14 Juil 2015

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le principe de la souveraineté populaire, qui signifie que le pouvoir de choisir appartient au peuple et à lui seul, la volonté, affirmée comme jamais auparavant dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, de réaliser une démocratie qui conjugue à la fois les libertés individuelles, mais aussi des droits collectifs (droit à la santé, à l’éducation, à la culture, au travail, au logement, au bien-être, …), c’est-à-dire la volonté de réaliser cette République sociale pour laquelle Jaurès déjà se battait, c’est tout cela qui vient de reculer brutalement en Europe avec l’accord intervenu à propos de la Grèce, ce 13 juillet, un jour qui restera à jamais pour les peuples et leurs droits comme un jour d’infamie.

Il n’y a pas de démocratie. Il y a un système où le monde des affaires et de la finance dicte sa loi aux pantins qui nous gouvernent, à travers des institutions qui traduisent cette formidable régression démocratique qui porte le nom d’Union européenne. C’est ce que j’appelle l’oligarchie.

L’oligarchie a remporté une terrible victoire, car cet accord consacre plusieurs idées que le rouleau compresseur politico-médiatique s’emploie à ériger en tabous, en vérités incontournables :

  • l’idée qu’en dehors de l’UE, il n’y a point de salut et que tout doit être sacrifié pour en faire partie ;
  • l’idée que l’opinion exprimée démocratiquement par le peuple n’a aucune importance dans le cadre de l’UE et qu’un référendum qui ne confirme pas les volontés de l’oligarchie est sans valeur ; l’accord du 13 juillet confirme avec éclat la phrase de Juncker « il n’y a pas de choix démocratique contre les traités ratifiés » ;
  • l’idée qu’en dehors des programmes d’austérité, c’est-à-dire du choix des politiques salariales et sociales comme variables d’ajustement aux effets néfastes des crises du système, il n’y a pas d’alternative.

Ce sont ces idées que le gouvernement Tsipras vient de consolider en acceptant le plus anti-démocratique et le plus antisocial de tous les programmes d’austérité jamais infligés à la Grèce. Prisonnier d’une opinion publique aveuglément attachée à l’UE, soumis aux diktats violents de Berlin et aux pressions persistantes de Paris, forcé d’accepter l’inacceptable, il a cédé là où il fallait résister. Il est des moments où le courage, c’est de dire non.

On ne mesure sans doute pas encore totalement l’ampleur de la défaite subie le 13 juillet non seulement par le peuple grec, mais par tous les peuples. Car, ce qui vient de l’emporter c’est cette idée qu’au modèle imposé, il n’y a pas d’alternative. Thatcher et son TINA ont gagné. C’est une défaite considérable pour celles et ceux qui militent inlassablement pour d’autres choix que ceux qui nous sont imposés, pour d’autres pratiques politiques, pour d’autres orientations économiques et sociales, pour une autre vision de la vie en société.

L’accord du 13 juillet est un message adressé à tous les peuples d’Europe : « vous devez obéir ; envisager des alternatives aux politiques que nous vous imposons ne sert à rien. Ne perdez pas votre temps à suivre ceux qui affirment que d’autres choix sont possibles. Nous les avons refusés avec succès dans le cas de la Grèce ; nous ferons de même avec les autres peuples qui oseraient s’insurger ».

Il nous faut tirer les leçons de cette terrible défaite. La première est un constat d’évidence : démontrer le caractère antidémocratique des choix et l’inanité des politiques d’austérité, avec la meilleure argumentation qui soit, est sans effet. Ceux qui nous gouvernent ne nous écoutent pas. Ils ne veulent rien savoir. Par définition, ils ne se trompent jamais. Comme ils font payer par les plus faibles le prix de leurs erreurs et de leurs fautes, ils ne se soucient jamais des conséquences de leurs choix.

La deuxième leçon doit nous interpeller directement : nos méthodes sont inefficaces. Lancer des pétitions, rédiger des appels, interpeller les élus, tout cela ne modifie en rien la volonté de ceux qui sont censés nous représenter. Nous pouvons être des millions à dire non à l’austérité, à refuser de payer pour la rapacité des banquiers et des hommes d’affaires, à rejeter des directives européennes et des traités internationaux qui offrent aux firmes privées la possibilité d’accroître leurs profits au détriment de notre santé, de nos conditions de vie et de travail, cela ne change rien à la détermination de l’oligarchie à imposer une société du chacun pour soi, de la concurrence de tous contre tous, des inégalités et des discriminations.

Troisième leçon, il nous faut chercher des réponses pacifiques et non violentes à la question : « qu’est-ce qui peut les faire plier ?

Une dictature d’un mode nouveau s’est installée en Europe. Elle mène une guerre d’un mode nouveau contre les peuples. Nous venons de subir une terrible défaite. Puisse-t-elle ouvrir les yeux de ceux qui croient encore à un avenir acceptable dans le cadre de l’UE.

