29 Fév 2012

Suite à la demande de plusieurs participants, voici le texte de l’exposé que j’ai présenté le 28 février à Macon à l’invitation du Collectif local pour un audit citoyen de la dette publique

a)   oui à l’union des peuples d’Europe, non à une entreprise de démantèlement de la démocratie et des politiques de solidarité.

La manière dont les institutions européennes traitent les peuples d’Europe suscite un rejet grandissant de l’idée même d’intégration européenne. Il me paraît dès lors important de préciser le sens de ma démarche. Je suis de ceux qui critiquent fortement les orientations prises, dès 1957, par le processus d’intégration des Etats – et donc des peuples – de l’Europe : négation du primat de la souveraineté populaire, recul des exigences démocratiques, démantèlement des politiques de solidarité et de justice sociale.

Ces critiques, je les partage avec d’autres. Mais ce que je ne partage pas avec certains, je tiens à le souligner d’emblée, c’est l’abandon du projet d’union des peuples d’Europe. Quelle que soit la radicalité des critiques que justifie aujourd’hui la manière dont on nous impose un modèle de construction européenne, je refuse d’en tirer la conclusion qu’il y aurait une incompatibilité entre l’existence de nations et la fédération de ces nations. Il n’y a pas à mes yeux d’incompatibilité entre l’exercice de la souveraineté populaire au niveau national et au niveau européen, comme il n’y en a pas entre le niveau local et le niveau national.

Ce n’est pas parce qu’une manière de construire l’Europe a été dévoyée par le patronat et les tenants du libéralisme économique le plus débridé qu’il faut abandonner le projet européen.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,