Les membres du NPA sont invités à s’exprimer sur l’orientation que doit prendre notre parti à l’occasion des élections régionales. Il est extrêmement important qu’ils le fassent et que, pour ce faire, ils participent massivement aux assemblées qui vont être convoquées. Car c’est de l’avenir du NPA dont il s’agit.
Deux questions préalables se posent :
1) un parti radicalement anticapitaliste et antiproductiviste doit-il se présenter aux élections si celles-ci sont uniquement considérées comme des moments de propagande et de témoignage, si la perspective d’avoir des élus est perçue comme le début d’une perversion ?
2) dans l’hypothèse où avoir des élus n’est pas considéré comme une dérive électoraliste, mais bien comme un atout pour les luttes, un parti radicalement anticapitaliste et antiproductiviste qui entend se présenter aux élections peut-il passer des alliances électorales avec d’autres si ceux-ci sont automatiquement considérés comme moins radicaux, moins purs et présentant donc un risque sérieux de contamination réformiste ?
Il est utile d’avoir des élus s’ils sont soumis à des règles qui interdisent toute forme de professionnalisation (mandat impératif du parti ; pas de cumul ; nombre de mandats successifs limités à deux ou trois selon les mandats, révocabilité). Des élus, ce sont des voix qui peuvent faire entendre avec plus d’efficacité la voix de celles et de ceux qui souffrent. Des élus sont en situation de recueillir des informations utiles pour les luttes à mener et d’exprimer nos positions avec plus de chances qu’elles soient relayées. Des élus sont en capacité de dénoncer et de lancer des alertes. Des élus enfin, ce sont des moyens financiers pour l’action.
Il faut pouvoir s’allier sur un contenu et des enjeux. Mais cela réclame un réel volontarisme. Et cela demande une maitrise de la crainte obsessionnelle de perdre sa pureté.
Si le NPA a pris l’initiative d’une démarche unitaire pour les élections régionales, s’il a manifesté l’indispensable volontarisme dans les premiers temps des rencontres, il s’est crispé, il s’est raidi. Sans doute, le PCF lui a-t-il donné d’excellentes raisons. Ce durcissement s’est encore accentué après le CPN, bien que la position majoritaire n’y ait recueilli que 56% (et non davantage ; puisque nous exigeons publiquement que les abstentions soient comptabilisées lors des scrutins officiels, commençons par le faire entre nous). Il s’est même encore fortement durci entre la dernière position majoritaire du CE et le texte de la position A soumis au vote des membres du NPA. Ce durcissement s’est également traduit par des petites phrases dévastatrices prononcées à dessein. Au volontarisme unitaire a succédé un volontarisme solitaire. Le retour au naturel des origines.
Malgré un bon début, nous avons échoué à manifester une volonté crédible d’unité.
Je considère comme contraire au principe même du débat démocratique la formule trop entendue depuis des mois du type « si on n’adopte pas mon point de vue, je m’en vais ». Mais force m’est de constater la réalité d’une érosion née d’une déception croissante. Le parti, dans ses choix électoraux comme dans son fonctionnement, ne répond pas aux espérances qu’il a suscitées. Il se voulait contagieux ; il est crispé dans la crainte d’être contaminé. Il se voulait ouvert ; il demeure très largement contrôlé par celles et ceux qui ont initié sa création. Il n’attire plus. Il retient encore, faute de mieux. Mais pour combien de temps ?
Et pourtant, les attentes sont fortes. Et il n’est pas trop tard. Le NPA peut présenter une nouvelle offre. Elle est contenue dans la position C. Si celle-ci l’emporte, un signal fort sera envoyé qu’on peut résumer en ces mots : au terme d’un intense débat, le NPA est en capacité de faire des propositions qui ne renient en rien ses principes fondateurs et qui sont acceptables par ses partenaires.
Une telle offre ne pourra pas être négligée. Elle constituera un fait nouveau majeur. Si on peut douter qu’elle modifie la position de la direction du PCF, elle ébranlera. Sans nul doute chez les autres partenaires potentiels, mais également à la base du PCF. Et si, en fin de compte, le NPA continue à être traité en paria, nous éviterons qu’on dise que le NPA a choisi de partir seul. Sans avoir besoin d’explications tortueuses comme celles déjà préparées pour justifier la position A.
Et nous donnerons un nouveau souffle à la construction d’un NPA ouvert, démocratique, volontariste, anticapitaliste et antiproductiviste. A un parti de masse.
Je me joins donc à celles et à ceux qui souhaitent que la position C l’emporte.
Il faut plus que le sentiment d’avoir raison pour que le peuple nous donne raison.
Raoul Marc Jennar (CPN, 66)
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Mots-Clés (tags) : NPA, PCF, régionales, unité

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novembre 26th, 2009 à 7 h 19 min
Cher Raoul-Marc JENNAR,
Je ne retiendrai volontairement, puisque je ne fais pas partie du NPA, mais du PG, que cette phrase: « Et pourtant, les attentes sont fortes. Et il n’est pas trop tard. »
Bien à vous tous;
Il n’est jamais trop tard!
Gilbert de Pertuis en Luberon
novembre 26th, 2009 à 9 h 26 min
Cher Raoul,
Je comprends très bien ce que représente la motion C pour le NPA.
Elle veut sortir le NPA du bourbier dont il a contribué lui même à s’y enfoncer et qui l’a conduit à être évincé du cadre unitaire (alors qu’il en avait été à l’initiative !)en relançant le processus unitaire par une nouvelle offre.
