05 Sep 2011

Des commentaires récents à un texte posté sur ce blog remettent en cause le clivage gauche/droite qui, selon leurs auteurs, serait daté, obsolète. Il ne correspondrait plus aux réalités de notre temps où, nul ne peut le contester, on voit des acteurs politiques (soutenus par des intellectuels) étiquetés à gauche promouvoir et, quand ils sont en capacité, mettre en oeuvre des choix qui appartiennent incontestablement aux options de la droite en ce qu’elles sont celles du monde des affaires et de la finance. Ce fut manifeste sous les gouvernements socialistes, à partir de 1983. C’est encore le cas des principaux candidats aux primaires du PS qui proposent un socialisme d’accompagnement d’un capitalisme plus débridé que jamais.

Faut-il dès lors abandonner ce clivage gauche/droite ? Au motif que des acteurs politiques qui se disent de gauche alors qu’ils adhèrent à ce que la gauche est censée combattre, faut-il renoncer à ce mot pour désigner une orientation, des valeurs et des principes ? Je livre des éléments de réflexion forcément incomplets. D’abord parce que je ne dispose pas ici, au Cambodge, des références et des notes personnelles que je voudrais consulter. Ensuite et surtout, parce que je n’ai pas la prétention de fournir ici et maintenant un texte que je pourrais considérer comme définitif.

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15 Août 2011

« Le pire ne serait pas qu’il y ait la crise mais que nous soyons incapables d’en tirer un monde nouveau.
Pour l’instant, libéraux et sociaux libéraux ne se préoccupent que d’une chose. Guérir le seul système qu’ils croient indépassable. Le guérir en répondant à ses exigences, d’après ses propres normes. Et nous nous proposons de l’affronter et de soumettre l’action publique à d’autres normes. »

Jean-Luc Mélenchon

11 Août 2011

Le lien d’un article à lire et à faire connaître :

http://www.mediapart.fr/journal/international/100811/contre-la-dictature-financiere-la-revolte-necessaire

01 Août 2011

Je suis étonné du silence assourdissant sur la répression féroce qui s’abat sur la Syrie où par millions le peuple exprime sa volonté de changement. Pourquoi se réjouir lorsque le peuple renverse un tyran à Tunis ou au Caire et se taire lorsqu’avec une régularité et un courage remarquables des millions de Syriens réclament le départ du dictateur qui les opprime ?

Je lis ici et là que la révolte du peuple syrien serait le fruit d’agents de la CIA et du Mossad qui manipuleraient les rebelles. Cela me rappelle ce qu’on entendait entre 1975 et 1979 quand des réfugiés cambodgiens qui avaient eu la chance de pouvoir sortir de l’enfer des Khmers rouges venaient dénoncer les crimes de Pol Pot et de sa bande de génocidaires. Les mêmes qui aujourd’hui accusent les millions de Syriens en révolte d’être manipulés s’employaient alors à discréditer les réfugiés cambodgiens.

Quand des gens sont manipulés, ils ne sont pas des millions et il est rare de les voir affronter les balles de la répression.

Où sont, dans la gauche française, les défenseurs des démocrates syriens ?

Raoul Marc JENNAR

31 Juil 2011

www.mediapart.fr

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a laissé entrevoir au mois de juillet sa volonté de «parler aux banlieues», un discours jusqu’ici peu porté par le co-président du Parti de gauche. Mais est-elle compatible avec son approche intransigeante de la laïcité?

19 Juil 2011

Alain Ruscio, historien

Je voterais Jean Jaurès… si j’en avais la possibilité. Les bons manieurs de la langue française savent que le conditionnel s’accompagne d’un “s“ final à la première personne du singulier des verbes du premier groupe… et que ce dit conditionnel implique un choix, une éventualité. 

Donc, je voterais Jaurès… si je me déplaçais, comme m’y invite, avec une insistance quelque peu racoleuse, la direction du PS, afin de choisir entre l’un des siens, moi qui ne suis pas l’un des leurs. Mais, non, décidément, définitivement, non, je n’irai pas dans un local du PS. Comme beaucoup, beaucoup, la ficelle me paraît un peu grosse. Je n’ai jamais, au grand jamais, envie de cautionner ce véritable complot contre la démocratie, cet insupportable hold-up sur les valeurs de gauche qui se prépare sous nos yeux.  

Car enfin, il faut tout de même que des voix de simples citoyens viennent dire à ces “messieurs-dames qu’on nomme grands“ que, finalement, leur valse des egos commence sérieusement à leur taper sur le système, que l’organisation de ces primaires est peut-être un coup de génie de marketing, mais qu’elle n’a pas grand’ chose à voir avec l’expression du peuple de gauche.  

Oui, mesdames et messieurs les dirigeants du PS, votre principe de démocratie directe s’est transformé en une mise en scène, au sens théâtral du terme, des nuances entre vous, des petites phrases, des postures et, ce week-end, des “avignoneries“ qui ont dû irriter jusqu’aux cendres de Vilar et de Vitez. C’est pas la Valse des egos, ai-je écrit : ce n’est plus du socialisme, c’est de l’ego-ïsme… Ce principe était-il vicié depuis le début ? Je le crois. Fut-ce à votre corps défendant ? Permettez-moi d’en douter. Vous avez tout fait, vous faites tout – et les médias, ignominieusement, participent à l’opération – pour que le peuple de gauche finisse par croire que le choix est entre les ténors socialistes, et non entre vous et une autre gauche. 

Mais Jaurès, là dedans ? Voyons, réfléchissons. Ce que nous savons de lui – et nous en savons beaucoup – nous permet de dire sans hésiter qu’il n’aurait pu partager les options de ce Parti-là. 

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14 Juil 2011

Je recommande tout particulièrement la remarquable analyse d’Edwy Plenel sur Mediapart intitulée : Les rendez-vous manqués des dirigeants socialistes.

http://www.mediapart.fr/journal/france/130711/les-rendez-vous-manques-des-dirigeants-socialistes
Le PS sait-il ce que s’opposer veut dire? Quelle est son altérité avec le pouvoir actuel? La veille de la clôture des candidatures à la primaire, ses parlementaires ont approuvé la guerre en Libye lancée par Nicolas Sarkozy. Auparavant, les dirigeants socialistes avaient soutenu le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par Christine Lagarde au FMI. Comme si leur gauche était interchangeable avec la droite.
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