14 Juil 2011

Je recommande tout particulièrement la remarquable analyse d’Edwy Plenel sur Mediapart intitulée : Les rendez-vous manqués des dirigeants socialistes.

http://www.mediapart.fr/journal/france/130711/les-rendez-vous-manques-des-dirigeants-socialistes
Le PS sait-il ce que s’opposer veut dire? Quelle est son altérité avec le pouvoir actuel? La veille de la clôture des candidatures à la primaire, ses parlementaires ont approuvé la guerre en Libye lancée par Nicolas Sarkozy. Auparavant, les dirigeants socialistes avaient soutenu le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par Christine Lagarde au FMI. Comme si leur gauche était interchangeable avec la droite.
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13 Juin 2011

Bonjour tout le monde. Je me réjouis des nombreux commentaires suscités par un papier qui n’avait pas la prétention de proposer un nouveau systéme politique, mais seulement de préférer au tirage au sort présenté comme une panacée quelques pistes pour réformer la pratique d’un suffrage universel dévoyé en France comme ailleurs. Alors qu’aujourd’hui encore, des peuples se battent pour l’obtenir.  Avant d’envisager le fond du sujet, quatre remarques.

La première : j’entends cet échange comme un débat républicain. C’est-à-dire un partage d’idées qui exclut toute forme d’argument ad hominem et encore moins l’usage de qualificatifs à l’égard des porteurs de ces idées. Le procédé qui consiste à caricaturer voire à discréditer une personne parce qu’on manque d’arguments pour contrer ses idées m’est odieux. Il disqualifie du débat celui qui l’utilise. Et je postule la bonne foi de la plupart des intervenants, à commencer par mon ami Etienne Chouard qui se piège lui-même en personnalisant trop un débat qui doit rester ce qu’il convient qu’il soit : un échange de propositions et d’arguments entre gens de bonne volonté.

La deuxième : l’usage des citations. Certes, il peut appuyer un raisonnement en ajoutant à celui-ci l’autorité d’un auteur allant dans le même sens dans toute son oeuvre si ce n’est dans son action publique. Mais on a assisté à un déluge de citations dont la pertinence s’érode dans la mesure où elles sont sorties du contexte à la fois de l’écrit dont elles sont extraites et de l’action historique de leur auteur. Ainsi utilisées, les citations ne prouvent plus rien, sauf la culture de celui qui les reproduit.

La troisième : contrairement au procès que me font certains – mais manifestement d’aucuns ne peuvent s’empêcher de s’ériger en procureurs voire en inquisiteurs – il n’y a pas, chez moi de démarche assimilable à celle d’un croyant. Toute ma pensée est a-dogmatique. Les systèmes conçus par les humains – tous les systèmes, politiques, philosophiques, religieux,  judiciaires, etc. – ne méritent pas, à mes yeux, un acte de foi. Oeuvres humaines, ils doivent être considérées pour ce qu’ils sont : critiquables et perfectibles. Loin de moi l’idée que réfléchir à un meilleur système démocratique s’inscrit dans une démarche dogmatique. Je ne sacralise rien. Que du contraire, je considère que, dans une telle recherche, l’échange d’arguments contradictoires est indispensable, car personne ne détient une vérité qui n’existe pas. A mon estime, il importe également de garder à l’esprit l’imperfection de la nature humaine et ne pas sombrer dans l’angélisme qui consisterait à penser qu’un système quelconque, quel qu’il soit, pourrait la corriger. Seul un système totalitaire, qu’il invoque le primat du prolétariat ou la supériorité d’une race ou d’une élite, peut faire fi de cette imperfection. La société humaine est complexe. Et, sauf à lui faire violence, les institutions qu’elle génère reflètent inévitablement cette complexité.

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31 Mar 2011

Cette phrase prononcée par Martine Aubry à propos de ce qui se passe à Marseille est consternante. Les éléments rassemblés par Arnaud Montebourg sur les pratiques en cours au Conseil général des Bouches-du-Rhône fournissent pourtant des preuves de pratiques totalement incompatibles avec l’éthique comme avec la Justice.

Comment créditer un parti politique dirigé par quelqu’un qui prononce de tels propos de la moindre légitimité à diriger le pays ?