La proposition nouvelle de la motion C serait de faire figurer sur la même liste ceux qui accepteront d’aller dans les exécutifs avec ceux qui refuseront d’y siéger, ce qui est rejetée par le FDG ( » Mais nous ne pouvons pas figurer ensemble sur des listes Front de gauche si certains acceptent de prendre part aux exécutifs et d’autres pas »; déclaration à la presse de Francis Parny à la sortie de la rencontre unitaire du 10 novembre, confirmée ensuite par Pierre Laurent dans une interview à Médiapart)
Par contre, cette proposition est bien accueillie par d’autres partenaires (les Alternatifs et la FASE). Mais les motions A et B ne tendent aucune perche vers eux en reprenant cette offre nouvelle.
Au niveau national, la situation restant bloquée depuis le 10 novembre, c’est, à mon avis, dans les régions que des accords seraient encore possibles entre le NPA et des partenaires éventuels
Sur mon appréciation de la motion A, son défaut est son fatalisme :elle entérine définitivement la rupture, ne faisant d’ailleurs plus aucune offre nouvelle. Il y sans doute des raisons à cela, notamment un certain sectarisme vis-à-vis de ceux qui existent entre le NPA et le PS: « si tu n’ es pas avec moi (si tu ne partages pas ma stratégie), tu es contre moi (tu rejoins les sociaux libéraux, d’ailleurs tu veux siéger avec eux dans les exécutifs régionaux pour gérer ensemble).
C’est la théorie mythique des 2 gauches qui étaient dans les têtes pensantes du CE du NPA, pronostiquant une sortie du cadre unitaire du PCF pour rejoindre les listes PS au 1° tour dans une majorité de régions (lire le compte rendu de la 3° rencontre unitaire, le 16/10: « on sent qu’il[le PCF] veut sortir du cadre unitaire).Nous savons qui, finalement, a été évincé du cadre unitaire !
Mais ce serait aussi opportuniste de considérer cette « 3° gauche » comme des anticapitalistes, des radicaux purs et ne présentant donc un risque sérieux de contamination réformiste. C’est la critique que je ferais à la motion C, en entretenant quelques illusions sur des accords sur une base politique durable avec les partenaires de la gauche antilibérale.
La motion B veut que le NPA reste entre « pur », c’est-à-dire avec lui même, et répond à sa façon à ta 1° question préalable.
Pour résumer , le NPA a suivi une politique unitaire « borgne », puisqu’il l’a conduite comme si aucune force n’existait entre lui et le PS. Et il est vrai que la motion C tient cependant mieux compte des rapports de force au sein de gauche de la gauche .Mais des accords durables sur des bases politiques profondes sont-ils possible entre le NPA et eux ? La recherche d’accords conjoncturels sur une base politique et programatique minimale (le PCF les refuse aussi) n’aurait-il pas été mieux appropriée pour les régionales ? Proposer un front électoral conjonctuel de la gauche de la gauche en quelques sorte ?
Guillot
novembre 26th, 2009 à 15 h 11 min
Merci à Raoul Marc Jennar de faire accéder à l’énoncé de cette motion C du NPA et des attentes qu’elle peut satisfaire.
Voici des lustres que la base citoyenne à laquelle j’appartiens fait tout son possible pour que les responsables des partis et mouvements de GAUCHE se rejoignent sur des bases communes: rejet de ce capitalisme qui broie les hommes (et les femmes), qui met à sac la planête, rejet du Traité de Lisbonne avec tout ce qu’il comporte, rejet des lois liberticides auxquelles nous assistons; au contraire, maintien des services publics de santé, d’éducation, des transports, de l’eau, de l’énergie, de la poste… que ce gouvernement, en adéquation avec le TCE que nous avons majoritairement rejeté, (ou Lisbonne, ce qui revient au même), nous impose sans qu’il soit possible de nous faire entendre…
Dans notre région d’Aquitaine, l’appel du Mas d’Agenais, puis de Louchats, bientôt de Bazas a permis à des membres de tout l’arc des gauches de se rencontrer et de définir une attitude commune pour faire pression sur les « appareils » récalcitrants ou arc-boutés sur des principes d’un autre âge. (Membres du NPA, du PCF, du PG, de la GU, de la FASE, Alter-Ekolos, Syndicalistes, citoyens, membres du M’PEP… Tous sont animés de la même volonté… tous ont décidé de faire des listes communes… Ce qui semble correspondre à la motion C que vous défendez pour le NPA… et qui ne peut que les ravir, que nous ravir puisque j’appartiens à ce groupe et suis membre du PG);
Les partis quels qu’ils soient n’ont pas à décider sans prendre en compte la volonté citoyenne.
Cette volonté existe depuis le Non au TCE, depuis les collectifs unitaires… dont chacun sait combien les jeux de division ou de volonté interne ont brisé bien des espoirs et des élans… et (la suite n’a pas besoin de s’énoncer!).
La Gauche de gauche n’aura pas d’existence si elle est, une fois encore, incapable de faire front commun face à une droite dure (vichyste), à un centre et un PS mous, à un parti (Europe Ecologie) qui n’est pas de gauche (Trahison de Bové!)…
Le peuple, plus que jamais, a besoin d’être représenté, écouté… C’est de l’ordre de l’urgence.
Si nous réussissons à parler d’une seule voix pour ces Régionales, nous ouvrirons peut-être une ère nouvelle. Si ce n’est pas le cas, toutes les horreurs nous attendent!
