26 Avr 2011

2012: La gauche? Combien de divisions?

Nous vous contraindrons à vous unir!

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Nous vous contraindrons à vous unir !

Vous, les responsables et militants du Front de Gauche, du NPA et de Europe Ecologie Les Verts qui étiez à nos côtés dans les rues à l’automne dernier, pour nous opposer bien sûr à la contre réforme des retraites, mais avant tout parce que nous voulons une autre société, vous avez vu que nous étions des millions qui, en se parlant se sont rendus compte que nos aspirations et nos analyses étaient les mêmes :
– urgence d’une plus grande justice sociale
– urgence d’une prise en compte réelle de l’écologie
– urgence de la fin des inégalités engendrées par le libéralisme.
Chacun dans vos structures, vous reprenez ces thèmes et défendez pour l’essentiel des idées dans lesquelles nous nous reconnaissons par delà vos nuances, vos différences, voire vos divergences et vos contradictions internes (alliances tacites ou affichées avec des pro-nucléaires alors que vous affirmez vouloir sortir du nucléaire, par exemple).

Si vous vous arrogez chacun le monopole de l’analyse politique la plus pertinente, si vous continuez, chacun de votre côté, de décréter que l’essentiel porte sur tel point plutôt que sur tel autre, si vous persistez à vous auto-décerner les labels du plus soucieux de l’environnement, du plus représentatif de la lutte des classes ou du plus anticapitaliste …

Bref si vous mettez tout en œuvre pour partir à la bataille de 2012 en ordre dispersé, sachez que vous nous trahissez parce que, en étant dispersés, vous semblez perdre de vue l’essentiel.

Les institutions ─ que nous voulons changer en élisant une Assemblée Constituante ─ sont ainsi faîtes que, pour faire triompher ces idées, il est nécessaire d’être présent au deuxième tour et de l’emporter.

Dispersés vous nous condamnez à un deuxième tour au cours duquel aucune de ces idées ne sera représentée par les candidats que vous aurez laissés en présence : UMP, PS, voire FN. Vous nous condamnez au bipartisme que vous prétendez combattre.

Si vous présentez chacun un candidat, quitte pour certains à usurper l’adjectif unitaire, nous ne vous départagerons pas parce qu’il est sans intérêt de savoir lequel d’entre vous aura été battu avec le meilleur score.

Nous les citoyens, militants ou non, nous sommes déjà unis dans les luttes. Vous n’avez pas le droit à votre échelle d’être désunis et de nous priver ainsi d’une victoire à notre portée.

Vous n’avez pas le droit de jouer objectivement le jeu du PS, à moins que vous ne vouliez nous obliger à vous démontrer par l’absurde ce qu’est une révolte citoyenne en glissant chacun autant de bulletins dans l’urne que vous présenteriez de candidats.

UNISSEZ-VOUS, sinon, nous ferons tout pour vous empêcher de vous compter.

Puisse votre sens des responsabilités triompher de vos œillères, de vos ego respectifs et de vos stratégies suicidaires. Cela vous évitera d’avoir à faire le total des bulletins nuls émanant de citoyens trahis par vous.
Il en est encore temps. Sinon, nous ne vous départagerons pas !


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04 Nov 2010

Point n’est besoin de démontrer la nécessité absolue de chasser la doite en 2012. Avec Sarkozy – mais ce serait la même chose avec Copé ou un autre – ce ne sont pas seulement les acquis sociaux arrachés au patronat depuis plus de cent ans qui sont démantelés, c’est la démocratie qui régresse, ce sont les pratiques mafieuses qui sont érigées en mode de gouvernement, c’est le racisme d’Etat qui se met en place, c’est la France qui cesse d’être elle-même.

La conviction extrêmement forte d’un pouvoir injuste, au service exclusif de la toute petite minorité des puissants, est aujourd’hui partagée par une très grande majorité des habitants de notre pays et le désir de chasser Sarkozy l’emporte très nettement. Mais le changement d’une personne par une autre ne suffit pas. Il faut être en capacité d’obtenir un changement de politique.

Est-il besoin de rappeler que le PS n’offre pas une véritable alternative à la droite, ni sur le plan financier, économique et social, ni sur celui de la démocratie. Parce qu’il a contribué à leur élaboration, le PS ne remet absolument pas en cause les lois nationales et les traités européens qui favorisent la dérégulation financière, qui organisent la destruction des services publics, qui démantèlent le droit du travail, qui réduisent les libertés de toutes et de tous et l’égalité entre tous les êtres humains, qui dégradent l’Etat de droit.

