01 Juin 2018

Le projet politique connu sous le nom d’Union Européenne est arrivé à son terme. L’expérience consistant à affaiblir sinon à vider les Etats de leur substance et d’évoluer vers une Europe fédérale tout en démantelant les politiques sociales et en détruisant traité après traité, directive après directive, les résultats des luttes en vue de conjuguer démocratie politique avec démocratie sociale offre aujourd’hui un bilan très contrasté.

S’il ne fait aucun doute que le Marché commun fut à l’origine d’une prospérité réelle, même si la redistribution fut insuffisante, le marché unique voulu en 1985 amorce cette dérive ultra-libérale et anti-démocratique qui est devenue la marque de l’UE. Avant cette année fatale, une Europe intergouvernementale, respectueuse des souverainetés, mettant en commun, au cas par cas, les politiques chaque fois qu’il y avait un intérêt à le faire, fut une réussite (Ariane, Airbus, …).

L’UE est devenue le cadre légal pour imposer à tous la dictature des marchés, des firmes transnationales et de la finance internationale. L’espoir de voir l’U.E. permettre de retrouver sur la scène internationale une indépendance et une influence que les Etats pris isolément ne peuvent plus atteindre s’est avéré un énorme échec vu, après 1969, une mentalité d’abandon des acteurs politiques qui poussait à un alignement quasi systématique sur les politiques décidées à Washington. Lire la suite »

15 Fév 2018

A toutes et tous,

J’ai consacré une partie importante de ma vie, depuis 1988, au Cambodge.

Je ne peux me taire quand je lis ce qui se publie dans la presse en Europe et aux Etats-Unis. Le Cambodge est un pays que nous avons très mal traité, nous les Occidentaux. Un pays certes imparfait. Mais lequel peut prétendre être parfait ?  Sauf dans les délires d’un Trump, terriblement typique de la plupart des Américains, n’en déplaise à ceux qui se démarquent de lui.

Sauf aussi, dans les autosatisfactions béates et arrogantes de la plupart des gouvernements européens complices de s’être tus quand les Polpotistes massacraient leur peuple et d’avoir infligé, pendant douze ans, le plus terrible des embargos pour punir le peuple cambodgien d’avoir été libéré d’un régime génocidaire par les « méchants » vietnamiens.

Voici un document auquel j’ai contribué, qui constitue une réponse, sans doute incomplète et imparfaite, aux critiques violentes adressées au Gouvernement du Cambodge par un certain nombre de gouvernements occidentaux, d’organismes de l’ONU et d’ONG.

On peut, depuis Bruxelles, Paris, Genève, Londres, New York et Washington, formuler des critiques et des  exigences quant aux imperfections de la démocratie cambodgienne. D’un point de vue théorique, je suis même prêt à les partager. Mais le fait est que nous ne sommes pas dans la théorie et que les chevaliers blancs des droits de l’Homme seraient bien avisés de s’en rendre compte, eux qui furent totalement muets quand les hommes de Pol Pot – considérés alors comme des « progressistes  » – massacraient plus de deux millions de Cambodgiens.

Merci de prendre le temps de lire ce long texte. Vous y découvrirez tout autre chose que ce que vous pouvez lire dans Le Monde, dans Libération ou dans l’Express ou de ce que vous pouvez entendre sur  France Inter, Radio France International ou TV5 Monde.

rmj

Royaume du Cambodge

Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale

CAMBODGE

Stabilité et développement d’abord !

Février 2018

 

Des membres du Congrès des Etats-Unis et du Parlement européen, certains gouvernements occidentaux, certaines institutions des Nations Unies et certaines ONG de défense des droits de l’Homme ont exprimé récemment de très vives critiques à l’égard du Gouvernement cambodgien. Ils seraient bien avisés d’étudier davantage l’Histoire contemporaine de notre pays.

