30 Mai 2010

 

Appel du CADTM (Comité  pour l’annulation de la dette du tiers-monde) www.cadtm.org

Depuis des mois, des manifestations ont lieu en Grèce pour s’opposer au plan d’austérité que le gouvernement, les dirigeants européens et le Fonds monétaire international ont décidé d’imposer au peuple grec. Aujourd’hui, la direction du pays n’appartient plus à ses élus mais est placée sous la tutelle du FMI et des institutions européennes échappant à tout contrôle démocratique.

Plusieurs grèves générales ont déjà eu lieu à l’appel de l’ensemble des syndicats et des partis politiques de gauche depuis le début de l’année 2010.

Cette lutte exemplaire fait écho à celles des peuples d’Europe orientale (Roumanie, Hongrie, Lettonie,…), à celles des autres pays des Balkans (Bosnie…), d’Irlande et récemment d’Islande confrontés à des plans d’austérité similaires.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

02 Mar 2010

 

Pour une autre Europe des savoirs

Jeudi 25 mars 2010

Parlement Européen

Rue Wiertz/Wiertzstraat 60 B-1047 Brussels

Salle 7C050

10h00-12h30 / 14h-18h (accueil à partir de 9h) 

Les 25-26 mars 2010 se tiendra le Conseil européen de Printemps à  Bruxelles. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réuniront pour célébrer les dix ans de la stratégie de Lisbonne qui, entre autres, encadre les politiques engagées actuellement dans tous les pays membres pour « moderniser » les systèmes nationaux de recherche et d’enseignement (primaire, secondaire, supérieur, « formation tout au long de la vie »).

Une fois le bilan dressé, ils projetteront cette stratégie à l’horizon 2020, suivant le programme « Europe 2020 » préparé par la Commission européenne (voir http://ec.europa.eu/eu2020/index_fr.htm)

L’ambition affichée d’une « société de la connaissance » ne peut être qu’encouragée lorsqu’elle est un pari sur l’éducation et la recherche comme biens publics, qu’elle garantit la démocratisation de l’accès au savoir, qu’elle permet aux citoyens l’analyse critique raisonnée des choix scientifiques et techniques qui leur sont proposés. Mais l’orientation suivie depuis une décennie est toute autre. Elle tend à réduire ce projet à la construction d’un « marché de la connaissance » dont nous constatons partout les conséquences délétères : indépendance scientifique et institutionnelle affaiblie, système de recherche publique déstructuré, pouvoir des entreprises renforcé, hausse des droits d’inscription, précarisation massive des conditions de travail et d’étude, citoyens mis à l’écart des choix scientifiques et techniques qui les concernent. Quant à la promesse des 3% du PNB investis dans la recherche, elle se solde par des coupes budgétaires massives.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

18 Sep 2008

 Aujourd’hui, pour certains, le temps est venu de « dépasser » – c’est le mot à la mode – le clivage entre les partisans de l’Europe telle qu’elle se fait et ses adversaires. Il semble que ce soit le nouveau discours convenu dans une frange de ce qui fut la gauche du « non » au TCE. Un refus qui fut et reste  d’actualité, puisque l’acte de décès de cette copie conforme du TCE qu’est le traité de Lisbonne n’a pas été prononcé. En dépit de son rejet par le peuple irlandais.

Après la synthèse rose du PS, voici la synthèse verte. Du PS et des Verts, depuis la gauche plurielle – en voie de reconstitution – les partisans d’un éco-socialisme, c’est-à-dire d’une réelle transformation sociale non productiviste, savent qu’il n’y a rien à attendre. Mais plus surprenante est la synthèse de ceux qui, en même temps qu’ils font cette synthèse, veulent une alternative à gauche.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , ,

11 Sep 2008

La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme appelle à travailler au succès des mobilisations et initiatives en préparation contre les orientations de Sarkozy pour la présidence de l’Union, sur les questions sociales, l’environnement, l’immigration, les relations avec les pays du Sud, le respect du Non irlandais, etc. et notamment la campagne lancée par le Collectif pour une Autre Europe.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

27 Août 2008

Parce que nous sommes internationalistes, nous avons fait, avec Jaurès, le rêve d’une Europe où les peuples vivent en amitié, après des siècles de guerres civiles européennes. Mais ce rêve est devenu un cauchemar lorsque certaines chancelleries ont favorisé l’éclatement de la Yougoslavie et de la sorte un règlement violent du conflit.

Parce que nous sommes les enfants de l’Europe des Lumières, nous avons fait le rêve d’une Europe qui soit une communauté de valeurs. Ce rêve devient un cauchemar chaque fois que nous vérifions qu’il ne s’agit que d’une communauté d’intérêts ou, pour le dire avec les mots de Pierre Bourdieu, une Europe des banquiers et des hommes d’affaires.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

10 Mar 2007

 

Par André  Brie[*]

« Le ‘modèle social européen’ a encore son avenir devant lui. La gauche européenne pourrait en faire sa marque, son projet commun, si seulement elle en a le courage. »

                                                                                 Michael Krätke

1.

Deux convictions sont défendues avant tout dans ce qui suit. Premièrement : Une gauche allemande refondée n’a une grande chance politique que si elle remplit toute une série de préalables importants[1]. Parmi ceux-ci, il en est un essentiel : elle doit être une gauche européenne et soutenir activement et concrètement la poursuite de l’intégration et de l’union de l’Europe. La gauche allemande refondée sera européenne ou ne sera pas. Deuxièmement : Il ne saurait y avoir d’Europe unifiée, sans Europe sociale. La crise profonde que traverse l’intégration européenne est due notamment à l’absence de cette orientation décisive. Aucune force ne pourrait donc être actuellement plus pro-européenne que la gauche, à condition qu’elle accepte ce défi… et qu’elle en ait seulement le courage.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,

22 Juin 2005

 Les adversaires de gauche du projet Giscard-Dehaene ont combattu ce texte au nom de l’impérieuse nécessité de refonder le projet européen. Une refondation qui serait consacrée dans une Constitution digne de ce nom. Parce que d’abord et avant tout, une Constitution doit protéger contre l’arbitraire. Et l’arbitraire des puissants demeure la principale caractéristique de la construction européenne.

Mais que faut-il pour qu’un texte mérite d’être appelé Constitution ? Qu’il remplisse à la fois des conditions de contenu et de forme et qu’il soit élaboré selon les principes aujourd’hui établis par la communauté internationale.

Lire la suite »