08 Déc 2015

Dimanche, ils étaient 21 941 750 à s’être abstenus. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls (chiffres du Ministère de l’Intérieur le 7/12). Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits. Plus de la moitié du corps électoral de la nation. Que la classe politique et médiatique traite avec mépris.

On s’interroge – trop peu et trop superficiellement – sur trois ou quatre motivations du vote FN. Mais aucune interrogation sur les abstentions et les votes blancs, sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus possible d’orienter le cours des choses. Ils sont des millions à avoir compris que leur sort ne se débat plus sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

Des centaines de fois, au cours de mes conférences, j’ai entendu dire : « en 2005, nous avons été une majorité à donner une opinion précise sur l’Union européenne et vous savez ce qu’on en a fait. A quoi bon encore aller voter ? ». Depuis 2012, les 18 millions d’électeurs de Hollande assistent, consternés, à la mise en œuvre des choix de Sarkozy par les parlementaires PS qu’ils ont élus. Ils voient que c’est aux attentes du MEDEF que répond le gouvernement soutenu par ces mêmes parlementaires PS. En 2012, Hollande n’avait pas annoncé qu’il ferait la politique voulue par le MEDEF. Le PS n’avait pas annoncé qu’il renonçait à se battre pour la justice sociale. Il n’avait pas annoncé qu’il adhérait sans réserve aux politiques ultra-libérales de l’Union européenne. Il n’avait pas prévenu qu’il ferait appel pour gouverner à une multitude de conseillers porteurs des idées de droite. Il n’était pas dit que le grand vaincu des primaires PS deviendrait le « chef de la majorité ».

En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de transfert du pouvoir au secteur privé comme l’accord UE-Canada, comme le projet UE-USA, comme la négociation de l’accord sur le commerce des services ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de démanteler les avancées du programme du Conseil National de la Résistance ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de mettre fin à un Etat régulateur et re-distributeur ? De Jospin à Hollande, de Chirac à Sarkozy, on a vu la mise en œuvre des mêmes politiques.

Quand ceux qui se prétendent socialistes font la politique du patronat, quand ceux qui se prétendent gaullistes soumettent la France aux diktats de Bruxelles et de Washington, qui prendre encore au sérieux ? Quand l’alternance se réduit à un changement de personnes et de paroles, pour se concrétiser par des politiques identiques, où est le choix ? Il n’y a plus de choix, si ce n’est celui de la colère ou de l’abstention.

Les électeurs du PS ont fait comprendre leur désarroi aux municipales, aux européennes, aux départementales. Mais pas un seul instant, le PS ne s’est remis en question. Il avait déjà refusé de le faire en 2002. Il persiste après chaque scrutin où il encaisse une défaite majeure. Il a toujours raison. Son autisme s’applique à son propre électorat. Par contre, il est tout ouïe pour les attentes des banquiers et des hommes d’affaires.

Alors, si on les juge à leurs œuvres et non à leurs promesses, quelle différence entre un Bartolone ou une Pécresse, en Ile de France, entre un Queyranne ou un Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, entre une Delga ou un Reynié en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, etc, etc… ?

Dimanche, je ne m’abstiendrai pas. Je respecte trop cette immense conquête démocratique qu’est le suffrage universel. Je voterai blanc pour manifester mon rejet total d’une caste de gens qui font carrière plutôt que servir, qui sont plus obsédés par occuper le pouvoir selon les vœux du MEDEF qu’à l’exercer selon les convictions proclamées, qui vident le droit de vote de toute influence réelle et poussent les gens qui veulent encore se faire entendre à voter FN.

Raoul Marc JENNAR

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35 Réponses pour “Les 23 millions qu’on n’écoute pas”

  1. Annie Stasse a dit :

    Lisant ce billet je me pose la question : ne sont-ce pas les « mêmes » qui votent FN et s’abstiennent.
    Ils ont les mêmes raisons. Les mêmes laisser-pour compte. Certains sont plus enragés que d’autres, plus influencés par les bouc-émissaires, mais tous sont heurtés par le chômage, la non redistribution, la perte de la sécurité sociale…
    Certains ont besoin ou croit trouver une fierté dans le FN. D’autres ayant des convictions politiques plus anciennes ou plus ancrées s’abstiennent.
    NB – j’ai voté blanc en marc 2015, je voterai sans doute blanc au 2ème tour pour les mêmes raisons que vous.