Si vous disposez donc d’une parcelle de pouvoir au sein du NPA, tentez d’infléchir les décisions vers une ouverture à toute la gauche! L’heure est grave! Nous en sommes conscients, et il n’est plus temps de « pinailler » sur des « détails » (l’histoire retiendra cela comme détails!). Il est temps de regarder la réalité en face et de prendre en commun les mesures qui s’imposent : à savoir, réaliser cette unité à laquelle la base (encartée ou non) aspire. C’est une question d’intérêt général et de salut public! Foin de la « pureté », si elle devient stérile et bloque tout!
Du reste, si cette unité se fait, les médias qui font l’opinion seront obligés d’en prendre note… Nous ne serons plus des épi-phénomènes dont on peut gloser! Nous aurons droit de cité! Ce qui sera totalement légitime puisque nous sommes ceux qui produisent la richesse des exploiteurs!
novembre 26th, 2009 à 18 h 36 min
« ouverture à toute la gauche » ? Je suis pour une liste unitaire en Aquitaine de la gauche de la gauche, celle que défend l’appel de Louchats et qui ne fait pas un préalable les désaccords sur les exécutifs pour sa constitution. Mais le rapport de force existe-t-il pour faire lever ce préalable au PC Aquitain ?
Je viens d’apprendre que le FDG mettait fin de façon unilatérale aux rencontres unitaires en Franche Conté. Va-t-on mettre cette rupture régionale sur le compte du NPA ?
novembre 26th, 2009 à 19 h 13 min
Bonjour,
Content de savoir que Raoul Jennar soit revenu au sein du NPA puisqu’il avait indiqué qu’il avait quitté la direction du NPA fin Aout pour exercer une autre profession.
Il revient et par la grande porte au CPN 66, non comme un simple militant colleur d’affiche, alors je pose une question qui n’a jamais eu de réponse malgré les demandes réitérées par notre délégué CPN 83
A quand un ORGANIGRAMME du NPA ? Qui fait quoi ? permanent ou pas ? bénévole ou payé ? et si oui combien pour combien d’heures ?
Nouveau Parti Anticapitaliste TRANSPARENT ? ou secret comme la LCR ?
Didier Grassineau NPA 83 comité de Brignoles.
novembre 26th, 2009 à 19 h 16 min
J’ai oublié, je pense avoir suffisamment de neurones pour décider seul si je vote pour une motion et laquelle, mais, merci de nous indiquer votre orientation.
novembre 27th, 2009 à 8 h 33 min
Anny Paule
Puisque nous sommes en Aquitaine, le NPA y invite toutes les organisations partie prenante du processus unitaire à une rencontre le 7 décembre à Marmande. Cette date a été proposée afin de tenir compte de la consultation des adhérent-e-s NPA sur les 3 motions A, B et C présentées au vote. A cette date, nous saurons si un accord unitaire sera régionalement possible entre le NPA et le PCF.
novembre 27th, 2009 à 13 h 20 min
@DG
Puisque telle est la hauteur du débat, je précise ce qui suit :
a) des raisons professionnelles m’ont obligé à m’expatrier pour un an
b), en conséquence, j’ai remis mes mandats (CE, CPN) à la disposition de mes mandants
c) en ce qui concerne le CPN, le NPA 66 a considéré que je devais rester membre
d) en ce qui concerne le CE, il m’est physiquement impossible d’assister aux réunions et je n’en fais donc plus partie
e) au CE, il a été considéré comme utile que je reçoive toutes les infos du CE, ce qui est le cas.
novembre 27th, 2009 à 13 h 26 min
@DG
Je suis quelqu’un qui entend dans le débat d’idées respecter le libre arbitre des citoyennes et des citoyens. C’est la raison pour laquelle, j’ai toujours été, par principe, hostile aux consignes de vote.
Je ne me suis pas permis d’inviter à voter pour la position C. Je me suis contenté d’indiquer quel est mon choix et les raisons de ce choix.
Si c’est déjà trop pour vos neurones, personne ne vous oblige à consulter ce blogue.
novembre 27th, 2009 à 13 h 34 min
@Gilbert SOULET
Cher Gilbert,
Le PG ne doit pas rester au balcon et compter les points. Il doit continuer à prendre sa part dans les efforts en cours. A moins que le FdG ne serve qu’à détruire le NPA et non à contribuer à la création d’un vaste rassemblement à la gauche du PS…
Bien cordialement,
Raoul
novembre 27th, 2009 à 16 h 30 min
Cher Raoul,
J’ai bien senti que tu souhaitais que j’en dise un peu plus, après ton amicale provocation;
J’ai joué…au rugby et n’ai jamais fait l’arbitre, ni compté les points. C’était rude, mais à la régulière; Et une fois le match terminé, avec des bleus et autres ecchymoses, nous allions partager en commun le repas.
C’était une autre époque et non celle du fric!
Cela dit, je t’assure qu’en Luberon nous bougeons dans le Front de Gauche et rencontrons sans détour les copains du NPA, comme Danielle G. et bien d’autres; Samedi dernier, nous étions tous ensemble dans un collectif de défense des Services Publics, une première en Vaucluse;
Bien sûr, tout n’est pas parfait, loin s’en faut; Et nous nous surveillons encore trop afin de nous rendre compte si une ligne est franchie ou pas; C’est pas facile à cause des vieux réflexes…
Ce soir, patatras: un courriel circule avec l’annonce de ce qui vient de se passer dans mon Languedoc-Roussillon natal ( Je suis Bitterrois );
A une très grande majorité, le PCF s’etait décidé dans le Front de Gauche L-R. C’est le moment qu’à choisit Jean-Claude GAYSSOT pour être 5e sur la liste de Georges FRÊCHE. ( Enfer et damnation! ),
Comme je l’ai aussitôt écrit à qqs copains, tandis qu’on colmate une digue, s’entr’ouvre une autre brèche. C’est désespérant et pourtant!
