01 Avr 2011

 

Un rapport parlementaire sur les « modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement», cité par le quotidien Libération (16 février 2011), relève notamment ce qui suit :

« La composition du conseil d’administration de la fondation Nicolas Hulot pose d’autres questions. Trois entreprises y occupent un siège : TF1, EDF et L’Oréal. Ceci ne pose, en soi, aucune difficulté: le mécénat de puissantes sociétés en faveur de l’environnement doit être accueilli comme un moyen supplémentaire d’action. Néanmoins, les activités particulières de ces groupes semblent problématiques sans les dimensions environnementales. EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Quant à L’Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l’objet de test sur les animaux, au grand désarroi des opposants à la vivisection. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l’énergie nucléaire ? Quel poids donner à sa parole sur les activités principales de ses deux administrateurs, dont vos rapporteurs ont appris que l’un d’eux finance la fondation à hauteur de 10 % de ses ressources »

On n’est pas crédible quand on défend l’écologie avec l’argent de ceux qui détruisent les écosystèmes.

Les pollueurs font aussi du fric avec la dépolution. Pourquoi cesseraient-ils de polluer ?

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24 Mai 2009

lowyIl existe deux espèces d’écologistes :  les « mous »,  c’est à dire ceux qui s’adaptent au néo-libéralisme de l’Europe de Maastricht, ou au social-libéralisme du centre-gauche,  convaincus qu’il faut être réaliste et essayer de mettre un peu de vert dans le pétrole capitaliste ;  et les anti-capitalistes,  ceux qui ont compris la nécessité,  pour sauver l’environnement –  et donc la vie sur cette planète –  de s’attaquer aux intérêts du capital,  français et multinational,  avec,  comme horizon alternatif,  un autre modèle de civilisation :  l’ecosocialisme.

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31 Mar 2009

Le capitalisme exploite les humains et la planète. Pour le profit exclusif d’un tout petit nombre. L’aménager ne met fin ni à la violence faite aux femmes et aux hommes qui ne vivent que de leur travail, ni à la violence faite à la nature et aux autres espèces vivantes. Prétendre réguler le capitalisme et inventer un soi-disant « capitalisme vert » n’apporte aucune amélioration durable à un système fondamentalement prédateur. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

D’âpres luttes politiques et sociales avaient imposé des limites aux méfaits du capitalisme. Elles sont démantelées les unes après les autres. Dans un seul but : éliminer les obstacles qui empêchent que tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain et ce que l’humain produit soit à vendre ou à acheter dans le cadre d’une concurrence « libre et non faussée ». La finalité de l’humanité est réduite à celle d’un marché unique soumis à la seule règle du profit. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je n’accepte pas la mise en concurrence des humains entre eux, le démantèlement du droit du travail, la disparition des services publics, les licenciements, la précarité de l’emploi, des conditions de travail, la soumission du politique à l’économique et au financier. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

Il n’y a pas de fatalité : je refuse que les logiques du profit et du productivisme affectent notre santé, détruisent nos cadres de vie, bouleversent les équilibres écologiques, fassent disparaître la biodiversité, épuisent les ressources naturelles et menacent gravement la survie de la planète. C’est pourquoi, je suis anticapitaliste.

La crise du capitalisme aujourd’hui signe l’échec des aménagements successifs apportés au capitalisme depuis 1929. L’Union européenne partage largement la responsabilité de cette crise. Les politiques de Sarkozy et de Fillon sont des politiques européennes. Décidées par l’ensemble des gouvernements européens. Je défends le plan d’urgence proposé par le NPA pour une Europe démocratique, sociale, écologique et pacifique. C’est un plan de rupture avec le capitalisme. C’est un plan pour une Europe des peuples et pas une Europe des actionnaires.

Si, comme moi, vous partagez ces raisons de vouloir sortir du capitalisme,

Si, comme moi, vous pensez que cela exige de se rassembler sur une alternative réelle au contenu précis, qui aborde avec une égale intensité les questions sociales et les questions écologiques, qui réclame de se réunir durablement pour combattre le capitalisme, ceux qui le servent et ceux qui s’en accommodent,

Si, comme moi, vous êtes convaincu(es) qu’on ne peut se satisfaire de compromissions avec ceux qui n’ont pour but que d’occuper le pouvoir,

Si, comme moi, vous pensez que l’engagement politique ne peut dériver en carrière professionnelle,

je vous demande de soutenir ma candidature aux élections européennes en tête de la liste du NPA dans la circonscription du sud-est (Corse/PACA/Rhône-Alpes).

Je sais que je peux compter sur l’engagement des militants et des sympathisants du NPA. Mais cela ne peut suffire si on veut utiliser ma candidature pour créer une dynamique qui permette au message que je porte de briser l’indifférence encouragée par les médias et de percer. Pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen, j’ai rencontré des femmes et des hommes désireux de s’impliquer dans le champ politique, mais réservé(e)s sur l’adhésion à un parti. J’ai aussi besoin d’elles et d’eux. Tout en respectant, bien entendu, leur souhait de demeurer indépendant(e)s.

Une candidature de combat n’est pas une démarche personnelle. C’est un engagement collectif.  J’ai besoin de vous.

