09 Juin 2019

26 mai, en soirée. Je suis chez moi, à Mosset. Avec un ami, nous regardons les résultats de l’élection du Parlement européen à la télé. Cet ami, vieux communiste parisien, a voté évidemment pour Ian Brossat, se félicitant de soutenir un gars jeune, dynamique, homosexuel, Juif et, paraît-il, excellent adjoint à la Mairie de Paris en charge du logement. J’ai voté comme lui. Pour la première fois de ma vie, j’ai donné ma voix à une liste animée par le PCF. Parce que j’estimais indispensable que soient réélus les deux députés européens sortants, Patrick Le Hyaric et Marie-Pierre Vieu, qui avaient fait un excellent travail sur tous les dossiers qui me tiennent à cœur. Mais il fallait pour cela que la liste Brossat atteigne les 5%. Comme je trouvais ridicule la compétition entre EELV et LFI pour être les premiers à gauche, j’ai préféré que ma voix aide la liste Brossat à obtenir les 5%. D’autant que je savais qu’élus PCF et élus LFI se retrouveraient dans le même groupe parlementaire, la Gauche Unitaire Européenne – GUE (je ne peux m’empêcher de me souvenir qu’ayant indiqué cette commune appartenance au même groupe parlementaire, je me suis fait rabrouer sur Facebook par un militant LFI m’annonçant avec arrogance avant le 26 mai que les élus LFI ne rejoindraient pas la GUE – ce qu’ils ont fait bien évidemment après le 26 mai, au point aujourd’hui de se vanter de leur apport à ce groupe ! Les mesquineries politiciennes n’ont jamais épargné ceux qui prétendent faire de la politique autrement).

Evidemment, plus la soirée avance, plus la consternation est grande. Nous sommes sidérés. Et partagés. Voir Macron qui s’est investi totalement dans cette campagne, renonçant à son rôle prédominant de président de tous les Français, être battu sur l’enjeu qu’il a lui même fixé, cela fait plaisir. Mais voir l’extrême-droite héritière de Vichy arriver de nouveau en première place ne peut réjouir personne. Comme je l’écrivais déjà en 2017, « ni la peste, ni le choléra ». Mais à l’époque, nombreux étaient ceux qui ne redoutaient que la peste (brune).

Les résultats médiocres du PCF et de LFI sont sidérants. Le succès relatif d’EELV n’apporte qu’une satisfaction mineure, car elle est mitigée suite aux ambiguïtés entretenues pendant la campagne par la tête de liste. Plus que jamais, la gauche est un champ de ruines.

Les logiques d’appareil, la volonté de rassembler réduite à l’exigence de ralliement, l’orgueil surdimensionné de certains dirigeants, la gangrène populiste, la méfiance voire l’agressivité partout, la solidarité de classe nulle part, tout cela nous a conduits là où nous sommes. Lire la suite »

20 Mai 2019

Je m’adresse aux femmes et aux hommes qui aspirent à une société de justice et d’égalité, à une société fraternelle, à une société en harmonie avec le cadre naturel hors duquel l’espèce humaine ne peut survivre. Je m’adresse donc aux enfants de Jean Jaurès et de René Dumont, à ceux qui veulent non pas adapter le système, mais le changer.

Mon Europe à moi, elle respecte avant tout les souverainetés nationales. Mais dans les domaines où l’union des peuples peut faire mieux ensemble, les Etats doivent coopérer. Comme ils l’ont fait pour tout ce qui a réussi lorsqu’ils ont mis leurs efforts en commun : Ariane, Airbus, etc. Mon Europe à moi, c’est une organisation intergouvernementale au service des peuples, sans organes supranationaux technocratiques et idéologiquement orientés. Je ne suis pas un fédéraliste européen. Je ne suis pas pour un modèle qui nie notre passé et ce que nous sommes aujourd’hui. Copier les USA, ne me semble pas un projet pertinent.

L’Union européenne d’aujourd’hui n’est pas bonne pour les peuples. Dans les pouvoirs exclusifs qui sont les siens, elle n’est que le bras politique et juridique des intérêts particuliers des grandes entreprises. Les traités européens, depuis l’Acte Unique, de Jacques Delors, interdisent toute Europe sociale puisque c’est le primat de la concurrence qui est a loi suprême. Depuis ce traité voulu par la France de Mitterrand-Delors, l’Union Européenne, c’est essentiellement la concurrence de tous contre tous. La solidarité entre les peuples, n’est qu’un slogan sans contenu. On oppose travailleurs d’ici à travailleurs de là-bas, contraintes écologiques d’ici à contraintes écologiques de là-bas, fiscalité d’ici à fiscalité de là-bas. Le marché unique, c’est, voulu par nos gouvernements, la chasse libre des entreprises au moins disant fiscal, social et écologique. Dans les pouvoirs qu’ont ensemble les gouvernements des Etats de l’UE, c’est la même volonté néolibérale qui s’affirme. C’est l’UE des riches, l’UE des multinationales qui s’imposent à nous et à la planète. C’est aussi l’UE à la botte des USA. Sans le moindre souci pour le sort des populations, des autres espèces vivantes et de notre environnement global. Le seul maître qui dirige l’Union européenne, c’est le profit des puissants.