Ils apprendraient ainsi qu’une des pires tragédies du vingtième siècle infligée à notre pays au cours des décennies écoulées fut le résultat d’ingérences étrangères. On pourrait ironiser sur le gouvernement qui a inspiré le coup d’Etat de 1970 quand on se souvient qu’il prétendait imposer une démocratie libérale et le respect des droits de l’Homme pour prévenir la propagation du communisme. Ce gouvernement a provoqué le remplacement d’un dirigeant légitime par un groupe de personnes dont il pouvait s’assurer le contrôle, ce qui a conduit à la guerre et, pire, à un régime génocidaire. Le coup d’Etat de 1970 fut à l’origine des souffrances extrêmes du peuple cambodgien.

C’est la dure leçon que les autorités cambodgiennes retiennent aujourd’hui de ces évènements : le devoir prioritaire du Gouvernement royal est de protéger à tout prix sa population contre les ingérences de certains gouvernements occidentaux dans les affaires intérieures du pays. De par le monde, certains pays occidentaux ont très souvent invoqué le modèle occidental de démocratie et des droits de l’Homme comme prétexte pour renverser des dirigeants dont les orientations nationales n’étaient pas favorables à leurs intérêts.

Les Accords de Paris de 1991, qui n’ont pas apporté la paix au Cambodge du fait de leur volonté d’inclure les hommes de Pol Pot dans la solution, prétendaient imposer d’un seul coup un modèle parfait de démocratie libérale dans un pays qui n’a jamais connu ce système politique. Les auteurs occidentaux de ces Accords ont délibérément ignoré les conséquences sur une société brisée et profondément traumatisée et sur une génération qui a perdu l’immense majorité de ses ressources humaines. Ils ont totalement négligé l’impact de l’embargo impitoyable qu’ils ont imposé aux survivants en les empêchant pendant douze ans de se reconstituer en tant que nation et de reconstruire leur pays. C’est aux autorités cambodgiennes qu’il a incombé, en dépit de ces obstacles, de réaliser la pacification du pays et d’introduire les fondements d’une démocratie libérale dans un pays qui était loin d’être préparé pour un tel système.

Depuis 1991, certains gouvernements occidentaux ont tenté d’imposer leurs protégés à la direction du pays. Pendant les élections organisées par l’ONU en 1993, un haut fonctionnaire de l’ONU, de nationalité américaine, ne cachait pas que l’objectif était de chasser le PPC du pouvoir. En 1997, les mêmes gouvernements ont condamné le PPC parce qu’il avait anticipé un coup d’Etat qui aurait eu pour effet de ramener les Khmers rouges au pouvoir. Et depuis lors, l’opposition n’a pas cessé de bénéficier de l’appui financier et politique des mêmes gouvernements occidentaux. Tout au long des années écoulées, en exprimant sa gratitude pour l’aide occidentale, le Gouvernement royal devait consolider sa démocratie et reconstruire un pays.

L’Histoire a prouvé qu’un programme imposé par l’étranger n’a jamais été bénéfique pour le Cambodge et qu’au contraire il a conduit au bain de sang et à d’abominables destructions. Néanmoins, ignorant cette cruelle réalité, certains de ces pays veulent à tout prix répéter leurs fautes passées en tentant de provoquer un changement de régime, même si cela prend des formes plus sophistiquées et secrètes.

Ce document s’efforce de remettre en perspective les grandes difficultés auxquelles le Cambodge fait face pour maintenir la paix et promouvoir son développement alors qu’il est en butte aux ingérences étrangères permanentes qui ne cessent d’exiger des changements vers une « démocratie pure et parfaite » qui n’existe qu’en théorie. Il a pour objectif de présenter la vérité des faits sur les récents développements politiques du pays en démentant les accusations sans fondements et les insinuations d’institutions et de personnalités étrangères qui se moquent des conséquences de leurs actions. Lire la suite »

26 Mai 2017

Une chronique constitutionnelle de Louis Saisi sur l’enjeu des prochaines élections législatives du mois de juin : « Les 11 et 18 juin 2017, les Français auront le choix entre un plébiscite et l’élection d’un contrepouvoir législatif. »

Les 11 et 18 juin 2017, les Français auront le choix entre un plébiscite ou l’élection d’un contrepouvoir législatif…

08 Mai 2017

Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits,

– le total de l’abstention et des votes blancs et nuls atteint 34%.

