08 Fév 2011

Finance Watch souhaite devenir un vrai pôle européen d’expertise, de communication et de lobbying pour faire contre-poids aux banques. A l’origine de cette initiative en lançant un appel pour constituer un « Greenpeace de la finance », Pascal Canfin (Europe Ecologie) est revenu pour Touteleurope.eu sur les raisons de la création de cette organisation.

Touteleurope.eu: Quelle va être la mission de Finance Watch?

Pascal Canfin: La mission de cette ONG sera triple. Tout d’abord, elle doit assurer une contre-expertise en matière de réglementation bancaire et financière, puis mettre en place un contre-lobbying. Le lobbying est un métier particulier qui consiste à aller peser sur les décideurs publics. Les industriels le font mais personne dans la société civile n’est présent sur ce champs bancaire et financier.

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12 Jan 2011

France 2 a consacré toute sa soirée de mardi à la crise. Bonne idée. Mais quel résultat !

On aurait pu s’attendre à une enquête en profondeur, même sous la forme d’un documentaire, à la manière de la BBC. On a eu droit à ce que le journalisme dominant en France nous offre le plus souvent : la surface des choses, le monde tel qu’il va avec ce qui frappe l’attention, sans jamais aller au fond des problèmes, aux causes et aux acteurs porteurs de ces causes. On nous a fait vivre la crise comme une sorte de fatalité, un tsunami économico-financier. Que peut-on contre un tsunami ?

Voici les commentaires que m’inspire cette émission :

1) en 1984, on avait eu « Vive la crise » avec un Yves Montand qui, par haine du communisme qu’il avait accompagné si longtemps, s’était complètement rallié au libéralisme dominant (on est peu après le « tournant de la rigueur » en France) allant jusqu’à donner raison à Reagan. C’était, à peu de choses près, « vive la crise qui nous débarrasse de l’Etat ».

Cette année, un titre qui frise la provocation : « Fric, krach et gueule de bois, le roman de la crise », comme s’il s’agissait d’un polar ! Avec le souci d’aborder le sujet, mais sans aller à la racine du problème.

2) j’ai trouvé le film introduisant le débat très dans le ton « il y a des méchants capitalistes qui dénaturent le capitalisme, mais le capitalisme est dans l’ordre naturel des choses ».

3) cette tonalité sera d’ailleurs celle de toute la soirée. Avec les méchants à Wall Street et à Pékin. On a beaucoup parlé de Wall Street, on n’a pas dit un mot de Francfort. On a cité Pékin à plusieurs reprises, on n’a pas une seule fois cité Bruxelles.

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