Raoul Marc JENNAR

 

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40 Réponses pour “Un jour d’infamie”

  1. Arlette Alvarenga a dit :

    Merci pour cet article.
    Comme l’a dit notre Président , ce fut une décision « historique », mais une bien funeste décision qui consacre par la force, l’hyper libéralisme et la négation de toute démocratie.
    Que pouvait faire STIPRAS seul face à ces « prédateurs » son peuple ne voulant pas (ou ne pouvant pas ?) sortir de l’EURO ?
    C’est maintenant au peuple grec de décider, le couteau sous la gorge et seul , sans la solidarité d’autres peuples en Europe que peuvent -ils faire ?
    Solidairement
    Arlette Alvarenga

  2. sébastien a dit :

    une solution non violente ? je n’y crois pas vu le niveau de fascisme auquel nous sommes arrivés. Cela va mal se terminer

  3. Ferradini Jean-Michel a dit :

    Merci Raoul Marc Jennar.
    Le jour du « Non » A. Tsipras a dit « j’ai bien compris que par ce référendum vous me donnez mandat de continuer les négociations … ». A ce moment j’ai eu une mauvaise impression. J’attendais une attitude plus radicale. Nous ne saurons pas quelle aurait pu être la suite de l’histoire. Quand j’envisage la suite, je m’interroge sur ce que vous dites : « Puisse-t-elle ouvrir les yeux de ceux qui croient encore à un avenir acceptable dans le cadre de l’UE ». Combien pourraient-ils être ? Connait-on, en France, la proportion de gens qui croient à une revanche de « l’européanisme » sur le populisme, celle de ceux qui croient qu’il faut sortir de l’Europe derrière Le Pen et enfin celle de ceux qui aspirent à une vraie démocratie ?

  4. Marco JEAN-MONTCLER a dit :

    Bonjour Raoul Marc JENNAR,

    j’approuve un max ce que vous écrivez ici, j’ai relevé aussi :

    « Troisième leçon, il nous faut chercher des réponses pacifiques et non violentes à la question : « qu’est-ce qui peut les faire plier ? »

    Je réponds : Je ne pense pas que nous pouvons faire plier les 1% les plus riches qui manipulent nos gouvernants, pas plus que nous pouvons engager des actions violentes contre ces derniers, cela ne ferait que renforcer leurs pouvoirs.

    Par contre je continue à penser qu’en diffusant le plus possible les vidéos de Chouard (je ne dis pas de mettre en avant la personne Chouard, même si je pense qu’il est victime de calomnies quand à son appartenance à la droite, mais les idées de véritables démocraties qu’il développe.)

    Ma constatation c’est que nous ne pouvons pas lutter de front contre les systèmes capitalistes en place, donc nous devons créer du neuf en parallèle …

    Je pense que Chouard à raison, nous devons modifier nos constitutions car ce sont elles qui fixent les règles du jeu politique.

    Les tunisiens se sont fait avoir par les banquiers en laissant à leurs élus le soin de modifier leur constitution, là les grecs se font avoir en confiant le pouvoir à un Syriza qui est coincé, piégé par les banquiers.
    Ils se sont fait rouler au départ par la banque Goldman Sachs, là ça va continuer … Sauf s’il se révoltent et modifient leur constitution …

    Et peut-être devons nous cesser de nous entre-déchirer en traitant un Chouard ou un Eric Fioril de facho …

    Ok, Soral a été condamné pour anti-sémitisme et il est peut-être antisémite, mais cela ne justifie pas de cataloguer Dieudonné de facho … ce qu’il n’est pas à mon avis …

    De plus Soral est peut-être un ignoble anti-sémite, cela n’empêche pas qu’il a raison sur certains points comme le FN a raison sur ces même points concernant les constatations que nos systèmes politiques sont foireux.

    Pour ma part je pense que le FN a raison sur certain points développés dans son programme car ce sont des points volés aux anti-libéraux d’ATTAC et autres, et ce sont ces points qui les feront peut-être « gagner » en 2017.

    A mon avis le FN est un parti qui veut accéder au pouvoir et ensuite le conserver par tous les moyens, y compris la violence et la répression, en passant par les manipulations de masse via des référendums où ils seront les seuls à proposer les questions, etc …
    C’est assez clair dans le programme du FN que leurs premières actions seront de renforcer les « forces de l’ordre » et l’armée…
    Ce qui est beaucoup moins clair sur leur site ce sont les référendums et l’utilisation qu’ils en feront (si ils les utilisent)…

    Par contre il y a une expérience qui me parait intéressante, c’est le site https://www.maj-eco.fr .

    C’est un site qui débute mais j’y ai relevé ceci :

    « Pourquoi avoir créé ce site ?

    Survivre dans un monde ou l’argent est roi c’est accepter que riche ou pauvre l’on soit ses esclaves. L’objectif de ce site est de tenter à moyenne échelle une nouvelle façon de faire de l’économie. En remettant cette fois l’argent à sa place, celle d’un outil. Face au modèle capitaliste, il s’agit de proposer une alternative économique crédible, libre, solidaire et démocratique. »

    Je pense donc que nous avons deux moyens qui me semblent les seuls compatibles avec la non-violence et efficaces à long terme :

    Les ateliers constituants proposés par Chouard et maintenant relayés par pas mal de monde d’une part, et d’autre part ce site «  https://www.maj-eco.fr » qui me semble aussi indispensable que les ateliers constituants : en effet, tant que nous n’auront pas d’alternatives crédibles à l’Euro à proposer aux européens, il me paraît logique de penser que la peur de l’inconnu fera toujours pencher la balance du coté de l’Euro…

    Depuis 1995 j’ai étudié et expérimenté les SEL (système d’échanges locaux), au début j’y voyais une alternative aux pièges actuels de nos monnaies, mais j’ai constaté que comme leurs noms l’indique, les SEL sont « Locaux » .

