23 Oct 2010

« Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu’on ait envie de lui écraser la tête « .

Le MRAP est indigné par ces propos ainsi tenus sur Facebook à l’encontre de Stéphane Hessel, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et connu pour son engagement au service de la
paix au Moyen-Orient.

De tels propos insultants et indignes tenus par Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l¹IEP de Paris, ne peuvent qu’attiser la haine.

Le MRAP demande avec force que le CNRS et l¹IEP condamnent sans équivoque Pierre-André Taguieff.

A cette occasion, le MRAP renouvelle son soutien sans faille et sa solidarité à Stéphane Hessel, poursuivi devant la justice au titre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui se développe en
France et en Europe et qui appelle à boycotter les produits issus des colonies dans les territoires occupés illégalement par l’État israélien au mépris du droit international.

Paris, le 18 octobre 2010.


Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
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22 Oct 2010

Chères amies, Chers amis,

Nous avons une deuxième très bonne nouvelle à vous annoncer (après la relaxe d’Alima et d’Omar jeudi dernier) : Les 9 militants espagnols qui passaient en procès lundi matin à Madrid pour avoir participé à une action de boycott d’Israël, ont été acquittés une demi-heure plus tard, le juge reconnaissant leur droit à la liberté d’expression.

Pour rappel, une soixantaine de militants espagnols du Réseau de Solidarité contre l’Occupation de la Palestine (RESCOP)* avaient manifesté le 24 juin dernier leur opposition à la tenue de conférences destinées à promouvoir les investissements d’entreprises espagnoles en Israël. Comme seulement neuf d’entre eux ont été inculpés, tous les autres participants, ainsi que plusieurs dizaines d’autres Espagnols, soit un total de 117 personnes ont demandé formellement à être co-inculpées. Une telle mobilisation à entraîné cette victoire éclatante. Elle nous encourage à poursuivre sur cette voie, celle du refus de l’intimidation et du « Moi aussi, je boycotte ».

PROCES BDS EN FRANCE

Le prochain procès BDS qui est annoncé en France est celui de nos camarades de Mulhouse, le 29 novembre prochain.

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16 Juin 2010

Par Stéphane Hessel,

survivant de l’Holocauste, militant des droits de l’Homme, diplomate

15 juin 2010, traduit de The Huffington Post

L’attaque illégale et immorale d’Israël contre le convoi d’aide humanitaire de la Flottille de la Liberté, qui a fait au moins neuf morts et des dizaines de blessés, a, à juste titre, stupéfié le monde. Le convoi entièrement civil de 6 bateaux transportait plus de 10 000 tonnes d’aide humanitaire cruellement nécessaire, et près de 700 citoyens de 40 pays. La Flottille était une tentative ambitieuse de briser le siège imposé par Israël depuis 2007 à 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza occupée. Avec à son bord d’éminents parlementaires, chefs religieux, écrivains, journalistes, un Prix Nobel de la Paix et un survivant de l’Holocauste, le convoi humanitaire visait non seulement à fournir des secours à Gaza ; il cherchait à attirer l’attention internationale sur la crise humanitaire imposée aux habitants de Gaza et sur l’impératif d’y mettre fin. Il est indéniable que ce dernier objectif a réussi, mais avec des conséquences tragiques.

L’attaque israélienne contre le convoi d’aide non armé dans les eaux internationales a été « une violation [flagrante] du droit international humanitaire, du droit international maritime, et [selon la plupart des interprétations] du droit pénal international », pour reprendre les mots de Richard Falk, professeur de droit international et rapporteur spécial des Nations Unies sur les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés. Il est triste de constater que les gouvernements du monde sont devenus depuis trop longtemps complices ou apathiques envers les crimes d’Israël et ont renforcé sa culture de l’impunité, sous le bouclier de soutien incontestable des États-Unis. Malgré sa condamnation initiale, le gouvernement des Etats-Unis a fait pression sur les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à nouveau, pour adopter un langage ambigu qui allège Israël de toute responsabilité et renvoie dos à dos l’agresseur et la victime.