  2. gaudin a dit :

    pareil pour nous cher Raoul
    any gerard

  3. ROSSIGNOL LILIANE a dit :

    nous serons nombreux à voter blanc .Ce théatre dure depuis trop longtemps et avec valls et hollande qui se servent du fn comme chiffon rouge !!! stop

  4. seb a dit :

    J’aime bien ce que tu as écrit Mr Jennar , mais je viens de trouver cet article qui me semble forte intéressant.

    « Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter… 27 mars 2015 Par walentin perez
    Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique.

    « Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.

    Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

    Je suis le coupable.

    Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

    Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

    Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

    Observons cette loi physique.

    2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
    2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
    2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

    Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
    Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que
    l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

    Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue. Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
    Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant…

    50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
    La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

    Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les
    non-votants. Étonnant, non ?

    Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

    Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

    Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler.
    Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

    Par conviction.

    Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
    Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
    Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
    Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la
    Préfecture.
    Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

    Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
    Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
    Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

    Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
    J’estime à l’heure actuel que l’ensemble de la classe politique, sans aucune
    exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
    J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

    L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

    Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
    Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

    A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change.

    A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
    Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
    Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
    On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

    Encore et encore.
    Qui est utopiste ? »

    Publié le 12 juillet 2014

  5. Michel Claus a dit :

    Face au FN.
    Voter PS ?
    Voter « Front républicain » ?
    Comment voter ?
    Ne pas voter ?
    Les gens qui ne votent pas sont des gens qui ne croient pas en l’action collective et qui ont choisi de s ‘en sortir individuellement.
    Ce sont surtout des gens comme vous & moi qui en ont assez de se voir trahis à chaque lendemain d’élection.
    Je m’en sors autrement : plus jamais de vote « utile », je vote pour mes idées au 1er tour, radicalement pour mes idées, et au 2e tour je vote blanc, sans compromission.
    Et je suis très bien dans ma tête, même si j’ai mal à mon pays.

  6. Humbert a dit :

    J’agirai de même, Raoul !

  7. Jack HENRY a dit :

    Bonjour, cela a été dit par d’autres. Quel moyen les électeurs ont-ils pour sanctionner les grands partis en place ? Le vote blanc n’étant pas pris en compte et surtout aucune règle en tant que validité du scrutin de premier tour au cas ou le vote blanc serait majoritaire n’est décidée, alors le choix pour beaucoup c’est l’abstention ou le vote sanction de l’extrême droite. Le vote FN est certainement un vote sanction … et certainement pas un vote majoritaire d’adhésion aux thèses de ce parti. Pour la Région c’est sur, ce n’est pas là ou la politique de la France est décidée. La Région est gestionnaire dans la limite des compétences qui lui sont accordées. Bien sûr c’est important car c’est bien la Région qui va déterminer qui va bénéficier des subventions de fonctionnement – transport, Lycées, aides aux entreprises (nouvelle compétence) mais en aucun cas légiférer sur les questions de sécurité (thème cher au FN).

  8. Octavio Alberola a dit :

    Voter, ne pas voter, voter blanc, s’abstenir ? Le résultat est toujours le même; car même quand la gauche gagne, elle gouverne comme la droite. Alors?
    C’est déjà le temps de se rendre compte que seulement l’action compte!
    Donc, quelle action? L’action directe !
    Mais, pourquoi on ne la fait pas?
    Voilà la question à se poser et peut-être en y réfléchissant on trouvera la réponse à quoi faire… et surtout à ce pourquoi on ne le fait pas: ce que La Boétie appelait la servitude volontaire, la peur de perdre nos petites commodités…

  9. Raoul Marc Jennar a dit :

    Henry : même si « cela a été dit par d’autres », on ne peut pas affirmer que l’interrogation sur les motifs de l’abstention soit dominante dans les débats politiques qu’on observe depuis dimanche. Alors, même « dit par d’autres », il n’est pas mauvais de le répéter.

