15 Mar 2010

Faute d’avoir tiré les leçons de son échec aux élections européennes, mais également pour d’autres raisons qu’il faudra analyser, le NPA vient de subir un échec cuisant.

Il faut en tirer les conséquences : le NPA n’attire pas, son projet ne mobilise pas, sa stratégie ne convainc pas.

Le projet NPA lui-même doit être questionné. S’il s’agit de rencontrer l’espérance suscitée par sa création.

Ce qui demeure prioritaire, c’est la construction d’un rassemblement anticapitaliste et antiproductiviste libéré des logiques et des contraintes d’appareils, qui soit beaucoup plus et beaucoup mieux qu’un cartel de partis ou qu’une chapelle sectaire et qui soit en phase avec les réalités et les défis du 21e siècle.

Vaste chantier.

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21 Nov 2009

 

  1. Lorsque la LCR a décidé de se dissoudre pour créer un rassemblement qui la dépasse quantitativement et qualitativement, pour forger avec d’autres une force anticapitaliste et antiproductiviste, bref pour être à l’origine d’un puissant mouvement écosocialiste, j’ai décidé de rejoindre le processus de création du NPA. Militant altermondialiste, je ne venais d’aucun parti politique.
  2. Lors du congrès de fondation, j’ai défendu pour les élections européennes, une conception de l’unité sur un contenu, de l’unité dans les urnes et dans les luttes et surtout de l’unité dans la durée. Je reste convaincu que c’était la seule position possible.
  3. Nous avons échoué à faire connaître et faire comprendre cette position largement majoritaire, une partie d’entre nous, considérant que notre démarche allait de soi, n’éprouvaient aucun besoin de se lancer sans tarder dans une campagne nationale d’explication. De même, certains ont été lents à s’impliquer dans la campagne électorale et à défendre les aspects antiproductivistes de nos principes fondateurs avec la même ardeur que les aspects anticapitalistes. Ce sont, à mes yeux, deux des explications principales de notre échec aux européennes. Lire la suite »
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31 Mar 2009

Le capitalisme exploite les humains et la planète. Pour le profit exclusif d’un tout petit nombre. L’aménager ne met fin ni à la violence faite aux femmes et aux hommes qui ne vivent que de leur travail, ni à la violence faite à la nature et aux autres espèces vivantes. Prétendre réguler le capitalisme et inventer un soi-disant « capitalisme vert » n’apporte aucune amélioration durable à un système fondamentalement prédateur. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

D’âpres luttes politiques et sociales avaient imposé des limites aux méfaits du capitalisme. Elles sont démantelées les unes après les autres. Dans un seul but : éliminer les obstacles qui empêchent que tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain et ce que l’humain produit soit à vendre ou à acheter dans le cadre d’une concurrence « libre et non faussée ». La finalité de l’humanité est réduite à celle d’un marché unique soumis à la seule règle du profit. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je n’accepte pas la mise en concurrence des humains entre eux, le démantèlement du droit du travail, la disparition des services publics, les licenciements, la précarité de l’emploi, des conditions de travail, la soumission du politique à l’économique et au financier. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je refuse que les logiques du profit et du productivisme affectent notre santé, détruisent nos cadres de vie, bouleversent les équilibres écologiques, fassent disparaître la biodiversité, épuisent les ressources naturelles et menacent gravement la survie de la planète. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

La crise du capitalisme aujourd’hui signe l’échec des aménagements successifs apportés au capitalisme depuis 1929. L’Union européenne partage largement la responsabilité de cette crise. Les politiques de Sarkozy et de Fillon sont des politiques européennes. Décidées par l’ensemble des gouvernements européens. Je défends le plan d’urgence proposé par le NPA pour une Europe démocratique, sociale, écologique et pacifique. C’est un plan de rupture avec le capitalisme. C’est un plan pour une Europe des peuples et pas une Europe des actionnaires.

Si, comme moi, vous partagez ces raisons de vouloir sortir du capitalisme,

Si, comme moi, vous pensez que cela exige de se rassembler sur une alternative réelle au contenu précis, qui aborde avec une égale intensité les questions sociales et les questions écologiques, qui réclame de se réunir durablement pour combattre le capitalisme, ceux qui le servent et ceux qui s’en accommodent,

Si, comme moi, vous êtes convaincu(es) qu’on ne peut se satisfaire de compromissions avec ceux qui n’ont pour but que d’occuper le pouvoir,

Si, comme moi, vous pensez que l’engagement politique ne peut dériver en carrière professionnelle,

je vous demande de soutenir ma candidature aux élections européennes en tête de la liste du NPA dans la circonscription du sud-est (Corse/PACA/Rhône-Alpes).

Je sais que je peux compter sur l’engagement des militants et des sympathisants du NPA. Mais cela ne peut suffire si on veut utiliser ma candidature pour créer une dynamique qui permette au message que je porte de briser l’indifférence encouragée par les médias et de percer. Pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen, j’ai rencontré des femmes et des hommes désireux de s’impliquer dans le champ politique, mais réservé(e)s sur l’adhésion à un parti. J’ai aussi besoin d’elles et d’eux. Tout en respectant, bien entendu, leur souhait de demeurer indépendant(e)s.

Une candidature de combat n’est pas une démarche personnelle. C’est un engagement collectif.  J’ai besoin de vous.

Si vous habitez en Corse, en PACA ou en Rhône-Alpes et si vous souhaitez soutenir ma candidature et les idées que je porte, si vous voulez les faire connaître, écrivez-moi un petit mot à l’adresse raoul.jennar@wanadoo.fr et rediffusez largement ce message. Il va de soi, si vous en exprimez le souhait, que je veillerai à ce que votre soutien ne soit connu que de moi.

Merci déjà.

Raoul M. JENNAR

0643 97 15 73

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21 Déc 2008

Le succès de la première rencontre nationale du NPA consacrée à l’écologie a montré une prise de conscience importante et en progrès concernant les conséquences politiques de la crise écologique au sein de la gauche radicale. Il s’agit désormais pour le NPA de franchir un cap supplémentaire et de s’affirmer comme un parti anticapitaliste qui intègre la critique écologiste du mode de production capitaliste et des errements des ex-sociétés du « socialisme » bureaucratique. 

L’ampleur de la crise écologique provoquée par le productivisme capitaliste, conjuguée aujourd’hui à la crise économique, met désormais en danger des millions de vies humaines, et en premier lieu celles des populations les plus pauvres. L’heure n’est plus à faire de l’écologie un supplément d’âme, une revendication parmi d’autres, mais bien d’en reconnaitre la transversalité. En effet, nulle question sociale ne peut être appréhendée sans en saisir la dimension écologique, qu’il s’agisse d’emplois, de choix industriels ou de services publics ; notre écologie doit donc enrichir notre projet émancipateur..

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