Le PS, ce n’est pas seulement Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, le soutien à la réforme Sarkozy/Fillon des retraites, le patron des plans de destruction des programmes sociaux. Le PS, c’est aussi Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, un intime d’Aubry, le patron de la dérégulation mondiale. Le PS d’Aubry, c’est le PS du « oui » à une Europe de la concurrence de tous contre tous, « oui » à une Europe du démantèlement des services publics », « oui » à une Europe dont les experts imposent partout la rigueur et l’austérité, « oui » à une Europe qui traduit en directives les exigences des banquiers et des hommes d’affaires, « oui » à une Europe qui vide de son contenu la souveraineté populaire. A un Sarkobrun, le PS n’oppose qu’un(e) Sarkorose.

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10 Avr 2010

 

Voici la version complète de l’interview donnée à Libération et dont une partie n’a pas été reproduite dans l’édition du 09.04.2010

 Libération (LILIAN ALEMAGNA)  – Pourquoi décidez-vous de quitter le NPA ?

 Le NPA n’a pas tiré les leçons de son échec aux européennes. Il a persévéré dans sa démarche solitaire aux régionales. Sur le fond, j’ai vérifié, au Comité exécutif, l’impossibilité que soient traitées des questions qui s’éloignent des luttes sociales. Je pense, à titre d’exemples, à des questions institutionnelles comme la réforme des collectivités territoriales ou à divers aspects de l’écologie toujours encommissionnés. Les effets du capitalisme sont pris en compte au seul niveau de leur impact social. Impossible de faire le lien avec les décisions européennes ou celles de l’OMC. Ce n’est pas dans le logiciel du NPA. Comme militant altermondialiste, je n’y ai pas trouvé mon compte.

– Un an d’existence, n’est-ce pas trop tôt pour parler d’échec ?

Le processus de création a commencé il y a deux ans. Sur la base d’une idée d’ouverture et de rassemblement. Avec la promesse d’une prise en compte égale de tous les grands problèmes créés par le capitalisme. Mais la dizaine de femmes et d’hommes qui dirigent le NPA continuent de penser et d’agir comme à la LCR. Le NPA est parti sur de mauvais rails. Je ne vois pas en quoi cela pourrait changer.

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08 Avr 2010

Le « Front de Gauche », constitué aux européennes, s’est allié à d’autres composantes dans les listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologistes, et citoyennes » lors de ces régionales, et l’union s’est faite encore plus largement jusqu’au NPA dans certaines régions.

Quand l’unité était au rendez-vous, des dynamiques ont commencé à s’engager dans les urnes mais aussi sur le terrain de l’action collective ; des solidarités et des fraternités militantes sont nées ; l’élaboration de programmes alternatifs a progressé. Le Limousin en a été une expérience emblématique.

Mais des logiques partidaires ont freiné le rassemblement. Des forces unitaires ont été laissées sur le chemin, et le trop faible renouvellement des pratiques politiques n’a pas permis un plein engagement des secteurs du mouvement social. L’urgence est maintenant d’ouvrir les fenêtres d’un rassemblement à l’ensemble des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes de la gauche de transformation sociale. Leur implication est indispensable à la levée d’une dynamique et à une construction politique nouvelle.

Cette union est attendue par toutes celles et ceux qui veulent résister et reprendre l’offensive contre le néolibéralisme ; qui veulent mener la bataille contre le Front National.

Nous nous associerons à toute démarche allant dans ce sens. Il faut reprendre l’initiative tous ensemble, construire des convergences collectives à la base pour créer une dynamique de rassemblement.

Nous sommes favorables à toutes initiatives, au niveau local, départemental, régional, s’appuyant sur les expériences unitaires en cours, aboutissant à des assises nationales d’un front ouvert à toute la gauche de transformation sociale, pour un travail d’élaboration et d’action politique en commun, dans les luttes sociales comme dans les prochaines échéances électorales.

NOUS EN SERONS !

Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires / FASE) ; Clémentine Autain (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) ; Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs) ; Patrick Braouezec (Association des Communistes Unitaires / FASE) ; Leila Chaibi (L’Appel et la Pioche / NPA) ; Yann Cochin (Convergences et Alternative / NPA) ; Pierre Cours Salies (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) ; Rachel Lafontaine (Les Alternatifs) ; Sylvie Larue (Association des Communistes Unitaires / FASE) ; Laurent Levy (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) ; Henri Mermé (Les Alternatifs) ; Roland Merieux (Les Alternatifs) ; Gilles Monsillon (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) ; Danielle Obono (Convergences et Alternative / NPA) ; Pierre Zarka (Association des Communistes Unitaires / FASE) .

