07 Juin 2011

C’est la question que pose un livre récent publié par le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM) basé à Genève. Dans nos sociétés citadines, on ne perçoit pas du tout l’immense bataille qui se livre autour du vivant, végétal et animal. On ne se soucie guère des bouleversements qui affectent depuis une soixantaine d’années le monde naturel dans lequel, pendant des siècles, les humains ont puisé de quoi se nourrir. Et se soigner. Tout au plus, ceux qui en ont les moyens préfèrent-ils manger « bio » sans connaître vraiment les manipulations auxquelles ce label a donné lieu sous la pression du très puissant lobby agro-industriel et du secteur de la chimie. On ignore pratiquement tout du sort fait au premier et plus important patrimoine de l’humanité : sa biodiversité. L’espère humaine est devenue la première menace de cette biodiversité sans se rendre compte qu’en la détruisant, c’est son propre avenir qu’elle hypothèque irrémédiablement.

Des centaines de milliers d’hectares de forêts ont disparu. Les sols, les cours d’eau et les océans sont pollués. L’air que nous respirons est vicié. Sécheresses ici, inondations là, tornades ailleurs témoignent, par leur fréquence accrue, des bouleversements qui affectent le climat. Partout, des espèces végétales et animales disparaissent. La biodiversité recule. Aucune volonté politique n’entend mettre fin à cette agression massive contre notre maison commune. Que du contraire ! L’oligarchie qui domine nos Etats, au service de la seule logique du profit, avec le plus total mépris de l’intérêt général, poursuit son oeuvre destructrice. La question de la propriété intellectuelle, cette forme particulière de privatisation, en fournit une illustration significative.

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04 Juin 2011

Dix ONG cambodgiennes viennent d’entamer une campagne pour dénoncer les conditions qu’impose l’Union européenne (UE) dans la négociation d’un accord de libre-échange avec l’Inde. Ces ONG, qui sont toutes impliquées dans l’aide aux malades atteints du sida, ont adressé mercredi une lettre à toutes les ambassades à Phnom Penh pour souligner que les exigences de l’Union européenne en matière de droits de propriété intellectuelle vont avoir pour conséquence de réduire l’accès aux versions génériques des traitements antirétroviraux qui sont d’un prix plus abordable.

Les médicaments génériques produits en Inde et dans quelques autres pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, par ex.) ont permis depuis une dizaine d’années aux gens qui souffrent du sida dans les pays pauvres de recourir à un traitement qui, sans cela, leur était inaccessible. D’après le Phnom Penh Post, au Cambodge, selon le « Cambodian People Living with HIV/AIDS Network », grâce à la production de médicaments génériques, le prix d’un traitement antirétroviral de base est passé de 10.000 $ à 80 $ par an. Plus de soixante-dix mille personnes sont atteintes du sida au Cambodge et quarante mille suivent un tel traitement avec des médicaments dont 85% viennent de l’Inde.

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