  10. anny sire richard a dit :

    Nous avions, mon époux et moi, la même analyse que la vôtre, cher Raoul, et avons choisi, nous aussi, de voter blanc au second tour.

    Dans notre région Aquitaine…. existait une petite liste citoyenne de gauche véritable au premier tour, « Faisons ensemble ». J’appartenais au jury citoyen tiré au sort parmi des volontaires, chargé de consulter et de choisir les candidats. Cette expérience était très intéressante et revigorante. Nous avions au moins ce choix au premier tour ! Sans aucun moyen, sans aucune visibilité médiatique, elle a obtenu 1, 75% de suffrages.
    C’est dans ce sens-là qu’il convient de poursuivre la lutte, loin de ceux qui ne vivent que pour des sièges et se moquent de l’intérêt général. Car, effectivement, PS et LR égale bonnet blanc et blanc bonnet !
    De plus, comme les médias ont fait la pub quasi quotidienne de la Le Pen… ce qui vient de se produire était hautement prévisible… même si, en prenant en compte le nombre de suffrages du FN rapporté à celui des inscrits, cette représentation ne prend plus le même poids que celui qui nous est imposé par des journalistes dignes de la République bananière qu’est devenue la nôtre !

  11. isa a dit :

    @Michel Claus

    Moi pareil Michel Claus. Voter pour ses idées, ce serait un comble de ne pas le faire.
    PS LR même combat, même objectifs, mêmes marionnettes agitées par le même MEDEF !

  12. Les 23 millions qu’on n’écoute pas | Mes coups de coeur a dit :

    […] La suite sur : http://www.jennar.fr/?p=4738 […]

  13. Azais serge a dit :

    Bonsoir raoul
    Entièrement d accord avec toi
    Serge amitié

  14. Arnaud a dit :

    Blanc bien sûr, merci Raoul Marc. Comme à chaque second tour depuis maintenant 2002 (2002 « non compris », il fallait que je vote Chirac et que j’en voie les conséquences pour comprendre… maintenant, j’ai compris!)
    Reste la Politique en Actes, comme dit, entre autres, Pierre Rabhi 🙂

  15. L'ours des P.o. a dit :

    Blanc ou…même bulletin qu’au premier tour: de toute façon, même enfin comptés à part, les blancs ne sont pas considérés comme exprimés (ce qui ne peut qu’encourager l’abstention!)
    Allez, un peu d’humour:
    https://www.youtube.com/watch?v=OEPPdTQL2S4

  16. JP Canet a dit :

    @Annie Stasse
    Bonjour,
    Je lis… je me pose la question : ne sont-ce pas les « mêmes » qui votent FN et s’abstiennent….?
    Comment peut-ont s’abstenir et voter…FN ..? Merci de m’éclairer !
    Pour ma part j’ai exprimé mes convictions au premier tour.
    Dimanche prochain il est hors de question qu’une fois de plus je vote utile en votant pour des politicards qui se revendiquent de gauche…car ma Gauche n’est pas celle de Macron, pas celle de Hollande ( pour qui j’ai voté par défaut ), pas celle Valls. Pour cette raison, Je voterai Blanc !
    Salutations AlterMondialistes

  17. Jallier a dit :

    @Michel Claus
    « Les gens qui ne votent pas sont des gens qui ne croient pas en l’action collective et qui ont choisi de s ‘en sortir individuellement. »
    Pas forcément, ils croient en l’action collective de la société civile, en sa ténacité, sa créativité, son pouvoir d’expertise, sa solidarité, son écoute, son humour, sa faculté de remise en question pour progresser, ses valeurs traduites en actes quotidiens et pas seulement en paroles .
    Cette société là se moque des frontières, elle est « Terrienne » et humaine. Ce sont des agriculteurs, des artistes, des paludiers, des universitaires, des architectes, des cuisiniers, des ingénieurs, des profs, des infirmières, etc…
    Ils se retrouvent à Paris pour dénoncer le greenwashing de la COP 21 par les grands prédateurs de la Planète. Ils quittent les urnes parce qu’ils sont humains avant d’être citoyens, non parce qu’ils sont individualistes!
    Je vous quitte pour les rejoindre!

