20 Jan 2012

Les relais médiatiques du système ont fait grand cas d’un communiqué de presse signé par trois personnalités qu’il est convenu de ranger à l’aile gauche du PS et de la réaction du destinataire de ce message public.

En fait, s’il ne s’agissait pas de l’avenir du pays et surtout de l’humaine condition de l’écrasante majorité du peuple, on pourrait parler d’une comédie.

Premier acte. Sur un ton d’apparence rebelle, ces leaders s’inquiétaient des intentions réelles de Hollande s’agissant de l’enseignement. On peut comprendre, tant le flou et les contradictions de leur candidat tiennent lieu de projet.

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14 Juil 2011

Je recommande tout particulièrement la remarquable analyse d’Edwy Plenel sur Mediapart intitulée : Les rendez-vous manqués des dirigeants socialistes.

http://www.mediapart.fr/journal/france/130711/les-rendez-vous-manques-des-dirigeants-socialistes
Le PS sait-il ce que s’opposer veut dire? Quelle est son altérité avec le pouvoir actuel? La veille de la clôture des candidatures à la primaire, ses parlementaires ont approuvé la guerre en Libye lancée par Nicolas Sarkozy. Auparavant, les dirigeants socialistes avaient soutenu le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par Christine Lagarde au FMI. Comme si leur gauche était interchangeable avec la droite.
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30 Mai 2011

La candidature de Lagarde à la direction du FMI est soutenue par toutes les droites européennes et par…Martine Aubry et François Hollande.

Cette candidature traduit bien l’état d’esprit de ses appuis. Il y a d’abord une arrogance néocoloniale des Européens à vouloir encore et toujours s’imposer comme incontournables dans les centres de décision. Il y a ensuite cette adhésion totale aux politiques néolibérales dont le FMI, avant comme après DSK, demeure un des agents les plus actifs. Il y a enfin ce mépris pour l’Etat de droit et les procédures judiciaires qui mettent en cause cette candidature (mais on avait déjà entendu, à propos des Bouches du Rhône, le peu de cas que fait Martine Aubry des procédures judiciaires).

Une voix au PS, une seule, fait entendre une perception radicalement différente de cette candidature. Elle n’exonère pas le PS. Elle souligne la solitude de son auteur dans ce parti : « La nomination du prochain directeur du FMI appelle à la prudence de la part de notre pays. Le nom de Madame Christine Lagarde, avancé par différents responsables politiques de notre pays, peut se révéler être un choix périlleux. Périlleux parce que Madame Lagarde soutient les politiques d’austérité les plus dures, comme celle imposée actuellement à la Grèce, et fait la politique exigée par les marchés au moment précis où il est hautement nécessaire de les domestiquer. Entre les banques et les peuples, les socialistes devront toujours choisir en faveur des peuples et des citoyens. Il n’y a aucune fatalité à ce que le FMI soit l’allié des politiques favorables au système bancaire qui a une lourde responsabilité dans la crise. Périlleux aussi parce que Madame Lagarde est mise en cause dans le dossier Tapie, en imposant des choix défavorables à l’intérêt des contribuables, au point que le procureur général près la Cour de cassation a décidé de saisir la Cour de justice de la République. La Cour des comptes a d’ailleurs récemment rendu un rapport accablant pour son Ministère. Enfin, ne reviendrait-il pas au FMI de s’ouvrir à d’autres politiques et aux pays du Sud en se réformant en profondeur ? A l’évidence Madame Christine Lagarde n’a pas le profil pour de telles exigences. »

(communiqué de presse d’Arnaud Montebourg)

 

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25 Mai 2011

Bonjour,

Après mon départ du NPA, de bons esprits, incapables de comprendre ma volonté de redevenir ce que je n’aurais jamais du cesser d’être – un intellectuel engagé mais libre – ont  gentiment annoncé que j’allais passer au PG. Pour des raisons alimentaires, de surcroît ! Je ne suis toujours pas au PG, même si j’apprécie beaucoup  – mais pas tout – de la démarche de Jean-Luc Mélenchon. Mais l’incapacité du Front de Gauche à s’ouvrir aux Alternatifs, à la FASE, à tous les unitaires à la gauche du PS me consterne. Et ma liberté m’incite à regarder partout où le renouveau socialiste espéré lors de la création du NPA semble poindre.

Il y a peu, j’ai lu le livre d’Arnaud Montebourg « Des idées et des rêves ».  Ce livre m’a beaucoup plu parce qu’il reprend des thèmes chers au mouvement altermondialiste et en particulier à Walden Bello, un universitaire philippin qui analyse la mondialisation néolibérale comme un phénomène nuisible qui frappe également le Nord et le Sud. Mais aussi un militant très actif du réseau « Notre monde n’est pas à vendre » que j’ai côtoyé à de multiples reprises.  Il m’a plu aussi parce que chaque chapitre se termine par une série de propositions concrètes.

Incontestablement, Montebourg, dont je ne n’oublie pas ses campagnes pour une VIe République bien avant l’arrivée de l’actuel occupant de l’Elysée et  contre les paradis fiscaux bien avant la crise de 2008, tranche avec la direction du PS et cette génération des Fabius, Aubry/Delors, Hollande, Royal, Moscovici, etc. qui a renié le socialisme. Force est de constater qu’aucune des idées novatrices de Montebourg n’est reprise dans le projet du PS, ni sur la VIe République, ni sur le capitalisme, ni sur l’écologie.

Mélenchon, Montebourg. Voilà deux acteurs politiques que j’aimerais voir ensemble. Voici un entretien de Montebourg dans Libé d’hier.

Hollande et Aubry nous ont fait perdre en 2002″

Député et président du conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg analyse les conséquences pour le PS de «l’affaire DSK», défend sa candidature «définitive» à la primaire du PS contre les candidats du système Hollande et Aubry et détaille son projet de «démondialisation», auquel il consacre un livre (1) qui sort demain.

Que change le forfait de DSK pour le Parti socialiste et pour vous ?

Ça ouvre le jeu. Je n’exclus pas, pour ma part, puisque ma candidature est définitive, d’être au deuxième tour de la primaire. L’élimination de Dominique Strauss-Kahn est une affaire judiciaire d’ordre personnel. Elle ne peut pas avoir de conséquences politiques.

Il ne faut pas suspendre la primaire ?

Nous avons à retrouver la confiance avec les Français. La primaire a cet objectif en les associant au choix. Il est hors de question de déconstruire ce que nous avons patiemment construit dans le cadre de ces retrouvailles.

Vous publiez ce livre à un mois du dépôt officiel des candidatures. Est-ce pour relancer votre campagne ?

Je ne suis pas écrivain, je suis un acteur politique. Mon livre est un outil de campagne. Les médias ont le nez sur les sondages, mais les Français se cherchent un avenir, le chemin qu’ils veulent donner à notre pays et la place qu’ils y trouveront. Le débat de la primaire doit être un débat d’orientation. Les derniers événements liés à la crise réclament un renouvellement profond de nos choix. La preuve en est ce qui se passe en Espagne (lire pages 4 à 6) où les socialistes qui accompagnent les marchés sont considérés comme étant inutiles ou identiques à la droite.

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