11 mar 2010

La Mairie de Paris s’apprête à inaugurer une « Esplanade David Ben Gourion » sur les quais de Seine, en présence du Président israélien Shimon Pérès. Il s’agit, selon le Conseil de Paris, de « rendre hommage à une personnalité exceptionnelle » et « d’honorer la mémoire d’un des plus grands hommes du 20ème Siècle ».

Ce projet est une véritable provocation. Le NPA constate et regrette que cette décision résulte d’un vote unanime des groupes de la majorité municipale (PS, PCF, Verts).

Ben Gourion, 1er Premier Ministre de l’Etat d’Israël, est celui qui supervisa, entre 1947 et 1949, l’expulsion de 800 000 Palestiniens, qu’il commenta en ces termes : « Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais ; les vieux mourront et les jeunes oublieront ».

Qui plus est, à l’heure où Israël poursuit sa politique coloniale, raciste et meurtrière à l’égard des Palestiniens, ce geste ne peut être compris que comme un soutien explicite à un Etat criminel. On se demande si la Mairie de Paris a entendu parler du Rapport Goldstone, qui établit qu’Israël s’est rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, à Gaza.

Le NPA condamne sans réserve ce projet honteux et se joindra aux initiatives visant à le dénoncer. L’Etat d’Israël et ses dirigeants ne doivent pas être aujourd’hui honorés mais isolés, boycottés, comme le préconise la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (), dans laquelle le NPA est pleinement investi.

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13 Réponses pour “Une « Esplanade David Ben Gourion » à Paris : une provocation !”

  1. Paco Tizon a dit :

    Ben Gourion était un travailliste d’influence communiste israélien, un démocrate qui n’était ni raciste ni belliqueux comme certains de ses successeurs.
    Battons-nous, avant tout, non pas pour empêcher une esplanade Ben Gourion, qui est moins critiquable qu’un Arafat (qui pourrait aussi avoir son nom, pourtant) mais pour supprimer les noms de Thiers, Foch, Laval… des rues de France !

  2. Paco Tizon a dit :

    note : pour ce qu’Israël a fait au Liban, à Gaza, en Cisjordanie… faut-il remonter à Ben Gourion et condamner tous les dirigeants ?
    Ne hurlons pas avec les loups dès qu’on parle de « sionistes ». Parmi les sionistes, nombreux étaient les personnalités remarquables et pas racistes. A l’époque surtout… M. Jennar, penchez-vous sur la vie de Ben Gourion et sur les efforts consentis par cet homme, malgré sa méfiance envers les Arabes ; penchez-vous sur les institutions mises en place en Israel, sur les universités crées dans les territoires à l’époque, etc. Si de rares dirigeants israéliens méritent le respect, Ben Gourion en fait partie.

  3. Intartaglia André a dit :

    Mon cher Raoul Marc,
    Cela parait frappé du bon sens à première vue que de penser à la provocation dans le climat actuel. Il est d’autres provocations bien pires que celle-là. Il est aussi d’autres facteurs bien plus choquants et bien des hommes d’Etat ont laissé leurs noms à des rue de France alors qu’ils ne méritaient pas cet honneur, Ben Gourion n’est pas le pire en la matière ; replaçons le dans le contexte de l’époque. Gageons cependant qu’ aucun conseil municipal français n’aura, avant longtemps, le courage de nommer une place Arafat, et ce manque de courage me désole bien davantage.

  4. JOS a dit :

    Désolé Raoul a raison , Ben Gourion n’est pas une blanche colombe. Voici ce qu’écrit Iqbal Jassat dans une chroniique sur la Palestine au sujet de Ben Gourion et le massacre de Deir Yassin :

    « Le procès-verbal d’une réunion de l’exécutif de l’Agence juive du 12 juin 1938 enregistre une déclaration effrayante de David Ben Gourion :

    « Je suis pour le transfert forcé ; je ne vois rien là d’immoral. »

    Ben Gourion, sioniste fervent, était émigré de Pologne où il est né en 1886. Depuis son arrivée en Palestine à l’âge de 20 ans, Ben Gourion était pressenti pour devenir non seulement le fondateur de l’Etat d’Israël et son premier Premier ministre, mais aussi le cerveau du nettoyage ethnique de la Palestine.