  18. BORG a dit :

    Abstentions, votes blancs sont dans l’erreur.

    Il faut voter. Mais cela ne suffit pas. Il est impératif de « tenir » l’élu choisi ou pas. Ceci, dans tous les domaines. Il faut s’occuper de soi, de ses droits quelques minutes par jour, chacun dans un domaine préféré, suffisent.

    Exemple : Les allocations logement ont été réformées dernièrement. Plafond/pas plafond, revenu/pas revenu, etc… Débats,…

    Mais qui s’intéresse au mode d’attribution pratique de ces allocations ? Combien d’appartements non conformes aux normes d’hygiène, de sécurité définies par les CAF et autres, bénéficient de ces allocations versées aux loueurs SUR DOSSIER, SANS INSPECTION ? Combien de « bas loyers » mal isolés, mal foutus profitent à des pingres qui ne voteront jamais en faveur d’une gauche, d’une droite quelconques … Pour faire valoir ses droits officiels de locataire, les procédures sont longues, chères. Les pauvres ET des moins pauvres (1500 €uros/mois, étudiants, fraîchement divorcés…) ne peuvent qu’accepter, supporter les conditions de ces loueurs, en attendant mieux…
    N’évoquons pas les « marchands de sommeil aux clandestins : la situation est pire.

    Des lois existent pour créer des associations, comités divers, syndicats de toute sorte, afin d’intervenir dans la vie courante… Nous n’en profitons pas.

    La solution est là : VOTER, puis quelques minutes/jour chacun dans un regroupement autre que distrayant ou se changer les idées serait plus efficace que l’abandon aux élus pour quelques années.

    Tout service public : médecine, transports, enseignement… est à nous. Pas aux élus. (Ce qui ne veut pas dire collectivisme)

    André BORG

    Militant PG

  19. ramin claude a dit :

    Cher Raoul,

    Voilà ci-dessous ce que j’ai ré écrit dimanche soir… Nous t’embrassons, claude

    Le refus de vote ce n’est ni s’abstenir, ni voter blanc ou nul, ni voter « anti système » !

    Le refus de vote dans le cadre de la démocratie représentative, qui apporte avec elle le capitalisme comme la nuée apporte l’orage, ce n’est pas s’abstenir, n’en déplaisent aux thuriféraires de ce système institutionnel, aux apôtres des organisations institutionnalisées comme aux « bons citoyens » qui pensent avoir accompli leur devoir en déposant bien sagement leur bulletin de vote dans l’urne !

    Le refus de vote ce n’est pas non plus voter blanc ou nul, n’en déplaisent aux bons citoyens qui croient exprimer ainsi leur insatisfaction de ne pas trouver « chaussures à leurs pieds » dans l’offre présentée par les représentant(e)s professionnels se disputant les parts de marché électoral. Voter blanc ou nul c’est croire exprimer son « opposition » à ce système alors que par notre participation nous le confortons à travers l’acceptation implicite des règles de la représentation et c’est soulager notre bonne conscience à peu de frais.

    Le refus de vote ce n’est pas davantage se laisser bercer par les sirènes d’un vote prétendument « anti système » alors que le seul objectif de ces protagonistes est de prendre le pouvoir afin de s’installer aux commandes à la place des autres. Voter « anti système » c’est faire chorus avec celles et ceux qui surfent sur les plus bas instincts et attisent la guerre entre les êtres humains, c’est souffler sur les braises de la haine de l’Autre au nom d’un repli identitaire et d’une prétendue souveraineté populaire diluée dans la globalisation capitaliste où les lobbies des entreprises transnationales et des banques ont bien plus de poids que les votes, c’est encore s’appuyer sur une prétendue supériorité d’une race blanche, d’un mode de vie « non négociable », voire s’inscrire dans la guerre de civilisations.
    La notion de race n’existe pas, aucune culture n’est supérieure à l’autre et ce système capitaliste n’est pas « aménageable ». Nous sommes tous des êtres humains vivants, ou survivants, sur la même planète ; la couleur de notre sang est la même là-bas et ici ; l’être humain n’est qu’une parcelle de l’ensemble du vivant.
    Cela fait des années que les discours et les promesses des uns et des autres sont centrés sur la croissance et son idéologie économico-financière en s’appuyant sur ces idées nauséabondes. Aujourd’hui les mêmes qui leur ont déroulé le tapis rouge pour accéder aux palais crient au loup !