– 43% disent avoir voté pour lui en premier lieu pour faire barrage au FN

Ce n’est pas le président d’une majorité des Françaises et des Français.

La légalité du processus n’est pas confortée par sa légitimité.

rmj

04 Mai 2017

Je n’oublierai jamais Michel Boutros, le merveilleux militant antifasciste qu’il incarnait dans « Une femme à sa fenêtre » si justement décrit dans le roman éponyme de la plume d’un écrivain fasciste.

Avec des dialogues qui sonnent juste, écrits par cet homme hors du commun que fut Jorge Semprun.

Un très grand film de Pierre Granier-Deferre.

Un immense acteur vient de partir. Louis la Brocante se disait un « artiste du peuple ». C’était bien vrai.

11 Fév 2017

Voici un texte que j’ai recopié sur Facebook. J’espère que son auteur ne m’en voudra pas de le recopier avec sa signature.

Sur le « personnage » Mélenchon et l’essentiel, le programme dont il est le porte-parole.

On montre le programme, et les gens ne voient que le porte-parole. C’est là le drame.

Le PS ou les autres font des promesses, et se font élire.

On préfère voter pour des gens calmes à des gens en colère, même si la colère est liée à l’indignation, et le calme au cynisme et la dissimulation. C’est comme ça dans tous les rapports humains. On va naturellement se ranger du côté des gens calmes, pour passer pour « raisonnables » (ambiance CFDT). Socialement, les gens d’apparence énervée sont facilement décridibilisés alors même que leur indignation et colère est légitime.

Vu l’offre politique proposée, entre nationalisme débridé, libéralisme sauvage, libéralisme avec un coulis rose (mais des promesses encore de sociale-démocratie) et le nouveau paquet de lessive à la mode, si les citoyens n’arrivent pas à se focaliser uniquement sur le programme et des objectifs de gauche, nous sommes morts, et on fera 10 ou 11.

Faut arrêter de penser à Mélenchon. On ne vote pas Mélenchon, on vote pour nous.

Je vote pour mon gamin à venir, pour la protection de mes parents qui deviennent vieux et dont la santé chancelle ; je pense à mes amis qui galèrent dans des squatts à Paris alors qu’ils travaillent, mais ne peuvent se loger, je vote pour préserver les emplois de nos paysans face aux usines-fermes ignobles, pour les ouvriers dont on ferme les usines pour les envoyer vers des ouvriers-esclaves en Chine ou au Bangladesh, je vote pour une vision coopérative de l’Europe.

Mélenchon, je m’en fous. Ce qui compte est le contenu du programme « l’avenir en commun », notamment issu de l’Humain d’abord ».

Je comprends l’énervement sur Mélenchon, j’ai parfois le même. Mais le mec, on s’en fout. Qui nous propose de le dégager une fois élu ? De manifester pour appuyer des décisions enfin de gauche ?

Nous avons une occasion unique. Et un risque majeur en face, entre pétainisme de plateau TV et lessiveuse libérale « tout nouveau tout beau « . Et le PS qui se pose encore en alternative à lui-même !

Soyons solidaires ! Non de Mélenchon, mais d’un programme de gauche, puissant, conquérant, qui réfute utilement et efficacement la doctrine de la droite et de la 2è droite.

Courage, Résistance et Fraternité !

Xavier Deddec

Et voici ma réaction telle que je l’ai mise sur Facebook :

Voilà une argumentation extrêmement convaincante. Merci à Xavier Deddec.

Je gardais un énorme doute, vu ce que je connais de la personnalité de JLM.

Mais c’est vrai, je ne vais pas voter pour lui ; je vais voter pour un projet. En espérant que JLM ne copiera pas ce Mitterrand qu’il admire beaucoup trop.

Mitterrand, à mes yeux, est bien plus un personnage de roman qu’un politique respectable car, de son discours d’Epinay sur la rupture à son livre « Le coup d’Etat permanent », il a renié ses plus fermes engagements.

rmj

 

22 Déc 2016

Le programme « santé » de Fillon avant qu’il soit effacé sur son site : http://www.lecanardenchaine.fr/fillon-a-deja-supprime-la-secu/