Mon amitié, le combat continue.
Gilbert de Pertuis en Luberon
novembre 29th, 2009 à 12 h 11 min
Bonjour à tous , Je viens avec une sympathie certaine , car Raoul Marc Jennar ,
ne m’ a jamais déçu dans ce qui’ il écrit et dit , et pourtant j ‘ignorais totalement son appartenance au N.P.A , que cela ne tienne ça le regarde .
Mon propos est sensiblement dans le cadre de l ‘ unité des gens de gauche.
Pourquoi ,,, ??? je suis peut être naïf, mais je ne ressens pratiquement pas de différence entre les uns et les autres dès l ‘ instant que chacun se réclame de la gauche pour aider et soulager les plus démunis face à une société de droite dont le seul objectif est de valoriser ses intérêts à sont seul profit jusqu’ à la démesure proche de la folie inhumaine et associale .
Lors du référendum de 2005 , Raoul à été un extraordinaire révélateur de cette saloperie de ,t,c,e que les électeurs ont massivement rejeté ,et que la droite dans son ignominie de pouvoir , s ‘ est posée le cul dessus , pour faire bonne mesure , cette droite à renouvelé grâce aux Zélus ZoZialistes , le traitre traité de Lisbonne .
Aujourd’hui cette droite au pouvoir , grâce à 53% de votants , organise la mise en place d ‘un baillonnement Général de toutes revendications , en enfreignant en toute impunité la constitution et les lois Françaises .
Ce cercle vicieux ne pourra se rompre que si SI toutes les forces de gauches s ‘unissent pour obtenir des élections sans contestation possible tel le vote de 2005 , car toutes autres possibilités sont à exclure , car la droite s ‘ en servirait pour réagir à la perte de son pouvoir par une action violente et ou du type fasciste .
Conclusion sans unité pas de changement de politique dans notre Pays .
Rosay à +
novembre 29th, 2009 à 17 h 19 min
Rosay,
En 1997, il y a eu l’unité avec la « gauche plurielle » et le gouvernement Jospin (PS, PC, Vert, MRG)
En 2002, le candidat du PS a été éliminé au 1° tour par le candidat d’extrême droiteet l’abstention était forte. Pourquoi oublierons nous ce triste résultat au bout de 5 ans de gouvernement Jospin ?
L’unité, oui, mais sur un programme favorable aux couches populaires et qui n’accompagne pas les politiques libérales d »‘harmonisation » issues des directives de Bruxelles, de l’OMC, de l’ACGS.
Il suffit de visionner cette vidéo d’une émission de FR3 Limousin diffusée samedi 28, dans laquelle 3 représentants du Front de gauche sont malmenés par le journaliste, pour comprendre que l’unité à gauche de la gauche sur un programme indépendant du centre gauche (le PS) reste encore un long combat:
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e87a_voixlibre&video_number=0
Laurent
novembre 29th, 2009 à 17 h 37 min
@Raoul Marc Jennar – @Ã�G –
Bonsoir,
Il n’y a pas, pour moi, de niveaux dans les débats, tout doit être mis en lumière à un haut niveau idéologique ou plus simplement à une saine gestion du parti.
Je ne suis pas un intellectuel, mais je les respecte ni plus ni moins que le carreleur qui a gagné sa vie, tout en perdant sa santé, à genoux pendant 35 ans.
Je suis parmi tant d’autres un des militant fondateur du NPA, j’ai une idée fixe, que le NPA ne soit pas une LCR bis et je m’étonne que malgré des demandes réitérées de notre délégué au CE, de notre trésorier départemental, qui, demandant lors de la dernière réunion concernant par exemple les couts de déplacements d’Olivier en Guadeloupe et en Israël, le cout des affiches,…. Se voit signifier une fin de non recevoir .
Et une question a laquelle vous avez omis de me répondre, puisque vous étiez dans les hautes sphères : A quand un ORGANIGRAMME du NPA ?
novembre 29th, 2009 à 19 h 49 min
Raoul,
je suis assez étonné de ta conclusion, suite à cet article et au précédent.
A te lire, et je suis d’accord avec toi, il est indispensable dans la période actuelle de poser la question unitaire en terme de FOND POLITIQUE et non pas sur des questions électoralistes sur le 2ème tour et les exécutifs, il est indispensable aussi de populariser un projet anticapitaliste et antiproductiviste à une échelle de masse. Un projet émancipateur, qui ne rélègue pas aux calendes grecques les questions écologistes, féministes, etc.
Je partage également ton avis sur la nullité des explications concernant les européennes, alors qu’il aurait fallu faire un véritable effort pédagogique pour expliquer ce qui a posé problème sur le fond politique (y compris nucléaire), et non se contenter de la fameuse « durabilité » de l’alliance.
Quand on te lit, tout porte à croire que tu vas conclure pour défendre la position B……. Et tu conclus en défendant la position C, qui est tout le contraire de ce que tu as dit juste avant (pas de contenu politique, l’unité à tout prix passe avant tout).