    Le refus de vote est un geste éminemment politique ; nous ne sommes pas des je-m’en-foutistes, nous voulons sortir des cases où de prétendus maîtres veulent nous enfermer parce que nous refusons le pouvoir, nous ne serions pas meilleurs que les autres. Le pouvoir est source de tant de violences, le mépris des gens ordinaires n’étant pas la moindre !

    Sortir des cases qui nous enferment c’est changer au quotidien radicalement les choses, à la racine, là où nous vivons, là où nous travaillons, afin de redonner du sens à nos existences, et ce dès maintenant, sans attendre d’hypothétiques grands soirs, ni suivre le chef !
    Nous voulons faire par nous-mêmes ; pour le dire autrement nous voulons reconstruire l’auto gouvernement de soi-même et l’auto gouvernement du commun.
    Nous ne sommes ni de bons citoyens, ni de mauvais citoyens, nous sommes des gens ordinaires ; nous voulons vivre debout et pour cela le premier pas de côté à faire c’est de dire NON de façon NON VIOLENTE ; nous refusons la violence d’où qu’elle vienne, nous refusons d’entrer dans ce cycle infernal. Aix-en-Provence, le 6 décembre 2015, claude

  20. Christian BERARD a dit :

    Bonjour, moi je n’irai pas voter au second comme je l’ai fait au premier tour. Pourquoi se donner et donner l’illusion qu’on aurait aimé donner son avis, son choix alors qu’il n’y en a pas . Oui quand même : choisir celui ou celle qui va gérer la continuité du capitalisme ( avec ou sans bisous dans le cou !!) .

    Connu comme étant d’extrême gauche dans mon village , je trouve beaucoup plus courageux d’assumer mon choix face aux partis qui épluchent consciencieusement les listes d’émargements. Dommage que cela ne les amènent pas à se /me poser la question du pourquoi …je suis devenu un traitre, un responsable du score du FN .

    Non messieurs ce ne sont pas les joueurs qu’il faut changer ,ni les règles, mais le jeu lui même.
    Moi, je ne joue plus…..en attendant que ce système s’écroule enfin, et si je eux l’y aider ….

    Bonne journée à tous. Christian, retraité .

  21. Knockaert Germaine a dit :

    Belge vivant en France depuis 21 ans, je ne peux pas comprendre que l’on s’abstienne de voter. Je trouve que c’est un droit acquis de haute lutte , tout comme c’est un droit de refuser de voter. Mais je ne comprend pas d’autant plus en tant que citoyenne belge je ne peux pas voter en France ce qui est normal.
    Mais excusez moi je ne comprend que l’on puisse refuser d’aller voter car en ne votant pas le citoyen français laisse le champ libre
    à l’extrème droite
    Germaine