    Le JEU (« jardin d’échange universel » créé par feu Daniel Fargeas) m’a parut aussi une expérience intéressante car pas limité au local, mais à mon avis ce « JEU » ne pourra se développer que lorsqu’il aura un cadre juridique, donc qu’il sera « officialisé » par les « autorités » … et comme les « autorités » sont pour le moment aux services des plus riches, etc …
    Tout au plus nous pouvons déjà nous estimer heureux que le JEU ne soit pas carrément interdit, ce qui à mon avis risque d’arriver si un jour il prends de l’ampleur et risque de concurrencer un peu trop les monnaies officielles actuelles.
    Donc tant que nous ne modifions pas nos constitutions pour rendre le pouvoir aux citoyens, même si ces expériences se développent, elles seront bloquées par les pouvoirs en places …

    Donc je le répète, à mon avis il nous faut développer conjointement les deux choses :

    Nouvelles constitutions et nouveaux système économique.

    Car on peut demander aux citoyens d’abandonner leurs maigres ressources pour se jeter dans l’inconnu, mais je doute fort que la majorité le fasse et c’est compréhensible.

    Par contre en proposant des alternatives crédibles, ( Nouvelles constitutions et nouveaux système économique), à mon avis il deviens possible de rallier la majorité à nos idées humanistes, les français ont d’ailleurs prouvé en 2005 qu’ils étaient capables de dire non quand il le fallait (il se sont fait ensuite trahir par leurs députés mais c’est un autre sujet), ils sont donc capable, si on leurs propose des alternatives qui tiennent la route, de dire oui à ces alternatives….

    Mais encore faut-il leur proposer et être assez patient pour attendre que les infos leur parviennent …

    De toutes façons le temps joue en notre faveur, car les systèmes politiques et économiques actuels mènent à leur mise en esclavage economique générale aux profits des plus riches …

    Bien sûr nous préférerions que les choses se fassent de suite comme le voulaient sans doute les gens qui seront allé à Paris ce 14 juillet 2015, mais quand on sème des graines, il faut attendre qu’elles germent et se développent pour pouvoir récolter quelque chose …

    Voilà, pour ma part je vais continuer à m’exprimer sur le net et à essayer de diffuser ces deux propositions (constitution et système économique différents) et bien sûr à suivre vos écrits car ils me semblent aussi intéressants et indispensables que ceux d’un Edouard Snowden ou autres lanceurs d’alertes …

    Cordialement à +

    Marco

  5. Van Praet Alain a dit :

    Excellent article. Mais les leçons tirées me laissent perplexe. Tu parles de réponses pacifiques et non-violentes mais tu soulignes à juste titre que les pétitions, appels, interpellations sont totalement inefficaces face à une oligarchie déterminée à nous écraser. Alors quoi d’autre ? Des sit-in ? Des « minutes de silence » ? Des « jeûnes » ? Je ne connais pas de solution miracle, mais nous n’éviterons pas l’affrontement, tôt ou tard. Et in fine on devra en revenir à des méthodes classiques, comme la grève générale, à condition que celle-ci aille au finish, car les actions de 24 heures sans lendemain sont également inefficaces. Est-ce encore possible dans le monde d’aujourd’hui ? Je n’en sais rien, mais si c’est effectivement le cas, alors je crains qu’effectivement TINA ! 🙁

  6. Marco JEAN-MONTCLER a dit :

    ERRATUM : désolé, un paragraphe n’est pas complet, comme je ne peux pas modifier mon commentaire (envoyé trop vite, mes excuses), le voici corrigé :

    Par contre je continue à penser qu’en diffusant le plus possible les vidéos de Chouard (je ne dis pas de mettre en avant la personne Chouard, même si je pense qu’il est victime de calomnies quand à son appartenance à la droite, mais les idées de véritables démocraties qu’il développe.), nous serons sur la bonne voie.

  7. RV a dit :

    On peut rêver, puisque la réalité est insupportable . . .

    La « désobéissance »,
    n’a pas été tentée par la partie grecque
    qui a accepté dès le début
    de ne pas prendre de mesures « unilatérales »
    et de rester dans le cadre des traités.
    Je ne lui jette pas la pierre, son opinion publique n’était pas prête et il n’avait pas fait campagne dans ce sens.

    Le gouvernement grec ce faisant,
    ne s’est pas donné les moyens de sa politique
    qui auraient pu être notamment :
    – réquisition de la BCG (banque centrale grecque),
    – contrôle des mouvement de capitaux aux frontières
    – création d’une banque publique d’investissement
    etc. etc.

    Que s’est-il passé à Chypre ?
    Le parlement a voté à la quasi unanimité
    le rejet des mesures préconisées par les institutions européennes
    qui en réponse ont coupé les vivres.

    Ces d »eux précédents historiques m’incitent à reconsidérer la notion de « désobéissance » du PG à laquelle jusqu’à ce jour je n’accordais pas pleinement sa pertinence.