Profit et éthique sont incompatibles. C’est une réalité incontournable. Nous sommes silencieux sur les crimes contre l’humanité commis par ceux qui nous fournissent du pétrole et par ceux qui nous achètent des armes. Nous sommes par contre éloquents jusqu’à l’emphase sur les droits humains fondamentaux à l’égard des gouvernements qui ne sont ni fournisseurs de matières premières stratégiques, ni clients de nos industries d’armements. Nous rejetons à la mer les victimes des conflits que nous provoquons là où les intérêts de nos firmes privées sont en cause. Nous adorons critiquer les USA, mais à notre niveau, nous faisons exactement comme eux et nous nous plions à leurs exigences. Le crédit moral qu’a pu détenir un temps l’Union européenne et, en son sein la France, est totalement ruiné. Le monde du Sud qui regardait un temps l’Europe comme une alternative à l’impérialisme américain regarde désormais ailleurs.

Face à ce qui ressemble à un rouleau compresseur que rien n’arrête, que faire ?

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18 Mar 2019

On est sidéré d’apprendre, presque chaque jour, qu’il se trouve un gouvernement et une majorité de parlementaires qui défendent des choix qui vont tous dans le même sens : la destruction de la planète.

Ils défendent le nucléaire mais sont incapables de garantir en toute transparence la sécurité des populations et d’anticiper les effets sur l’environnement et la santé des générations futures des déchets qui s’accumulent année après année.

Ils défendent les pesticides et autres perturbateurs endocriniens et se moquent éperdument des conséquences pour la santé non seulement de ceux qui les utilisent professionnellement, mais de l’ensemble de la population. Comme leurs ainés en politique qui avaient autrefois contesté la dangerosité du plomb, puis plus tard de l’amiante, ce sont les industriels dont la logique n’est pas l’intérêt général qu’ils préfèrent écouter.

Ils sont incapables de remettre en question un modèle de société qui va rendre la planète invivable pour les êtres humains et bon nombre d’êtres vivants. Malgré des rapports qui s’accumulent depuis le premier qui remonte déjà à 1972, malgré des phénomènes – sécheresses et incendies ; averses torrentielles et inondations ; tornades ; fonte des pôles et des glaciers ; élévation du niveau des eaux ; destruction de grande ampleur de la biodiversité – de plus en plus perceptibles et de plus en plus manifestes, ils ne font rien qui soit à la hauteur des défis. Rien. Rien que du faux semblant pour faire croire qu’ils agissent alors qu’il n’en est rien.

Ces praticiens du « après nous les mouches », obsédés par le court terme et ses profits immédiats, ont pourtant des enfants et des petits enfants. Pensent-ils que ces enfants de privilégiés auront le privilège d’échapper aux drames que l’incurie de leurs parents est en train de préparer ?

Personne ne sera à l’abri. Mais s’en soucient-ils ?

Quand on étudie l’enchainement des faits qui ont conduit aux deux guerres mondiales, aux guerres d’Indochine et du Vietnam, à celle d’Algérie, au chaos endémique du Proche et du Moyen-Orient, n’est-ce pas la même irresponsabilité de ceux qui se prétendent en toutes occasions des responsables qui est la cause des malheurs des peuples ? Si à l’occasion des conflits que je viens de citer, les politiciens pouvaient peut-être protéger leurs proches de leurs propres lâchetés, il en va tout autrement des phénomènes qui sont à l’œuvre, qu’ils ont provoqués, mais qu’ils refusent de contrôler et de stopper.

Ces phénomènes sont d’une ampleur telle qu’ils frapperont tout le monde, partout, indistinctement. Leurs enfants crèveront aussi.

La jeunesse du monde l’a compris qui se lève et réclame les changements radicaux qui s’imposent. Il lui reste à comprendre que ceux qui dirigent et ceux qui votent des lois ne sont manifestement pas disposés à changer. Il faudra donc les chasser. C’est une question de survie.

Raoul M. Jennar

18 mars 2019

 

05 Fév 2019

Cette loi est une menace majeure pour les citoyens. Nos libertés fondamentales sont en danger. D’éminents juristes de toutes les sensibilités le confirment.

Cette loi n’est pas nécessaire. L’arsenal juridique existant est très suffisant pour réprimer les casseurs. Point besoin de ces dispositions liberticides.

Une ligne rouge a été franchie par un gouvernement et une majorité parlementaire qui deviennent à tous points de vue un danger pour le peuple de France.

Mais si une bataille est perdue, cette guerre-là peut encore être gagnée. Il faut une interpellation massive de tous les parlementaires lucides et responsables pour qu’ils introduisent un recours au Conseil Constitutionnel, gardien de nos libertés.

Ecrivons à nos élus, pressons les d’agir. Retenons les leçons de l’Histoire. Ne donnons pas « démocratiquement » des armes légales aux ennemis de la démocratie.