  22. Gérard Blanchet a dit :

    Si tu le permets Raoul, sur ce billet plutôt que sur le suivant qui me semble moins « positif ».
    Je publie ici, le commentaire, que je viens de faire sur le blog de Regard actu, à Paul Crespin ancien responsable du PCF dans l’Allier. Cette réponse peut intéresser je pense, beaucoup de personnes.
    Paul,
    Je ne t’ai pas connu quand tu avais des responsabilités politiques dans l’Allier car j’étais à ce moment là militant dans le Puy de Dôme, en fait surtout militant syndical.
    J’ai renoué avec la politique au moment de la campagne du NON contre le TCE où nous avions créé les « collectifs du NON » contre pratiquement toute la classe politique et la presse qui étaient pour le OUI.
    On connait la suite, mais dans la suite qu’on n’a pas bien analysé il y a de notre côté « nos » partis qui ont voulu récupérer ce mouvement citoyen autonome juste parti de l’appel des 200 et de la publication par l’Humanité du contenu du TCE. Les épisodes : il y a eu la catastrophe de l’élection présidentielle avec la bataille de nains entre nos forces. Parti de ce désastre avec les interventions déterminantes de Marie-George Buffet et de Jean-Luc Mélenchon s’est construit le Front de gauche (mais construction de sommet et en cartel) et qui a réussi à rassembler 4.000.000 de personnes en 2012. Mais dès le lendemain chacune des forces a voulu récupérer ce mouvement. Jamais il n’a été possible de faire que le Front de Gauche devienne une construction populaire car les organisations constituantes ont toujours voulu le piloter à leur faveur.
    Nous venons d’assister à la fin d’un cycle long : crise fondamentale de « nos » partis de la classe ouvrière ET crise de la démocratie représentative dont Sieyes et ses successeurs voulaient se servir pour canalyser « les classes dangereuses ».
    Jean-Luc Mélenchon dit ce matin : « Je ne pensais pas que cinq ans après nous serions revenu au point de départ ».
    Eh bien justement il est peut-être temps de repartir du bon pied.
    Après ces deux électrochocs du 13 novembre et du 6 décembre notre peuple de gauche a peut être la volonté de rebondir. Il faut que « nos » partis s’effacent et que nous mettions à disposition nos forces militantes avec nos capacités organisatrices, mais aucunement comme donneuses de leçons ou de consignes, en suscitant la création de « collectifs citoyens » là où nous vivons et travaillons pour « construire du commun ». Dans ces collectifs on ne demandera à personne ce qu’il est et on demandera l’autorisation à personne pour les créer. En début d’année, après le choc du 7 janvier, nous avions été, avec l’appel de Commentry, un certain nombre à le dire. Mais les forces militantes ont voulu se consacrer d’abord aux élections départementales puis régionales et cela ne s’est pas fait.
    La situation après l’échec manifeste de la stratégie électoraliste, est sans doute effectivement de reprendre le chantier où nous l’avons laissé en 2005. C’est à dire reconstruire un peuple révolutionnaire et qui saura désigner l’adversaire qui dévaste nos vies et la planète : le capitalisme.
    Cela peut commencer modestement dans nos quartiers, nos villages, comme les « cellules » avaient su le faire à une certaine époque. Déjà à Doyet-Bézenet-Montvicq ce soir nous allons créer ce collectif citoyen. Si chacune et chacun fait de même là où il-elle vit ou travaille on peut faire assez vite tâche d’huile et non seulement « construire du commun » mais se donner des bases solides pour « changer de société ». Bien sûr il faut ensuite coordonner tout ça et en faire une force politique mais Lucien Sève a développé des idées là-dessus non ?
    Fraternellement.
    Gérard

  23. magoni a dit :

    tout a fait d’accord sur la totalité de votre analyse.

    donc, petit différentiel dû sans doute à la biodiversité de notre espèce :

    « dimanche,… » je m’abstiendrai en désertant les bureaux de vote.

    « je respecte trop cet immense conquête qu’est le suffrage… »

    en ne participant pas à ce cynique simulacre.

    « pour montrer mon rejet total … etc… etc… ».

