25 Juin 2011

Il m’est impossible, pour des raisons professionnelles, de trouver, avant la fin de la semaine prochaine, le temps d’exprimer  mes opinions suite aux opinions formulées sur le sujet. Mais je suis heureux de présenter les réactions d’André Bellon.

La démocratie n’est plus aujourd’hui qu’une caricature. La disparition de toute souveraineté populaire éloigne les citoyens de la vie politique. Considérant de plus en plus leurs représentant théoriques comme illégitimes, les citoyens s’en détournent en même temps qu’ils se détournent des élections.

Rien d’étonnant donc à ce que la moindre critique de la vie politique et des élus rencontre un écho. Mais la voie est étroite entre la critique d’une vie politique fossilisée, hostile à son propre peuple, méprisante envers les citoyens et la remise en cause de la démocratie elle-même. Certains n’hésitent pas à franchir cet espace consistant non pas à critiquer le dévoiement du suffrage universel, mais le suffrage universel lui-même.

Tel est le cas des tenants du tirage au sort, nouvelle lune censée donner satisfaction aussi bien aux déçus du suffrage universel aujourd’hui qu’à ses adversaires déclarés.

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06 Juin 2011

A la demande d’André Bellon, l’animateur de l’association « Pour une Constituante », j’ai rédigé une réflexion sur la question de la représentation et ma réaction à la proposition avancée ici et là de procéder au choix des représentants par tirage au sort.

Voici le début de ce papier qu’on trouvera également sur le site de cette association :

La démocratie représentative postule la désignation de représentants. Une longue lutte populaire, qui prit les allures d’un véritable combat de classes, a conduit à l’instauration du suffrage universel comme mode de désignation des représentants. Aujourd’hui, cette manière de choisir les représentants du peuple est instituée comme un critère incontournable pour juger du caractère démocratique d’un système politique. Mais le principe un citoyen-une voix, qui devait assurer que la majorité du peuple, celle qui ne vit que de son labeur, se retrouve majoritaire dans les enceintes élues, a été détourné à la fois par des techniques électorales et par un dévoiement de la représentation. De telle sorte qu’aujourd’hui, et l’abstention le confirme, un grand nombre de représentés ne se sentent plus représentés par leurs représentants. Pour beaucoup, la formule par laquelle Abraham Lincoln définissait la démocratie – le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple – est plus que jamais éloignée de la réalité.

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