    Dans son journal, à la date du 12 juillet 1937, Ben Gourion indique à son fils l’unique moyen d’action ouvert au sionisme : « Les Arabes devront s’en aller ». Mais pour que cela se produise, il fallait un moment propice, comme l’observe l’historien et universitaire émérite israélien, Ilan Pappe, dans sa formidable étude, Le nettoyage ethnique de la Palestine (Fayard).

    Pappe décrit ainsi Ben Gourion : de petite taille, avec une lourde crinière blanche rejetée en arrière, invariablement vêtu d’un uniforme kaki.

    Pour donner un sens à la politique actuelle israélienne sous la direction droitière de Benjamin Netanyahu qui reste inébranlable dans son déni des droits palestiniens, il est important de bien saisir quelle était l’intention néfaste de ses prédécesseurs. Les dirigeants sionistes, comme Ben Gourion, lancèrent et réalisèrent des actions concrètes pour vider la Palestine de son peuple originaire. Il faut également rappeler qu’entre 1919 et 1933, après l’immigration de plus de 35 000 sionistes vers la Palestine, les Juifs détenaient moins de 3% des terres et représentaient 12% de la population.

    C’est-à-dire que, au moment où la Société des Nations a approuvé le mandat de la Grande-Bretagne sur la Palestine en 1922, un recensement britannique de la population de la Palestine la répartissait ainsi : 78% de musulmans, 11% de juifs, 9,6% de chrétiens, pour un total de la population de 757 182 habitants.

    Les faits historiques qui retracent l’injustice commise à l’encontre des Palestiniens originaires de cette terre par les émigrés juifs ont malheureusement été relégués dans les simples notes de bas de page.

    Et pourtant ces notes sont très révélatrices, en dépit des efforts d’Israël et de ceux qui le soutiennent pour les rayer de la mémoire.
    (JPG)
    Une famille palestinienne et une amie à Deir Yassin, en 1927 (www.palestineremembered.com)

    Un autre message inquiétant est celui attribué au dirigeant sioniste Jabotinsky qui écrit en 1939 : « …les Arabes doivent faire place aux juifs dans le Eretz Israël. S’il a été possible de transférer les peuples baltes, il est également possible de déplacer les Arabes palestiniens. »

    Ainsi, c’est il y a des décennies que la dynamique pour un Etat exclusivement juif – laquelle a conduit à la Nakba, ou catastrophe, – a été ancrée dans l’idéologie sioniste.

    Et le massacre de Deir Yassin résulte d’un plan de nettoyage ethnique, le plan Daleth (plan D). L’étude de Pappe sur cette épouvantable tragédie du 9 avril 1948, quand les forces juives envahirent ce village pastoral et massacrèrent ses habitants, montre toute une série d’opérations visait alors à nettoyer le secteur.

    « Quand ils firent irruption dans le village, les soldats arrosèrent les maisons à la mitrailleuse, tuant de nombreux habitants. Les villageois restants furent rassemblés dans un même lieu et assassinés de sang-froid, leurs corps odieusement traités, plusieurs femmes violées puis tuées. » (Le nettoyage ethnique de la Palestine – Fayard – p. 128).

    Selon le plan Daleth, l’armée juive devait expulser de force les Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres en utilisant diverses stratégies préétablies : intimidation à grande échelle ; siège et bombardement des centres de population ; incendie des maisons, des biens et marchandises ; expulsion, démolition ; et pour finir, pose de mines parmi les décombres pour empêcher tout retour des habitants expulsés.

