18 jan 2010

Le célèbre climatologue James Hansen vient de publier un livre [« Storms of my grandchildren », Bloomsbury, London].  Je résume les 3 points principaux relevés par un critique dans le « New Scientist. »

 Un : Hansen est arrivé aujourd’hui à la conclusion que la menace à laquelle nous sommes confrontés est bien pire que ce qu’il pensait même il y a quelques années.  La survie de la vie sur terre est en jeu.  Le soleil est 2 % plus brillant qu’il y a 250 millions d’années et si nous continuons à bruler tous les combustibles fossiles nous créerons un effet de serre incontrôlable, les océans vont bouillir et disparaître.  Si nous n’arrêtons pas ces émissions maintenant, il deviendra de plus en plus difficile d’éviter l’extinction complète de toute vie.

Deux : rien de significatif n’est actuellement fait pour limiter les émissions.  « Vos gouvernements mentent comme ils parlent ».  Kyoto et ses successeurs et les marchés de permis carbone n’ont aucune chance de faire le nécessaire non plus.  Il est fort possible que les démocraties comme les USA ne mettent rien d’important en oeuvre parce que les politiciens servent les intérêts à court terme des lobbies et pas les intérêts à long terme des citoyens et du monde. 

Trois : la seule voie de sortie est désormais la résistance et l’action citoyennes.  « It is up to you » dit-il.  “Ca dépend de vous”.

 Le critique du New Scientist dit que le livre n’est peut-être pas très bien écrit, mais que c’est le plus important livre de science « que vous lirez jamais » et que c’est le plus terrifiant que lui ait jamais lu.  

 Hansen, vous le savez, est l’une des forces motrices du GIEC ; c’est celui qui a dit avant tout le monde que les glaciers et les glaces des pôles disparaitraient beaucoup plus vite qu’on ne le disait alors.   

 Susan George

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17 déc 2009

Alors que la COP15 s’approche de l’échéance, l’Union européenne revendique son rôle de leader du climat mais revoit ses promesses à la baisse.

Lors d’une conférence de presse tenue hier au Bella Center, l’Union européenne a douché les espoirs des plus optimistes, ou des plus crédules, quant aux positions qu’elle tiendra dans la dernière ligne droite de négociations à Copenhague.

Alors qu’elle était initialement favorable à la préservation d’un accord contraignant qui assignerait une seconde période d’engagements de réduction d’émissions aux pays industrialisés, l’UE se range de fait aujourd’hui derrière la position des États-Unis qui refusent un traité contraignant pour les pays riches. Et ceci en opposition avec les demandes renouvelées du G77 et de la Chine, soucieux d’obtenir des garanties explicites de la part des pays riches qui ont trop souvent manqué à leurs promesses (Objectifs du millénaire, lutte contre le sida, lutte contre la faim) ou qui reprennent de l’autre main dix fois les sommes dérisoires concédées à force de harcèlement (remboursement de la dette, évasion fiscale par exemple). Pour se justifier l’Union européenne avance l’argument qu’elle ne peut être seule à s’engager alors que les États-Unis ou l’Australie resteraient en dehors de tout système contraignant.

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13 juin 2008

Il y a peu, à la télé, lors d’un débat sur la crise alimentaire mondiale, dès que le nom d’une des trois nuisances mondiales (Banque Mondiale-BM, Fonds Monétaire International-FMI, Organisation Mondiale du Commerce-OMC) fut prononcé, il s’est trouvé immédiatement un des tenants du système pour déclarer, péremptoire, « ne cherchons pas des boucs émissaires ». Car, bien entendu, comme pour les phénomènes climatiques, il faut « régler les problèmes » sans remettre en cause le système, alors que c’est le système lui-même – c’est-à-dire pour l’appeler par son nom, le capitalisme – qui est à l’origine des maux alimentaires, sanitaires, écologiques et sociaux dont souffre l’humanité.

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