J’admets que je suis assez étonné de ce revirement, notamment par rapport à ta position lors des européennes, et que moi, mettre le fond politique dans notre poche, pour aller défendre aux élections le contraire de notre programme (anticapitaliste et antiproductiviste).
Pour ma part, et pour quasiment les mêmes raisons finalement, je ferai le choix de la position B, qui est la seule à se situer dans la continuité du congrès de fondation, et la seule à même d’ouvrir une alternative anticapitaliste et antiproductiviste à lde la gauche institutionnelle.
novembre 30th, 2009 à 10 h 16 min
A Jan,
Ne pas porter le chapeau de la division dans de larges cercles autour de nous et éviter notre marginalisation politique (et électorale) tout en ne faisant aucune concession sur notre programme. Cela fait couler beaucoup d’encre au NPA et cela attire beaucoup de monde autour de l »‘arbre à palabre » des régionales.
Comment défendre le programme et le fond politique sans nous marginaliser politiquement (et électoralement) ?
Comment satisfaire l’exigence unitaire contre Sarkozy et sa politique ressentie dans de larges cercles militants et même au delà en rassemblant la gauche de la gauche sans sacrifier notre programme et notre fond politique?
Comment porter un message politique crédible devant des électeurs électoralistes offrant d’autres perspectives que celles du centre gauche sans se rassembler ?
les 3 motions apportent des réponses diffèrentes à ces questions et je trouve que la motion B élude toutes ces questions
Il faut faire attention à nos réponses. Tant que des illusions électoralistes sur le pouvoir subsiste dans le peuple, nous devons participer aux élections bourgeoises de la V° république et répondre de façon crédible à la question des alliances ( dans un large public, pour appliquer nos idées ,c’est aller au pouvoir dans le cadre institutionnel actuel; et pour y aller au pouvoir ou exprimer son rejet de la politique de Sarkozy , toujours aux yeux du peuple de gauche, cela entraine de faire des alliances électorales ) . N’oublions pas non plus que les communards de 1871 restaient attachés au suffrage universel.
Sur le fond. La motion C est plus unitaire, et tactiquement plus abile, comme le démontre l’exemple de Clermont (le PC Auvergnat a été mis dans l’embarras par la proposition du NPAque figure au 1° tour 2 positions diffèrentes sur les exécutifs)
Médiatiquement, le PC aura plus de difficulté à faire porter le chapeau de la division au NPA sur ce point que sur le terrain déjà bien préparé du refus de gouverner (Martine Aubry chez Arlette Chabot mercredi répond à une question « votre rassemblement inclura-t-il le NPA ?: Aubry: » le NPA ne veut pas grouverner »; elle n’a même pas dit non, tant ce terrain est déjà « balisé’ dans l’opinion au sujet du NPA!)
Laurent
novembre 30th, 2009 à 11 h 29 min
@DG, je crois que tu fais un mauvais procès à Raoul, il s’est déjà expliqué sur ses fonctions dans le NPA et tout semble s’être passé dans de bonnes conditions.
Personnellement, jusqu’à présent, j’ai trouvé les positions de Raoul très raisonnables et éclairantes. Le blog est bien tenu et il est souhaitable, encore plus que normal, que Raoul puisse y exprimer ses analyses (tout le monde peut répondre en plus)
Pour autant, je pense aussi que plus de transparence pour les militants est indispensable, connaitre l’organigramme etc.
Carl
novembre 30th, 2009 à 12 h 46 min
DG
Sur les questions concernant la trésorerie nationale et le nombre de permanents, combien ils sont payés, quelles fonctions ils assument, je suis désolé mais beaucoup d’infos ont été données à ce sujet aux trésoriers départementaux lors du WE des 4/5 octobre dernier à Paris. Il y avait 70 départements de représenter. Peut être que le tien n’y était pas (je suis moi même trésorier départemental)
Laurent
Laurent
novembre 30th, 2009 à 14 h 08 min
@Laurent : tout dépend de ce qui est important. C’est l’éternel débat de l’unité à tout prix d’un côté, contre l’unité sur des bases politiques données de l’autre.
Je pense personnellement que pour créer une alternative politique au capitalisme, il faut effectivement mener des campagnes politiques…… anticapitalistes!
Ça paraît con, mais c’est déjà un premier point indispensable, on ne peut pas faire l’unité pour l’unité, autour de bases prétendant donner un visage humain au capitalisme, et mener un programme de gestion libérale des régions avec le PS et EE.
Là-dessus, Raoul est très clair. Il dit clairement qu’une alternative anticapitaliste et antiproductiviste est nécessaire, et que c’est sur ces bases qu’il faut rassembler.
Je m’attendrais donc logiquement à ce qu’il défende la position B, qui est la seule qui dit depuis le début qu’il faut poser des bases en terme de contenu politique à toute alliance.
Je trouve donc très étonnant sa conclusion, défendant la position C, qui est aux antipodes de ce qu’il dit juste avant.
Maintenant, chacun a ses positions, et j’ai bien compris la tienne et celle des camarades de la position C, très différente de celle de Raoul, qui est de faire une démonstration politico-pédagogique de la « trahison » à venir des dirigeants PCF et PG, alors que nous aurons accepté toutes leurs conditions.
C’est une vision très tacticienne et très politicienne qui à mon avis se trompe de cible : le rôle du NPA ne doit pas être de s’adresser exclusivement à une « avant-garde » militante, mais au contraire à la grande majorité de la population, travailleurs précaires, jeunes, du privé, etc. En clair, cette grande majorité silencieuse d’abstentionnistes.
