06 Fév 2017

Ce dimanche, le mouvement Ensemble – dont je ne fais pas partie – a adopté un texte interminable au terme duquel il vient à l’essentiel : sept grandes exigences qui devraient être à la base d’un « Pacte pour une alternative de gauche » et qui, selon Ensemble, sont déjà des points de convergence possible entre Mélenchon, Hamon et Jadot :

1. La mise en place d’une VIème République et d’une assemblée constituante pour construire une véritable démocratie à l’échelle des territoires, des entreprises et du pays.

2. La rupture avec les politiques d’austérité et les politiques pro-patronales (abrogation du CICE, de la Loi Travail, etc.) pour donner la priorité, à l’égalité hommes femmes, aux besoins sociaux et écologiques, et la reprise des discussions sur les progrès à faire au profit des salarié.es et de tou.te.s, chômeurs, précaires … Garantir un droit de regard des salariés sur ce que produit leur entreprise, un droit de préemption sur leur avenir.

3. La construction d’une Sécurité Sociale Intégrale, basée sur un système de cotisations et de répartition en prenant sur les profits, qui permette d’en finir avec le chômage et la précarité et qui prévoit : la continuité du revenu entre période d’emplois, recherches d’emplois et de formation, une conférence citoyenne pour aller vers une sécurité sociale professionnelle ; la réduction du temps de travail, vers les 32 heures hebdomadaires, sans perte de salaires et avec embauche, l’égalité professionnelle entre hommes et femmes.

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04 Fév 2017

(à qui profite le crime ?)

 

Ce vieil adage du droit romain a gardé toute sa pertinence. Appliqué avec rigueur, il permet souvent de déconstruire les propagandes gouvernementales et les manipulations médiatiques. A qui profitent les récents affrontements dans l’est pro-russe de l’Ukraine ? La question mérite d’être posée face au torrent de propagande diffusée à grands flots par la presse au service des intérêts US/OTAN.

Rappelons qu’avant et après son élection, D. Trump a annoncé son intention de normaliser les relations des USA avec la Russie, allant même jusqu’à envisager la levée des sanctions contre la Russie.

Quels sont les opposants à une telle politique ?

1) Une coalition guerrière au Congrès des USA dont le leader le plus éloquent est le sénateur républicain John McCain. Elle rassemble des républicains et des démocrates qui, avant même que débutent les évènements de 2014 en Ukraine, désignaient la Russie comme « la plus grande menace » ;

2) le complexe militaro-industriel américain et ses prolongements en Europe, toujours inquiets à la perspective de voir un conflit se terminer ;

3) l’OTAN dont la raison d’en perpétuer l’existence après la disparition de l’URSS est de conserver un ennemi russe au prix de multiples provocations dont la première fut de renier les engagements pris après l’effondrement de l’URSS de ne pas prolonger sa sphère d’influence au-delà de l’Allemagne réunifiée ;

4) certains pays de l’est de l’Union européenne qui entretiennent un climat revanchard à l’égard de la Russie ;

5) l’Union européenne, membre en tant que telle de l’OTAN depuis le traité de Lisbonne

6) enfin et surtout l’Ukraine, dont tout accord avec la Russie l’obligerait au minimum à respecter les accords de Minsk.

La Russie avait-elle intérêt à susciter les affrontements qui sont intervenus dans l’est de l’Ukraine depuis quelques jours ?

On sait que le bon sens et la logique ne président pas toujours aux choix politiques. Mais s’il est une qualité dont on peut créditer Vladimir Poutine, c’est d’une remarquable intelligence tactique.

Disposé à rencontrer les intentions affichées de D. Trump, connaissant les adversaires américains et européens d’un rapprochement entre les USA et la Russie, il n’avait aucun intérêt à ce que des incidents de cette nature surgissent avant même une première rencontre entre les deux dirigeants.

Néanmoins, tout étant possible dans le monde tel qu’il est, avançons l’hypothèse que c’est bien la Russie qui a provoqué ces récents incidents, avec comme raison, tester la détermination de Trump à ne pas tenir compte des opposants à son projet.

Cette hypothèse ne résiste pas à une réalité : Poutine sait parfaitement que Trump va avoir besoin du Congrès pour obtenir la ratification des décrets qu’il signe depuis qu’il a prêté serment. En effet, le droit public américain impose des limites strictes aux « executive orders » : (a) lorsqu’ils abrogent une loi (ex : Obama Care), cette abrogation doit être confirmée par une loi votée par le Congrès ; (b) ces décrets ne peuvent provoquer de dépenses nouvelles (ex : le mur contre le Mexique) ; (c) seul le pouvoir législatif peut modifier ou abroger un traité (ex : OTAN), (d) une loi du Congrès peut annuler un décret.  La Cour Suprême aussi. Un décret a moins de valeur qu’une loi. C’est ce que vient de rappeler avec éclat John McCain.

Trump va donc avoir besoin du Congrès alors que celui-ci est opposé de manière « bipartisane », comme on dit là-bas, à un rapprochement avec la Russie.

Poutine sait cela. En aucun cas, donc, il ne pouvait prendre le risque de faire un tel cadeau aux opposants américains à un rapprochement entre les USA et la Russie.

Donc, en aucune façon, le déclenchement des incidents ne pouvait être le fait de la Russie et des éléments pro-russes du Donbass qu’elle contrôle aujourd’hui plus que jamais.

La puissante machine de propagande US/OTAN s’est mise à l’œuvre pour dissimuler que ces incidents ont été provoqués par le pays le plus concerné et le plus hostile à un tel rapprochement : l’Ukraine. Un seul pays n’est pas tombé dans le piège : l’Allemagne dont les services de renseignement ont parfaitement identifié le rôle de Kiev.

