18 oct 2009

Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies.

Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. A l’époque, tous les délocalisés (souvent des couples) étaient volontaires en raison d’avantages palpables : primes de mobilité, autre qualité de vie, de transport, de logement. Cette direction nationale comptait environ 800 personnes à Blagnac et 6000 dans ses directions « régionales » dont les sièges étaient à Lyon, Metz, Nantes, Paris, Toulouse. A Paris, la DG (direction générale), sous l’impulsion d’un DRH éclairé et de quelques collaborateurs convaincus, avait mis en place un service national comptant une centaine d’ergonomes ou assimilés pour 150 000 agents.

 A quoi sert un ergonome ? En résumé, c’est un analyste du travail dont la tâche est de créer des situations où les opérateurs sont placés dans de meilleures conditions de confort, de sécurité et d’efficacité. Confort, on voit là le profit pour les agents. Efficacité, on voit celui de l’entreprise. L’intérêt commun est dans la sécurité, la diminution des accidents de travail. En ces lieux de coopération et d’antagonisme que sont les entreprises, les ergonomes développent des opérations gagnant- gagnant, en collaboration avec les directeurs d’établissements, les cadres, les agents, les syndicats et les CHSCT.

Pour arriver à leurs résultats, ils pratiquent de minutieuses observations du travail, dialoguent avec les opérateurs, avec les cadres, étudient les locaux, les documents de travail, les matériels, les notes de service, les modes opératoires, etc. Ils interviennent sur les ambiances thermiques, lumineuses, sonores, l’agencement des postes de travail, le contenu du travail, son rythme et son organisation même. Leur formation emprunte entre autres à la psychologie, à la sociologie, à la physiologie. Dans le jargon des directeurs de France Télécom (essentiellement issus de l’Ecole Polytechnique) adeptes des« sciences dures », il s’agissait là de « sciences molles », donc de théories fumeuses.

A l’époque (je doute que cela ait beaucoup changé depuis), un diplômé d’une grande école, pouvait entrer dans le monde du travail à moins de 30 ans et gérer illico des dizaines, voire des centaines de salariés, sans avoir reçu une seule heure de formation sur ces sciences méprisées. Le fait qu’elles ne soient pas enseignées à Polytechnique suffisait d’ailleurs à prouver qu’elles servaient tout juste à sodomiser les diptères.

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20 fév 2009

 Les mobilisations contre le démantèlement de l’école publique, de l’université publique, de l’hôpital public sont-elles le fruit d’une formidable intox ? Face à la rumeur, le gouvernement serait impuissant à démentir les intentions de privatisation qui lui sont prêtées.  Pauvre Darcos ! Pauvre Pécresse ! Pauvre Bachelot !  On ne les croit pas. On ne croit pas à la pureté de leurs intentions et à leur « engagement » en faveur du service public.  A cause des méchants mensonges qui circulent sur Internet !

Dans le style « faux-cul » qui lui est incomparable, le quotidien « Le Monde » (édition du vendredi 13 février 2009, p.10) s’inquiète des effets de la rumeur, du « buzz », un anglicisme qui désignerait la fausse information disséminée par Internet. Reconnaissant que l’information véhiculée sur la toile est devenue un des principaux éléments de formation de l’opinion, l’auteur de l’article dénonce un « travail de sape » où « les petites rumeurs préparent le terrain aux plus grosses ».

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10 juin 2008

L’aspiration à l’unité à gauche est extrêmement forte chez les citoyennes et les citoyens. Je crois même qu’elle l’est à un point qu’on apprécie insuffisamment chez les militants politiques. Je pense qu’elle explique le succès de la campagne du « non » au TCE. Et le succès des appels unitaires qui se répètent.

Conscient qu’il a le nombre pour lui, le peuple de gauche se désespère de l’impuissance de la gauche face à l’offensive d’un capitalisme dont l’arrogance rappelle le 19e siècle du « laisser faire, laisser passer ». Et il s’impatiente des divisions qui se perpétuent. Mais suffit-il de se rassembler pour résister et avancer valablement ?

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10 oct 2006

contre-la-privatisation-edf-gdf.jpgIl est du devoir de toute société organisée de garantir et donc de contrôler son approvisionnement énergétique et d’en assurer la distribution au coût le plus faible en particulier pour les catégories sociales les moins favorisées. C’est la raison pour laquelle, le statut de la production et de la distribution du gaz et de l’électricité provoque un véritable débat. La droite française vient de détruire ce qu’avait fait le Général de Gaulle à la Libération et, en privatisant GDF après avoir privatisé EDF, de permettre aux fonds de pension américains de s’approprier le contrôle de l’approvisionnement énergétique du pays.

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28 août 2006

 Qui dit mieux ! 30 950 amendements, pas un de moins ont été déposés à l’Assemblée Nationale par le Parti Socialiste. En cette rentrée parlementaire du 7 septembre, les députés PS entendent mener tambours battants  » la bataille du gaz« . La guerre se devant d’être pédagogique, « l’utilisation massive du droit d’amendement » aura pour objectif de « faire comprendre aux français la portée et les conséquences de la privatisation de GDF« . On est prié de ne pas rire et d’attendre courtoisement les explications du PS pour comprendre ce que privatiser veut dire.

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