    En plus de Ben Gourion qui affirmait avec insistance au congrès sioniste de 1937 que le « transfert », ou nettoyage ethnique, sera la condition sine qua non pour rendre un « projet d’implantation (juive) globale » réalisable, trois ans plus tard, Yosef Weitz, notait dans son journal :

    « Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place en Palestine pour ces deux peuples. Aucun ‘développement’ ne nous conduira à notre objectif pour une nation indépendante dans ce petit pays. Sans les Arabes, la terre sera vaste et spacieuse pour nous ; avec les Arabes, la terre restera rare et exiguë. » (Jonathan Cook, dans son dernier livre Faire disparaître la Palestine).

    Il est très instructif d’apprendre que pour les chefs militaires juifs, il était parfaitement entendu que leurs opérations contre les Palestiniens se résumaient ainsi : tihur (purification), biur (élimination) et nikkuv (nettoyage).

    Cook affirme qu’ils n’ont pas attendu le départ des Britanniques pour faire avancer leur programme de nettoyage ethnique. Quand les Britanniques sont partis, le 15 mai 1948, les forces juives avaient expulsé ou contraint à prendre la fuite un quart de million de Palestiniens et occupé 200 de leurs villages.

    Le massacre de Deir Yassin a accentué l’exode déjà massif et, comme les opérations d’expulsions s’intensifiaient, Ben Gourion a vu, observe Jonathan Cook, le parti à tirer d’une extension de la guerre au reste – le plus important – de la Galilée où vivaient quelque 100 000 Palestiniens, plus des dizaines de milliers de réfugiés qui avaient fui les combats, territoire qui avait été attribué à l’Etat palestinien dans le plan de partition.

    « Alors nous serons en mesure de nettoyer l’ensemble de la Galilée centrale, avec tous ses réfugiés, d’un seul coup, » a annoncé Ben Gourion.

    Il est vain pour les sionistes et les apologistes d’Israël de nier l’histoire sordide de ce démantèlement, de cet emprisonnement et de cette paupérisation du peuple palestinien, que de nombreux historiens et écrivains ont décrit comme un travail sans relâche de destruction de la Palestine en tant que nation ».

    Iqbal Jassat est président de Media Review Network (MRN), basé à Pretoria, Afrique du Sud

    Il a écrit cet article pour PalestineChronicle.com. Site du groupe : http://www.mediareviewnet.com.

  5. caliban a dit :

    Une Place pour Ben Gourion ?!? Une impasse, à la limite…

    Merci JOS pour ces éclaircissements et les références.

  6. Raoul Marc Jennar a dit :

    Je remercie Jos d’avoir répondu lui-même à Paco Tizon qui véhicule l’imagerie classique de Ben Gourion diffusée par la propagande israélienne à l’époque des gouvernements travaillistes et que ceux qu’on appelle les « nouveaux historiens israéliens » ont très courageusement démentelée. On sousestime trop souvent l’énorme travail d’intoxication des milieux sionistes qui, pendant des décennies, se sont employés à faire croire que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».

  7. Paco Tizon a dit :

    R-M Jennar, c’est marrant que vous me prétiez les thèses des historiens en question, parce que je ne partage ni leurs thèses ni même les idées sionistes.

    Il est quand même bon de replacer Ben Gourion dans son époque, et de le comparer aux dirigeants qu’on a aujourd’hui, qu’ils soient israéliens ou arabes. Ah, manichéisme, quand tu nous tiens !

  8. Paco Tizon a dit :

    et vous savez quoi, JOS ? les stratégies que vous prétez aux sioistes, telles que « tihur (purification), biur (élimination) et nikkuv (nettoyage)… je n’y crois pas. Pas plus que vous ne croyez aux historiens sionistes, sans doute.

  9. JOS a dit :

    Plus explicitement sur le cynisme de Ben Gourion, la lettre à son fils Amos du 5 octobre 1937 ! Commentant le plan Peel ( voir ( 1 )) de partage de la Palestine, cette lettre révèle son projet de construire un Etat juif sur la terre des palestiniens.