Si vous habitez en Corse, en PACA ou en Rhône-Alpes et si vous souhaitez soutenir ma candidature et les idées que je porte, si vous voulez les faire connaître, écrivez-moi un petit mot à l’adresse raoul.jennar@wanadoo.fr et rediffusez largement ce message. Il va de soi, si vous en exprimez le souhait, que je veillerai à ce que votre soutien ne soit connu que de moi.

Merci déjà.

Raoul M. JENNAR

0643 97 15 73

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02 Fév 2009

1- Pourrais-tu nous présenter ton parcours militant ? Comment t’a-t-il mené au NPA, et avec quelles attentes ?

 Mon engagement dans la vie sociale a d’abord été une implication en faveur des droits humains fondamentaux, individuels et collectifs ; je suis devenu sensible progressivement aux questions écologiques à mesure de l’amoindrissement des ressources naturelles, de la disparition croissante des espèces et des dégâts à l’environnement mettant en cause la santé du plus grand nombre. Il y a dix ans, je suis devenu un militant altermondialiste et j’ai pris progressivement conscience que l’exploitation des humains et l’exploitation de la terre ont une même cause : le capitalisme. Jusque-là je mettais en cause le néo-libéralisme, qui n’est que la phase actuelle du capitalisme. Le livre d’Hervé Kempf  « Comment les riches détruisent la planète » m’a fait passer de la contestation du néolibéralisme à la remise en cause du capitalisme.

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21 Déc 2008

Je partage, comme tant d’autres, l’espoir de voir se construire ce que Pierre Bourdieu appelait une « gauche de gauche » qui, sans complexe, reconnaîtrait la réalité de la lutte des classes, dénoncerait le capitalisme comme responsable de l’exploitation des humains et de la nature et porterait un projet alternatif conduisant vers une société consacrant l’autogouvernement des humains en harmonie avec la nature.

J’ai, comme tant d’autres, souffert de l’échec rencontré lors de la tentative de donner au « non » de gauche au TCE une traduction politique. Un échec dont la responsabilité première revient au Parti Communiste Français qui, une semaine après le référendum du 29 mai 2005, annonçait la candidature de MG Buffet, ce qui a conditionné l’attitude de la LCR et toute la suite.

Je tire, à l’inverse de beaucoup d’autres, des leçons différentes de cet échec. Et je ne veux pas revivre le scénario de 2006 qui n’a laissé, à gauche, qu’un champ de ruines. Et d’immenses déceptions. Or, j’observe que l’illusion, créée par les 125 propositions, d’une possible unité sur un projet alternatif, amène certains à reprendre le même scénario. Ces 125 propositions, dont certains aujourd’hui font une sorte de bible, restent pour moi comme le plus petit dénominateur commun dont je retiens surtout les sujets passés sous silence, les ambiguïtés et les concessions, toutes faiblesses consenties dans l’espoir de voir le PCF renoncer à imposer sa candidature.

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21 Déc 2008

Le succès de la première rencontre nationale du NPA consacrée à l’écologie a montré une prise de conscience importante et en progrès concernant les conséquences politiques de la crise écologique au sein de la gauche radicale. Il s’agit désormais pour le NPA de franchir un cap supplémentaire et de s’affirmer comme un parti anticapitaliste qui intègre la critique écologiste du mode de production capitaliste et des errements des ex-sociétés du « socialisme » bureaucratique. 

L’ampleur de la crise écologique provoquée par le productivisme capitaliste, conjuguée aujourd’hui à la crise économique, met désormais en danger des millions de vies humaines, et en premier lieu celles des populations les plus pauvres. L’heure n’est plus à faire de l’écologie un supplément d’âme, une revendication parmi d’autres, mais bien d’en reconnaitre la transversalité. En effet, nulle question sociale ne peut être appréhendée sans en saisir la dimension écologique, qu’il s’agisse d’emplois, de choix industriels ou de services publics ; notre écologie doit donc enrichir notre projet émancipateur..

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19 Nov 2008

 Il n’est pas difficile de comprendre la satisfaction que ressentent bien des gens lorsqu’ils apprennent qu’une personnalité du PS quitte ce parti sur une posture de gauche. Une telle démarche a été attendue depuis si longtemps, surtout s’agissant d’un acteur politique exprimant avec talent les valeurs de gauche, qu’elle suscite une sorte d’engouement. Enfin ! pensent beaucoup. Et cela les comble, tant les postures suffisent, aujourd’hui, à emporter les adhésions.

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas » aurait dit Voltaire. On ne fera donc pas grief à Mélenchon d’avoir changé, même si, en dépit de sa marginalité au sein du PS, il a avalé toutes les couleuvres néolibérales de ce parti depuis 1983, y compris la synthèse du Mans qui effaçait le « non » de gauche au TCE dont, pourtant, il fut un défenseur éloquent. On le fera d’autant moins que son geste contribue à désacraliser une des pires dérives de la gauche : la primauté du parti sur ses raisons d’être. Le culte quasi religieux du parti, entretenu par quasiment toutes les églises de la gauche, inspirées par Lénine ou par Blum, explique pour une grande part que furent acceptées toutes les dérives, staliniennes, social-démocrates ou néolibérales. Je me réjouis de voir le NPA inscrire dans son texte fondateur qu’un parti politique n’est pas une fin en soi, mais seulement un outil pour réaliser des objectifs.

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