Je m’associe pleinement à cet appel.

Raoul

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07 Avr 2010

C’est avec une vraie tristesse que je dois faire part de ma grande déception. Comme des milliers de femmes et d’hommes qui, tout au long de l’année 2008, ont rejoint le processus de création du NPA, j’ai cru que s’ouvrait une fenêtre d’opportunité avec la dissolution de la LCR et l’appel à un vaste rassemblement où devaient se retrouver celles et ceux qui refusent d’accepter le capitalisme comme l’horizon indépassable de l’humanité.

Au terme d’un processus qui a commencé avec le printemps 2008, force m’est de constater l’échec du projet NPA. La résolution adoptée à l’issue du Conseil Politique National (CPN) des 27 et 28 mars est sans appel : son point 8 confirme une ligne politique inchangée : celle de la démarche solitaire d’une avant-garde qui agit conformément à la tradition sectaire d’une faction de l’extrême-gauche.

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27 Mar 2010


LE MONDE

Patrick Braouezec, député de la Seine-Saint-Denis et un des piliers du courant rénovateur, a décidé de quitter le Parti communiste français après trente-huit ans de militance. A ses yeux, le PCF n’est pas capable d’impulser un vrai rassemblement de la gauche critique et de porter un projet novateur. Après son éviction par Marie-George Buffet de la tête de liste régionale en Ile-de-France, l’atmosphère interne est devenue irrespirable pour lui.
D’autres figures de ce courant ont décidé de suivre ce mouvement. Il s’agit de Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Roger Martelli, historien, Pierre Zarka, ancien directeur de
L’Humanité et Lucien Sève, philosophe.

Pourquoi quittez-vous le Parti communiste français?

Voilà des mois que je m’interroge avec d’autres camarades pour savoir où nous pouvons encore être utiles à construire une alternative de transformation sociale et écologique. Ce qui est sûr, c’est que moi, je pars. D’autres l’ont aussi annoncé. Nous nous réunissons, vendredi 26 mars, pour décider de la manière et du moment d’une sortie collective en mai. Les départs du PCF, toujours à pas de loup, ont été nombreux ces dernières années. Les conditions sont réunies pour qu’il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants.
Nous sommes au terme d’un long processus. Avec mes amis refondateurs, on a travaillé longtemps un pied dedans, un pied dehors, pensant qu’on pouvait encore transformer ce parti de l’intérieur. Depuis l’expérience avortée d’une candidature unique à la présidentielle de 2007 et les différentes tentatives de rassemblement qui ont avorté à cause des appareils, il faut se donner d’autres perspectives. Entre une mort annoncée et une vie potentielle dynamique, je choisis la vie.

Pour vous, le PCF est mort ?

Pour moi, la forme « parti » est dépassée. On voit qu’une des qualités d’Europe Ecologie, c’est d’avoir transcendé cette forme politique traditionnelle. Quand vous avez plus de 50% d’une population qui ne va pas voter, et cela d’une manière structurelle; quand ces pourcentages d’abstention passent à 75 % pour les 18-30 ans; quand on y ajoute entre 4% et 5% qui votent blanc… il y a, à l’évidence, une crise des formes d’organisation qui n’ont plus rien à voir avec le monde contemporain. Appartenant au PCF, je considère que la forme de mon parti est dépassée et morte. Mais c’est une question qui est posée à l’ensemble des partis.

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23 Mar 2010

Il y a pour la gauche qui ne veut pas se compromettre avec le social-libéralisme, ni subir l’hégémonie du PS, une leçon manifeste après les régionales : l’unité paie. L’exemple du Limousin est spectaculaire : l’union PCF-PG-NPA fait plus de 19%.

Un tel résultat doit faire réfléchir les militants de ces trois formations. En particulier, au plan national, celles et ceux qui, au PCF comme au NPA, privilégient leur appareil et trouvent toujours prétexte à sacrifier l’union.

Quant à ceux qui ont partagé l’espoir né de la création du NPA, et qui ont refusé de tirer les conséquences de l’échec des européennes, l’heure est venue d’un bilan lucide. Et, pour l’avenir, d’accepter l’idée que ce n’est pas en s’excluant d’un rassemblement du type limousin qu’on évitera le retour de la gauche plurielle.

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