04 Jan 2010

L’accord pourri de Copenhague révèle un gouffre entre les revendications des peuples et les intérêts des élites.

La très attendue Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague a débouché sur un accord de dupes, manigancé par les USA et mis sur la table au dernier moment. « L’accord » n’a pas été adopté, mais a été « pris en note », une invention absurde conçue pour convenir aux USA et permettre à Ban Ki-moon de prononcer la ridicule déclaration « nous avons un accord ».

La conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions. Au contraire, les négociations ont complètement trahi les nations appauvries et les états insulaires, et ont jeté les Nations unies et le gouvernement danois dans la plus grande confusion. Au cours d’une conférence dont un objectif central était de limiter les émissions de gaz à effet de serre, il a en finalement été très peu question. Les pays riches et développés ont à l’inverse continué à entraver toute négociation sur des réductions drastiques et contraignantes, préférant plutôt reporter le fardeau sur les pays les moins développés, et ne montrant aucune volonté de réparer les dégâts dont ils sont responsables.

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05 Déc 2009

La crise de légitimité de l’OMC est évidente : alors que s’approfondit la crise globale à laquelle l’OMC a significativement contribué, celle-ci a décidé de ne rien changer, et de poursuivre la réalisation de son programme de dérégulation et de libéralisation, qui reste identique à celui de 2001 (date à laquelle a commencé le cycle de Doha).

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01 Déc 2009

Dix jours avant Copenhague et quelques jours avant la conférence ministérielles de l’OMC, Attac France a publié un rapport qui démontre, face au changement climatique, les risques engendrés par les fausses solutions du marché.

À la veille du Sommet de Copenhague, les propositions avancées par les grandes puissances pour lutter contre le changement climatique ont un point commun : le marché est censé apporter les éléments d’un dépassement de la crise climatique.

Marchés du carbone, mécanismes de compensation, REDD, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, tous les dispositifs proposés menacent en réalité de transformer l’air que nous respirons, les forêts, les sols en marchandises et titres de propriété échangeables sur les marchés. L’OMC, réunie en conférence ministérielle à Genève du 30 novembre au 2 décembre, tente ainsi de regagner une légitimité avec le changement climatique, et affirme sans preuves que la libéralisation des échanges contribuera à l’enrayer.

Dans son rapport, Attac France montre l’ampleur des risques écologiques, sociaux, politiques qu’induisent les réponses de marché au changement climatique. Ni les marchés du carbone ni la libre concurrence et le libre-échange généralisé ne sont des remèdes efficaces, ils exposent même la planète à de nouvelles déstabilisations.

Pour Attac, les pays industrialisés doivent reconnaître leur dette écologique et s’engager sur des propositions de financement public beaucoup plus ambitieuses à l’égard des pays en développement, que l’ONU estime à 240 milliards par an minimum d’ici 2020.  Le financement de la lutte contre le changement climatique doit être organisé par les Nations Unies et reposer sur une fiscalité globale et contraignante. Il doit s’accompagner de la remise en cause du régime de propriété intellectuelle promu par l’OMC qui, tout en assurant le piratage des ressources du Sud, empêche les transferts de technologie nécessaires pour assurer une transition vers des modèles de production et de consommation sobres en carbone.

Pour  télécharger le rapport : http://www.france.attac.org/spip.php?article10514

Attac France

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30 Nov 2009

Du 30 nov. au 2 déc., une semaine avant le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, se tiendra à Genève la 7e conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le choix des dates, bien entendu, n’est pas innocent. Il s’agit, pour l’OMC de peser sur les négociations sur le climat pour que le dogme du libre-échange et la liberté d’action des acteurs privés ne soient pas entravés.

On l’oublie trop souvent, l’OMC s’est vue conférer une puissance considérable par nos gouvernements de droite comme de gauche. Les accords qu’elle gère depuis 1995 imposent un principe  dans tous les domaines : aucun obstacle ne peut entraver les échanges. Toutes les dispositions en matière sociale, fiscale, d’éducation, de santé, d’environnement, de communication, de transport, etc., susceptibles de provoquer une discrimination dans la libre concurrence doivent être abrogées.

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27 Sep 2009

 

Attac France analyse la déclaration finale du G20 de Pittsburgh. 

 http://www.france.attac.org/spip.php?article10337

 Pour la troisième fois en moins d’un an, le G20 vient d’administrer la preuve de son obstination à conforter le système financier mondial dans ses pires travers, ceux qui ont conduit à la plus grave crise depuis quatre-vingts ans.

 Les décisions

Bonus : l’arbre qui cache la forêt
Le G20 braque les projecteurs sur les bonus des traders : les bonus pourront être fixés « en pourcentage du revenu net bancaire », lorsqu’une banque « ne dispose pas de fonds propres suffisants ». Les traders seraient récompensés quand ils font faire des bénéfices à leur banque et seraient pénalisés en cas de perte. Qu’est-ce que ce système, sinon une légitimation des profits d’une finance « socialement inutile » par définition, selon les propres termes de M. Adair Turner, président de l’Autorité des services financiers du Royaume-Uni ?

G20 et FMI : les nouveaux directoires de l’économie mondiale
Le G20 annonce le retrait du G8 pour se promouvoir nouveau gouvernement de l’économie mondiale, laissant de côté une grande partie de l’humanité, celle qui est la plus pauvre. La modification minime des droits de vote au sein du Fonds monétaire international en faveur des pays émergents n’est pas en mesure de changer véritablement la réalité du pouvoir ni les fondements de ses politiques d’ajustement structurel.

OMC : la libéralisation des marchés reste la seule solution
Encore une fois, le G20 a défendu une conclusion du cycle de Doha à l’OMC dès l’année prochaine. « Nous maintiendrons l’ouverture et la liberté des marchés et réaffirmons les engagements pris à Washington et à Londres : nous nous abstiendrons d’élever des obstacles aux investissements ou aux échanges de biens et de services ou d’en imposer de nouveaux » et « nous ne recourrons pas au protectionnisme financier, notamment à des mesures qui restreindraient les flux de capitaux à l’échelle mondiale ». L’idéologie néolibérale est intacte, malgré les dégâts qu’elle a entrainés depuis 30 ans.

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