23 Mar 2015
 Un parti qui trompe le peuple et qui refuse de l’entendre n’a aucune vocation à représenter le peuple. Le recul du P$ est insuffisant pour être de nature à créer l’indispensable espace pour reconstruire une gauche digne de Jaurès.
Ils brandissent la peur du FN alors que ce sont leurs politiques qui nourrissent le FN.
Ils appellent au front républicain, mais qu’est-ce donc que ce front si ce n’est l’alliance de ceux qui vident la République de tout contenu social ?
Ils appellent au vote utile, mais voter P$, c’est utile pour qui ? Les salariés, les précaires, les chômeurs ? Non ! Voter P$, c’est utile pour le MEDEF, les banquiers et les carriéristes de ce parti. Voter P$, c’est offrir nos pays à la dictature des multinationales appuyées par l’Union européenne.
Voter P$, c’est voter pour le nucléaire, pour les fabricants de pesticides, de produits chimiques, pour les exploitants des autoroutes, pour l’agriculture industrielle, pour tous ceux qui font du profit au détriment de l’intérêt général.
Dimanche, je vote blanc. Parce que voter, est un devoir civique. Pas question de voter P$ dont je souhaite la disparition.
rmj
\\ Mots Clés :

29 Fév 2012

Suite à la demande de plusieurs participants, voici le texte de l’exposé que j’ai présenté le 28 février à Macon à l’invitation du Collectif local pour un audit citoyen de la dette publique

a)   oui à l’union des peuples d’Europe, non à une entreprise de démantèlement de la démocratie et des politiques de solidarité.

La manière dont les institutions européennes traitent les peuples d’Europe suscite un rejet grandissant de l’idée même d’intégration européenne. Il me paraît dès lors important de préciser le sens de ma démarche. Je suis de ceux qui critiquent fortement les orientations prises, dès 1957, par le processus d’intégration des Etats – et donc des peuples – de l’Europe : négation du primat de la souveraineté populaire, recul des exigences démocratiques, démantèlement des politiques de solidarité et de justice sociale.

Ces critiques, je les partage avec d’autres. Mais ce que je ne partage pas avec certains, je tiens à le souligner d’emblée, c’est l’abandon du projet d’union des peuples d’Europe. Quelle que soit la radicalité des critiques que justifie aujourd’hui la manière dont on nous impose un modèle de construction européenne, je refuse d’en tirer la conclusion qu’il y aurait une incompatibilité entre l’existence de nations et la fédération de ces nations. Il n’y a pas à mes yeux d’incompatibilité entre l’exercice de la souveraineté populaire au niveau national et au niveau européen, comme il n’y en a pas entre le niveau local et le niveau national.

Ce n’est pas parce qu’une manière de construire l’Europe a été dévoyée par le patronat et les tenants du libéralisme économique le plus débridé qu’il faut abandonner le projet européen.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,

08 Fév 2012

Nous sommes convaincus que les peuples d’Europe ont en partage non seulement le désir de vivre en paix, mais aussi une conception commune du rôle de la puissance publique qui concilie solidarité collective et liberté individuelle. Nous tirons cette conviction du désenchantement général, voire de la colère que provoquent les orientations de l’Union européenne et qui se traduit par l’abstention et des dérives identitaires et nationalistes.

En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. Au-delà des discours trompeurs formulés depuis 1957, l’Union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là et ce « non » fut massivement un « non » de gauche : 80 % des ouvriers, 67% des employés, 71% des chômeurs, 56% des électeurs PS et 60% des électeurs des Verts se sont opposés au TCE.

Depuis, les analyses qui ont justifié notre « non » ont montré leur pertinence avec une acuité accrue. En particulier avec la crise qui a débuté en 2008. Nous avons eu mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

07 Fév 2012

François Hollande, candidat du PS à l’élection présidentielle, proclame haut et fort qu’il s’adressera aux partenaires de la France signataires du « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire » adopté lors du Conseil Européen du 30 janvier afin de renégocier ce traité pour le compléter par des mesures en faveur de la croissance.

Peut-on le croire ? Peut-on lui faire confiance ?

