23 Jan 2017

Prévisions IPSOS , 1er tour
Jadot (s’il a ses signatures) 2%
Hamon 8%
Mélenchon 13%
Macron 20%
Fillon 26%
Le Pen 27%

Valls ferait 9% s’il emportait la primaire du P$. Il n’est en rien le candidat qui peut se retrouver au 2e tour.

Le sondage (réalisé avant dimanche) ne tient pas compte du soutien de Montebourg à Hamon.

Un rassemblement hors P$ de Jadot, Hamon, Mélenchon et Montebourg permettrait de dépasser Macron en obtenant au moins 23%.

Et l’extraordinaire dynamique dont il serait porteur ouvrirait la voie au deuxième tour. N’est-ce pas cela qu’il faut réclamer de ceux qui ne veulent ni de Valls, ni de Macron, ni de Fillon, ni de Le Pen ?

rmj

 

23 Jan 2017

Dans un récent entretien au JDD, J.-L. Mélenchon analyse avec lucidité ce qui risque d’arriver si ce n’est pas Valls qui emporte la primaire. Il ne fait guère de doute, en effet, que si Hamon emporte la primaire du P$, un grand nombre de députés et de sénateurs P$ vont filer chez Macron et avec eux l’électorat qui approuve le quinquennat finissant.

Dès lors, l’animateur de la France Insoumise considère qu’un désistement en sa faveur prendrait tout son sens, car le candidat du P$ ne pourrait raisonnablement espérer qu’une 4e ou une 5e place au terme du premier tour de la présidentielle.

Toutes celles et tous ceux qui ont renoncé à attendre quelque chose du P$, qui remettent en cause le fonctionnement des partis politiques et des institutions de la Ve République, qui réclament une alternative démocratique, sociale et écologique à la social-démocratie, qui pensent que rien n’est plié et qu’il est encore possible d’éviter Macron-Fillon-Le Pen, vont regretter cette approche.

Quand on veut rassembler, on n’appelle pas à se désister en sa faveur.  On ne fait pas avancer le rassemblement quand on exige un ralliement.

Lire la suite »

15 Jan 2017

Je partage l’analyse de Takis Fotopoulos évoquée par   Mirandela  : le Brexit, le vote Trump et certains votes nationalistes sont des expressions d’un rejet d’une mondialisation néo-libérale négociée et voulue par tous les gouvernements au pouvoir depuis le milieu des années 80. Cette mondialisation n’a été conçue que pour le bénéfice exclusif des firmes privées et des institutions financières privées.  S’il y a bien un phénomène mondial, c’est le rejet de cette globalisation hautement nuisible pour les peuples.

Mais, si je suis convaincu que  tous les électeurs du FN ne sont pas des fascistes, et que beaucoup expriment une colère, une vive protestation, en l’absence d’alternative de gauche à la collusion des droites et des gauches institutionnelles, il demeure, soyons lucides et vigilants, qu’il y a au FN, comme à Aube Dorée, comme dans les Pays Baltes, en Hongrie, en Pologne, aux Pays-Bas, en Belgique, et dans l’électorat de Trump et du Brexit, une frange nettement fasciste, raciste et xénophobe.

Ce qu’il y a de positif dans les meilleurs de ces votes, c’est le rejet du système, le rejet de la collusion des partis de gouvernement avec le monde des affaires et de la finance, le rejet de la professionnalisation du mandat public, le rejet de la concurrence de tous contre tous, le rejet de la dépossession des choix, le rejet de la violence et du discours guerrier. Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

24 Oct 2016

Le Gouvernement du Cambodge et l’Ambassade de France à Phnom Penh ont organisé plusieurs évènements pour célébrer le cinquantième anniversaire du discours prononcé à Phnom Penh par Charles de Gaulle, Président de la République française, en 1966.  Parmi les manifestations qui ont eu lieu, une séance académique s’est tenue au cours de laquelle sont intervenus plusieurs orateurs. Il m’est revenu de traiter de l’impact international de ce célèbre discours. Celui-ci fut un évènement important pour tous ceux qui militaient contre l’intervention américaine au Vietnam. Voici le texte de ma communication.

Le discours de Phnom Penh de Charles de Gaulle ne fut pas, comme certains l’ont affirmé, un coup de tonnerre dans un ciel serein.

