02 mar 2010

Aujourd’hui, des mobilisations s’amplifient dans toute l’Europe face à la marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles à l’occasion du conseil européen des 25 et 26 mars qui fera le bilan de la stratégie de Lisbonne, et alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les 11 et 12 mars, les dix ans du processus de Bologne, des réseaux étudiants et universitaires dans différents pays européens agissent, préparent un contre-sommet militant, et appellent ensemble à une véritable grève européenne.

Ces mouvements sociaux percent l’épaisse couche de consensus qui prévaut dans les institutions : sous prétexte d’ « harmoniser » les systèmes d’enseignement supérieur, le processus de Bologne  prépare leur mise en concurrence et privatisation rampante. Il s’inscrit dans la stratégie de Lisbonne, dite pour « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l’édification d’un marché européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les récentes réformes mise en œuvre au niveau national dans les différents pays européens. 

Lire la suite »

\\ Mots Clés : ,

02 mar 2010

 

Pour une autre Europe des savoirs

Jeudi 25 mars 2010

Parlement Européen

Rue Wiertz/Wiertzstraat 60 B-1047 Brussels

Salle 7C050

10h00-12h30 / 14h-18h (accueil à partir de 9h) 

Les 25-26 mars 2010 se tiendra le Conseil européen de Printemps à  Bruxelles. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réuniront pour célébrer les dix ans de la stratégie de Lisbonne qui, entre autres, encadre les politiques engagées actuellement dans tous les pays membres pour « moderniser » les systèmes nationaux de recherche et d’enseignement (primaire, secondaire, supérieur, « formation tout au long de la vie »).

Une fois le bilan dressé, ils projetteront cette stratégie à l’horizon 2020, suivant le programme « Europe 2020 » préparé par la Commission européenne (voir http://ec.europa.eu/eu2020/index_fr.htm)

L’ambition affichée d’une « société de la connaissance » ne peut être qu’encouragée lorsqu’elle est un pari sur l’éducation et la recherche comme biens publics, qu’elle garantit la démocratisation de l’accès au savoir, qu’elle permet aux citoyens l’analyse critique raisonnée des choix scientifiques et techniques qui leur sont proposés. Mais l’orientation suivie depuis une décennie est toute autre. Elle tend à réduire ce projet à la construction d’un « marché de la connaissance » dont nous constatons partout les conséquences délétères : indépendance scientifique et institutionnelle affaiblie, système de recherche publique déstructuré, pouvoir des entreprises renforcé, hausse des droits d’inscription, précarisation massive des conditions de travail et d’étude, citoyens mis à l’écart des choix scientifiques et techniques qui les concernent. Quant à la promesse des 3% du PNB investis dans la recherche, elle se solde par des coupes budgétaires massives.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

17 fév 2010

Les pays de l’UE s’abstiennent sur une résolution de l’ONU condamnant la réhabilitation du fascisme.

Le 18 décembre 2009, à l’initiative de la Fédération Russe, a été présentée à l’Assemblée Générale de l’ONU une résolution qui condamne les tentatives en cours dans certains pays, en particulier dans les républiques baltiques, en Ukraine et en Géorgie, de réhabilitation et même de glorification du nazisme et de la collaboration, et les attaques contre les monuments qui rendent hommage à ceux qui sont tombés dans la lutte contre le fascisme pendant la Seconde Guerre Mondiale..

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

20 oct 2009

Nous apprenons que dans les locaux et sous l’égide de la mairie du 16ème arrondissement, dont le Maire est Claude Goasguen, se tiendra les 20 et 21 octobre prochain la « Vente annuelle France- Israël ». Durant cette vente il est annoncé, par les organisateurs eux-mêmes, qu’il sera procédé à la dégustation « d’exquises dattes de la société Agrexco », une société qui exporte, selon ses propres dires, 70% de produits issus des colonies illégales israéliennes implantées en territoire palestinien, en particulier celles installées dans la fertile Vallée du Jourdain.

Les colonies israéliennes sont condamnées formellement par le droit international en ce qu’elles constituent une « violation flagrante » de la 4ème Convention de Genève dont l’Etat israélien est signataire (voir : avis de la Cour internationale de Justice en date du 23 juillet 2004). Il en va naturellement de même pour les sociétés israéliennes qui s’y trouvent et qui sont donc illégales.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

18 avr 2009

 La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir législatif dans l’Union. A la différence de nos juridictions, elle statue pour l’avenir par disposition générale et à l’égard de tous, comme la loi elle-même.

Par deux arrêts, capitaux pour le devenir de « l’Europe sociale », elle vient de trancher la question de savoir si les syndicats ont le droit d’agir contre des entreprises qui utilisent les libertés économiques garanties par le traité de Rome pour abaisser les salaires ou les conditions de travail.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

23 sept 2008

Dans l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), il est dit que cet accord – dont il faut se souvenir de la force contraignante – concerne tous les modes de fourniture d’un service. Parmi ces manières de fournir un service, il en est un, appelé « mode 4 », qui concerne la mobilité des personnes physiques.

Selon la définition de l’OMC, on entend par « mouvement des personnes physiques, l’entrée temporaire de personnes d’un Etat sur le territoire d’un autre Etat pour fournir un service » (par exemple, comptables, médecins, professeurs, mais aussi ouvriers du bâtiment, ouvriers agricoles, etc).

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

27 août 2008

Parce que nous sommes internationalistes, nous avons fait, avec Jaurès, le rêve d’une Europe où les peuples vivent en amitié, après des siècles de guerres civiles européennes. Mais ce rêve est devenu un cauchemar lorsque certaines chancelleries ont favorisé l’éclatement de la Yougoslavie et de la sorte un règlement violent du conflit.

Parce que nous sommes les enfants de l’Europe des Lumières, nous avons fait le rêve d’une Europe qui soit une communauté de valeurs. Ce rêve devient un cauchemar chaque fois que nous vérifions qu’il ne s’agit que d’une communauté d’intérêts ou, pour le dire avec les mots de Pierre Bourdieu, une Europe des banquiers et des hommes d’affaires.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,