Ces catégories n’ont aucune confiance en la gauche plurielle, et le ralliement du NPA à la gauche plurielle (même si c’est la « gauche de la gauche plurielle »), jettera le plus grand discrédit sur notre parti. Outre le fait qu’il nous interdira de mener une campagne anticapitaliste et antiproductiviste, sur les thèmes chers à Raoul…
décembre 1st, 2009 à 11 h 11 min
Ian
Les positions de la motion B et la campagne LCR-LO aux élections régionales 2004 ont beaucoup de points communs (à l’exception de LO et da la lutte contre le réchauffement climatique, restant ici aussi vague que la « défense du pouvoir d’achat » dans l’amendement fait par la direction du NPA au texte du FDG)
Un point commun sur le programme, qui à pour moi le défaut de se cantonner à une plateforme revendicative supersyndicalistes, et faisant un appel au « tous ensemble » dans une conjoncture basse pour les luttes, donc peu crédible (je le regrette aussi) .
Mais aussi sur une position d’indiffèrence par rapport à la question du pouvoir, comme si cette question de son rejet et de la nécessité d’une alternative ne se posait pas !
Ce 2° point est très important et l’ex LCR l’avait « expérimentée » à ses dépends avec les résultats décevants des régionales en 2004 (l’alliance avait atteint 4,6% alors qu’il n’y avait pas de listes PC dans 15 régions!)
Que c’est-il passé en 2004 ? Le 1° tour avait été marqué par un vote sanction contre la droite et son gouvernement avec 35 % d’abstention, score inhabituel pour ce genre d’élection. Au 2° tour, l’abstention a encore baissée-32%- et a droite a été laminée ne gardant que 2 régions sur 22.
Les classes populaires se sont donc mobilisées à cette élections et ont envoyer un message politique clair de rejet à ceux qui détiennent le pouvoir. Ils ont utllisé pour cela un bulletin de vote, celui du PS , pour voter contre et non pas pour le PS et son progamme , à peine audible d’ailleurs.
Dans les années 20, Léon Trotsky avait remarqué qu’il n’était pas rare que les classes populaires se tournent vers une élection à la suite d’une série d’échecs dans les luttes.
En 2004 la campagne LCR-LO avait tout simplement oublié de répondre à la question du pouvoir , question qui a finalement été posée par cette participation inhabituelle et son résultat… au profit du PS ! Ils étaient nombreux à nous dire être d’accord avec notre programme. Mais ils ont préféré utiliser un autre bulletin, qui,lui, pouvait répondre de façon crédible à la question du pouvoir Et la motion B propose de refaire la même campagne de 2004 ! On connait le résultat d’avance: 4% à se partager entre le NPA et LO.
Sur la démonstration « politico-pédagogique » de la trahison du PC, le PCF s’est révélé plus abile pour démontrer qui sont les diviseurs: en choisissant de « casser » le cadre unitiare nationale sur la question des exécutifs (le NPA refuse d’aller dans les exécutifs), il savait que médiatiquement, son message sera plus crédible et audible, puisqu’il jouait une partition déjà largement entendue dans le grand public.
Il préparait à sa manière le terrain sur la question du pouvoir: puisque le NPA ne veut pas gouverner, pourquoi voter pour lui à une élection ?
Laurent
décembre 1st, 2009 à 13 h 11 min
Militant des Collectifs antilibéraux dans le Roannais (42) depuis leur création et les combats de 2004-2005, adhérent de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, j’ai beaucoup apprécié l’apport de RM JENNAR à nos combats.
J’ai regretté la désunion des Européennes. Aussi c’est avec l’espoir que cette fois nous réussirons le rassemblement pour les Régionales que nous accueillons cette prise de position claire et ferme de notre camarade RM Jennar.
Ce rassemblement prend forme dans le Roannais : après la constitution d’un collectif de luttes (Emploi, Services publics, Environnement), NPA, PCF, PG, Capagauche-FASE se retrouvent pour affirmer publiquement leur volonté « d’affronter ensemble les enjeux importants des élections régionales de mars 2010″ et appeler « leurs militants et leurs responsables de la Loire et de Rhône-Alpes à concrétiser à leurs niveaux cette unité ».
La déclaration de RM Jennar est un encouragement et un soutien à cette aspiration et à cette nécessité de l’union des antilibéraux et anticapitalistes pour une véritable transformation sociale et écologique.
décembre 1st, 2009 à 18 h 48 min
@Laurent – @Raoul Marc Jennar –
Notre trésorier était a la réunion de Paris, il nous a fait un compte rendu, en gros pas de réponse précises concernant par exemple les frais de déplacement ou d’affiches, des informations financières diffusées verbalement a la va-vite, aucunes informations, bilan, donnés sur papier en gros l’opacité de la LCR continue a sévir.
décembre 1st, 2009 à 19 h 04 min
@Carl –
Je ne doute pas de ses capacités d’analyse, je me suis simplement étonné que notre tête de liste ait trouvé aussi rapidement du travail au Cambodge après sa non élection a Bruxelles.
Ce procès est prévu depuis des années, que se serait-il passé s’il avait été élu ? Cambodge ET Bruxelles ? démission de l’UE ? ou abandon du travail d’expert ?
décembre 2nd, 2009 à 8 h 46 min
DG.