Ce fut plutôt l’aboutissement d’une réflexion commencée après la défaite des forces françaises en Indochine et les Accords de Genève de 1954. Ce que l’éditorial du journal Le Monde du 2 septembre 1966 confirmait en indiquant que le Général de Gaulle a « surtout donné un aspect plus solennel et plus dramatique aux idées qu’il n’a cessé de soutenir depuis août 1963« [1].

Pragmatique, le Président de la République française a tiré toutes les leçons de la guerre d’Indochine. On peut même déduire de la lettre qu’il adressait au Président Ho Chi Minh le 8 février 1966, qu’il reconnaissait les erreurs qu’il avait lui-même commises en 1945 [1]. Cette reconnaissance implicite deviendra tout à fait explicite en mars 1969 lors d’un entretien du général de Gaulle avec le président Nixon [2].

Convaincu qu’on ne peut imposer un destin différent à un peuple déterminé à faire valoir ses droits, même lorsque le sort des armes lui est défavorable comme ce fut le cas en Algérie, de Gaulle y voyait la confirmation de la force du sentiment national sur toute autre considération. Il avait compris que, comme l’écrivait l’éditorialiste du Monde, « les idéologies ne sont que le masque des ambitions et des rivalités nationales« [3].

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , ,

16 Oct 2016

On le sait le Parlement de Wallonie étudie depuis deux ans le projet connu sous le sigle anglais CETA d’accord entre l’UE et le Canada. Je fus moi-même auditionné par ce Parlement en janvier de cette année pour parler de ces accords dits de libre échange qui constituent en fait autant d’atteintes à la souveraineté des peuples et des Etats et à la démocratie (voir le texte de mon exposé au 11 janvier 2016).

Le Parlement de Wallonie a adopté une résolution qui, après de longs développements, demande au Gouvernement wallon (extrait) :

  1. d’agir auprès du Gouvernement fédéral en vue :

– de solliciter l’avis de la Cour de justice européenne (CJE) sur la compatibilité de l’accord avec les Traités européens sur la base de l’article 218 (11) du TFUE pour éviter qu’un accord incompatible avec les Traités européens soit conclu et de ne pas procéder à la ratification de cet accord tant que la CJE ne s’est pas prononcée;

  • –  de plaider au sein du Conseil pour que le CETA soit qualifié d’accord mixte, ce qui implique que les États membres doivent donner leur accord;
  • –  de refuser toute mise en oeuvre provisoire du CETA mais d’attendre que toutes les procédures de ratification nationales soient clôturées, afin d’entendre la voix des citoyens européens, avant une éventuelle entrée en vigueur de l’accord;
  • –  de donner la priorité, dans le cadre du CETA, à un mécanisme de règlement des différends d’État à État sur base des juridictions publiques existantes;
  1. de ne pas accorder les pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature du CETA entre l’Union européenne et le Canada;
  2. d’agir auprès des institutions européennes afin de veiller à ce que tous les accords commerciaux conclus par l’Union européenne avec des pays tiers, prévoient le respect des balises suivantes, qui ne se retrouvent malheureusement pas dans le CETA :

Lire la suite »

24 Juil 2016

Un parlementaire vient d’adresser à une citoyenne hostile au CETA (accord UE-Canada déjà négocié) comme au TAFTA (accord UE-USA encore en négociation) une lettre qui se veut rassurante à tous égards et qui affirme que CETA et TAFTA n’ont rien en commun. Voici le modèle de réponse que j’ai proposé à cette citoyenne qui m’a contacté. Libre à chacun de s’en inspirer.

Monsieur le Député,

Je vous remercie d’avoir pris la peine de me répondre, même si votre réponse ne peut me satisfaire, car elle constitue une véritable insulte à l’intelligence commune. Pour le dire très poliment, Monsieur le Député, vous fondant sur l’ignorance supposée des citoyens, vous dites la chose qui n’est pas. Enfin, je présume que vous utilisez les éléments de réponse qu’on vous a préparés, car aucun esprit indépendant ne pourrait assumer une telle intoxication.

Lire la suite »

02 Juin 2016

Un lien vers l’Institut Veblen, un établissement indépendant du MEDEF, qui fournit des analyses intéressantes sur les PME et les accords de libre-échange : veblen-institute.org