29 Jan 2019

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy.
(Appel des Gilets Jaunes de Commercy)
Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire !
Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.
Partageons la richesse et pas la misère !
Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services
publics gratuits et pour tous.
C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.
Et quelle est la réponse du gouvernement ?
La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents.
Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !
Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider !
La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.
Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni racistes, ni sexistes, ni homophobes, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.
Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous
toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires, du monde rural et des outres-mers…).
Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14…), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février.
Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes.
Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous ! Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions.
Fédérons-nous pour transformer la société !
Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees@gmail.com).
N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.
Macron Démission !
Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.
Appel proposé par l’Assemblée des Assemblées de Commercy.
Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.

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23 Jan 2019

Pour mettre fin aux menaces extrêmement graves qui pèsent sur notre planète du fait du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité et de l’environnement, pour créer une société solidaire et libre, il faut remettre radicalement en question le système actuel productiviste, pollueur, qui affecte gravement la santé des gens, qui accroît les inégalités, qui génère de l’injustice, qui est fondé exclusivement sur la recherche du profit et la logique de la rentabilité.
Nous évoluons vers une société hyper individualiste, à l’américaine, faite pour les riches et les bien portants, qui laisse des millions de gens au bord de la route. Les politiques néolibérales, faites de privatisations et d’austérité, menées en France depuis 1983, détruisent le modèle encore imparfait construit patiemment depuis les débuts de la IIIe République.
L’actuel gouvernement, dans le prolongement des trois quinquennats qui ont précédé, va exactement dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire.
Un Etat démocratique, c’est d’abord une démocratie parlementaire et non pas un système présidentiel. Il faut redonner vie à la démocratie représentative par l’instauration du système proportionnel (avec des garanties pour préserver la stabilité gouvernementale et éviter les défauts de la IVe République), par la suppression du cumul des mandats et la limitation d’un même mandat dans le temps, par le référendum révocatoire quand 50% des électeurs inscrits estiment que l’élu a failli, par l’instauration d’un pouvoir collégial au niveau des communes, des départements et des régions, par la mise en place du référendum d’initiative citoyenne à ces trois niveaux.
A cette VIe République démocratique, il faut ajouter une République sociale où la redistribution de toutes les richesses produites s’effectue par une fiscalité directe progressive (elle doit frapper l’évasion fiscale et toucher tous les types de revenus et être plus importante en termes de recettes que la fiscalité indirecte), ce qui doit permettre l’existence de services publics de qualité afin de réaliser l’égal accès à l’éducation, à la culture, aux soins, aux transports, à l’énergie (eau comprise, qui ne peut être privatisée), au logement, au travail, aux loisirs.
Enfin une République écologique doit mettre en place des politiques rigoureuses de protection de la nature et de l’environnement, interdire les nuisances en tous genres, inciter fortement aux énonomies d’énergie, dans le bâtiment et dans les transports (en rétablissant une offre sérieuse dans le domaine des transports publics pour les personnes, mais aussi pour le fret), encourager le transport par voies fluviales et ferroviaires et accélérer la transition vers le recours aux énergies alternatives. En un mot, l’exacte contraire de ce qui se fait. Les lois du marché doivent céder le pas à l’intérêt général.

rmj

09 Jan 2019

Le gouvernement vient de donner la liste des réformes qui auront sa priorité dans les douze mois à venir. Parmi les cinq premières figure une révision de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Églises et de l’État ».

Pourquoi modifier une loi qui constitue un des fondements du principe républicain d’ailleurs consacré par le premier article de la Constitution des IV et Ve Républiques ? Et pourquoi une telle hâte ?

Comme le soulignait Jaurès, un des principaux acteurs, avec Aristide Briand, du débat qui a conduit à cette loi, « la démocratie ne peut assurer son office qui est d’assurer l’égalité des droits que dans la laïcité ». Pour lui, démocratie et laïcité sont « indivisibles » puisque la mission de la démocratie est de réaliser l’égalité dans la liberté. Jaurès, comme tous ceux qui n’oublient rien de notre histoire commune, garde à l’esprit les conflits extrêmement sanglants qui ont opposé catholiques et protestants pendant des siècles ; il vient de vivre les déchirements de l’affaire Dreyfus où s’est répandu le poison de l’antisémitisme.

Jaurès est aussi particulièrement conscient du rôle des institutions religieuses. Le monothéisme pousse à l’absolutisme. Les Églises sont des instruments de pouvoir sur la société. A défaut de s’emparer de l’État comme elles l’ont fait pendant des siècles – et comme c’est encore le cas dans certains pays -, elles interviennent dans le débat public et s’emploient à infléchir la décision politique dans un sens conforme aux dogmes qu’elles tentent d’imposer.

Il faut donc, par une loi, tout à la fois immuniser l’État contre les Églises et garantir, dans la liberté de chacun, l’égalité de tous les citoyens qu’ils soient croyants ou pas et qu’elles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses. Tel est le fondement de la loi de 1905.

Il s’exprime dans l’article 1er de la loi : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » ainsi que dans l’article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (…). » Avec la loi de 1905, c’est la formule de Victor Hugo qui devient réalité : « L’Etat chez lui, l’Église chez elle ».

Qui demande de la remettre en cause ? Lire la suite »