  24. Raoul Marc Jennar a dit :

    Cher Gérard, nous sommes bien d’accord. Nous avons perdu dix ans par la faute des partis politiques. Et pendant ce temps-là, au niveau européen, nous avons eu le traité de Lisbonne, le MES, le TSCG, la troïka et la recolonisation de l’Afrique au profit de nos multinationales avec les APE. En attendant l’accord UE-Canada et le TAFTA et le TISA. Au niveau national, sous les présidences de Sarkozy et de Hollande, nous avons eu tous les coups portés aux acquis de 1936, de 1944-45-46 et de 1981.Un jour les historiens pourront écrire que la décennie 2007-2017 fut celle de la plus grande régression démocratique et sociale. Tout ça parce que nous avons échoué fin 2006 et depuis 2012. On ne revient pas cinq ans en arrière, mais dix ans. Il faut construire autre chose autrement. Et éviter de retomber dans les pièges de nos erreurs.Les partis politiques font partie du problème. Pas de la solution. Fraternellement, Raoul

  25. Redon a dit :

    J’imagine ces politiques , dimanche soir prochain se délectant de la victoire du ce machin qu’il appellent le front républicain claironné par ce matador de Vals .  » Faisons semblant d’être heureux ensemble au moins pour donner l’exemple  » disait Prévert pour se moquer …Celui là, le Vals, il aura réussi à faire voter son camp à droite , depuis le temps qu’il en rêvait ! j’imagine donc la victoire qui conforte le camp de libéraux , des Macrons et du MEDEF .
    Non, c’est insupportable pour moi .
    Insupportable aussi ce couteau sous la gorge . La prochaine fois, promis, je voterai contre la chose ou la personne qui sera face à la Le Pen mais ce coup ci , garçon , ce sera un blanc pour moi aussi . Merci Raoul .

  26. Martine MICHAUDET a dit :

    Je voterai blanc, comme je l’ai déjà fait depuis quelque temps, au 2° tour…Voter pour les FAUXcialistes, PLUS JAMAIS ! Et quelles que soient les circonstances : même pas pour éviter le F-Haine ! ils nous font le coup du : « barrage à la droite » pour, une fois élus , faire la même politique que la droite, voire, dans certains domaines ( les expulsions de Rroms par exemple ) que l’extrême droite.

  27. Les 23 millions qu’on n’écoute pas | Résistance Inventerre a dit :

    […] Depuis Mosset – 08/12/2015 – Raoul Marc Jennar – […]

  28. Benquet a dit :

    Tu as raison mille fois sur ton analyse .le problème c est que dans la loi électorale appliquée ,en attendant que notre combat pour la changer soit pris en compte…l abstention comme les votes blancs et nuls ne sont pas comptabilisés et donnent une prime à celui ou celle qui arrive en tête…..quand c le Fn cela me gène.avec 48 % DES VOTANTS et les bulletins blancs ou nuls qui correspondent aux 23millions qu’on n écoute pas à tort j en conviens , le Fn est en tête alors que pour les présidentielles avec un nombre de voix supérieur et moins d abstentions et de bulletins nuls ou blancs marine était 3 ième….Je voterai donc dimanche en poursuivant le combat pour un changement profond de la loi électorale et de la constitution …et le personnel politique…

  29. cazanave a dit :

    a lire les commentaires , beaucoup d idees interessantes se degagent .
    pourtant personne n ecoute personne et chacun reste avec sa solution ..
    pourquoi juger ce que votent ou non les autres ?
    chacun fait ce qu il veut et en sa conscience .
    les combats d arriere garde ont encore beaucoup de puissance ..
    ce ne sont pas les votants et les citoyens qui agissent sur les choix strategiques des politiciens .
    ouvrez les yeux , depuis la revolution , ILS nous menent en bateau et cela marche .
    chaussez d autres lunettes pour observer notre societe et vous vous rendrez compte que ce n est pas en allant voter depuis 200 ans en gros que la societe juste ,egalitaire , humaine , etc.. que nous souhaitons sera un jour choisie ..
    je vous epargne l explication et voudrais plutot vous entrainer vers une reflexion plus globale ,plus radicale ,en un mot plus efficace..
    mais cela demande courage , audace , generosite ,ce qui helas dans ce que nous sommes devenus est une denree plus que rare..
    alors , parlons , parlons ,jusqu a demain ou toute la vie ..
    c est inutile et au contraire cela affaiblit les plus forts et encourage a ne rien faire aux plus faibles ..
    et tout ce baratin est de plus chiant , technocratique et axphyxiant ..
    merci