    Ben Gourion écrit : « Si je suis un adepte enthousiaste de la création d’un Etat juif immédiatement (nr : en 1937), même s’il faut pour cela accepter le partage de la terre, c’est parce que je suis convaincu qu’un Etat juif partiel n’est pas une fin, mais un début. [...] Car nous savons que l’acquisition que nous venons de faire est importante pas seulement en tant que telle, mais aussi parce qu’elle nous permet d’accroître notre force, tout accroissement de force nous rapprochant de l’acquisition du pays tout entier. La création d’un Etat, même partiel, constituerait aujourd’hui un puissant levier dans notre effort historique pour la rédemption du pays tout entier. » On connaît malheureusement la suite des événements l’arrivée massive de juifs en Palestine et des exactions commises contre la population palestinienne créant un climat délétère qui a conduit en 1947, sous la pression des USA auprès de plusieurs pays dont la France, au vote favorable du partage de la Palestine par l’ONU.

    Or en 1947, la population palestinienne ( musulmans et chrétiens) qui compte 1 500 000 personnes se bat depuis le début du siècle pour son indépendance et ses droits nationaux, elle doit faire face à une communauté de 650 000 juifs, très conquérante, arrivés dans leur majorité écrasante durant la colonisation britannique de la Palestine (1917-1948) :

    Le plan de partage de la Palestine par l’ONU de 1947 est inique pour les palestiniens. Il prévoyait un statut de corpus separatum pour Jérusalem, allouait 56,5% du territoire Palestinien à l’Etat juif avec une population de 498 000 juifs et 407 000 Palestiniens, contre 43,5% à l’Etat arabe avec une population de 993 000 Palestiniens et 152 000 juifs .
    En résumé, l’État juif proposé est sensiblement plus grand (56,5 %) que l’État arabe, dont une très grande part occupée par le désert du Neguev (40 %). L’état juif s’approprie l’essentiel des terres côtières cultivables. De plus 80% des terres céréalières et 40 % de l’industrie de Palestine sont récupérés par la communauté juive. L’ONU est trop bonne .

    Les palestiniens ont refusé à juste titre tout partage de la Palestine ( ils s’étaient battus 40 ans pour cette patrie). Ils voulaient vivre sur leur terre dans le cadre d’un état unique et multi-confessionnels.
    En effet, en 1947, Jamal al-Husseini, représentant la partie palestinienne (délégué officieux auprès des Nations Unies de 1947 à 1948.), expliqua à la tribune de l’ONU pourquoi son peuple refusait le partage. Mais ne s’arrêtant pas là, il accompagna son refus d’une proposition, celle d’une pleine citoyenneté pour tous, habitants musulmans, juifs et chrétiens, au sein d’un Etat indépendant et souverain. L’épisode, bien qu’il en existe une archive filmée, a disparu de la quasi-totalité des livres d’histoire.. (ref : Elias Sanbar – Le Nouvel Observateur, n° 2247, semaine du jeudi 29 novembre 2007 )

    En approuvant le partage et en refusant la solution d’un état unique, Ben Gourion a programmé une situation de crise inévitable. Une guerre menée par les sionistes selon les plans de Ben Gourion et ses acolytes allait immanquablement suivre. La guerre était inscrite dans le plan de partage ( approuvé par Ben Gourion) et les affrontements qui débuteront dès sa proclamation le montreront : sur les treize offensives militaires d’envergure lancées par la Haganah ( voir ( 2 )), huit, décisives, se dérouleront dans le territoire alloué en principe à l’Etat palestinien. La Palestine conquise verra disparaître jusqu’à son nom.

    Cette guerre a été une succession de massacres et de déplacements de masse forcés des populations palestiniennes: les centaines de milliers d’expulsés sont aujourd’hui les six millions de réfugiés et d’exilés sans terre et sans patrie.