    Il est un peu trop tôt pour dire que l’U€ résisterait à la « désobéissance » d’un pays comme la France…
    Par contre, faire campagne sur ce mot d’ordre à la lumière de ce triste événement me semble tout à fait envisageable.

    Romain Vitorge

  8. Philippe Dejean a dit :

    Terriblement et implacablement vrai !!! L’humanité s’enfonce inexorablement dans l’inhumanité !!! Cesser de consommer serait sans doute la solution, mais comment sortir du cadre??

  9. René de Vos a dit :

    Demain, mercredi 15 juillet, les grecs sont appelés à la grève générale. Combien sont ceux qui auront suivi le mot d’ordre ? Yannis Youlontas vient de faire appel à l’organisation d’une grève générale européenne. Il lui faudrait un qualificatif de plus : être insurrectionnelle. Cette « insurrection » risque de paraître assez peu pacifiste mais quel genre d’armes peut-on utiliser contre celles des tyrans de Maastricht. Tous les gens qui, sur les pas de Michel Bakounine, auraient aimé un fédéralisme des peuples, ne peuvent que crier leur colère contre ces patriciens qui, de toute évidence, agissent comme les patriciens romains. A quand l’égalité politique des citoyens ? A quand l’interdiction faite aux élus de disposer d’une responsabilité renouvelable ? A quand la mise au remblai de ces théories économiques fumeuses qui ne sont que des tactiques de gangsters ?

  10. Frieh a dit :

    Cher Marc, j’attendais votre point de vue et je vous en remercie.
    Qu’est-ce qui peux faire plier une dictature ?
    Qu’est-ce qui peux faire plier le monde des affaires et de la finance ?

    Remettre d’actualités La Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948?

    En appeler à L’ONU ?
    Porter plainte contre l’Eurogroupe? Contre l’Allemagne? Contre notre gouvernement? Comme vient de le faire un collectif de Hollandais contre son propre gouvernement? (Ils ont même gagné le procès…)
    François

  11. Frieh a dit :

    Autre idée à valider juridiquement: Travailler à l’annulation du vote de ratification du traité.
    En 2007, le traité de Lisbonne fut la traduction directe en action du vote majoritaire issu du référendum de 2005. A la différence près que l’action en question était l’action contraire à celle souhaitée par le peuple, l’oligarchie ayant décidé que « non » c’était « oui ».
    Nous pouvons considérer depuis ce jour, que l’unique volet démocratique de notre constitution a été suspendu et qu’il ne pourrait être rétabli qu’avec l’annulation du vote de ratification du traité.

  12. Octavio Alberola a dit :

    En effet, cher Raoul Marc, c’est ça la « démocratie » en Europe et dans le monde du Capital privé ou d’État. Donc, il nous faut « tirer les leçons de cette terrible défaite »: changer le système de l’intérieur c’est une illusion ! Toutes les tentatives de le faire de l’intérieur dus système ont échoué comme celles de le faire en instituant un nouveau Pouvoir. `
    Oui, il faut donc « chercher des réponses » à la question : « qu’est-ce qui peut les faire plier ? »
    « Oui, elles doivent être « pacifiques et non violentes » tant qu’on peut; mais surtout « neuves »; car toutes les vieilles n’ont pas marché.
    Peut-être le neuf sérait-il de ne plus participer aux inutiles mascarades éléctorales, de ne plus déléguer et de prendre enfin nous mêmes les décisions.
    C’est-à-dire: passer de la démocratie réprésentative à la démocratie directe…
    Amitiés