  30. Raoul Marc Jennar a dit :

    Cazanave : je ne partage pas ce déni du suffrage universel.Il faut relire l’Histoire. Sous la IIIe République, qui n’était pourtant pas le meilleur des régimes, grâce A LA FOIS aux luttes (grèves, manifestations) et aux élections, des progrès continus, sociaux mais pas seulement,ont été arrachés. Mais il y avait alors des acteurs politiques courageux, qui n’avaient pas peur de défier les pouvoirs politiques et économiques, qui n’avaient pas peur de s’opposer aux « forces de l’ordre » et à la justice de classe ; il y avait des mouvements politiques fidèles à leurs engagements. Tout s’est fracassé le 31 juillet 1914, la mort de Jaurès et ce qui a suivi : l’union sacrée. Mais n’oublions pas les sursauts de 1936, du programme du Conseil National de la Résistance et même de 1981. La catastrophe que nous subissons aujourd’hui débute en 1983 (le « tournant de la rigueur ») quand le PS a commencé à renoncer au socialisme, à la rupture avec le système.C’est du peuple que doit venir une volonté de rompre avec tout ce qui nuit à l’intérêt général. C’est du peuple que doit surgir la rupture.

  31. RICHARD a dit :

    Voter blanc aux régionales est une très mauvaise idée.
    Pour la Présidentielle 2017, je ne dis pas.
    A Paris, Ile-de-France, il y a une liste PS-FG-EELV constituée en proportion des résultats du premier tour. Donc j’assumerai ma responsabilité d’électeur du FG pour qu’il y ait des élus FG. Si l’on arrive en tête, ce sera 20, sinon ce sera 11 seulement… Il faut que le PS soit marqué à la culotte dans tous les lieux de décision politique.

  32. Barboufat a dit :

    Si on considère que le FN est un parti comme les autres, on peut, effectivement voter blanc… Mais le problème est que c’est un parti fasciste ! Alors, moi, je ne veux pas être complice de l’arrivée au pouvoir régional de la peste brune. Je préfère des élus progressistes avec une présidente socialiste que des élus de droite otages d’un président FN ! On discutera du fonds des choses après les élections. Là, il est indispensable de barrer la route aux apprentis nazis.

  33. Barboufat a dit :

    Je rajoute que, en voyant certains commentaires qui disent, en fait : plus jamais les socialistes ! tant pis si le FN est élu…. les personnes qui écrivent cela n’ont jamais été en contact avec des élus FN ! Moi c’est mon cas (j’en bave tous les jour !). Je peux vous assurer que si les fachos arrivent au pouvoir, ceux qui les mettent sur le même pieds d’égalité que la droite républicaine et les socialistes n’auront plus la possibilité d’afficher leurs idées !

  34. Denis F a dit :

    @Raoul Marc Jennar
    Admettons que cela soit de la responsabilité du peuple, peux-tu m’en donner une définition concrète de ce fameux peuple, merci.

  35. Raoul Marc Jennar a dit :

    Denis F : le peuple, ce n’est pas une abstraction. C’est toi, c’est moi, c’est nous. Nous qui vivons, aimons, travaillons (quand on a du travail), souffrons, nous rassemblons, nous divisons, faisons la fête, partageons la peine, apprécions ce que cette merveilleuse terre nous apporte, chérissons ce que nos aînés nous ont légués dans tous les domaines qui valorisent l’humain et assumons ce qu’ils ont fait de plus moche. Moi qui suis Français par choix, venu de la petite cousine de la France (la Wallonie), sans rien renier de mes racines qui sont tellement communes, je me sens pleinement partie prenante de cette collectivité, de ce peuple qui a brisé le tout premier les chaînes de la tyrannie et de l’obscurantisme, de ce peuple qui a enfanté un Jaurès, de ce peuple qui le premier a proclamé l’égalité de tous les humains. Mais évidemment, tu l’a compris, je n’intègre pas dans le peuple, ceux qui l’exploitent et l’oppriment, ni ceux qui l’asservissent aux puissances d’argent et aux intérêts étrangers. Telle est ma définition du peuple.

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