27 fév 2008

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couverture _GMT_thumb Khieu Samphan et les Khmers rouges 30 ans depuis Pol Pot
Europe : La trahison des élites Menaces sur la civilisation du vin Quelle Europe après le NON ?

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18 août 2014

Le Parti de Gauche va se réunir pendant quatre jours à Grenoble. Ces « remue méninges » arrivent à point, après deux scrutins qui clôturent un cycle ouvert en 2009.

Le PG s’est créé comme un « parti creuset » dont la volonté était de contribuer au rassemblement de la gauche de gauche. Les divisions de celle-ci garantissaient son impuissance à offrir une alternative aux politiques néo-libérales imposées tantôt par la droite décomplexée, tantôt par cette droite complexée formée par le PS et ses alliés.

Le PG a voulu que se crée le Front de Gauche avec le PCF. Le succès des élections européennes de 2009 – qui montrait au NPA qu’il se trompait dans sa démarche solitaire, mais qui avait raison de se méfier du PCF – a créé une dynamique que le formidable résultat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles a accentuée. Trois courants issus du NPA (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste et Convergences et alternatives), les Alternatifs et la FASE se sont rassemblés pour constituer la troisième composante du FdG, Ensemble.

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07 août 2014

Les Chambres Extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens (CETC), ce tribunal mixte composé à la fois de magistrats cambodgiens et de magistrats proposés par l’ONU, où des avocats cambodgiens et des avocats internationaux exercent leur métier, vient de prononcer un jugement historique : les deux plus hauts dirigeants encore en vie du régime des Khmers rouges viennent d’être jugés pour crimes contre l’humanité, au terme d’un procès équitable qui avait été précédé d’une très longue instruction.

Khieu Samphan, qui fut le chef de l’Etat du régime et Nuon Chea qui fut le numéro 2 du Parti Communiste du Kampuchea ont été condamnés à la réclusion à perpétuité.

Un jugement qui intervient, hélas, 39 ans après le début d’un régime qui a provoqué la mort de plus de 2.200.000 personnes. Un retard qui n’a pas permis que d’autres dirigeants soient jugés puisqu’ils sont morts entretemps.

Une nouvelle fois, la plupart des médias français racontent n’importent quoi et passent sous silence les véritables raisons de ce retard.

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31 juil 2014

(discours prononcé ce jour à Amélie-les-Bains- Palalda)

Citoyennes, Citoyens,

A 21H40, le 31 juillet 1914, au Café du Croissant à Paris, Jean Jaurès était assassiné. Il y a cent ans.

On commémore ceux qui appartiennent définitivement au passé. On célèbre ceux dont le passé prépare l’avenir.

Nous allons donc célébrer ce géant d’humanité, cet authentique socialiste. Nous allons le célébrer dans sa stupéfiante actualité. Car si l’homme nous a quittés, sa pensée est étonnamment présente pour celles et ceux qui ne se résignent pas devant le monde tel qu’il est. Nous n’allons pas célébrer la mémoire de Jaurès, nous allons dire à quel point il est vivant.

Nous allons donc célébrer ce semeur d’espérance, non pas comme il est de bon ton de le faire aujourd’hui, en vidant sa pensée de son rejet radical du capitalisme. Nous ne le ferons pas en réduisant Jaurès à son dernier combat – la défense de la paix – comme cela se fait aussi par ceux qui craignent qu’on évoque tous les autres aspects de ce réformiste révolutionnaire. Nous ne le célébrerons pas en rendant Jaurès consensuel, en prétendant comme cela a été dit par le président de l’Assemblée nationale puis par le président de la République, qu’il appartient à toute la nation et qu’il est l’homme de toute la France. Il ne peut y avoir, une fois de plus, comme au lendemain de sa mort, une union sacrée qui étouffe et enterre le message révolutionnaire de Jaurès.

Non, Jaurès n’est pas l ‘homme de toute la France, parce que la France, ce fut aussi le régime de Vichy qui fit abattre tant de statues de Jaurès et que l’esprit de Vichy, on l’a entendu maintes fois sous le précédent mandat présidentiel et, on en a eu confirmation lors des récents scrutins, cet esprit est encore très présent dans notre pays.