  13. Raoul Marc Jennar a dit :

    Frieh et tous les autres : il n’y a pas de base juridique pour annuler un traité ratifié, sauf à ce que le gouvernement le dénonce. Les voies législatives de renverser le cours des choses n’existent pas puisqu’il n’y a pas de majorité politique. Quant aux voies judiciaires, elles ne sont pas à exclure, mais elles nécessitent un vrai travail préparatoire (qui est d’accord pour créer un collectif en vue de poursuivre le ministre de l’agriculture pour complicité de crime contre l’humanité vu les prolongations qu’il accorde pour l’usage des pesticides reconnus comme la cause de 90% des cancers ?). Ce qu’il faut créer, c’est un rapport de force. Celui-ci peut être pacifique ou violent. Pour l’heure, je ne veux retenir que les moyens pacifiques. Il faut faire preuve de créativité. Il me semble qu’en France, les techniques de la désobéissance civique sont très largement méconnues et donc inemployées. Il y a bien des campagnes comme celle des faucheurs volontaires contre les OGM ou la campagne BDS pour faire respecter par Israël le droit international. J’observe que ces deux campagnes suscitent des actions judiciaires de la part du pouvoir. C’est donc qu’elles touchent là où ça fait mal. Il conviendrait dès lors de les amplifier. Je rappelle que la grève est un droit et que c’est une méthode non violente et pacifique. Lorsque les dockers de tous les ports de l’UE ont décidé de se mettre en grève, la directive sur la privatisation portuaire a été retirée. Lorsqu’elle a été représentée, même réaction, même résultat. Pourquoi : parce que bloquer, ne fut-ce que 24 h, tous les ports d’Europe, cela touche où ça fait mal : au portefeuille. Le drame,face au rouleau compresseur néo-libéral, c’est la passivité (si ce n’est la complicité, s’agissant de la CFDT) des confédérations syndicales. Une grève générale européenne reconductible contre les politiques de l’UE n’a jamais été tentée. Il faut se pénétrer de l’idée qu’il y a un véritable affrontement entre l’oligarchie soutenue par ses serviteurs politico-médiatiques et les peuples. On appelait ça, autrefois, la lutte des classes. Mais la gauche, comme force massive de combat pour la justice sociale n’existe plus; le syndicalisme de combat n’existe plus. Parce qu’on s’est laissé pénétré par le discours dominant sur la nécessité du consensus, sur le fait qu’on est tous dans le même bateau, et bla, bla,bla, et bla, bla,bla. Et les partis politiques se sont laissés récupérer par le poison électoral, véritable opium du combat social.Toute l’action des partis qui se prétendent de gauche, c’est de se faire élire. Pour faire ensuite fonctionner le système. Il faut une stratégie populaire de rupture : rupture avec la société productiviste de consommation et sa publicité intoxiquante ; rupture avec la pollution médiatique qui pratique un bourrage de crane démobilisateur ; rupture avec les partis politiques qui sont essentiellement obsédés par leur propre existence ; rupture avec le seul vrai pouvoir : l’Union européenne. Comment exprimer la rupture ? Par changer nos modes de vie, par la désobéissance civile (qui n’a rien à voir avec la désobéissance institutionnelle proposée par certains qui sera inefficace aussi longtemps qu’on restera dans l’UE – appliquer les traités à la carte, c’est une stupidité qui ne résistera pas 24H aux décisions de la Cour de Justice de l’UE), par le refus de faire fonctionner la grande distribution, de confier son épargne à des banqusters,… Soyons imaginatifs. Faisons notre inventaire personnel des actes par lesquels nous faisons vivre ce système et changeons nos propres attitudes. Mais le changement individuel ne suffit pas; nous sommes des êtres collectifs et nous devons aussi concevoir des actions collectives. C’est du peuple que viendra la résistance, pas de ceux qui prétendent le représenter.

  14. BENOIT CONTREAU a dit :

    Plus de blabla !!! On est bien d’ accord !!! Arretons SAINplement de voter pour des partis comme celui du sinistre psycho-rigides des finances allemand !!! C’ est quand meme nous les responsables qui avons elu tous ces gens-la !!! Faisons comme les Grecs: degageons les politiques cons servateurs de droite comme de gauche et elisons des gens qui ne savent pas QUE compter… Ca peut aller aller vite, mais il faut evidement une majorite qui pense ET agit comme nous…

  15. Sabathe Geneviève a dit :

    Par quels moyens les feront-nous plier? Toi, Raoul, tu parles de la recherche de moyens nouveaux non violents mais les peuples épuisés trouveront-ils la force de choisir. Il se peut que l’instrument de la lutte s’impose. En tout cas, la dictature est là. Nous devons y faire face avec courage et détermination. Comme le firent ceux de la Résistance.

  16. Raoul Marc Jennar a dit :

    Bonjour Benoit : mon expérience m’amène à penser que les partis politiques ne sont plus l’instrument du vrai changement. Ils ne pensent qu’en termes électoraux. Non pas pour changer la vie, mais pour obtenir des élus et des moyens financiers. Si on regarde le Front de Gauche, le spectacle est pitoyable : le PCF prêt à toutes les alliances avec le PS (dont il condamne verbalement les politiques de droite, mais qui s’apprête à voter l’accord sur la Grèce) pour conserver des élus ; le PG obsédé par la présence de son candidat aux présidentielles en 2017. C’est tout. Les partis politiques ne sont plus le levier du changement. C’est au peuple à se mobiliser et à agir (voir ma réponse précédente).

  17. nuria a dit :

    bonjour à toutes et tous
    voici ce que j’ai reçu ce matin. source à vérifier
    Un putsch à Athènes pour sauver l’allié grec de l’ennemi russe est en préparation par les États-Unis et l’Allemagne, avec le soutien des exemptés fiscaux de la Grèce – les oligarques, les armateurs anglo-grecs, et l’Église orthodoxe grecque», écrit John Helmer, le seul correspondant étranger en Russie, indépendant des médias système, en poste depuis si longtemps.

    Le premier indice que quelque chose se trame est la présence de Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, à Athènes en mars.

    The Guardian a rapporté le 17 mars que Nuland «est allée dans la capitale au moment où l’inquiétude des US montait à propos de la grande crise de la dette de l’euro qui commençait à représenter une menace géopolitique. La Grèce, autorisée à déraper hors de contrôle, financièrement dépourvue et sans les liens de l’UE qui la maintiennent à l’Ouest, pourrait se retrouver sous l’influence de la Russie. Le flanc sud-est de l’Otan serait infiniment affaibli au moment où grandissent les soucis globaux de sécurité face aux fondamentalistes islamistes au Moyen-Orient».

    Nuland et les États-Unis pourraient travailler en étroite collaboration avec les militaires grecs pour fomenter un coup d’État après le vote historique du référendum qui a répondu non aux exigences des banksters.