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23 Mar 2010

Il y a pour la gauche qui ne veut pas se compromettre avec le social-libéralisme, ni subir l’hégémonie du PS, une leçon manifeste après les régionales : l’unité paie. L’exemple du Limousin est spectaculaire : l’union PCF-PG-NPA fait plus de 19%.

Un tel résultat doit faire réfléchir les militants de ces trois formations. En particulier, au plan national, celles et ceux qui, au PCF comme au NPA, privilégient leur appareil et trouvent toujours prétexte à sacrifier l’union.

Quant à ceux qui ont partagé l’espoir né de la création du NPA, et qui ont refusé de tirer les conséquences de l’échec des européennes, l’heure est venue d’un bilan lucide. Et, pour l’avenir, d’accepter l’idée que ce n’est pas en s’excluant d’un rassemblement du type limousin qu’on évitera le retour de la gauche plurielle.

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19 Nov 2008

 Il n’est pas difficile de comprendre la satisfaction que ressentent bien des gens lorsqu’ils apprennent qu’une personnalité du PS quitte ce parti sur une posture de gauche. Une telle démarche a été attendue depuis si longtemps, surtout s’agissant d’un acteur politique exprimant avec talent les valeurs de gauche, qu’elle suscite une sorte d’engouement. Enfin ! pensent beaucoup. Et cela les comble, tant les postures suffisent, aujourd’hui, à emporter les adhésions.

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas » aurait dit Voltaire. On ne fera donc pas grief à Mélenchon d’avoir changé, même si, en dépit de sa marginalité au sein du PS, il a avalé toutes les couleuvres néolibérales de ce parti depuis 1983, y compris la synthèse du Mans qui effaçait le « non » de gauche au TCE dont, pourtant, il fut un défenseur éloquent. On le fera d’autant moins que son geste contribue à désacraliser une des pires dérives de la gauche : la primauté du parti sur ses raisons d’être. Le culte quasi religieux du parti, entretenu par quasiment toutes les églises de la gauche, inspirées par Lénine ou par Blum, explique pour une grande part que furent acceptées toutes les dérives, staliniennes, social-démocrates ou néolibérales. Je me réjouis de voir le NPA inscrire dans son texte fondateur qu’un parti politique n’est pas une fin en soi, mais seulement un outil pour réaliser des objectifs.

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07 Juil 2008

C’est sous ce titre que 21 personnes, membres de la coordination des collectifs unitaires ou qui en sont proches, ont rédigé un document important. Ce texte, selon ses auteurs, a pour ambition de « contribuer à préciser des éléments d’analyse, et à faire s’affirmer une perspective. Il appelle à un débat qui permette d’élaborer une alternative politique de gauche, dans le respect des expériences et des parcours. » Il a une « fonction précise : rendre visible et lisible une attente largement partagée : cristalliser les volontés et les énergies qui ne se résignent pas à la loi du marché ». Il se veut « une incitation au débat, à la confrontation constructive des idées. »

On trouvera ce document sur le site de la coordination des collectifs unitaires : http://www.gauchealternative.org

Pierre Cours-Salies, un des auteurs de ce document, m’a demandé mon opinion. J’y trouve de très nombreux passages auxquels je peux souscrire sans la moindre difficulté. Mais il suscite également quelques réserves sérieuses.

Avant de formuler ces appréciations critiques, je voudrais, en ces temps incertains où le débat d’idées évolue trop souvent en  attaques personnelles, dire aux nombreux signataires de ce document, qui furent aussi des compagnons dans la campagne contre le TCE et dans la tentative de donner un prolongement politique à la démarche commune de la campagne référendaire, que mes réserves concernent ce document et non ses auteurs. Cela va sans dire, mais il me semble qu’il vaut mieux le dire.

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22 Mar 2008

 Le débat est relancé et je m’en réjouis. Et tant pis si des esprits chagrins viennent ici avec leurs sarcasmes. Ils se trompent de débat. Dans cet échange forcément bref, essayons d’aller à l’essentiel.

Que voulons-nous ? Transformer la société.

Tout de suite, vient la question : dans quel sens ? Qui ne voit aujourd’hui  que les exigences sociales ne peuvent être séparées d’un questionnement sur  les finalités de la production et donc de la croissance ? Qui ne voit que  les altérations de notre environnement affectent en premier lieu les plus  faibles ?

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