03 mai 2009

Je viens de réaliser un DVD qui contient

  • un entretien de 25 min.
  • un exposé de 14 min. sur la crise, le capitalisme et l’Europe
  • un diaporama didactique de 12 min. sur les institutions européennes et les politiques qu’elles conduisent.

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31 mar 2009

Le capitalisme exploite les humains et la planète. Pour le profit exclusif d’un tout petit nombre. L’aménager ne met fin ni à la violence faite aux femmes et aux hommes qui ne vivent que de leur travail, ni à la violence faite à la nature et aux autres espèces vivantes. Prétendre réguler le capitalisme et inventer un soi-disant « capitalisme vert » n’apporte aucune amélioration durable à un système fondamentalement prédateur. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

D’âpres luttes politiques et sociales avaient imposé des limites aux méfaits du capitalisme. Elles sont démantelées les unes après les autres. Dans un seul but : éliminer les obstacles qui empêchent que tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain et ce que l’humain produit soit à vendre ou à acheter dans le cadre d’une concurrence « libre et non faussée ». La finalité de l’humanité est réduite à celle d’un marché unique soumis à la seule règle du profit. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je n’accepte pas la mise en concurrence des humains entre eux, le démantèlement du droit du travail, la disparition des services publics, les licenciements, la précarité de l’emploi, des conditions de travail, la soumission du politique à l’économique et au financier. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je refuse que les logiques du profit et du productivisme affectent notre santé, détruisent nos cadres de vie, bouleversent les équilibres écologiques, fassent disparaître la biodiversité, épuisent les ressources naturelles et menacent gravement la survie de la planète. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

La crise du capitalisme aujourd’hui signe l’échec des aménagements successifs apportés au capitalisme depuis 1929. L’Union européenne partage largement la responsabilité de cette crise. Les politiques de Sarkozy et de Fillon sont des politiques européennes. Décidées par l’ensemble des gouvernements européens. Je défends le plan d’urgence proposé par le NPA pour une Europe démocratique, sociale, écologique et pacifique. C’est un plan de rupture avec le capitalisme. C’est un plan pour une Europe des peuples et pas une Europe des actionnaires.

Si, comme moi, vous partagez ces raisons de vouloir sortir du capitalisme,

Si, comme moi, vous pensez que cela exige de se rassembler sur une alternative réelle au contenu précis, qui aborde avec une égale intensité les questions sociales et les questions écologiques, qui réclame de se réunir durablement pour combattre le capitalisme, ceux qui le servent et ceux qui s’en accommodent,

Si, comme moi, vous êtes convaincu(es) qu’on ne peut se satisfaire de compromissions avec ceux qui n’ont pour but que d’occuper le pouvoir,

Si, comme moi, vous pensez que l’engagement politique ne peut dériver en carrière professionnelle,

je vous demande de soutenir ma candidature aux élections européennes en tête de la liste du NPA dans la circonscription du sud-est (Corse/PACA/Rhône-Alpes).

Je sais que je peux compter sur l’engagement des militants et des sympathisants du NPA. Mais cela ne peut suffire si on veut utiliser ma candidature pour créer une dynamique qui permette au message que je porte de briser l’indifférence encouragée par les médias et de percer. Pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen, j’ai rencontré des femmes et des hommes désireux de s’impliquer dans le champ politique, mais réservé(e)s sur l’adhésion à un parti. J’ai aussi besoin d’elles et d’eux. Tout en respectant, bien entendu, leur souhait de demeurer indépendant(e)s.

Une candidature de combat n’est pas une démarche personnelle. C’est un engagement collectif.  J’ai besoin de vous.

Si vous habitez en Corse, en PACA ou en Rhône-Alpes et si vous souhaitez soutenir ma candidature et les idées que je porte, si vous voulez les faire connaître, écrivez-moi un petit mot à l’adresse raoul.jennar@wanadoo.fr et rediffusez largement ce message. Il va de soi, si vous en exprimez le souhait, que je veillerai à ce que votre soutien ne soit connu que de moi.

Merci déjà.

Raoul M. JENNAR

0643 97 15 73

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02 fév 2009

1- Pourrais-tu nous présenter ton parcours militant ? Comment t’a-t-il mené au NPA, et avec quelles attentes ?

 Mon engagement dans la vie sociale a d’abord été une implication en faveur des droits humains fondamentaux, individuels et collectifs ; je suis devenu sensible progressivement aux questions écologiques à mesure de l’amoindrissement des ressources naturelles, de la disparition croissante des espèces et des dégâts à l’environnement mettant en cause la santé du plus grand nombre. Il y a dix ans, je suis devenu un militant altermondialiste et j’ai pris progressivement conscience que l’exploitation des humains et l’exploitation de la terre ont une même cause : le capitalisme. Jusque-là je mettais en cause le néo-libéralisme, qui n’est que la phase actuelle du capitalisme. Le livre d’Hervé Kempf  « Comment les riches détruisent la planète » m’a fait passer de la contestation du néolibéralisme à la remise en cause du capitalisme.

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15 jan 2009

 

Le 15 janvier 1919, à Berlin, des soudards des Corps Francs aux ordres du social-démocrate Gustav Noske, qui a reçu les pleins pouvoirs de Friedrich Ebert, un autre social-démocrate qui préside le gouvernement, ont massacré Rosa Luxemburg. Un sort identique était réservé le même jour à Karl Liebknecht, qui avait refusé de voter les crédits de guerre à l’automne 1914, et avait fondé avec elle La Ligue Spartakus en 1915 et le parti communiste allemand en 1918.