    La réputation de Nuland n’est plus à faire. Elle est connue pour son rôle dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine et il semble maintenant qu’elle a été désignée pour une répétition en Grèce. Helmer écrit :

    Lorsque Nuland est venue à Athènes pour lancer un ultimatum contre la rupture du régime des sanctions anti-russes, et que les think-tanks anglo-américains ont emboîté le pas avec des avertissements selon lesquels la marine russe faisait route vers le Pirée, le but du jeu est devenu clair. Le but de l’opération Nemesis était de sauver la Grèce, non pas d’elle-même ou de ses créanciers, mais de l’ennemi à Moscou.

    La Russie pour arracher la Grèce aux griffes des banquiers

    La Russie est prête à aider la Grèce dans sa lutte contre les banksters de Wall Street et de Bruxelles. On pense qu’une sortie de la Grèce de la zone euro la rapprochera de la Russie et approfondira les divisions au sein de l’Otan.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras du parti socialiste Syriza a déclaré à la mi-juin qu’un alignement avec la Russie était possible et a laissé entendre que la Grèce était «prête à aller vers de nouvelles mers pour atteindre de nouveaux ports plus sûrs».

    Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov et le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch ont déclaré, au cours du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, que la Russie envisagerait d’accorder des prêts à la Grèce si nécessaire.

    Les militaire grecs envoient un message clair

    L’avant-veille du référendum, un certain nombre d’officiers grecs ont publiquement appelé à voter oui.

    «Le général en retraite Fragkoulis Fragkos, ancien ministre de la défense et ancien chef d’état-major grec, a appelé à un oui fort dimanche. En 2011, Fragkos a été destitué par le Premier ministre George Papandreou au milieu de rumeurs de coup d’État», écrit Alex Lantier.

    Faisant clairement référence à Tsipras, Fragkos a déclaré que «les valeurs et les principes moraux, qui ont toujours défini les Grecs, ne peuvent pas être négociés par un politicien désemparé et historiquement ignorant qui avance les intérêts de son propre parti».

    Un groupe de 65 officiers de haut rang à la retraite a publié un communiqué citant leur serment à la patrie et au drapeau et avertissant: «En choisissant l’isolement, nous mettons la patrie et son avenir en danger.»

    Tsipras et Syriza se sont préparés pour un possible coup d’État en janvier en remaniant le personnel militaire.

    Selon les source de Helmer, «La direction des services militaires et de renseignement a été changée, mais pas radicalement. Le ministre de la Défense (Panos Kammenos) est de droite donc il n’y a pas de radicaux aux commandes».

    Les militaire grecs sont un atout pour une Opération Gladio

    L’intervention américaine en Grèce n’a rien de nouveau. Entre 1987 et 1989 les États-Unis ont fait un effort concerté visant à renverser le gouvernement grec élu du Premier ministre Andreas Papandreou.

    Avant cela, en 1967, l’armée grecque a installé la dictature des colonels suite à un coup d’État.

    L’armée grecque s’est trouvée sous le contrôle de la CIA à la suite de l’entrée dans l’Otan de la Grèce en 1952. Les éléments de l’armée grecque faisaient partie de stay-behind, le réseau clandestin de la CIA dirigeant l’Opération Gladio, et ces éléments (spécifiquement LOK, ou Lochoi Oreinōn Katadromōn, à savoir Mountain Raiding Companies) ont été directement impliqués dans le coup d’État de 1967.

    Kurt Nimmo

    Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

  18. @ndré a dit :

    UÉ (Union Économique), et non Union Européenne, par respect pour l’Europe des peuples, SVP.
    La distinction est indispensable pour enfin en recadrer la perception.

  19. Raoul Marc Jennar a dit :

    André : très officiellement, les deux traités qui fondent l’UE, s’appellent « traité sur l’Union européenne » et « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ». Et pas autrement.

  20. RV a dit :

    «  »(qui n’a rien à voir avec la désobéissance institutionnelle proposée par certains qui sera inefficace aussi longtemps qu’on restera dans l’UE – appliquer les traités à la carte, c’est une stupidité qui ne résistera pas 24H aux décisions de la Cour de Justice de l’UE) » »
    merci pour la réponse !

    RV

  21. philippe martin a dit :

    Tout à fait d’accord! Clarté et courage politique lol!

  22. ROUSSEL Chantal a dit :

    Très beau texte , ok, qui fait un constat avec lequel je suis tout à fait d’accord.
    Même les journées de grève très bien suivies (et où le soir nos chefs syndicaux nous disent de retourner sagement au travail le lendemain!…) les font bien rire. C’est évident que la guerre aux pauvres bat son plein.
    Moiu je ne vois qu’une solution pour les contrer: arrêter de les alimenter, ne pas aller dans leurs supermarchés , déjà le1er jour ils seront ds le coma, le 2ème ils se réveilleront pour voir notre choix confirmé, et le 3ème ils changeront leurs lois en se rendant compte que sans nous ils ne sont rien! (et que leurs actions en bourses, leurs obligations au Luxemburg, à Jersy etc..vont mal).
    GREVE DE LA CONSOMMATION, CESSONS DE LES ENTRETENIR ET DE LES ENRICHIR!!!!!!! Et d’abord, UNISSONS NOUS !!!! Ils ont l’argent mais nous avons le nombre!