Il faut arrêter de laisser croire cela. Le but de cette réunion des trésoriers départementaux était justement de nous préparer à rendre des comptes les plus clairs, clean, possibles afin d’obtenir leur validation par une commission du ministère de l’intérieur.
Cette validation permettra au NPA d’être légalement reconnu et de percevoir les aides financières publiques, d’être remboursée pour nos dépenses électorales lorsque les conditions sont remplies (la barre des 5% aux régionales, par exemple)
Le NPA devra justifer la moindre facture, le moindre versement d’espèces fait pas un comité local.
Pendant la campagne européenne, les tracts du NPA qui ne parlait que quelques lignes des Europénnes ne seront remboursés qu’au prorata du total des lignes.
Des demandes de remboursement de frais de déplacement n’ont pas été retenues par cette commission du ministère de l’intérieur, car les photocopies des justificatifs n’ont pas été jointes(carte grise, photo de l’article du journal sur la réunion publique qui avait occasionné ce déplacement …)
Chaque année, les comptes détaillés de tous les partis politiques sont publiés au journal officiel.
L’opacité n’est plus possible et je confirme que de détails ont été donnés par les trésoriers nationaux sur le nombre de permanents et leurs fonction., et autres choses ( le NPA dépense 2 fois plus que les cotisations versées au national sur les 10 premiers mois), et un document synthétique sur ce point a été donné aux trésoriers départementaux, Ils ont répondu à toutes les questions qui leur ont été posés.
Laurent
décembre 4th, 2009 à 10 h 36 min
@Laurent : bien que je n’en étais pas, je n’ai pas souvenir que LCR-LO défendait un programme anticapitaliste, antiproductiviste, écologiste, féministe, internationaliste en 2004. De la nature de ce que pourrait défendre le NPA aujourd’hui.
Mais surtout, j’ai l’impression que certains, notamment les camarades sur la ligne de la position C (ce que n’est pas Raoul, à mon avis), passent totalement à côté des nouvelles données de la période, à savoir que nous sommes en train de vivre une des plus grosse crise de l’histoire du capitalisme. Et qu’il n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui, de défendre la perspective d’une alternative au capitalisme, d’un programme radicalement anticapitaliste et antiproductiviste, à la hauteur de la crise économique, sociale, climatique, écologique, que nous sommes en train de vivre.
De plus, la question qui se pose aujourd’hui est la suivante :
- quelle que soit la position du NPA, le PCF refusera de toute façon toute alliance (voir le cas de l’Auvergne, où le NPA a pourtant négocié sur les bases de la position C), ce qui est effectivement cohérent de sa part politiquement
- quelle que soit la position du NPA, le PCF et les médias orchestreront une campagne de calomnie et de dénigrement envers le NPA, et à partir du moment où l’on est anticapitalistes et qu’on veut renverser ce système, il ne faut pas s’attendre à autre chose de la part dudit système
- maintenant sachant cela, quelle est la meilleure réponse que nous puissions y faire?
Je pense que la réponse ne peut être que par le contenu politique, par un projet clairement anticapitaliste de rupture radicale avec les politiques de gestion du capitalisme, menées par les régions aujourd’hui. C’est en présentant clairement une réelle alternative politique à ce que proposent ces partis, que l’on justifiera notre propre existence en tant que parti ayant un projet propre, et qu’on pourra mobiliser ce qui devrait être notre cœur de cible, la grande masse des abstentionnistes qui rejettent aujourd’hui le système institutionnel et sa pseudo-démocratie électorale.
Maintenant, on ne va pas refaire ici tout ce débat. Il y a des analyses divergentes de la situation, de nos tâches dans la période, et des priorités de l’organisation. C’est normal. C’est ce qui explique l’existence de différentes positions et d’un débat démocratique dans l’organisation.
Ce que je pointais ici, c’est ce qui me paraît être une contradiction dans la position de Raoul, qui défend à la fois la nécessité d’un véritable contenu politique anticapitaliste et antiproductiviste, et à la fois un texte qui exclut le contenu politique et met la priorité sur des alliances tactiques avec des partis qui ne sont ni l’un ni l’autre.
décembre 4th, 2009 à 13 h 31 min
Ian
En dehors de la dénonciation du productivisme et de la lutte contre le réchauffement climatique (formule aussi vague dans la motion B que celles qu’elle reproche aux négociateurs du NPA d’avoir acceptées dans les rencontres unitaires), le catalogue revendicatif est de même nature ( 1500 € net, interdiction des licenciements, etc.. Supersyndicaliste de dirais .Certes, comme en 2004, il y a le « tous ensemble » comme moyen proposé pour les satisfaire. Mais est-ce suffisant pour offrir une alternative politique dans une période ou les luttes sont verrouillées comme jamais par les confédés et se retrouvent dans un véritable trou ? Comme en 2004, ta motion propose la même démarche incantatoire sur les luttes et le tous ensemble, car la conjoncture actuelle (comme en 2004) ne s’y prète pas. Incantatoire aussi, car ta motion propose l’isolement du NPA comme réponse à l’isolement de luttes. Elle ne dit rien sur la nécessité de se regrouper, anticapitalistes et antilibéraux, dans les luttes et dans les urnes, regroupement qui serait UTILE aux mobilisations. Utile aussi pour porter les exigences des classes populaires victime de la crise, même au prix de concessions.