Assurément non. Parce qu’il a soutenu Jospin qui avait promis aux électeurs de renégocier le traité d’Amsterdam en 1997 et qu’une fois Premier ministre, Jospin avec l’appui de Hollande s’est empressé de le faire ratifier. Parce qu’il avait promis aux électeurs de 2007 qu’il n’y aurait plus de nouveau traité européen sans référendum et qu’en 2008, sous son autorité, le PS a apporté ses voix à l’UMP pour faire en sorte que le traité de Lisbonne puisse être ratifié sans que le peuple soit consulté.

Et parce qu’aujourd’hui, dans le même temps où il s’engage à renégocier ce nouveau traité, au Parlement européen, le groupe socialiste vient de rédiger une résolution commune avec la droite (le Parti populaire européen de Merkel et Sarkozy), les libéraux (dont le Modem de Bayrou) et les Verts de Cohn Bendit. Elle a été déposée sous la référence B7 0044/2012.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

20 Jan 2012

Les relais médiatiques du système ont fait grand cas d’un communiqué de presse signé par trois personnalités qu’il est convenu de ranger à l’aile gauche du PS et de la réaction du destinataire de ce message public.

En fait, s’il ne s’agissait pas de l’avenir du pays et surtout de l’humaine condition de l’écrasante majorité du peuple, on pourrait parler d’une comédie.

Premier acte. Sur un ton d’apparence rebelle, ces leaders s’inquiétaient des intentions réelles de Hollande s’agissant de l’enseignement. On peut comprendre, tant le flou et les contradictions de leur candidat tiennent lieu de projet.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , ,

19 Juil 2011

Alain Ruscio, historien

Je voterais Jean Jaurès… si j’en avais la possibilité. Les bons manieurs de la langue française savent que le conditionnel s’accompagne d’un “s“ final à la première personne du singulier des verbes du premier groupe… et que ce dit conditionnel implique un choix, une éventualité. 

Donc, je voterais Jaurès… si je me déplaçais, comme m’y invite, avec une insistance quelque peu racoleuse, la direction du PS, afin de choisir entre l’un des siens, moi qui ne suis pas l’un des leurs. Mais, non, décidément, définitivement, non, je n’irai pas dans un local du PS. Comme beaucoup, beaucoup, la ficelle me paraît un peu grosse. Je n’ai jamais, au grand jamais, envie de cautionner ce véritable complot contre la démocratie, cet insupportable hold-up sur les valeurs de gauche qui se prépare sous nos yeux.  

Car enfin, il faut tout de même que des voix de simples citoyens viennent dire à ces “messieurs-dames qu’on nomme grands“ que, finalement, leur valse des egos commence sérieusement à leur taper sur le système, que l’organisation de ces primaires est peut-être un coup de génie de marketing, mais qu’elle n’a pas grand’ chose à voir avec l’expression du peuple de gauche.  

Oui, mesdames et messieurs les dirigeants du PS, votre principe de démocratie directe s’est transformé en une mise en scène, au sens théâtral du terme, des nuances entre vous, des petites phrases, des postures et, ce week-end, des “avignoneries“ qui ont dû irriter jusqu’aux cendres de Vilar et de Vitez. C’est pas la Valse des egos, ai-je écrit : ce n’est plus du socialisme, c’est de l’ego-ïsme… Ce principe était-il vicié depuis le début ? Je le crois. Fut-ce à votre corps défendant ? Permettez-moi d’en douter. Vous avez tout fait, vous faites tout – et les médias, ignominieusement, participent à l’opération – pour que le peuple de gauche finisse par croire que le choix est entre les ténors socialistes, et non entre vous et une autre gauche. 

Mais Jaurès, là dedans ? Voyons, réfléchissons. Ce que nous savons de lui – et nous en savons beaucoup – nous permet de dire sans hésiter qu’il n’aurait pu partager les options de ce Parti-là. 

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , ,

14 Juil 2011

Je recommande tout particulièrement la remarquable analyse d’Edwy Plenel sur Mediapart intitulée : Les rendez-vous manqués des dirigeants socialistes.

http://www.mediapart.fr/journal/france/130711/les-rendez-vous-manques-des-dirigeants-socialistes
Le PS sait-il ce que s’opposer veut dire? Quelle est son altérité avec le pouvoir actuel? La veille de la clôture des candidatures à la primaire, ses parlementaires ont approuvé la guerre en Libye lancée par Nicolas Sarkozy. Auparavant, les dirigeants socialistes avaient soutenu le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par Christine Lagarde au FMI. Comme si leur gauche était interchangeable avec la droite.
\\ Mots Clés : , , , , ,