    Merci monsieur Ben Gourion pour votre « humanisme », vous êtes «  une personnalité exceptionnelle » et « l’un des plus grands hommes du 20ème Siècle ». Or il est responsable non seulement de multiples massacres, mais de la création d’un état terroriste. Par exemple l’opération plomb durci à GAZA : 1400 morts , plusieurs milliers de blessés, plus des destructions massives ( hôpitaux,maisons,stock de vivre,centrales énergétiques,sites religieux,….).
    Ceux qui veulent honorer un tel personnage se mettent à son niveau.

    Voir aussi l’article très documenté sur le plan de partage de la Palestine
    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3295&var_recherche=+ben+Gourion

    ( 1 ) Le plan de partage de la Commission Peel (1936-1937)

    Une commission d’enquête, désignée en août 1936 par le gouvernement britanniqu e, présidée par lord Peel est chargée de juger de la situation en Palestine. Son rapport est publié le 7 juillet 1937. Il préconise un partage de la Palestine : la plus grande partie du littoral de la Galilée reviendrait aux Juifs. Au centre, un corridor reliant Jérusalem à la mer resterait sous domination britannique. Tout le reste du pays formerait un État arabe fusionnant avec la Transjordanie. Le plan Peel est refusé catégoriquement par les Arabes, qui refusent de céder aux Juifs la région la plus riche sur le plan économique. Certains modérés proposent un État unitaire palestinien, avec garantie des droits aux minorités et liberté d’immigration juive dans certaines proportions, mais le Comité arabe suprême réclame l’indépendance immédiate et l’arrêt de l’immigration. Les sionistes sont partagés, entre modérés et radicaux, qui décident d’organiser leur propre force militaire, l’Irgoun. David Ben Gourion est favorable au Plan Peel, mais de nombreux sionistes s’y opposent. Ils seront majoritaires lors du congrès sioniste de Zurich de 1937. http://www.acontresens.com/contrepoints/histoire/11_7.html

    ( 2 )Haganah

    Il s’agit d’une organisation clandestine sioniste créée en 1920, qui se voulait une force de protection pour les Juifs ayant émigré en Palestine. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques
    L’organisation est ensuite devenue la branche militaire officieuse de l’exécutif sioniste en Palestine mandataire, l’Agence juive, devant favoriser la constitution d’un état juif.
    Lors de la fondation de l’état d’Israël, en 1948, la Haganah s’agrège à deux autres groupes armés moins importants, l’Irgoun et le Lehi (groupe Stern), pour former Tsahal, la force de défense d’Israël.
    Tsahal, dont l’ancienne Haganah constitue la colonne vertébrale, joua un rôle déterminant dans la guerre d’indépendance (1948-1949) d’Israël. Celle-ci vit le départ d’une partie importante de la population arabe palestinienne.

  10. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Paco Tizon
    Manifestement, nous ne parlons pas la même langue. Ou alors, c’est la bonne foi qui est en cause. Je ne vous prête en aucune façon les thèses des nouveaux historiens israéliens puisque vous défendez exactement le contraire, c’est-à-dire vous donnez foi à l’image angélique de Ben Gourion diffusée par la propagande officielle isarélienne !
    Plutôt que de traiter les autres de manichéens, informez-vous et acceptez les faits et non les images véhiculées par le discours dominant.
    Décidément, il est difficile de reconnaître qu’on puisse être trompé et se tromper. Plus facile et plus confortable d’invectiver les autres que de remettre en question les idées reçues.