Et Trump, piégé, n’a pu faire autrement que de suivre. D’où les déclarations de son ambassadeur à l’ONU.

Quant à la plupart des médias, sans effectuer la moindre analyse indépendante, ils véhiculent les mensonges fabriqués de toutes pièces par l’OTAN.

rmj

 

 

 

24 Jan 2017

Magazine international m’a posé un certain nombre de questions sur mon itinéraire, mes engagements en Belgique, en France et au Cambodge, sur l’Europe, sur le Liban, sur l’élection présidentielle :

Interview de Raoul Marc Jennar

 

23 Jan 2017

Prévisions IPSOS , 1er tour
Jadot (s’il a ses signatures) 2%
Hamon 8%
Mélenchon 13%
Macron 20%
Fillon 26%
Le Pen 27%

Valls ferait 9% s’il emportait la primaire du P$. Il n’est en rien le candidat qui peut se retrouver au 2e tour.

Le sondage (réalisé avant dimanche) ne tient pas compte du soutien de Montebourg à Hamon.

Un rassemblement hors P$ de Jadot, Hamon, Mélenchon et Montebourg permettrait de dépasser Macron en obtenant au moins 23%.

Et l’extraordinaire dynamique dont il serait porteur ouvrirait la voie au deuxième tour. N’est-ce pas cela qu’il faut réclamer de ceux qui ne veulent ni de Valls, ni de Macron, ni de Fillon, ni de Le Pen ?

rmj

 

23 Jan 2017

Dans un récent entretien au JDD, J.-L. Mélenchon analyse avec lucidité ce qui risque d’arriver si ce n’est pas Valls qui emporte la primaire. Il ne fait guère de doute, en effet, que si Hamon emporte la primaire du P$, un grand nombre de députés et de sénateurs P$ vont filer chez Macron et avec eux l’électorat qui approuve le quinquennat finissant.

Dès lors, l’animateur de la France Insoumise considère qu’un désistement en sa faveur prendrait tout son sens, car le candidat du P$ ne pourrait raisonnablement espérer qu’une 4e ou une 5e place au terme du premier tour de la présidentielle.

Toutes celles et tous ceux qui ont renoncé à attendre quelque chose du P$, qui remettent en cause le fonctionnement des partis politiques et des institutions de la Ve République, qui réclament une alternative démocratique, sociale et écologique à la social-démocratie, qui pensent que rien n’est plié et qu’il est encore possible d’éviter Macron-Fillon-Le Pen, vont regretter cette approche.

Quand on veut rassembler, on n’appelle pas à se désister en sa faveur.  On ne fait pas avancer le rassemblement quand on exige un ralliement.

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21 Jan 2017

C’est un jeune humoriste belge qui trace sa route dans ce genre difficile et déjà très bien fourni.

C’est aussi mon fils cadet.

Il se trouve que « C’est du Belge », une émission  de la télé belge de service public, soutient les talents, débutants ou confirmés. En association avec Paris-Match, elle vient de lancer  le prix « Les meilleurs de l’année 2016 ».

Ce prix récompensera les talents émergents qui se sont distingués en 2016 dans 7 catégories.

Pour chacune de ces catégories, « C’est du Belge »  et Paris-Match ont sélectionné 4 candidats . Ce sont les coups de coeur des rédactions. Pour les départager, ils ont besoin de vos votes.

Pour que le vote soit validé, il faut voter dans les 7 catégories. Pour vous aider, n’hésitez pas à consulter la biographie de chaque nominé.

La clôture des votes se fera ce dimanche 22 janvier à minuit.

P.E. a été nominé et se trouve dans la catégorie « scène » (la dernière sur le bulletin de vote électronique). Voici le lien :

https://campagne.rtbf.be/quiz/286642_272/20151216TVVOTECDB.html !

 

Si vous avez apprécié ses spectacles ou ses sketches (que je poste sur facebook), n’hésitez pas : votez pour lui et en même temps découvrez d’autres talents belges dans 6 autres disciplines.

Merci pour lui

Raoul Marc

 

 

15 Jan 2017

Je partage l’analyse de Takis Fotopoulos évoquée par   Mirandela  : le Brexit, le vote Trump et certains votes nationalistes sont des expressions d’un rejet d’une mondialisation néo-libérale négociée et voulue par tous les gouvernements au pouvoir depuis le milieu des années 80. Cette mondialisation n’a été conçue que pour le bénéfice exclusif des firmes privées et des institutions financières privées.  S’il y a bien un phénomène mondial, c’est le rejet de cette globalisation hautement nuisible pour les peuples.

Mais, si je suis convaincu que  tous les électeurs du FN ne sont pas des fascistes, et que beaucoup expriment une colère, une vive protestation, en l’absence d’alternative de gauche à la collusion des droites et des gauches institutionnelles, il demeure, soyons lucides et vigilants, qu’il y a au FN, comme à Aube Dorée, comme dans les Pays Baltes, en Hongrie, en Pologne, aux Pays-Bas, en Belgique, et dans l’électorat de Trump et du Brexit, une frange nettement fasciste, raciste et xénophobe.

Ce qu’il y a de positif dans les meilleurs de ces votes, c’est le rejet du système, le rejet de la collusion des partis de gouvernement avec le monde des affaires et de la finance, le rejet de la professionnalisation du mandat public, le rejet de la concurrence de tous contre tous, le rejet de la dépossession des choix, le rejet de la violence et du discours guerrier. Lire la suite »

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