donner la primauté au politique sur l’économico/financier, il faut en avoir non seulement la volonté (défaillante tant au niveau des Etats européens qu’au niveau de l’UE elle-même) mais aussi la capacité.La France du PS et de l’UMP, seule, malgré tous les cocoricos, n’a ni l’une, ni l’autre.
    Pas besoin d’user de formules du style « un certain RM Jennar » quand on s’exprime sur mon blog. C’est humour qui se veut grinçant est dérisoire et tend à faire croire de manière perverse que je ne défends plus les idées que j’ai toujours portées. Je n’ai jamais été et je ne suis ni un eurolâtre, ni un eurosceptique. Je suis un Européen critique qui veut une autre Europe que celle qu’on nous inflige depuis 1957. Je n’ai jamais partagé les thèses d’un Chevènement. Je l’ai écrit en 2004, en 2005 et je le répète aujourd’hui.
    Pour le surplus, j’ajouterai qu’attribuer à la peur le point de vue défendu par quelqu’un est le procédé le plus odieux qui soit. C’est le procédé des nationalistes de tous temps, de ceux qui ont appelé à tuer Jaurès. A chacun ses procédés. Ils signent ce qu’on est vraiment.

  24. Yes, we can! a dit :

    Rendre au peuple sa souveraineté, c’est indispensable; rendre sa souveraineté à l’Europe ne changera rien si on n’instaure pas la démocratie en Europe puisque celle-ci est confisquée par un système tout dévoué aux attentes des milieux d’affaires et financiers qui sont en outre largement internationalisés. La réponse à la situation que nous condamnons, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui où, prise séparément, l’UE ne fait plus le poids, c’est une Union euro-américaine démocratique, sociale et écologique… une véritable union des peuples d’Europe et des États-Unis fondée sur les valeurs exprimées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. Nous sommes en 2013. Pas au 19e ou au 20e siècle.

  25. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    Est-il possible de faire de l’ironie sur pareil sujet? Les souffrances et drames touchant les populations à l’intérieur des frontières de l’UE a fortiori avec le TTIP à venir qui étendra et aggravera les effets de la règle d’or de l’UE « Une concurrence libre et non faussée » l’interdisent. Les USA qui ont porté sur les fonds baptismaux la construction européenne pour leurs propres intérêts, sont en passe de franchir une étape historique nouvelle.

    Il s’agissait de relever une contradiction des plus négatives entre le risque dénoncé en 2005 est les propositions politiques actuelles de la gauche de gauche (Front de gauche en particuliers)
    Aujourd’hui le projet d’interdire toute possibilité de changer la politique économique et anti sociale de l’UE est en application. Faut-il rappeller en outre que le Parlement européen n’a que de menus pouvoirs et ne peut rien faire. Aussi quand le ou les candidats du Front de gauche aux élections présidentielles et législatives vantaient tout l’intérêt du « Programme du FdG « L’humain d’abord », en déclarant par exemple :
    « Nous agirons …pour changer les traités européens afin de mettre un terme à l’indépendance de la la BCE vis-à-vis des instances démocratiques nationales et européennes et pour que sa missions sa politiques monétaire donne la priorité à l’emploi et au développement humain. » ou annonçaient des avancées sociales importantes en cas de victoire ils abusaient les électeurs. Car y compris dans l’hypothèse (d’école) d’une majorité très large permettant à un gouvernement FdG de n’appliquer que son programme, l’UE l’en aurait empêché.
    Alors « ce seront les eurodéputés issus du scrutin de 2014 qui auront, in fine, leur mot à dire ». sur le TTIP ? Pas plus qu’ils n’ont rien eu à dire avant ils ne pourront (certains) que gesticuler après sur leur siège. C’est la loi de l’UE, on ferme sa gueule ou on en sort.
    C’est de mieux en mieux compris dans la population ce qui entrainera certainement une augmentation des abstentionnistes aux élections européennes. Tant mieux. D’autant que le voile se déchire, l’interrogation sur l’avenir de l’euro et de l’UE n’est plus politiquement incorrect n’en déplaisent à tous ceux libéraux, sociaux-démocrates ou gauche de gauche qui veulent encore l’empêcher. Même au XXIe les peuples continueront à faire l’histoire.

  26. Raoul Marc Jennar a dit :

    Précision technique : en vertu des traités européens actuels, le Parlement européen peut se prononcer par oui ou par non sur un traité international. Si le non l’emporte, ce traité cesse d’exister. Il appartient donc aux électeurs de choisir des députés européens en 2014 qui se seront prononcés, sans équivoque, contre le « partenariat transatlantique » afin qu’une majorité s’y oppose lorsque le Parlement européen sera saisi.S’abstenir, c’est conforter le système en place.

  27. Christian Bordeaux a dit :

    @Raoul Marc Jennar

    J’entends volontiers la précision technique, j’irai voir pour apprendre, tant je reconnais la qualité de technicien de l’auteur, et je ferai mon mea-culpa sans honte. Mais il reste LA politique dévastatrice de l’UE, aggravée dans la zone euro.

    Ces échanges qui n’ont pas permis de débattre, ressorte d’une attitude encore dominante quand lla question de l’avenir de l’UE et de l’euro est posée. En guise de départ de une réflexion lucide qui pose en creux le rapport à l’UE, d’un éminent dirigeant du PG, Jacques Généreux qui a écrit :
    « …en 2017, je suis convaincu que nous ne passerons pas de 11 % à 22 % en négligeant à nouveau la précision et la crédibilité de notre projet de sortie de crise. Coincé entre une droite qui récupèrera mécaniquement un part de son électorat sur les décombres de la débâcle socialiste et un FN qui exploitera pleinement les sentiments antieuropéen et antipolitique, le Front de gauche ne sera pas sauvé uniquement par l’antifascisme ou par l’écosocialisme, mais par sa capacité à offrir à tous un boulot, un salaire décent et un toit. À défaut, nous aurons tout le temps pour faire des colloques sur nos utopies créatrices puisque nous ne gouvernerons pas… »

    Bye, bye R M Jennar , au propriétaire du site le dernier mot. Logique.

  28. Raoul-Marc Jennar : Les enjeux du Grand Marché Transatlantique - Pressenza a dit :

    […] Sur le mandat […]

  29. André Tillier a dit :

    Je découvre ce TTIP dont une amie m’a parlé. Effectivement ce projet comporte de grands risques dont celui qui englobe tous les autres, d’être voté sans que les citoyens européens aient eu leur mot à dire à moins que le parlement européen soit responsable de la décision finale, mais alors ce sera une décision indirecte. Mais compte tenu de la complexité de la question une décision par référendum a-elle une signification.
    A contrario, ce traité ne pourrait-il avoir une conséquence positive qui compenserait les aspects négatifs, à savoir la simplification automatique de nos normes et de notre droit du travail, tous les deux étant devenus d’une complexité aberrante. Je me contente de poser la question et d’ouvrir un débat.

  30. Raoul Marc Jennar a dit :

    Il est bien vrai que les capitalistes ont gagné la bataille des idées et ont réussi à convaincre que notre droit du travail est d’une « complexité aberrante ». C’est ce que matraquent les médias au service du patronat. Harmoniser les normes sociales en vigueur chez nous avec l’absence de règles sociales aux USA signifie tout simplement abolir les droits sociaux fondamentaux chez nous. Le bourrage de crâne permanent qui nous est infligé conduit à une aptitude sidérante à la servitude volontaire.

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