  11. Raoul Marc Jennar a dit :

    @Paco Tizon -

    Comme s’il s’agissait de croire ou de ne pas croire ! L’histoire n’est pas le réceptacle des croyances, mais l’enregistrement de faits dont la matérialité est vérifiée. On n’est pas dans le domaine de la foi, mais dans celui de la rigueur exigée par ce qu’on appelle la critique historique, c’est-à-dire l’examen contradictoire des faits et des traces qu’ils ont laissées.
    Vous me faites penser à ces gens qui ne parviennent pas à admettre ce qjui bousculent leurs certitudes : ceux qui ne « croyaient » pas à l’extermination des Juifs déportés, ceux qui ne « croyaient » pas aux révélations (bien timides pourtant) du rapport Kroutchev sur les crimes de Staline, comme ceux qui ne veulent pas « croire » au choix de la défaite de 1940 par une droite qui préférait Hitler au Front populaire, alors que les archives démontrent le contraire. Comme les archives britanniques et israéliennes démontrent que cet Etat israélien est né d’un nettoyage ethnique planifié et mis en oeuvre, y compris par le recours à la terreur. L’histoire n’est pas du domaine de la croyance.

  12. Raoul Marc Jennar a dit :

    @JOS
    Sans oublier de préciser, Jos, que le groupe Stern et l’Irgoun de Menahem Begin (futur premier ministre), étaient spécialisés, dès les années trente, dans les attaques contre les populations civiles arabes.

  13. JOS a dit :

    Pour résumer, Ben Gourion n’a cessé de vouloir conquérir la Palestine pour en faire un Etat juif par tous les moyens (voir ****) :

    – d’abord politique , dès son arrivée en Palestine en 1906 les années, en militant avec ardeur pour un partage arbitraire de la Palestine pour créer un Etat juif. Alors que les juifs, en 1922, étaient très minoritaires environ 80 000 (11% de la population) pour un total de 757 182 habitants. Hors rien ne justifie cette demande belliqueuse.

    -Puis militaire, en mettant en place des milices terroristes pour un nettoyage ethnique des palestiniens ( musulmans, chrétiens,…) de la Palestine.

    -Enfin, en organisant l’arrivée massive, de plus de 550 000 juifs en Palestine entre 1922 et 1947, afin de conquérir des terres par des exactions programmées pour chasser les palestiniens, ceci grâce aux différentes milices (Haganah, groupe Stern et l’Irgoun) jusqu’en 1947, puis par une guerre de conquête de l’Etat « Palestinien » issu du partage inique de l’ONU . L’Etat Palestinien sera rayé de la carte, seul reste aujourd’hui l’Israël qui revendique d’être un Etat juif (où seul les juifs sont citoyens à part entière).

    **** C’est bien Ben Gourion qui affirmait avec insistance au congrès sioniste de 1937 que le « transfert », ou nettoyage ethnique, sera la condition sine qua non pour rendre un « projet d’implantation (juive) globale » réalisable. Et bien son projet c’est réalisé, mais à quel prix pour les palestiniens.

    Ben Gourion, passe aujourd’hui auprès de nombreuses personnes pour un « bienfaiteur de l’humanité » en tant que créateur d’un Etat juste et généreux victime des méchants arabes. Hors ce sont les mêmes personnes qui ferment les yeux sur les conditions inhumaines de vie des palestiniens. Il n’y a pas un jour où l’armée Tsahal ne viole les droits des êtres humains, sans parler des massacres ou des expulsions arbitraires des palestiniens, voir :
    -Le témoignage sur l’enlèvement d’un enfant dans son lit, de dix ans , par les soldats israéliens : http://www.alterinfo.net/Amir,-dix-ans,-enleve-dans-son-lit-par-les-soldats- israeliens_a43722.html
    -Les différents rapports sur les violations israéliennes des droits humains (pour le 4 au 10 mars 2010 : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8332)

    Comme faisait remarquer un correspondant de presse sur France-Inter, au sujet de l’opération « Plomb durci » à Gaza, l’armée israélienne est la seule armée qui tire sur des enfants à la sortie de l’école!!!!!

    Tout ceci a une origine, c’est l’idéologie sioniste qu’a prôné Ben Gourion et ses disciples. On voit le résultat aujourd’hui.

    Messieurs les Socialistes, du PCF ou des Verts est-ce de votre part de l’ignorance ou de l’ignominie?

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