04 Juin 2011

Dix ONG cambodgiennes viennent d’entamer une campagne pour dénoncer les conditions qu’impose l’Union européenne (UE) dans la négociation d’un accord de libre-échange avec l’Inde. Ces ONG, qui sont toutes impliquées dans l’aide aux malades atteints du sida, ont adressé mercredi une lettre à toutes les ambassades à Phnom Penh pour souligner que les exigences de l’Union européenne en matière de droits de propriété intellectuelle vont avoir pour conséquence de réduire l’accès aux versions génériques des traitements antirétroviraux qui sont d’un prix plus abordable.

Les médicaments génériques produits en Inde et dans quelques autres pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, par ex.) ont permis depuis une dizaine d’années aux gens qui souffrent du sida dans les pays pauvres de recourir à un traitement qui, sans cela, leur était inaccessible. D’après le Phnom Penh Post, au Cambodge, selon le « Cambodian People Living with HIV/AIDS Network », grâce à la production de médicaments génériques, le prix d’un traitement antirétroviral de base est passé de 10.000 $ à 80 $ par an. Plus de soixante-dix mille personnes sont atteintes du sida au Cambodge et quarante mille suivent un tel traitement avec des médicaments dont 85% viennent de l’Inde.

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