Cette exégète de l’œuvre de Marx, cette militante révolutionnaire est beaucoup trop peu connue en France alors que sa pensée est d’une actualité étonnante. Analysant la révolution russe, elle a perçu les dangers d’un pouvoir confisqué par un petit groupe, fut-il l’avant-garde révolutionnaire. Car, aucun groupe n’est à lui seul le prolétariat. Pour Rosa Luxemburg, « c’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d’association, la domination des larges masses populaires est inconcevable ». Pour elle, démocratie et socialisme sont intimement liés : « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »

Rosa Luxemburg est une référence pour les socialistes révolutionnaires qui se battent pour un communisme démocratique et combattent le capitalisme : « « Or, le but final du socialisme est le seul élément décisif distinguant le mouvement socialiste de la démocratie bourgeoise et du radicalisme bourgeois, le seul élément qui, plutôt que de donner au mouvement ouvrier la vaine tâche de replâtrer le régime capitaliste pour le sauver, en fait une lutte de classe contre ce régime, pour l’abolition de ce régime. »

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21 déc 2008

Je partage, comme tant d’autres, l’espoir de voir se construire ce que Pierre Bourdieu appelait une « gauche de gauche » qui, sans complexe, reconnaîtrait la réalité de la lutte des classes, dénoncerait le capitalisme comme responsable de l’exploitation des humains et de la nature et porterait un projet alternatif conduisant vers une société consacrant l’autogouvernement des humains en harmonie avec la nature.

J’ai, comme tant d’autres, souffert de l’échec rencontré lors de la tentative de donner au « non » de gauche au TCE une traduction politique. Un échec dont la responsabilité première revient au Parti Communiste Français qui, une semaine après le référendum du 29 mai 2005, annonçait la candidature de MG Buffet, ce qui a conditionné l’attitude de la LCR et toute la suite.

Je tire, à l’inverse de beaucoup d’autres, des leçons différentes de cet échec. Et je ne veux pas revivre le scénario de 2006 qui n’a laissé, à gauche, qu’un champ de ruines. Et d’immenses déceptions. Or, j’observe que l’illusion, créée par les 125 propositions, d’une possible unité sur un projet alternatif, amène certains à reprendre le même scénario. Ces 125 propositions, dont certains aujourd’hui font une sorte de bible, restent pour moi comme le plus petit dénominateur commun dont je retiens surtout les sujets passés sous silence, les ambiguïtés et les concessions, toutes faiblesses consenties dans l’espoir de voir le PCF renoncer à imposer sa candidature.

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19 nov 2008

 Il n’est pas difficile de comprendre la satisfaction que ressentent bien des gens lorsqu’ils apprennent qu’une personnalité du PS quitte ce parti sur une posture de gauche. Une telle démarche a été attendue depuis si longtemps, surtout s’agissant d’un acteur politique exprimant avec talent les valeurs de gauche, qu’elle suscite une sorte d’engouement. Enfin ! pensent beaucoup. Et cela les comble, tant les postures suffisent, aujourd’hui, à emporter les adhésions.

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas » aurait dit Voltaire. On ne fera donc pas grief à Mélenchon d’avoir changé, même si, en dépit de sa marginalité au sein du PS, il a avalé toutes les couleuvres néolibérales de ce parti depuis 1983, y compris la synthèse du Mans qui effaçait le « non » de gauche au TCE dont, pourtant, il fut un défenseur éloquent. On le fera d’autant moins que son geste contribue à désacraliser une des pires dérives de la gauche : la primauté du parti sur ses raisons d’être. Le culte quasi religieux du parti, entretenu par quasiment toutes les églises de la gauche, inspirées par Lénine ou par Blum, explique pour une grande part que furent acceptées toutes les dérives, staliniennes, social-démocrates ou néolibérales. Je me réjouis de voir le NPA inscrire dans son texte fondateur qu’un parti politique n’est pas une fin en soi, mais seulement un outil pour réaliser des objectifs.

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12 nov 2008

Annie Lacroix-Riz est ancienne élève de l’école Normale Supérieure (Sèvres), Agrégée d’histoire, docteur-ès-lettres, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris VII-Denis Diderot.

Elle a publié en 2006 « Le choix de la défaite« , chez Armand Colin.

Elle vient de faire paraître :

« De Munich à Vichy : l’assassinat de la IIIe République (1938-1940) » chez Armand Colin.

Ce nouveau livre montre comment les classes dirigeantes et leurs auxiliaires politiques (« républicains » compris) ont organisé et organiquement lié la trahison nationale et la guerre contre la classe ouvrière et ses défenseurs.

Pourquoi se passionner pour des évènements vieux de 70 ans ? Parce que leur connaissance nous apporte une compréhension très actuelle sur la guerre de classe que mène avec âpreté le capitalisme d’aujourd’hui : sa haine de l’État comme lieu de régulation, sa lutte pour l’écrasement des salaires, sa tactique permanente de division des salariés, son combat dans le domaine des idées pour falsifier l’histoire.

Ecoutez sa récente conférence sur :

http://www.passerellesud.org/spip.php?article1285

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