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05 Juin 2010

LEMONDE.FR | 04.06.10 | 08h57  •  Mis à jour le 04.06.10 | 16h55
L’intégralité du débat avec Thomas Sommer, coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien, vendredi 4 juin, à 14 h .
Coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Thomas Sommer, est l’un des neuf Français qui ont participé à la flottille pour Gaza, arrêtée lundi 31 mai par un assaut de l’armée israélienne dans les eaux internationales qui a fait neuf morts. Au lendemain de son retour en France, il a répondu vendredi 4 juin aux questions des internautes du Monde.fr.

Daniel : Qui êtes-vous ? Sur quel bateau étiez-vous?

Thomas Sommer : Je fais partie des campagnes civiles internationales pour la protection du peuple palestinien, et on a un site web : www.protection-palestine.org. J’étais sur le cargo grec, le Sophia, où l’on était environ vingt-cinq à trente : Français, Italiens, Suédois…

Emmanuel : Comment s’est formée cette flottille ? Quelle association en a été l’initiatrice ?

Thomas Sommer : Il y a plusieurs associations qui ont mis leur projet en commun : une association grecque, Ship to Gaza, qui représente un collectif d’associations, de syndicats, qui ont mis leurs forces en commun pour acheter un cargo, de l’équipement. Ensuite, il y a l’organisation Free Gaza Movement, qui est à majorité anglo-saxonne. Ensuite Ship to Gaza Suède, un collectif suédois qui a fait la même chose en Suède. Il y a aussi IHH, la grosse organisation humanitaire turque, qui existe depuis au moins dix ou quinze ans. Et aussi une organisation située entre Belgique et Angleterre : Campaign to End the Siege on Gaza, une ONG qui fait du lobbying auprès de l’Union européenne pour faire lever le siège. Ce sont les principales organisations qui ont été le moteur de cette action.

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02 Juin 2010

Arguments/contre-arguments, premières remarques

Par J.S. 1er juin

 Après avoir lu, écouté et regardé, je crois que l’argumentaire des Israéliens et de ceux qui les soutiennent tourne autour des points suivants :

 1)    Israël était dans son bon droit en arraisonnant les bateaux, y compris violemment

 2)    Les soldats israéliens ont été agressés (images à l’appui) et n’avaient pas d’autre choix que de « se défendre »

 3)    Les objectifs de la flottille n’étaient pas humanitaires : certains passagers étaient armés, il y aurait pu y avoir des armes à destination de Gaza

 4)    La flottille a des liens avec le Hamas

 5)    L’aide humanitaire peut entrer à Gaza par Israël

 1) L’assaut s’est produit dans les eaux internationales. Les eaux territoriales sont limitées à 12 miles nautiques des côtes, alors que les bateaux ont été attaqués à plus de 35 miles nautiques. Qui plus est, la situation ne pouvait en aucun cas justifier l’emploi de la violence armée : l’article 51 de la Charte des Nations Unies définit de manière précise le droit à la légitime défense : « dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée ». Or il n’y avait aucune menace militaire qui planait sur Israël.

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02 Juin 2010

L’attaque de la flottille par les militaires israéliens constitue un crime de guerre qui engage la responsabilité pénale de ses auteurs, et qui doit être jugée.

