15 jan 2009

 

Le 15 janvier 1919, à Berlin, des soudards des Corps Francs aux ordres du social-démocrate Gustav Noske, qui a reçu les pleins pouvoirs de Friedrich Ebert, un autre social-démocrate qui préside le gouvernement, ont massacré Rosa Luxemburg. Un sort identique était réservé le même jour à Karl Liebknecht, qui avait refusé de voter les crédits de guerre à l’automne 1914, et avait fondé avec elle La Ligue Spartakus en 1915 et le parti communiste allemand en 1918.

Cette exégète de l’œuvre de Marx, cette militante révolutionnaire est beaucoup trop peu connue en France alors que sa pensée est d’une actualité étonnante. Analysant la révolution russe, elle a perçu les dangers d’un pouvoir confisqué par un petit groupe, fut-il l’avant-garde révolutionnaire. Car, aucun groupe n’est à lui seul le prolétariat. Pour Rosa Luxemburg, « c’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d’association, la domination des larges masses populaires est inconcevable ». Pour elle, démocratie et socialisme sont intimement liés : « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »

Rosa Luxemburg est une référence pour les socialistes révolutionnaires qui se battent pour un communisme démocratique et combattent le capitalisme : « « Or, le but final du socialisme est le seul élément décisif distinguant le mouvement socialiste de la démocratie bourgeoise et du radicalisme bourgeois, le seul élément qui, plutôt que de donner au mouvement ouvrier la vaine tâche de replâtrer le régime capitaliste pour le sauver, en fait une lutte de classe contre ce régime, pour l’abolition de ce régime. »

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14 juil 2008

 Un système électoral qui favorise le parti dominant, une Justice qui criminalise les actes d’opposition politique et consacre le délit d’opinion, une presse sous contrôle, une adhésion sans réserve au capitalisme, une alliance inconditionnelle avec les USA, tel est le régime mis en place à Singapour par Lee Kuan Yew, qui en fut le premier ministre pendant 31 ans. Lorsqu’il est sorti de charge, il est devenu conseiller du gouvernement communiste du Vietnam, qui venait de décider de passer à l’économie de marché et présentait sa candidature à l’Organisation Mondiale du Commerce. Le principal conseil de Lee Kuan Yew aux communistes vietnamiens fut : « surtout ne modifiez rien à votre régime politique ; il garantit la stabilité indispensable pour les investisseurs étrangers. »

Cette anecdote, Harold Meyerson, aurait pu la rappeler dans l’article qu’il vient de publier dans le Washington Post sous le titre « Pourquoi étions-nous au Vietnam ?» (9 juillet 2009).

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30 juin 2008

C’est la première fois, depuis très, très longtemps, que j’interviens à une tribune pour parler d’un parti politique. Et tout compte fait, c’était peut-être plus facile de parler de la proposition Bolkestein, du TCE ou des accords de l’OMC.  Mais bon, les années passent et j’appartiens à cette génération qui rêve depuis trop longtemps d’un parti de gauche enfin conforme dans les actes à ses valeurs et aux espérances qu’il porte. Alors, j’ai décidé de ne plus me contenter de rêver.

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14 juin 2008

C’est un vendredi 13 que nous apprenons qu’au pays du trèfle à quatre feuilles, le peuple a exprimé son rejet non pas de l’union des peuples d’Europe, mais d’une Union européenne qui détruit les avancées démocratiques et les acquis sociaux, qui met les Européens en concurrence les uns contre les autres, qui pousse à la mondialisation néolibérale dans les enceintes internationales et dans les relations bilatérales.

Ce qui est en cause, ce qui est au cœur du débat, c’est la réponse à la question : l’Europe pour quoi faire ? Pour renier les valeurs communes ou pour les protéger et les approfondir ?

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04 juin 2008

Les 28 et 29 juin, à l’invitation de la LCR, va se tenir une réunion de délégués des comités locaux qui se sont mis en place en vue de la création d’un nouveau sujet politique qui suivra la dissolution de la LCR. En vue de cette réunion, la LCR a rédigé un document intitulé « La contribution de la LCR à la réunion des 28 et 29 juin. Pour un anticapitalisme et un socialisme du XXI° siècle ». On trouvera ce texte sur le site de la LCR (http://www.lcr-rouge.org).

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02 mai 2008

 Merci à Rouge de m’offrir la possibilité de m’adresser en toute liberté aux militants de la LCR. J’ai été choqué lorsque j’ai lu dans Politis le tir groupé de Martelli, Coquerel, Boislaroussie, Debons, Bavay et Salesse contre l’intention de la LCR de contribuer à la création d’un nouveau sujet politique. Choqué de les voir d’emblée condamner un projet avant même que celui-ci ait vu le jour et qu’il soit possible de mesurer l’ampleur de la mutation voulue par la LCR. Ma réaction est différente. Je ne claque pas la seule porte qui s’ouvre. Ce qui ne signifie pas naïveté ou ingénuité. Je ne dis pas « oui » à la LCR. Je dis : voyons ce qu’il en est.

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25 avr 2008

 Souvent, dans la presse occidentale, il s’écrit que le Cambodge est une dictature, que la corruption y sévit, que le système judiciaire est aux ordres des puissants, que la liberté de la presse n’existe pas. On peut lire de telles assertions dans la presse et l’édition au Cambodge même.

La présente note se propose de dresser un état des lieux aussi honnête que possible.

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