  23. giblin jean a dit :

    @Arlette Alvarenga – Commencer par ne plus rien acheter à l’Allemagne.

  24. RV a dit :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/140715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission

    Interview de Yanis Varoufakis (traduit par Monica M. pour Mediapart) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.

    Cette interview est édifiante et instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

  25. henrimarteau a dit :

    Je partage tout à fait votre point de vue.
    Je persiste et je resigne ce que je vous ai déjà demandé : tous ceux qui comme vous considèrent la démocratie, la monnaie, le budget indissociables de la souveraineté, pourraient envisager de coordonner leurs efforts pour faire avancer le débat sur l’Europe et la monnaie unique, qui compte tenu des évènements actuels, va devenir beaucoup plus ouvert.
    Une grande victoire qu’il faut reconnaître à Tsipras : il a mis à jour par ses six mois de résistance la nature de la zone euro. Mais à quel prix pour la population grecque ?

  26. henrimarteau a dit :

    De l’espoir : des journalistes viennent de constituer le Comité Orwell pour dire non au coup d’état européen
    Voir : http://www.marianne.net/agora-comite-orwell-dire-non-au-coup-etat-europeen-100235470.html

  27. Danièle Dugelay a dit :

    @Marco JEAN-MONTCLER –
    Bonjour,
    Vos solutions ne me satisfont pas. Je ne suis pas sûre que vous ayez de bonnes adresses à nous recommander. J’ai été surprise que Syriza n’ait pas préparé ce combat en assurant mieux ses arrières. Il aurait d’abord fallu demander que deux personnes représentent la Grèce ensemble, car un seul négociateur contre 7 ou 8 autres était humainement impossible. J’avais lu que Tsipras avait rencontré les Brics, puis Poutine seul. Il aurait pu évoquer la possibilité de changer d’alliance et même aller assez loin dans ses menaces pour qu’elles paraissent vraisemblables. La Grèce a une position géopolitique que l’UE et les USA ne peuvent pas laisser leur échapper. Je regrette aussi qu’il n’ait pas alerter ses partis amis pour lui assurer un soutien pendant les négociations. Ce n’est que mercredi matin que j’ai vu l’appel de Syriza à une grève européenne pour le même jour ! Je pense qu’il a cru en l’apparente bonhommie de notre Raminagrobis de Président de la République.
    La population française a cru dans sa majorité à l’irresponsabilité des Grecs.
    Nous avons eu le tort de ne pas faire campagne sur l’illégitimité d’une grande partie de la dette, sur la complicité des gouvernants grecs précédents qui ont accepté de passer des commandes énormes d’armements aux USA, à l’Allemagne et à la France. Elles ne pouvaient se justifier que par la corruption. Il y a sans doute d’autres arrangements de ce genre avant ce gouvernement de gauche. Je suis mal armée pour le faire et je n’ai pas de site, ni informateurs particuliers, mais cela me semble indispensable.

  28. lbm a dit :

    le seul moyen de lutter contre l’oligarchie financier et plus d’intégration des peuples d’Europe. cette solution a plusieurs états est non viable.

  29. Raoul Marc Jennar a dit :

    ibm : Mais l’oligarchie, c’est l’UE. Et vous voulez plus d’UE ! L’intégration, c’est la dissolution de la souveraineté populaire, c’est l’asservissement absolu à la technocratie bruxelloise. Plus on avance dans l’intégration, phttp://www.jennar.fr/wp-admin/edit-comments.php?p=4435&approved=1#comments-formlus la démocratie recule.

  30. Raoul Marc Jennar a dit :

    ibm : Mais l’oligarchie, c’est l’UE. Et vous voulez plus d’UE ! L’intégration, c’est la dissolution de la souveraineté populaire, c’est l’asservissement absolu à la technocratie bruxelloise. Plus on avance dans l’intégration, plus la démocratie recule.

  31. nuria a dit :

    que ce soit en 1789,France,1917 en URRSS 1931 Espagne, en 1959 Cuba, ou sous la révolution des oeillets au Portugal les partis représentent le peuple pour notre bonheur ou malheur c’est selon. Aujourd’hui le parti qui nous dirige représente 1% de la population ; il se nomme « non alternative » »libre échange » .. que nous soyons opposés sous forme non violente ou violente, ils ont l’armée l’église et les bourgeois…cela n’excuses en rien le ministre grec.. mais son ancien ministre Yanis Varoufakis était clair: ils sont sourds aveugles et sans états d’âme ..
    et nous que nous reste t’il?

  32. Raoul Marc Jennar a dit :

    chère Nuria, que nous reste-t-il ? LE PEUPLE. Nous devons prendre conscience que nous le peuple, nous sommes la majorité. Nous sommes le peuple ! Ne nous laissons plus anesthésier par les partis politiques qui ne pensent qu’en termes électoraux et par les politiciens qui ne pensent qu’à faire carrière. Prenons notre destin en main. Refusons de croire ce que la caste politico-médiatique s’emploie à nous faire gober. Et écoutons Jaurès, lucide et donc prémonitoire : « Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. (1898). IL FAUT SORTIR DE L’UE.

