14 Mai 2011

Ma compagne et moi sommes de retour au Cambodge depuis le 1 mai. Je termine un contrat de cinq ans qui prévoyait ma présence au pays des Khmers six mois par an. Nous avions quitté Phnom Penh fin septembre de l’an passé. Lors d’un déjeuner récent, un ami français me demande comment j’ai trouvé la France pendant les mois que nous y avons passés. Je lui ai répondu d’un geste : en me pinçant le nez.

Lorsque nous sommes rentrés, nous avons vécu la fin du mouvement d’opposition à une réforme des retraites marquée du sceau sarkoziste : l’injustice. Nous avons observé une fois de plus l’incapacité des grandes confédérations syndicales à être à la hauteur des défis posés par une droite dont l’objectif affiché est d’agir exclusivement au bénéfice des classes sociales les plus aisées et de démanteler tous les acquis sociaux.

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09 Nov 2010

L’actualité abonde de sujets. Les acteurs politiques et les évènements défilent. Un clou chasse l’autre, comme dit le proverbe. On oublie vite. Et les médias en tous genres en font chaque jour l’illustration. Or, depuis quelques temps, ces médias nous abreuvent d’articles et de sondages de nature à nous convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s’il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu’il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu’il fait à la tête du FMI. Bien entendu.

Qui sont ces médias ? Pour l’essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L’Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.

Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, …), déçus par l’actuel occupant de l’Elysée, préfèrent quelqu’un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D’où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

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04 Nov 2010

Point n’est besoin de démontrer la nécessité absolue de chasser la doite en 2012. Avec Sarkozy – mais ce serait la même chose avec Copé ou un autre – ce ne sont pas seulement les acquis sociaux arrachés au patronat depuis plus de cent ans qui sont démantelés, c’est la démocratie qui régresse, ce sont les pratiques mafieuses qui sont érigées en mode de gouvernement, c’est le racisme d’Etat qui se met en place, c’est la France qui cesse d’être elle-même.

La conviction extrêmement forte d’un pouvoir injuste, au service exclusif de la toute petite minorité des puissants, est aujourd’hui partagée par une très grande majorité des habitants de notre pays et le désir de chasser Sarkozy l’emporte très nettement. Mais le changement d’une personne par une autre ne suffit pas. Il faut être en capacité d’obtenir un changement de politique.

Est-il besoin de rappeler que le PS n’offre pas une véritable alternative à la droite, ni sur le plan financier, économique et social, ni sur celui de la démocratie. Parce qu’il a contribué à leur élaboration, le PS ne remet absolument pas en cause les lois nationales et les traités européens qui favorisent la dérégulation financière, qui organisent la destruction des services publics, qui démantèlent le droit du travail, qui réduisent les libertés de toutes et de tous et l’égalité entre tous les êtres humains, qui dégradent l’Etat de droit.

Le PS, ce n’est pas seulement Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, le soutien à la réforme Sarkozy/Fillon des retraites, le patron des plans de destruction des programmes sociaux. Le PS, c’est aussi Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, un intime d’Aubry, le patron de la dérégulation mondiale. Le PS d’Aubry, c’est le PS du « oui » à une Europe de la concurrence de tous contre tous, « oui » à une Europe du démantèlement des services publics », « oui » à une Europe dont les experts imposent partout la rigueur et l’austérité, « oui » à une Europe qui traduit en directives les exigences des banquiers et des hommes d’affaires, « oui » à une Europe qui vide de son contenu la souveraineté populaire. A un Sarkobrun, le PS n’oppose qu’un(e) Sarkorose.

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10 Août 2010
Les questions du comité porteront notamment sur « le grand débat sur l’identité nationale » ouvert par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et et du Développement solidaire, sur la politique d’immigration, ainsi que « sur la discrimination à l’égard des Roms »

La politique de la France envers les minorités sera passée au crible mercredi et jeudi par le Comité de l’ONU chargé de la lutte contre les discriminations, les débats devant être dominés par le sort des Roms, des gens du voyage et la question de l’identité nationale.

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08 Juin 2010

Au travers une série de courts billets mensuels, j’entame ici une réflexion sur les prochaines présidentielles en France. Pourquoi cette réflexion ?

D’abord, parce que, aucun politologue ne le conteste, le scrutin présidentiel structure toute la vie politique. C’est la conséquence non seulement de l’élection du président au suffrage universel, mais aussi de l’adoption du quinquennat et de l’inversion du calendrier qui place les législatives dans la foulée des présidentielles, ces deux dernières réformes qui ont profondément accentué la présidentialisation du régime étant voulues par le gouvernement Jospin. Sauf à profondément modifier la Constitution, ce qui me paraît souhaitable, c’est le cadre dans lequel aujourd’hui tout acteur politique est contraint de s’inscrire. (1)

Ensuite, parce que le quinquennat en cours nous offre le spectacle d’une destruction sans précédent d’acquis démocratiques et sociaux. Aucun président n’a fait autant de mal à la démocratie et à la justice sociale que Nicolas Sarkozy. L’idéologie qu’il met en œuvre puise dans ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus égoïste, de plus inégalitaire du passé politique français. Jamais les libertés n’ont autant reculé, même si le phénomène avait commencé depuis les lois Pasqua jamais remises en question par la gauche dite de gouvernement. Des acquis de 1936, 1945 et 1981 font l’objet d’une destruction systématique. L’espérance d’un progrès continu dans les pratiques démocratiques comme dans la justice sociale est brisée. Sarkozy a modifié la France. Il l’a défigurée.

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18 Mar 2010

Le Président et son docile ministre des Affaires étrangères seraient-ils à nouveau à l’origine d’un mauvais coup contre les Palestiniens ?
Ils profiteraient des prochaines réunions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, le 22 mars, et du Conseil d’Association avec Israël, le lendemain, pour relancer leur projet de « rehaussement » des relations entre l’Union et l’Etat israélien, lequel conférerait à ce dernier un statut de quasi Etat membre de l’Union.

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17 Fév 2010

Sur Libération.fr, 15/02/2010

Par le bureau de l’Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences Politiques

Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à l’université Paris-X-Nanterre, socio-historien du suffrage universel, vient de se voir assigner pour diffamation publique par l’un des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Ce dernier, qui est par ailleurs le dirigeant du cabinet d’études Publifact, lui reproche d’avoir tenu des propos diffamatoires dans une interview accordée à un journaliste de Libération le 6 novembre 2009.

Cette interview était intégrée à un dossier consacré à la consommation et aux usages que l’Elysée fait des sondages. Une phrase aurait particulièrement provoqué l’ire du conseiller du président de la République. Répondant à des questions du journaliste qui demandait ce que cela disait des listings de l’Elysée et du monde des sondages, Alain Garrigou répondait : «Pourquoi l’Elysée paie-t-il beaucoup plus cher en passant par lui (Patrick Buisson et Publifact) au lieu de les acheter (les sondages) à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy.»

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