27 fév 2008

Cliquez sur les couvertures pour voir ces ouvrages

Khieu Samphan et les Khmers rouges 30 ans depuis Pol Pot Europe : La trahison des élites Menaces sur la civilisation du vin Quelle Europe après le NON ?

Si vous voulez recevoir automatiquement ce
qui est arrivé de neuf sur le blogue, il suffit de s’abonner par email

16 juin 2013

 TTIP, voilà un sigle nouveau auquel chacun doit se familiariser. Ce 14 juin, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) ont donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec le gouvernement des USA la création d’un marché commun transatlantique. Ce projet s’appelle, en anglais bien entendu, TTIP : Transatlantic Trade and Investment Partnership. En français, on parlera d’un partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement. Un décodage s’impose. De quoi s’agit-il ? Dans cette première partie, je vais m’efforcer de rendre public et lisible le texte du mandat. Dans une seconde partie, je fournirai des indications sur les dangers qu’il contient.

 En dehors des peuples

 Après le Parlement européen le 23 mai, les gouvernements viennent ainsi de donner le feu vert au Commissaire européen Karel De Gucht pour négocier ce projet au nom des 27 Etats (voir mon article du 29 mai, L’objectif ultime des libéraux de droite et de gauche : une Europe euro-américaine : http://www.jennar.fr/?p=2994). Que contient ce mandat ? Selon la volonté de la Commission européenne soutenue par les 27 gouvernements qui se prétendent démocratiques, ce document est « restricted », c’est-à-dire qu’il n’est pas public (en dépit d’une disposition qui affirme non sans humour que « rien dans cet accord ne devrait affecter le droit de l’UE ou des Etats membres concernant l’accès du public aux documents officiels »). Ce qui signifie qu’il ne peut y avoir aucun débat public sur les enjeux d’un projet qui, comme on va le voir, est d’une ampleur sans égale depuis la création du marché commun européen, en 1957. Mais nul ne doit s’étonner. Depuis le traité de Rome, des choix de société fondamentaux ont été effectués sans que le peuple ait eu la possibilité de se prononcer. Cinquante-six ans de « construction européenne » se sont traduits par un bon demi siècle de destruction démocratique.

  Lire la suite »

14 juin 2013

par Costa-Gavras, Bérénice Béjo, Daniele Luchetti, Radu Mihaileanu et Dariusz Jabłoński.

Publié sur le site du Huffington Post, le 14 juin 2013 (http://www.huffingtonpost.fr/costagavras/libre-echange-etats-unis-europe-culture_b_3428819.html)

Nous avons à la tête de notre Europe un homme cynique, malhonnête et méprisant qui nuit aux intérêts européens !

Voilà le constat lapidaire que nous faisons à l’issue d’une journée passée au Parlement européen où nous avons côtoyé le meilleur – l’engouement des représentants du peuple européen en faveur de la culture – et le pire – la rencontre avec un Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui reste désespérément sourd à la nécessité de défendre le droit des européens à soutenir et promouvoir leur culture.

Depuis 3 mois, la mobilisation des milliers de professionnels de la culture, et de tous les grands cinéastes que compte le continent européen, ne faiblit pas pour demander l’exclusion de l’audiovisuel et du cinéma des futures négociations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis.

Cette mobilisation est à la hauteur du sentiment de trahison qui a été ressenti par tous les cinéastes à la lecture du projet de mandat de négociation mis sur la table par la Commission européenne et qui fait de la culture, de notre culture européenne une simple monnaie d’échange dans des discussions commerciales.

Lire la suite »

06 juin 2013

La haine de tout ce qui est différent, fortement  encouragée par le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble et pendant sa campagne électorale, la banalisation du FN par les médias toxiques, la violence verbale et physique des adversaires en tous genres du mariage pour tous, l’indifférence du PS face à cette montée des périls tout au long des années écoulées  et en particulier lors des élections de 2012 expliquent le drame dont Clément Méric est aujourd’hui la victime.

Les rafles d’immigrés commises sous Hortefeux/Guéant/Valls, les expulsions barbares de Roms décidées par les mêmes accréditent le racisme et la violence et ouvrent la voie à la résurgence du fascisme  en France.

En visite à Paris, j’étais place St-Michel avec la foule des démocrates pour rendre hommage à cette victime du combat antifasciste, exprimer notre émotion et notre indignation collectives et  dénoncer les nouvelles ligues fascistes.

No pasarán !

RMJ

31 mai 2013

 

Vous connaissez la BEI ? La Banque européenne d’investissement. Créée en 1957 par le traité de Rome, c’est la banque de l’Union européenne. Les actionnaires sont les 27 Etats membres de l’UE. Chaque Etat est représenté par son ministre des finances ou la personne qu’il délègue. Les décisions se prennent à l’unanimité.

Et la BERD ? Banque européenne pour la reconstruction et le développement, créée en 1991 pour encourager les pays d’Europe de l’Est à s’adapter à l’économie de marché. Les actionnaires sont un grand nombre d’Etats, l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement. La France est représentée au Conseil d’Administration par une personne désignée par le ministre des finances.