Non, Jaurès n’est pas l’homme du nationalisme chauvin et cocardier de Déroulède et de l’Action française. Non, Jaurès n’est pas l’homme du libéralisme économique, de la dictature des marchés et de la finance. Jaurès n’appartient ni au FN, ni à l‘UMP, ni au PS. Jaurès appartient à celles et ceux auxquels il a consacré toute sa vie jusqu’au sacrifice suprême. Jaurès appartient au peuple, au peuple des exploités, au peuple des précaires d’hier et d’aujourd’hui. Et à lui seul.

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29 juil 2014

JEUDI 31 juillet, à 18H, à Amélie les Bains – Palalda (66), place Martin Boix, je prononcerai un discours à l’occasion du 100e anniversaire de l’assassinat de Jean JAURES.

Le texte de ce discours sera posté sur ce blog le jour même.

17 juil 2014

Montreuil / Bruxelles / Washington, le 17 juillet 2014- Les Amis de la Terre, Greenpeace, Sierra Club et Transport & Environnement publient aujourd’hui un nouveau rapport « Marchandages douteux » [1], révélant comment les gouvernements des États-Unis et du Canada, poussés par les lobbies pétroliers, utilisent les négociations commerciales actuelles [2] pour forcer l’Union européenne à donner un accès illimité à son marché aux sables bitumineux, source de carburant qui a pourtant des impacts climatiques, sociaux et environnementaux dévastateurs.

Alors que les négociations sur un nouveau traité transatlantique (TAFTA) entre l’Union européenne et les États-Unis continuent cette semaine à Bruxelles, et que la société civile a déjà fait part de ses nombreuses inquiétudes quant aux impacts que pourrait avoir ce traité, ce rapport d’enquête montre comment les négociations sont d’ores et déjà utilisées pour affaiblir la législation européenne de lutte contre les changements climatiques.

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16 juil 2014

Parce que je partage totalement le point de vue exprimé ci-dessous et parce que je ne saurais dire mieux, je reproduis, avec l’accord de son auteur, l’argumentation qui fonde le rejet de la réforme territoriale. Une réforme qui répond à une volonté de plus de l’Union européenne de démanteler les Etats, seuls en capacité de résister – si tant est que leur gouvernement le veuille – à la main mise du secteur privé sur nos vies. De quoi pèseront les nouvelles régions face aux firmes multinationales auxquelles les Etats peinent déjà tellement à s’opposer ?

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Tous les journaux du Sud-Ouest traitent du même sujet : quelle région sera réunie à l’Aquitaine ? Midi-Pyrénées ? Limousin ? Poitou-Charentes ? Or, en nous invitant à signer telle pétition pour préférer l’association avec une région plutôt qu’avec une autre, en nous présentant l’action de tel parlementaire qui souhaite changer le projet actuel, on nous fait approprier une réforme territoriale dont, pourtant, on ne veut pas.

On nous amuse au lieu de nous expliquer les enjeux du projet qui veut se débarrasser du triptyque « nation, départements, communes » pour le remplacer par « Europe, régions, intercommunalités », dans le but de détricoter l’héritage révolutionnaire. Le découpage du territoire issu de la Révolution française voulait briser les chaînes de la féodalité ; pour atteindre cet objectif, il fallait transférer le pouvoir au peuple et en permettre l’exercice au plus près des citoyens. À l’inverse, en cherchant à régionaliser le pays, l’acte III de la décentralisation éloigne le territoire du citoyen pour que le contrôle du politique soit inopérant, pour que la technocratie prenne le pas sur la délégation de souveraineté et il transforme le cadre national, qui était un espace d’émancipation collectif, en une entité de compétitivité où règne le marché roi.
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14 juil 2014

14 juillet 1789, le peuple de Paris s’empare de la Bastille, symbole du despotisme monarchique. La Révolution française commence. Même si une analyse plus fine pousse à voir ses prémisses dans la convocation des Etats-Généraux et la rédaction des cahiers de doléance, l’acte révolutionnaire, c’est le surgissement populaire qui ne va plus s’arrêter et conduira à l’abolition des privilèges, à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, à la proclamation de la République le 21 septembre 1792 – une date jamais célébrée – à l’approbation de la Constitution de l’an I, le 24 juin 1793. Menacée de l’intérieur par les royalistes et de l’extérieur par une coalition de six monarchies européennes, la jeune République survivra au prix d’immenses souffrances. On connaît la suite : le 9 Thermidor et le 18 Brumaire mettront fin à l’idéal égalitaire proclamé en 1793. Le Directoire puis l’Empire marqueront un recul sensible des exigences laïques, sociales et démocratiques.

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