17 déc 2009

Discours d’Henry Saragih, Coordinateur Général de la Via Campesina-

Ouverture du Klimaforum, Copenhague, le 7 Décembre 2009

Ce soir est une soirée très spéciale pour nous qui nous sommes réunis pour l’ouverture de l’assemblée des mouvements sociaux et de la société civile, ici au Klimaforum. Nous, le mouvement international de paysans La Via Campesina, venons à Copenhague depuis les cinq coins du monde, après avoir quitté nos fermes, nos animaux, nos forêts, et même nos familles dans les hameaux et les villages pour nous joindre à vous tous.

Pourquoi est-ce si important pour nous de venir de si loin ? Il y a un certain nombre de raisons à cela. D’abord, nous voulons vous dire que ce changement climatique a déjà de sérieux impacts sur nous. Cela cause des inondations, des sécheresses, et l’éruption de maladies qui toutes causent des gros problèmes à nos récoltes. Je tiens à souligner que les paysans ne sont pas à l’origine de ces problèmes. Au contraire, ce sont les pollueurs à l’origine des émissions qui détruisent les cycles naturels. C’est pourquoi nous, les petits producteurs, nous sommes venus ici pour dire que nous ne payerons pas pour leurs erreurs. Et nous demandons à ceux qui sont à l’origine des émissions de faire face à leurs responsabilités.

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07 déc 2009

Le 25 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution en vue du sommet de l’ONU sur le changement climatique qui va se tenir à Copenhague.

Le paragraphe 36 de cette résolution est rédigé comme suit :

36. souligne que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l’échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible ;

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01 déc 2009

Dix jours avant Copenhague et quelques jours avant la conférence ministérielles de l’OMC, Attac France a publié un rapport qui démontre, face au changement climatique, les risques engendrés par les fausses solutions du marché.

À la veille du Sommet de Copenhague, les propositions avancées par les grandes puissances pour lutter contre le changement climatique ont un point commun : le marché est censé apporter les éléments d’un dépassement de la crise climatique.

Marchés du carbone, mécanismes de compensation, REDD, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, tous les dispositifs proposés menacent en réalité de transformer l’air que nous respirons, les forêts, les sols en marchandises et titres de propriété échangeables sur les marchés. L’OMC, réunie en conférence ministérielle à Genève du 30 novembre au 2 décembre, tente ainsi de regagner une légitimité avec le changement climatique, et affirme sans preuves que la libéralisation des échanges contribuera à l’enrayer.

Dans son rapport, Attac France montre l’ampleur des risques écologiques, sociaux, politiques qu’induisent les réponses de marché au changement climatique. Ni les marchés du carbone ni la libre concurrence et le libre-échange généralisé ne sont des remèdes efficaces, ils exposent même la planète à de nouvelles déstabilisations.

Pour Attac, les pays industrialisés doivent reconnaître leur dette écologique et s’engager sur des propositions de financement public beaucoup plus ambitieuses à l’égard des pays en développement, que l’ONU estime à 240 milliards par an minimum d’ici 2020.  Le financement de la lutte contre le changement climatique doit être organisé par les Nations Unies et reposer sur une fiscalité globale et contraignante. Il doit s’accompagner de la remise en cause du régime de propriété intellectuelle promu par l’OMC qui, tout en assurant le piratage des ressources du Sud, empêche les transferts de technologie nécessaires pour assurer une transition vers des modèles de production et de consommation sobres en carbone.

Pour  télécharger le rapport : http://www.france.attac.org/spip.php?article10514

Attac France

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30 nov 2009

Du 30 nov. au 2 déc., une semaine avant le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, se tiendra à Genève la 7e conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le choix des dates, bien entendu, n’est pas innocent. Il s’agit, pour l’OMC de peser sur les négociations sur le climat pour que le dogme du libre-échange et la liberté d’action des acteurs privés ne soient pas entravés.

On l’oublie trop souvent, l’OMC s’est vue conférer une puissance considérable par nos gouvernements de droite comme de gauche. Les accords qu’elle gère depuis 1995 imposent un principe  dans tous les domaines : aucun obstacle ne peut entraver les échanges. Toutes les dispositions en matière sociale, fiscale, d’éducation, de santé, d’environnement, de communication, de transport, etc., susceptibles de provoquer une discrimination dans la libre concurrence doivent être abrogées.

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