 Gilles Devers, avocat, sur son blogue : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/r

 1 juin 2010

 La population de Gaza, victime de crime contre l’humanité

 Une violation jamais connue de la IV° Convention de Genève. L’attitude de l’Etat d’Israël vis-à-vis du territoire palestinien de Gaza s’analyse dans la durée comme une violation, à un niveau jamais atteint, du droit international. En droit international humanitaire, l’occupation est acceptée comme un état temporaire, le temps nécessaire à la recherche de la paix. Mais, rien en droit ne peut justifier une occupation de plus 43 ans, sauf la volonté de laminer l’adversaire. C’est que fait Israël, devenu un lieu de culture de l’apartheid. Et alors qu’au titre de la IV° Convention de Genève, la puissance occupante doit la protection à la population, Israël a imposé aux Palestiniens, fait unique dans l’histoire, un blocus économique, qui constitue une punition collective. Enfin, Israël a conduit l’opération militaire Plomb Durci en décembre 2008 – janvier 2009 sur cette population qui n’avait la possibilité ni de se protéger, ni de fuir, et le blocus a été maintenu empêchant l’organisation des secours. Début 2010, l’OMS a démontré que la réponse à des besoins primaires de santé est devenue impossible. 

Territoires occupés ? Non, processus de colonisation. Aussi, il ne suffit pas de parler de territoires occupés. L’occupation est devenue une politique de colonisation, à savoir l’annexion de territoires et de richesses par la force, accompagnée de punitions collectives, ce qui constituent des crimes contre l’humanité au sens de la IV° Convention de Genève et du Statut de la Cour Pénale Internationale. L’opération militaire sanglante conduite le 31 mai s’inscrit dans ce contexte. 

 Une question de principe, et pas de disproportion

 Déjà, les explications des braves fusent de tous cotés : l’attaque a été disproportionnée ! Il en ont trop fait ! Il nous faut une enquête ! Non, avant d’ouvrir l’enquête, il faut dire l’évidence : c’est un crime de guerre car l’attaque a eu lieu dans les eaux internationales, et la flottille n’est pas partie au conflit armé. L’enquête est nécessaire, mais pour les circonstances aggravantes de violence. Soutenir que l’enquête est nécessaire pour savoir s’il y a un crime de guerre est une injure faite aux victimes. 

 Cela résulte de trois constats juridiques. 

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31 Mai 2010

Au delà des positions militantes, il me semble utile de rectifier certaines “informations” diffusées en boucle par la télé et la radio

La télé (FR3) présente les passagers du bateau comme étant majoritairement de jeunes hommes musulmans barbus et de jeunes femmes musulmanes voilées et quelques européens “gauchistes”.

La radio (France Inter) nous dit que des soldats israéliens qui ont attaqué les bateaux ont été frappés “à la hache” “au couteau” ou par balles et qu’au moins un militant du Hamas a été arrêté.

Donc, le bateau est une initiative islamiste et non pacifique (voire le Hamas “se dissimulait” derrière les internationaux)… 

Rectifications :

– Les bateaux sont une initiative prise au Forum Social Européen de Malmö co-organisée par les mouvements sociaux du FSE et par les mouvements de solidarité à la Palestine

– Les fonds ont été collectés par ces mouvements (dont les syndicats nordiques qui ont apporté le gros des fonds)

– l’objectif des bateaux est de briser le blocus de Gaza qui est illégal au regard du droit international (tout comme l’occupation militaire de Gaza et des eaux internationales de Gaza)

– Il y a avait des députés européens sur les bateaux (malgré les tentatives de Chypre sous pression israélienne de les empêcher d’y monter)

– Il y avait aussi beaucoup de jeunes européens musulmans, juifs, chrétiens, athées (dont 7 français) volontaires pour risquer leur sécurité et leur vie pour briser le siège

– Il serait logique et légitime qu’il y ait aussi des militants palestiniens de différentes organisations également volontaires pour risquer leur sécurité et leur vie pour briser le siège de leurs compatriotes puisqu’il s’agit de briser le siège imposé aux Palestiniens

– Le Hamas (quels que soient les désaccords sur ses pratiques politiques et son idéologie) est une des organisations représentatives du peuple palestinien et sa qualification de “terroriste” par Israel, l’UE et les USA n’a ni base juridique, ni légitimité, de même que le blocus imposé aux Palestiniens au prétexte que le Hamas a été majoritaire aux élections de 2005 et gouverne à Gaza.

 Françoise Clement

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