05 Sep 2011

Des commentaires récents à un texte posté sur ce blog remettent en cause le clivage gauche/droite qui, selon leurs auteurs, serait daté, obsolète. Il ne correspondrait plus aux réalités de notre temps où, nul ne peut le contester, on voit des acteurs politiques (soutenus par des intellectuels) étiquetés à gauche promouvoir et, quand ils sont en capacité, mettre en oeuvre des choix qui appartiennent incontestablement aux options de la droite en ce qu’elles sont celles du monde des affaires et de la finance. Ce fut manifeste sous les gouvernements socialistes, à partir de 1983. C’est encore le cas des principaux candidats aux primaires du PS qui proposent un socialisme d’accompagnement d’un capitalisme plus débridé que jamais.

Faut-il dès lors abandonner ce clivage gauche/droite ? Au motif que des acteurs politiques qui se disent de gauche alors qu’ils adhèrent à ce que la gauche est censée combattre, faut-il renoncer à ce mot pour désigner une orientation, des valeurs et des principes ? Je livre des éléments de réflexion forcément incomplets. D’abord parce que je ne dispose pas ici, au Cambodge, des références et des notes personnelles que je voudrais consulter. Ensuite et surtout, parce que je n’ai pas la prétention de fournir ici et maintenant un texte que je pourrais considérer comme définitif.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , , ,

17 Fév 2011

C’est maintenant une certitude, Strauss-Kahn sera candidat.

Que font les partis et mouvements à la gauche du PS ?

Leur silence n’est pas tolérable.

Il faut exiger qu’ils s’expriment et disent clairement maintenant : il n’y aura en aucun cas soutien à Strauss-Kahn si le PS en fait son candidat.

Il ne suffit pas de changer la personne ; il faut changer de politique. Strauss-Kahn, c’est un Sarkorose.

rmj



\\ Mots Clés : , , ,

12 Jan 2011

France 2 a consacré toute sa soirée de mardi à la crise. Bonne idée. Mais quel résultat !

On aurait pu s’attendre à une enquête en profondeur, même sous la forme d’un documentaire, à la manière de la BBC. On a eu droit à ce que le journalisme dominant en France nous offre le plus souvent : la surface des choses, le monde tel qu’il va avec ce qui frappe l’attention, sans jamais aller au fond des problèmes, aux causes et aux acteurs porteurs de ces causes. On nous a fait vivre la crise comme une sorte de fatalité, un tsunami économico-financier. Que peut-on contre un tsunami ?

Voici les commentaires que m’inspire cette émission :

1) en 1984, on avait eu « Vive la crise » avec un Yves Montand qui, par haine du communisme qu’il avait accompagné si longtemps, s’était complètement rallié au libéralisme dominant (on est peu après le « tournant de la rigueur » en France) allant jusqu’à donner raison à Reagan. C’était, à peu de choses près, « vive la crise qui nous débarrasse de l’Etat ».

Cette année, un titre qui frise la provocation : « Fric, krach et gueule de bois, le roman de la crise », comme s’il s’agissait d’un polar ! Avec le souci d’aborder le sujet, mais sans aller à la racine du problème.

2) j’ai trouvé le film introduisant le débat très dans le ton « il y a des méchants capitalistes qui dénaturent le capitalisme, mais le capitalisme est dans l’ordre naturel des choses ».

3) cette tonalité sera d’ailleurs celle de toute la soirée. Avec les méchants à Wall Street et à Pékin. On a beaucoup parlé de Wall Street, on n’a pas dit un mot de Francfort. On a cité Pékin à plusieurs reprises, on n’a pas une seule fois cité Bruxelles.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,

09 Nov 2010

L’actualité abonde de sujets. Les acteurs politiques et les évènements défilent. Un clou chasse l’autre, comme dit le proverbe. On oublie vite. Et les médias en tous genres en font chaque jour l’illustration. Or, depuis quelques temps, ces médias nous abreuvent d’articles et de sondages de nature à nous convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s’il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu’il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu’il fait à la tête du FMI. Bien entendu.

Qui sont ces médias ? Pour l’essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L’Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.

Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, …), déçus par l’actuel occupant de l’Elysée, préfèrent quelqu’un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D’où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , ,

02 Juin 2010

Dans le cadre du Mémorandum conclu avec le FMI, le gouvernement grec prépare un vaste programme de privatisation des entreprises de service public. Les privatisations annoncées concernent, jusqu’à aujourd’ hui:

L ‘entreprise publique ferroviaire OSE.

Les compagnies d’eau d’ Athenes et de Thessalonique (EYDAP et EYATH).

L’entreprise d’électricité PPC (DEI), le secteur du gaz naturel (DEPA) et du raffinage (ELPE).

Probablement les parts restantes dans le capital de l’ex-entreprise publique de télécommunication OTE.

Les ports, aéroports et autres infrastructures publiques.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , ,

01 Avr 2009

Les stock options ont été conçus selon les principes de l’école de Chicago, célèbre pour ses choix monétaristes, son hostilité aux services publics et aux entreprises publiques, son soutien aux politiques économiques de Pinochet, son appui aux politiques de la Banque Mondiale et du FMI de démantèlement des politiques publiques dans les pays en développement.

L’exonération des charges sociales sur les stock options a été voulue par Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie et des Finances et décidée par le gouvernement de la gauche plurielle (PS-PC-Verts). Elle est à l’origine d’une fiscalité toujours plus avantageuse pour ceux qui ont les moyens financiers de conserver leur stock options. Cette politique a été poursuivie par Laurent Fabius dans le même gouvernement Jospin.

Un rapport présenté à l’Assemblée nationale en décembre 2003 indiquait  :  « c’est en France que la part des stock options dans la rémunération totale est la plus élevée en Europe et même par rapport aux États-Unis. »

En France, la valeur des stock options représente entre 50 et 100 % du salaire de base, ce qui dépasse les pratiques du monde anglo-saxon.

\\ Mots Clés : , , , , , ,

09 Juin 2008

Les recommandations pour la présidence française

On a vu, dans la note du 5 juin, le bilan par le consultant du gouvernement de la mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne. En dépit d’une évaluation largement négative, la pertinence de cette stratégie n’est en rien remise en question. On ne s’étonnera donc pas que l’auteur propose de poursuivre cette adaptation de l’Europe à la mondialisation. Une mondialisation voulue par les gouvernements pour imposer aux peuples ce qu’ils n’obtenaient pas par le suffrage universel.

Lire la suite »

\\ Mots Clés : , , , , , , , , , , ,