Je suis d’accord avec toi: même en négociant sur la base de la motion C, comme l’a tenté le NPA d’Auvergne, le PC n’en veut pas du NPA;
Mais ne crois tu pas que cette démarche de regoupement à l’occasion des régionales devait quand même être tentée par la direction du NPA, non pas pour montrer qui sont les diviseurs, mais pour rompre l’isolement des luttes ?
Afin de vérifier aussi devant de larges cercles militants ce qui est possible de faire ou pas ? Un camarade membre de la Fraction Etincelle(et de mon comité)m’ a répondu que ces cercles de militants ne nous intéressent pas, car « ils nous connaissent déjà et se sont souvent des bureaucrates syndicaux qui ne nous intéressent pas ».Ben voyons , et Xavier Mathieux des Conti, membre des verts, et Guy Herman le délégué CGT qui a convoqué une coordination des boites en lutte au milieu de l’été à Chatelleraut, et jean Pierre delannoy, qui se présente contre Thibault, que fait-on d’eux ?
Ce que je crains avec ta motion, si elle passe, c’est de revivre la même campagne d’isolement, de témoignage, n’offrant aucune perspective politique.
Le vote protestataire, ça compte aussi, c’est important, mais lorsque la question du pouvoir est posée dans une élection,( comme en 2004), n’apporter aucune réponse , c’est vraiment ennuyeux (comme en 2004)
Laurent
décembre 5th, 2009 à 7 h 08 min
« Si c’est déjà trop pour vos neurones, personne ne vous oblige à consulter ce blogue. »
Raoul, tu constates qu’il y a un déficit de vision chez nombre de tes camarades.
J’étais à Avignon, cet été et c’est lors des rencontres NPA sur la culture, à Utopia que j’ai admis avec un profond regret que certains de tes camarades étient définitivement perdus pour l’intelligence.
Ils ne savent pas que « l’apparence est une force d’occupation de la réalité ».
N’ayons pas pitié.
décembre 6th, 2009 à 21 h 01 min
leo a dit :
décembre 5th, 2009 à 7 h 08 min
« Si c’est déjà trop pour vos neurones, personne ne vous oblige à consulter ce blogue. »
Raoul, tu constates qu’il y a un déficit de vision chez nombre de tes camarades.
J’étais à Avignon, cet été et c’est lors des rencontres NPA sur la culture, à Utopia que j’ai admis avec un profond regret que certains de tes camarades étient définitivement perdus pour l’intelligence.
Ils ne savent pas que « l’apparence est une force d’occupation de la réalité ».
N’ayons pas pitié.
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Hou la! la! ….Pas de pitié!…… Il est vrai que l’on se demande ce que ces masses laborieuses viennent faire dans un débat d’intellectuels, les seuls à vraiment comprendre la politique!
Leo doit descendre en droite ligne d’un sénateur romain, un pater certainement,
imbu de ses fonctions aidé de sa muse qui l’aide dans ses écritures.
Des militants NPA sont donc, non seulement incultes mais inintelligents.
Je me demande ce que, Roberto Bolaño, issu de la plèbe aurait pensé de ton message.
Un conseil, reste dans l’utopie, écrit des poèmes, ne fait pas de politique ce sera mieux pour le peuple.
décembre 6th, 2009 à 22 h 29 min
Suite au post 28,
En tant que lumpen prolétaire j’ai du mal a réagir rapidement, mais je tiens a dire que j’ai passé un Samedi a faire voter les gens de mon village contre la privatisation cachée de la poste, Vendredi dernier j’ai perdu des heures de travail pour faire signer les cartes de la deuxième séance concernant le combat contre la poste privatisée et je ne suis ni postier ni fonctionnaire et personne de ma famille ne l’est,grace a moi comme des centaines d’autres les affiches du NPA seront collées pour les régionales, il est vrai que je n’étais présent à : « Avignon, cet été, lors des rencontres NPA sur la culture, à Utopia »
Continuez Leo a nous mépriser, nous, fiers , continuerons a faire notre travail!
décembre 7th, 2009 à 11 h 18 min
@Laurent : ici n’est pas le lieu du débat. J’ai bien compris ta position qui revient à poser la question « unitaire » sur une opposition isolement/unité.
La mienne est de dire que la question se pose avant tout en terme de bases politiques, et donc des délimitations politiques sur lesquelles on construit l’unité.
Ces délimitations sont aussi le résultat de l’analyse de la situation politique, des rapports de force et objectifs politiques des uns et des autres, et des tâches politiques que nous avons dans la période.
C’est un débat hautement politique, et il faut faire attention à ne pas dépolitiser le débat autour d’alternatives simplistes du type isolement/unité.
Maintenant, mener campagne sur des bases anticapitalistes, antiproductivistes, écologistes, féministes, etc, pour construire une hégémonie idéologique, propager les idées révolutionnaires dans la société, je ne vois pas ce que ça a de « super-syndicaliste ».
De même sur le fait d’expliquer qu’une telle alternative anticapitaliste ne sera possible sans la généralisation et la convergence des luttes, sans un mouvement d’ensemble de grande ampleur. Il n’y a de toute façon aucune raison de tracer une frontière infranchissable entre syndicalisme et politique. Les résistances politiques démarrent souvent sur de simples revendications immédiates. La révolution française ou la révolution russe sont parties de revendication d’avoir du pain (et la paix, dans le second cas), puis ça a débordé beaucoup plus loin.
Mais ces révolutions n’ont été possibles que parce qu’elles s’appuyaient sur gros un travail de propagande idéologique en amont, afin de propager les idées libérales des lumières dans le premier cas, les idées socialistes dans le second.