Donc, c’est le ministre socialiste Moscovici qui est responsable des décisions prises par ses représentants dans ces deux banques.

Or, selon le Canard Enchaîné du 29 mai 2013, la BEI accordé en 2009 à Renault un prêt de 200 millions d’euros pour construire une usine au Maroc et, fin de l’an passé, un crédit du même montant à Ford Europe pour financer d’importants investissements en Turquie au moment où Ford Europe supprimait 4.500 emplois en Belgique et en Grande-Bretagne. Toujours selon mon palmipède préféré, la BERD a offert en 2012 à PSA, qui ferme son usine d’Aulnay, un prêt de 110 millions pour la production de voitures en Russie. Un prêt de 100 millions doit ’être octroyé à l’équipementier automobile Faurecia (filiale de PSA),  qui vient de décider de la suppression de 3000 emplois en Europe occidentale, pour financer ses activités au Maroc, en Russie, en Tunisie et en Turquie.

Chaque fois, le représentant de Moscovici a le pouvoir de bloquer ces incitations et ces aides à la délocalisation. Que du contraire, il  les approuve.

Ainsi donc, une des plus importantes personnalités « socialistes » du gouvernement est directement complice des délocalisations.

A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Rmj

31.05.2013

29 mai 2013

« L’Europe est (…) vouée à un destin analogue à celui du Canada, c’est-à-dire à être progressivement dépossédée de toute indépendance économique et culturelle à l’égard de la puissance dominante. En fait l’Europe vraiment européenne fonctionne comme un leurre dissimulant l’Europe euro-américaine qui se profile et qu’elle facilite en obtenant l’adhésion de ceux qui en attendent l’inverse exact de ce qu’elle fait et de ce qu’elle est en train de devenir. » Pierre Bourdieu, Vienne, 10 novembre 2000 et Contre-feux 2, Raisons d’Agir, 2001, p.68

Dans ce livre qu’avait voulu Pierre Bourdieu, « Europe la trahison des élites », (2004), je décrivais (p. 72 et suivantes) le processus préparé par la Commission européenne qui confirmait l’affirmation de Bourdieu : créer une zone transatlantique unique. Je fournissais en annexe le long « programme d’action » de la Commission qui décrivait les étapes à réaliser pour y parvenir. Ce document reçut l’aval des deux grands courants du Parlement européen, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates, en ce compris les « socialistes » français. Mais jamais, les médias, dans leur écrasante majorité, n’en ont fait état.

Le 7 mars 2006, consultant au Parlement européen auprès de la Gauche Unitaire Européenne, je signais une chronique intitulée « Le PET ou la disparition de l’Europe » (dont voici le lien : http://www.jennar.fr/?p=265 ). Le PET signifiait alors « Partenariat Economique Transatlantique ». Puis, c’est devenu le « grand marché transatlantique » (dont traite bien un petit livre de R. Cherenti et B. Poncelet publié en 2011 chez Bruno Leprince).

A l’évidence, nous sommes confrontés à un projet patronal soutenu depuis plus de dix ans par les libéraux de gauche comme de droite. Après le temps des propositions et des programmations, voici venue l’heure de la mise en oeuvre. Le Parlement européen vient de donner le feu vert à l’ouverture de négociations « en vue d’un accord de l’UE en matière de commerce et d’investissement avec les Etats-Unis ». Une phraséologie qui dissimule mal qu’il s’agit de créer une zone de libre échange très avancée, disons-le tout net, un marché commun, entre l’Union européenne et les USA.

Lire la suite »

26 mai 2013

Je suis maintenant rentré en France après avoir participé, du 15 au 19 avril, aux audiences de la Cour Internationale de Justice à La Haye sur l’affaire du temple de Preah Vihear qui oppose le Cambodge et la Thaïlande et après avoir séjourné à Phnom Penh jusque jeudi dernier.

Au Cambodge, malgré le début de la saison des pluies (un début qu’on appelle là-bas les pluies des mangues – car c’est la pleine saison des mangues), la température voisine le plus souvent les 40° et le soleil tape dur. Mais j’adore ça. C’est dire si les 6° trouvés à Roissy ont ajouté un sérieux décalage thermique au décalage horaire.

Bon. Revoici la France, l’Europe et la replongée dans le grand bond en arrière. Il paraît qu’en privatisant – libéraliser, ils disent – tout va aller mieux. On a vu ça en Amérique latine; on voit ça en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande. Cela va peut-être mieux pour les riches, mais pour les autres, on retourne tout doucement au XIXe siècle.

Jaurès, reviens ! Ils sont devenus fous !

Raoul

 

11 mai 2013

La voix que le PS veut faire taire non seulement en France, mais dans toute l’Europe :

http://www.mondialisation.ca/rendez-les-cles-du-mali-au-peuple-malien/5334503