  33. Thierry Freund a dit :

    Bonjour,
    Merci déjà pour cet article que j’apprécie.
    Parmi les réponses non-violentes il y a le BOYCOTT tant que notre pouvoir d’achat « leur » importe.Il y a aussi l’organisation de circuits courts de commercialisation.
    Au niveau juridique on peut probablement montrer que les mesures d’austérité ne respectent ni la déclaration des droits de l’homme, ni les constitutions des différents états.

  34. Raoul Marc Jennar a dit :

    à Thierry Freud : bocotter les grandes surfaces, privilégier les circuits courts me semblent d’excellentes initiatives pourvu qu’elles s’accompagnent de campagne d’information et de sensibilisation. Il faut faire et faire savoir. Il y a encore du chemin à parcourir pour sensibiliser les grandes organisations de défense des droits de l’homme à l’impact des politiques néo-libérales sur les droits fondamentaux. Les instances dirigeantes de la Ligue des Droits de l’Homme ont refusé que j’aille leur présenter le projet de grand marché transatlantique…

  35. Ferradini Jean-Michel a dit :

    @Raoul Marc Jennar – ??!! Quelles raisons ont-ils invoquées ?

  36. RV a dit :

    « »(qui n’a rien à voir avec la désobéissance institutionnelle proposée par certains qui sera inefficace aussi longtemps qu’on restera dans l’UE – appliquer les traités à la carte, c’est une stupidité qui ne résistera pas 24H aux décisions de la Cour de Justice de l’UE) » »

    Je relance la question en portant à votre connaissance la prise de position d’Eric Toussaint de ce 13 juillet, dont je n’avais pas connaissance, même si je disais à peu près la même chose en des termes bien moins moins précis, prise de position que je découvre aujourd’hui, éditée par « Le grand soir » le 16 juillet dernier.
    http://www.legrandsoir.info/une-alternative-est-possible-au-plan-negocie-entre-alexis-tsipras-et-les-creanciers-a-bruxelles.html

    Par ailleurs, à lire dans l’Huma des 17/18/19 juillet
    Eric Toussaint déclare :
    …/…
    Non je ne le crois pas. Le choix n’est pas entre le Grexit et le maintient dans la zone Euro assorti d’un nouveau plan d’austérité, en continuant à payer la dette. Il était possible de rester dans la zone Euro en désobéissant aux créanciers par l’invocation du droit. Des violations de droits humains sont en jeu, ici. Il fallait suspendre le paiement de la dette ; prendre le contrôle de la Banque de Grèce dont le gouverneur, nommé par Antonis Samaras, joue contre les intérêts du pays et peut-être aussi, lancer une monnaie électronique complémentaire qui aurait pu aider à faire face à l’assèchement organisé des liquidités, tout en restant dans la zone Euro.
    …/…

    cordialement
    RV

  37. Raoul Marc Jennar a dit :

    à RV : quand j’évoquais la désobéissance institutionnelle, je faisais allusion (sans le citer pour éviter les polémiques stériles avec des militants pour qui le Parti a toujours raison) aux récentes décisions du congrès du Parti de Gauche qui prône une forme de désobéissance consistant à appliquer à la carte les traités et directives européennes. Outre le fait que cette réponse aux orientations fondamentales et idéologiques de l’UE est trop ambiguë pour tous ceux qui souffrent des politiques de l’UE, et ne sera donc pas comprise, elle constitue une impasse car un pays qui pratiquerait une application sélective des règles communautaires serait aussitôt attaqué devant la Cour de Justice de l’UE. Refuser d’appliquer les arrêts de la CJUE équivaut à en sortir. Pourquoi, dès lors,ne pas clairement dire qu’on veut sortir de l’UE ? Ce qui aurait au moins l’avantage d’offrir, à gauche, une alternative claire.
    Quant aux propositions d’Eric Toussaint, je reconnais leur pertinence. Mais force est de constater que le gouvernement Tsipras n’avait pas la volonté politique qu’exige ce qu’il propose et que, si tel avait été le cas, de telles décisions auraient été utilisées comme prétextes pour provoquer le Grexit. Ce fut l’habileté diabolique de François Hollande de faire pression sur Tsipras pour qu’il accepte l’inacceptable et qu’il renonce aux actes de résistance que représentent les propositions d’Eric Toussaint. Entre ce qui est possible techniquement et ce qui est possible politiquement, il y a une fameuse différence. Cordialement, rmj

  38. nuria a dit :

    Il semblerait que le remaniement du gouvernemet Grec donnerait raison à l’idée qu’il n’y pas d’alternative…
    Le président Donald Tusk dans un article du Monde pense que la situation ressemble à 1968 puisse t’il être prémonitoire! http://www.epagine.fr/download/eden2.php?idli=1892474&h=522928ec8ecceb3e3ce7d3708ae39972&mid=6

  39. Raoul Marc Jennar a dit :

    à Nuria : il est manifeste qu’un choix a été fait par Tsipras : tout faire pour plaire à l’oligarchie UE-USA : reconnaissance du Kosovo, limogeage de ministres qui ne plaisaient pas aux USA…Triste capitulation.

  40. Raoul-Marc Jennar : « Un jour d’infamie  | «Mondialisation & Cies a dit :

    […] Source : http://www.jennar.fr/?p=4435#more-4435 […]

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